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à ce commandement. Il fut remplacé par le générai Michel (3 novembre). Attaqué sans mesure par la presse radicale, il repoussa, dans une lettre adressée au ministre d<j la guerre, l'accusation de trahison et d'incapacité dirigée contre lui, et demanda le jugement d'une cour martiale. M. Gambetta refusa d'accéder à sa demande , attesta son dévouement passé, et lui répondit qu'il attendait de lui, après son rétablissement, de nouveaux et aussi excellents services (19 novembre). Nommé, le 2 décembre, au commandement du camp de Bordeaux, le général Cambriels fut mis, un mois après, à la tête du 19* corps ; mais sa blessure s^étant rouverte, il dut quitter le service actif (27 janvier 1871).

CANROBERT* (François Certain-). —Mis à la tète des trou[)es et des bataillons de garde mobile réunis au camp de Ghâlons, au moment de la déclaration de guerreàla Prusse (15 juilletl870),ilfut bientôt obligé de quitter une situation que son impopularité près oies mobiles de Paris, et l'indiscipline de ces soldats improvisés, rendaient intolérable.

Nommé chef du 6* corps d*armée, il accepta, après le désastre de Forbacn,de se ranger sous les ordres du maréchal Bazaine, assista aux combats autour de Metz, et prit, les 16 et 18 août, une part importante aux combats de Saint-Privat et Graveloite. Enfermé dans Metz, et après la capitulation (29 octobre) emmené prisonnier en Allemagne, il revint en France lors de la signature des préliminaires de paix et fut reçu favorablement par M. Thiers, à la disposition duquel il s'était empressé de se mettre. Il a été appelé devant la commission de l'Assemblée chargée de l'enquête sur le gouvernement du 4 septemore.

GANTAGREL * (Félix ou François- Jean) .— Peu de temps après la révolution du 4 septembre 1870. il fut condamné, à Nantes, pour délit de presse, a six mois de prison. Ëiu le 30 juillet 187 1, au second tour de scrutin, membre du conseil municipal de Paris, pour le qurirtierde la Chapelle (dix- huitième arrondissement), il a été l'un des signataires d'un exposé de la situation du commerce et de l'industrie à Paris, présenté au Conseil municipal, et dont les conclusions étaient la levée de l'état de siège et l'amnihtie. Le 23 octobre 1871, il a été élu vice-président du Conseil général de la Seine, le second, par 41 voix sur 81 votants.

CARAYON-LATOUR (Joseph de), agriculteur et représentant français, né le 10 août 1824, s'occupa principalement de travaux agricoles, et obtint en 1866 la prime d'honneur au concours régional. Lors de la guerre contre la Prusse (1870- 1871), il fut mis à la tête du bataillon des mobiles de la Gironde, fit la campagne de FEst et se distingua à la bataille de Nuits. Nommé à la suite de ce fait d'armes, lieutenant-colonel et chevalier de la Légion d'honneur, il resta à la tête de .son bataillon, dont, après la défaite du général Bourbaki, il dirigea l'internement en Suisse.

Aux élections du 8 février 1871, il fut nommé représentant de la Gironde à l'Assemblée nationale , le premier sur quatorze, par 105 958 voix.

Il a pris place h l'extrême droite, et a voté pour les préliminaires de paix, la loi municipale, la proposition Cazenove, l'abrogation des lois d'exil, la valid*ation de l'élection des princes, la loi départementale, la dissolution d^s garcles natfonales, le pouvoir constituant, la proposition Ravinel, la proposition P'eray (matières premières) et le maintien d'.'s traités de commerce ; pour le gouvememen" dar.s la question du pouvoir temporel;

contre la proposition Rivet et le retour de l'Assemblée à Paris.

M. J. de Carayon-Latoiir a publié : Quelques mots sur Vindustrie chevaline en France (Bordeaux, 1860,in-8°).

CARION (Antoine-Jules), représentant français, né à Dijon, le 24 novembre 1815, s'occupa de politique dès 1834. Partisan des idées républicaines, il fut nommé, en 1848, sous-commissaire dans le département de la Côte -d'Or. Préfet de la Haute-Saône, le 2 mai 1848, et démissionnaire au mois de juin suivant, il fut expulsé de France après le coup d'État du 2 décembre 1851. Aux élections du 8 février 1871, il a été nommé représentant de la Côte-d'Or i l'Assemblée nationale, le sixième sur huit, par 37 724 voix.

