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il a pris place à gauche, et a veté pour les préliminaires <Ie paix, la loi départementale, la proposition Rivet, le traité -douanier, et le retour de TAesemblée à Paris; contre le gouvernement dans la question du pouvoir temporel; contre Tabrogation des lois d'eiU, le pouvoir constituant, la proposition Rcivinel, la proposition Keray (matières premiàres), et le maintien des. traités de commerce.

CHARTRES (Robert- Philippe- Louis-. Eugène - Ferdinand d'Orléans, duc de), second fils du duc d'Orléans et de la princesse Hélène, frère puîné du comte de Paris, né à Paris, le 9 novembre 1840, fut élevé en Allemagne dans la petite ville d'Eisenach, et se réfugia plus tard en Angleterre auprès de la famille de son père. En 1860, il fit, avec son frère aîné, un vovage dans le Liban, et partit ensuite avec lui pour rAmérique où venait d'éclater la guerre de la sécession. Entré comme capitaine d'état-mc^or dans l'armée de Mac-Clellan, il lit la campagne du Potomac, assista à plusieurs sièges, puis donna sa démission en 1863. Au mois de juin 1870, lors de la présentation au Corps législatif de la proposition Estancelin, sur Tabrogation des lois d'exil qui frappaient la famille d'Orléans, il signa avec son frère et ses oncles une pétition adressée aux députés sur le même sujet. Au mois d'août suivant, ,il demanda vainement au ministre de la guerre à servir dans Tarmée active. Après la révolution du 4 septembre, il vint incognito à Paris, avec les princes de sa famille, offrir. ses services au gouvernement de la Défense ; mais reconnais-

pour 'armée

du général Cbanzy,. comme capitaine au titre auxiliaire, sous le pseudonyme transparent de Robert le Fort, il se distingua pendant la campagne, fut décoré de la Légion d'honneur, puis, après l'abrogation des lois d'exil, nommé par M. Thiers chef d'escadron , et autorisé à servir sans solde dans l'armée française. Au mois d'août 1872, il était en service à Biskra (Algérie).

H. le duc de Chartres a «publié, en 1869, sous le titre de Souvenirs de voyagex^ la relation d'une visite à quelques champs de bataille de la vallée du Rhin, et en 1870, une introduction aux Cetmpagnes de Vairmée d'Afrique de 1835 à 1839. ouvrage posthume de M. le duc d'Orléans. 11 a épousé, le U juin 1863, à Kingston, sur la Tamise, sa cousine la princesse Françoi9&<Marie-Amélie d'Orléans, née le 14 août 1844, fille atnée du prince de Joinville, et a eu trois en&nts. une fille et deux fils : le prioce Robert^François-Louis-Philippe, né à Ham,prèsde Richmond, le 11 janvier 1866, et le prince Henri- Philippe-Marie, né au môme lieu, le 16 octobre 1867.

GHASSELOUP-LAUBAT * (Justin - Napoléon - Samuel-Prosper, marquis de). — Démissionnaire avec tout le cabmetde M.de Força de la Roquette le 27 décembre 1869, etremplacé comme ministre président du Conseil d'État, par M. de Parieu, lors de l'avénement du cabinet parlementaire du 2 janvier 1870 , il reprit sa place au Sénat. Rentré dans la vie privée après la révolution du 4 septembre 1870, il a été, lors des élections du 8 février 1871, nommé représentant de la Charente-Inféripure, le septième sur dix, par 41 700 voix. U prit place au centre droit, fut nommé rapporteur de la loi sur la réorganisation de l'armée, et déposa, le 26 mars 1 872, sur cet imjporUnt sujet, un ttavail considérable qui fut l'objet de discussions approfondies dans la presse.

