‹ Dictionnaire universel des contemporainsChapitre 29 sur 122 · BRUN · texte numérisé non relu

BRUN

Aux élections du 8 février Ï871 , le (htc Albert de Broglie fut nommé représentant de I Eure à l'Assemblée nationale, le quatrième sur buit, par 45 453 voix. Un décret du' 19 le nomma ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire à Londres. Il a cependant pris part à plusieurs reprises aux travaux de la Gbambre, et a voté pour la loi munrcipale, Taforogation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes et la proposition Rivet; contre la proposition Peray (matières premières), le maintien des traités de commerce, et le retour de l'Assemblée à Paris.

Au mois de mars 1872, il fut chargé de porter au gouvernement anglais la dénonciation des traités de commerce. On lui a reproché de- ne pa» s'être montré, dan» ses discours à la Chambre, assez respectueux pour la forme dir gou^'emement qu'il avait accepté de représenter à l'étranger, et une partre de la presse républicaine insista, à cette' occasion, pour qu'il fût remplacé comme ambassadeur. M. d« Broglie, qui n^avait ac(*«pté

3u*avec répugnance des fonctions diplomatiques, emanda alors à être mis en disponibilité, en alléguant des raisons de famille, et fut remplacé par M. le comte d'Harcourt (!•' mai 1872). Il figura, le 20 juin suivant, au nombre des délégués de la droite, chargés d'imposer à M. Thiers une politique conforme aux vues de la majorité, et essaya, quelques jours après, de justifier cette démarche, dans une lettre-manifeste, longuement commentée par la presse. Il a été rapporteur de la loi sur la libération définitive du territoire (5 juillet).

Lors du renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871, il a été nommé conseiller géné«rai de l'Eure pour le canton de Broglie:

Son fils aîné faisait partie de l'armée de Ver- Millcs au moment du second siège de Paris, et fut grièvement blessé à l'attaque de Clamart.-

BRUNEL (Antoine-Magloire) , membre de la Commune de Paris, né vers 1830, ancien sonslieutenant de cavalerie, exerça pendant le siège de 1870-71 les fonctions de commandant du 107» bataillon de la garde nationale, et fit partie en cette qualité du 11* régiment de marche. Au moment de l'armistice du 26 janvier, M. Brunel, qui avait compris que ce n'était là qu'une capitulation déguisée, essaya de soulever la garde nationale, aidé du lieutenant-colonel Piazza. Un ordre signé (le son collègue et de lui, et dans lequel ils prenaient tous les deux le tiire de général, fut affiché dans la nuit du 27 au 28 janvier. Il prescrivait de s'emparer des forts et de poursuivre la résistance. Cet appel désespéré n'eut pas d'écho. MM. Brunel et Piazzri, arrêtés le 29, et traduits devant un conseil de guerre, furent acquittés sur le chef d'excitation à la guerre civile , mais condamnés à deux ans de prison, le 11 février, pour avoir usurpé le titre et les fonctions de général. Arraché à Mazas par quelques gardes nationaux dévoués à sa personne, M. Brunel réussit à se cacher jusqu'au 18 mars. Huit jours après, il fut nommé par le Comité central, général commandant en chef, avec MM. Eudes et Duval. Il était déjà gouverneur de l'Hôtel de Ville depuis le 21 mars. Chargé par le Comité de négocier, avec PamiraJ Saiss^t, des élections à bref délai, il échouidanssa mission, et fut nommé, le 26 mars, membre de la Commune dans le 7" arrondissement, par 1947 voix sur 5065 votants. Commandant, d'un corps d'armée à la malheureuse sortie du 5 avril, chef de la 10* légion le 6 mai, commandant du fort d'ïssy le 10 mai, il fut mis, le 13, à la tête de toutes les troupes chargée* de défendre ce point important, et s'y fit remarquer par son audacieuse bravo^ire. M. Brunel a siégé

racement aux abstenu dans I< tions à la mnj< voté pour la cj Lofs é% Pentr

Commune. Il s'est validation des êlec^ !S' suffrages, mais a " > .lité de salut public.

• r. . 'gulière à Paris, le 21 mai. il signa les ordreo d'incendie avec MM. Deiesoluse, Régère et? Ranvier. Condamné, par les conseils de guerre, à cinq ans de travaia forcés, il a ét^ embarqué, le 15 juin 1872, surfff' Virginie et déporté à la NouTeile^Calédonie.

BRUKET* (Jean^aptlste>.— Awr électkH»du8 février 1871, il fut nommé représentant delà Geine* à rAssembiéenationale, le trentième sur quarantetrois, par 91 914 voix sur 328 970 votants.

Dane la séance* du 14 juin 1871, il attaqua très-vivement M. Trochu, à qui il reprocha d'a.var manqué de fermeté et de eonfi^ince. Il déposa <Ir^ verses propositions dont Pexeentriciié fut-remar*' quée, notamment la motion de foire déclarer solennellement \ ar l'Assemblée que « la France se vouait au Christ. » Il demanda aussi rétablisse* ment d'un impôt national pour la libération du territoire; et porta utilement la parole dans la discussion' sur la loi militaire.

Il a pris place à gauche, a voté contre les préliminaires de paix, la loi municipale, la loi dépap* tementale, la dissolution des gardes nationales, la proposition Rarviuel et le maintien des traitésr de commerce; contre le gouvernement dans la Question du pouvoir temporel ; pour l'abrogation ats lois d'exil, la validation de l'élection- des princes, la proposition Rivet, le traité douanier, la proposition Fferay (matières prcmièreîf)^ et le retour de l'Assemblée à Paris.

Pendant le siège de Paris, il a donné au Siècie plusieurs articles de critique militaire:

BCITET* (Louis-Joseph). — Après le*? longues négociations relatives à la formation du premier ministère parlementaire auxquelles son nom fut constamment mêlé, il fut appelé dans le cabinet du 2 janvier 1870, formé par M*. Emile OlliviCTi et y prit le ministère des finances, en* remplacement de M. Magne. Son arrivée au pouvoir fut accueillie avec confiance dans le monde. des afiaîres. Parmi les décrets spéciat^x qui se rattachent à son administration, ceur du 9 janvier, sur les admissions temporaires, excitèrent à la Chambre de vives discussions, suivies d'un vote fevorabie au ministre {!•' février). Le projet de budget pré^ sente poiir 1871, oii il se montrait prudent, scrupuleux et sévèrement économe, fut aussi l'objet de chaudes approbations et de violentes critiques. Au moment où M. Smile Ollivier, sous la pression de la droite de la Chambre, consentait au plébiscite, M. Buffet crut devoir donner sa démission en même temps que son; collègue Mi Dira. Elle fut acceptée le 10 avril.

Après la révolution du 4 septembre, il rentra dans la vie privée. Aux élections du 8 février J8T1, il fut nommé représentant du département des Vosges à l'Assemblée nationale, le premier sur huit, par 36 167 voix. M. Thiers, devenu chef du pouvoir exécutif, lui offrit le ministère des finances, dans le cabinet de conciliation formé le 19février. M. Buffet refusa ce portefeuille par crainte des susceptibilités que pourraient éveiller le rôle et les fonctions qu'il avait remplis sous P£âi«pire. Il siégea au centre droit, et prit bientôt après une attitude hostile au chef du pouvoir exécutif. Cette attitude s'accentua par la suitt dans quelques discussions importantes.

Il a voté pour la loi municipale, la préposition Cazenove de Pradlnes, Tabrogation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, la disaolu^ tion des gardes nationales, le pouvoir constituant.

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