Il a pris place à rextrême gauche, et a voté contre les préliminaires de paix, la loi municipale, l'abrogation des lois d'exil, l'emprunt de deux milliards, la loi départementale, le pouvoir constituant, la proposition Ravinel; contre le gouvernement dans la question du pouvoir temporel ; pour la validation de l'élection des princes d'Orléans, le cautionnement des journaux, le traité douanier, la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce et le retour de l'Assemblée à Paris.

CARNOT * (Lazare-Hippolyte). — Au scrutin complémentaire du 21 novembre de la même année, il reproduisit sa candidature dans la première circonscription, et n'obtint que 1^445 voix sur 34461 votants. Au mois de juin 1870, lors de l'élection du grand maître des francs-maçons de France, il réunit, sans être élu, 135 voix", tandis que son concurrent, M. Babaud-Laribière, en obtenait 173. Après la révolution du 4 septembre, il fut nommé maire du 8* arrondissement, et confirmé dans ses pouvoirs, aux élections municipales du 5 novembre, par 6099 voix sur 7 180 votants. Porté à Paris, lors du scrutin du 8 lévrier 1871, commecandidat à l'Assemblée nationale, par le comité libéral républicain, il déclina cette candidature, et n'obtint que 29 363 suffrages sur plus de 328 970 votants ; mais il fut élu représentant du département de Seine-et-Oise, le . cin(^uiëme sur onze, par 20089 voix. Après l'insurrection du 18 mars, porté malgré lui aux élections communales du 26, il ne réunit que 1 922 voix.

A l'Assemblée nationale , il a pris place à l'extrême gauche, et a voté pour les préliminaires de paix, la validation de l'élection des princes, la proposition Rivet , le traité douanier^ la proposition Feray (matières premières) , le maintien des traités de commerce, et le retour de l'Assemblée à Paris; contre l'abrogation des lois d'exil, la loi départementale, le pouvoir constituant et la proposition RavineL •

CARNOT (Marie-François-Sadl), ingénieur et représentant français, fils aîné du précédent, né à Limoges, le 11 août 1837, entra à l'École polytechnique en 1857 avec le numéro cinq, puis â l'Ecole des ponts et chaussées avec le numéro un. Il en sortit le premier en 1863, et après avoir été quelque temps secrétaire-adjoint du Conseil des ponts et chaussées, fut nommé ingénieur à Annecy. Le 10 janvier 1871, il devint préfet de la Seine-Inférieure et commissaire extraordinaire chargé d'organiser la défense nationale dans les trois départements de la Seine-Inférieure, de l'Eure et du Calvados. Il a été élu représentant de la Côte-d'Or, le 8 février 1871, le troisième sur huit, par 41711 voix.

Il a pris place à l'extrême gauche, et a voté contre les préliminaires de paix, l'abrogation des

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lois d'exil, la validation de l'élection des princes ; pour le gouyernement dans la question du pouvoir temporel; pour la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce et le retour de l'Assemblée à Paris.

Un second fils de M. Hippolyte Garnot, M. Adolphe Camot. ingénieur des mines, né en 1839, a été nommé maître des requêtes dans la commission provisoire instituée, au mois de septembre 1870, pour remplacer le Conseil d'État impérial.

CÉZANNE (Ernest), ingénieur et représentant français, né à Embrun (Hautes- Alpes), en 1830, fut nommé iogénieur des ponts et chaussées, en 1851, & sa sortie de TÊcole polytechnique, et devint successivement ingénieur en chef aux chemins autrichiens et russes, chef de l'exploitation des chemins de fer français du midi, directeur général de la Compagnie des chemins de fer ottomans, et donna sa démission au moment de l'investissement de Paris. Au mois de novembre 1870. il partit en ballon avec une mission du général Trochu pour la délégation de Tours, et, le 2 juillet 1871, fut élu représentant des Hautes-Alpes à l'Assemblée nationale, par 14212 voix sur 22 428 votants.

Il a été nommé rapporteur de la proposition Ravinel, et a fait partie de la commission d'enquête sur le régime général des chemins de fer.