Il a voté pour les préliminaires de paix, la proposition Cazenove de Pradines, l'abrogation des lois d exil, la validation de l'élection des prin- |

ces, la loi départementale, la dissolution des gardes nationales, le pouvoir constituant, les propoaitioDS Rivet et Ravinel, le maintien des traités de commerce; contre le gouvernement dans la

auestion du pouvoir temporel, et contre le retour e l'Assemblée à Paris.

GHAUDEY (Ange-Gustave) , avocat et journaliste français, né à Vesoul (flaute-Sadne) , le 5 octobre 1817, commença de brillantes études au collège de cette ville, vint les terminera Paris en 1835, suivit les cours de droit et fut reçu licencié en 1840. Devenu, en 1845, rédacteur de la Prene, il publia successivement diverses brochures, dont plusieurs sont remarquables par la pénétration des vues. Citons : Un Conservateur (1846) ; la Crise politique (1847) ; De la formation d'une véritable opposition constitutionnelle (janvier 1848) ; De rétablissement de la République , lettre d'un répubUeai» du lendemain à un républicain de la veiUe (1848), etc. M. Chaudey se môla aux événements qui signalèrent la révolution de Février, fut un des auxiliaires dévoués de M. de Lamartine , et soutint énergiquement la jcandidature du général Cavaignac à la présidence de la République. Après Télection du 10 décembre 1848, il alla se faire inscrire au barreau de Vesoul, préparant sa candidature à une future assemblée. Le coup d'État ^u 2 décembre 1851 l'exila. 11 fut aussi condamné par défaut, le 3 janvier

1852, à deux mois de prison, pour avoir lacéré une affiche préfectorale justifiant le coup d'Etat. Appelé à Vesoul par d'impérieuses nécessités de famille, il subit sa peine, puis retourna en Suisse, où il devint rédacteur en chef du Bépublicain Neuchdtelois. Autorisé à rentrer en France en

1853, il vint, en 1856, exercer à Paris sa profession d'avocat et s'y maria. Attaché en 1860 à la rédaction du Courrier du Dimanche j il devint, en 1865, l'un des exécuteurs testamentaires de P. J. Proudbon. Entré au Siècle comme. rédacteur et membre du Conseil de surveillance» il publia en 1869 une brochure intitulée : l'Empire parlementaire est-il possible ? qui eut un retentissement mérité. Lors de la révolution du 4 septembre 1870, il se mita la disposition du gouvernement de la Défense nationaue, qui le nomma, dès le 17, membre de la Commission de réforme judiciaire, puis, au commencement du mois .d'octobre, maire du neuvième arrondissement. Malgré la fermeté de son attitude au moment des événements du 31, il ne fut pas confirmé dans ses fonctions aux élections du 5 novembre. Un décret daté du 6 le nomma adjoint au maire de Paris. Dans ce nouveau poste, il fit preuve d'un courage et d'une intelligence remarquables pendant .la période la plus difficile du siège. Seul magistrat municipal présent à THûtel de Ville lors de la tentative du 22 janvier 1871, il dirigea la résistance qui fit échouer cette agression inattendue. Le l*' février suivant, il donna sa démission de membre du Conseil de surveillance du journal le Siècle f mais continua à faire partie de sa rédaction. Dénoncé dans le Père Duchêne par M. Vermesch, 'après les événements d u 1 8 mars, comme ayant ij^ré-

sidé à ia défense de l'HMel de Ville le 22 janvier, il fut arrêté le 13 avril, rue Chauchat, au bureau de son jonrnal, par M. Pilotell, ancien caricaturiste, devenu commissaire de policp, el enfermé à Maaas, au secret le p4us absolu. Interrogé par Raoul Rigault, dont la haine pour le prisonnier allait jusqu'à la fureur, il répondit avec fermeté qu'il avait accompli son devoir. Transféré le 19 mai à Sainte- Pélagie, à la suite d'instantes démarches faites par 5î5«i ami M. Cernuschi, il fut fusillé sans jugement, dans le préau de la prison, le 23 mai, à onze heures du soir, et mourut avec intrépidité.

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