Il a pris place à gauche, et a voté pour la loi départementale, la dissolution des gardes nationales, les propositions Rivet et Ravinel, le traité douanier, la proposition Feray (matières premières) ; contre le gouvernement dans la question du pouvoir temporel; contre le maintien des traités de commerce et le retour de l'Assemblée à Paris.

Il a collaboré aux Annales des ponts et chaussées , et a publié : Notice sur quelques ponts métalliques des chemins de fer russes (1864, in-8*).

En 1872, lors d'une élection partielle au conseil général des Hautes-Alpes, il a été nommé conseiller pour le canton d'Orcières.

CHABAUD-LATOUR * (François-Ernest- Henri, baron de). — Pendant le siège de Paris (1870- 1871), il commanda en chef le génie de la place, et fut élevé à la dignité de grand'croix de la Légion d'honneur, le 7 janvier 1871. Aux élections du 8 février suivant, il a été nommé représentant du Gard à l'Assemblée nationale, le premier sur neuf, par 60446 voix.

Il a pris place au centre droit, et a voté pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, la loi départementale, le pouvoir constituant, la proposition Rivet et le traité douanier ; contre le gouvernement dans la (]uestion du pouvoir temporel, contre la proposition Feray (matières premières], le maintien des traités de commerce et le retour de l'Assemblée à Paris.

Lors du renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871, il a été élu conseiller général du département du Gard, pour le canton du Vigan.

CHAB AUD - LATOUR ( Arthur-Henry-Alphonse de), représentant français, né à Paris, le 6iuin 1839, fils du précédent, sortit le cinquième de l'Ëcole de Saint-Cyr, en 1860, fut nommé sous-lieutenant élève à rËcoled'état-major, et donna sa démission en 1861. Elu conseiller général du Cher, en 1869, il reprit du service pendant la guerre de 1870- 1871, comme capitaine d'état-major au titre auxiliaire. Il a été nommé, le 2 imllet 1871» représentant du Cher, à l'Assemblée nationale, par 32 430 voix sur 61 891 votants

Il a pris place au centre droit, et a voté pour la loi départementale, la dissolution des gardes nationales, le pouvoir constituant, les propositions Rivet et Raviael, le traité douanier; contre le gouvernement dans la question du pouvoir temporel; contre la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce et le retour de l'Assemblée à Paris.

Lors du renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871 , il a été élu conseiller général du Cher, pour le canton de Sancerre.

M . Arthur de Chabaud-Latour a été décoré de la Légion d'hanneur le 2 février 1871.

CHABROL-TOURNOËL (Guillaume, vicomte de) ,• représentant français, petit-neveu au comte de Chabrol-Crousal, pair de France et ministre des finances sous la Restauration, et du comte de Chabrol-Valois, préfet de la Seine, visita de bonne heure les Etats-Unis , et publia dans le Correspondant, à son retour d'Amérique, des articles remarqués. Fondateur de V Indépendant du Centre. avec le concours de MM. Moulin et de Barante, il fit une énergique opposition à la politique de l'Empire, et eut à suoir un procès retentissant. CoUahorateur du Français, journal monarchique, fondé au commencement de 1870 par M. F. Beslay , il rentra à Paris au moment de l'investissement et servit d^ns la garde nationale pendant le siège. Aux élections du 8 février 1871, il fut nommé représentant du Puy-de-Dôme à l'Assemblée nationale, le huitième sur onze, par 45 063 voix sur 96000 volants.

li a pris place au centre droit, et a voté pour les préliminaires de paix, la loi municipale, la proposition Cazenove , Pabroçation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, la loi départementale ; contre le gouvernement dans la question du pouvoir temporel; contre la proposition Feray (matières premières) , le maintien des traités de commerce et le retour de l'Assemblée à Paris.

CHARRON ( Marie - Etienne - Emmanuel - Bertrand de), général et représentant français, né à Retournac (Haute-Loire), le 5 janvier [806, fit ses études à l'école de la Flèche, et s'engagea au 26* régiment de ligne, le 13 janvier 1824. Souslieutenant en 1830, il servit de 1831 à 1834 en Vendée et en Bretagne, et Tut p.''omu capitaine en 1838. Compris dans la formation des chasseurs à pied en 1840, chef de bataillon en 1852, il prit part, cïtte même année, au siège de Laghouat. Envoyé en Orient, en 1854, il fut cité à Tordre de l'armée après la bataille de l'Aima et après la prise du Mamelon-Vert, puis nommé lieutenantcolonel. Blessé à l'assaut de Sébastopol,et nommé colonel du 3* régiment de zouaves, il revint en Afrique, où il prit part à presque toutes les expéditions contre les Arabes insurgés. En 1859, il combattit à Palestre avec sou régiment, fut de nouveau cité à Tordre de l'armée et promu général de brigade le 25 juin. Nommé au commandement de la 1~ subdivision de la 20* division militaire, il passa au cadre de réserve, le 5 janvier 1868. Lors de la déclaration de guerre à la Prusse, il fut rappelé à l'activité (17 juillet 1870), et nommé commandant de la l'* division du 15* corps (armée de la Loire), le 25 septembre suivant. Promu général de division, le 25 novembre, il enleva le 28 janvier 1871, à la tète de la 2* division du 25* corps, le faubourg de Blois, fortement occupé par l'ennemi. Ce fut le dernier fait d'armes heureux de la campagne. Aux élections du 8 février, il a été nommé représentant de la Haute-Loire à l'Assemblée nationale, le dernier sur six,^par 26 254 voix, et, le 8 octobre suivant

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conseiller ^néral de ce département pour le canton de MoDistrols.

Il a pris place au centre droit, et a voté pour l«s préliminaires de paix, la proposition Cazenove, rabrogation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, le pouvoir constituant, la proposition Rivet, le traité douanier et le retour de FÀssemblée à Paris ; pour le gouvernement dans la question du pouvoir temporel; contre la loi départementale, la proposition Bavinel et la proposition Feray (matières premières).

CHALAIN (Louis), membre de la Commune de Paris, né à Plessis-Dorin (Loir-et-Cher), le 10 janvier 1845, s'affilia de bonne heure à l'Association internationale dont il devint bientôt un des membres les- plus influents. Il exerçait la {profession d'ouvrier tourneur en cuivre, et avait déjà à j)lusieurs reprises éveillé les soupçons de la police impériale, lorsqu'il fut compromis en 1870 dans le procès de Blois, et condamné à deux mois de prison pour participation à une société secrète non autorisée. Doué d'une voix sonore, il fut chargé par ses coaccusés de lire la défense collective de l'Internationale, rédigée par MM. Theisz et Avrial. Cet incident fit sa réputation. Administrateur du 15* arrondissement pendant le siège de Paris, M. Chalain ne se mêla qu'obscurément à la lutte du parti révolutionnaire contre le gouvernement de la Défense; cependant, porté sur les listes radicales, il obtint, sans être élu, aux élections du 8 février 1871, 45 032 voix sur 328 970 volants, ft, dès le 18 mars, il participa ouvertecnent au mouvement communal. Nommé membre de la Commune dans le 17' arrondissement, par 4545 voix sur 1 1 394 votants, il fit partie de la commission de sûreté générale le 30 mars, passa ensuite à la commission de travail et d'échange , et revint^ comme adjoint, le 35 avril, à la nouvelle commission de sûreté générale. M. Chalain. qui a été un énergique adversaire de la publicité des séances de la Commune, s'est abstenu sur la validation des élections à la majorité absolue des suffrages. Il a voté pour la création du Comité do salut public.

CHALLEMEL-LACOUR* ( Paul - Amand ) . — Nommé préfet du Rhône, quelques jours après la révolution du 4 septembre 1870, et commissaire extraordinaire de la République, il conserva cette situation difficile pendant toute la durée de la guerre, niais ne put s'opposer à l'établissement de la Commune de Lyon, à l'absorption du pouvoir préfectoral par la municipalité de cette ville, et à des mesure» de rigueur contre les représentants du régime déchu. Le meurtre du commandant Arnaud mit le comble aux excès de la démagogie lyonnaise, que M. Challemel-Lacour dut s'appliquer dès lors fit réussit à réprimer énergiquement. Après le vote des préliminaires de paix, il donna sadémijssion (5 février 1871), et fut remplacé par M. Valentin, ancien préfetdu Bas-Rhin.

Le 7 janvier 1872, après avoir accepté un mandat impératif, il fut élu représentant des Bouches-du-Rhône à l'Assemblée nationale, par 47954 voix, et prit place à l'exlrême gaucne. Il a voté pour la proposition Feray (matières premières) , le maintien des traités de commerce et le retour de l'Assemblée à Paris.

A une élection complémentaire pour le Conseil municipal de Paris (Hn novembre 1871), il se présenta sans succès dans le 20' arrondissement. Il a été flvec MM. Ranc et Allain-Targé, l'un des principaux rédacteurs-fondateurs de la Répuhliqik€ française, journal dévoué à la politique de M. G&mbeUa, qui parut à Paris le 5 novembre 1871.

CHALLIÉ (Jean-François-Édouard Hogubteau m), marin français, né le 18 mars 1812, entra à l'École navale ea 1827. Aspirant en 1828, enseigne en 1833, lieutenant de vaisseau en 1840, capitaine de frégate en 1851, capitaine de vaisseali en 1858, il commanda la division navale de la mer des Indes, et la station de Chine par intérim en 1868, après le départ de l'amiral Jaurès. Nommé contre-amiral le 24 mai 1869, il fut, au moment de l'organisation militaire de Paris, lors de l'inlestissement par l'armée allemande, mis A la tête du 9* secteur (Ivry). Le 21 février 1871, il fut chargé de l'intérim du ministère de la marine et des colonies pendant l'absence du viceamiral Pothuau, et nommé, l'année suivante, commandant de la seconde division navale dé l'escadre cuirassée. Il a été fait grand officier de la Légion d'honneur.

CHAMBORB * (Henri-Charles-Ferdinand- Marie - Difudonné de Bourbon d'Artois, duc de BOR- DBAUX, comte de). — Au début de la guerre avec la Pruss» (août 1870). il mit le château de Chambord à la disposition de la Société de secours aux blessés de terre et de mer, ainsi qu'un don di liOOO francs. Après les foudroyants revers qui amenèrent la chute de l'Empire, la révolution du 4 septembre et l'investissement ne Paris, il adressa, de la frontière suisse, à la date du 9 octobre, une proclamation à la France, dans laquelle il promettait que Tétcanger serait chassé et l'intégrité du territoire conservée si l'on se ralliait à lui, « au véritable gouvernement national, ayant pour base le droit, et pour principe Vhonnêlêté. * Le 7 janvier 1871, uûe nouvelle proclamation contre le bombardement de Paris fut adressée par lui à tous les gouvernements de l'Europe. « Il ne voulait pas voir périr la grande cité que chacun de ses aïeux avait appelée : < ma bonne ville « de Paris. > Après l'insurrection du 18 mars, la réunion des représentants à Versailles, et l'agitation causée par les discours des membres de l'extrême droite, provoquant l'Assemblée à une restauration légitimiste, il fît paraître, le 8 mai, une lettre manifeste, où il s'efforçait de dissiper les préventions contre la « monarchie tradltionn<ille » en déclarant que loin de prétendre à un pouvoir sans limite, il n'avait d'autre désir que de travailler à la réorganisation du pays, et, « à la tôte de toute la Maison de France, de présider à ses destinées, en soumettant avec confiance les actes du gouvernement au sérieux contrôle de représentants librement élus. > Il avouait d'ailleurs que « l'indépendance de la papauté lui était chère, et qu'il était résolu à lui obtenir d'efficaces garanties ; > il ajoutait « qu'il n'était point un parti, et ne voulait pas revenir pour régner avec un parti; » et qu'il « ne voulait exercer de dictature que celle de la clémence ; parce que dans ses mains, et dans ses mains seulement, la clémence était encore la justice. » Il terminait par une phrase devenue célèbre : > La parole est à la France , et l'heure est A Dieu. > Cette lettre eut un grand retentissement dans la presse, par la noblesse et la sincérité de son langage, mais elle ne recruta point d'adhérents dans le pays. On y vit , ou on voulut y voir le présage d'une guerre aveo l'Italie, et le retour aux idées du gouvernement théocratique. Elle devait d'ailleurs èire bientôt complétée et dépassée par une proclamation datée de Chambord, le 5 juillet 1871, dans laquelle, pour la première fois, dans un document public, le chef de la Maison de Bourbon prenait l" titre de roi. L'abrogation des lois.d'exU avait permis au prince de revenir' en France. Il avait visité Paris et séjourné quelque temps à ' Chambord, où il avait reçu de nombreuses visi-

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