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Raoul RigauU commandait le peloton d'exécution. Les troupes de Versailles étaient déjà dans Paris. M. Thiers, en annonçant la mort du « généreux Cbaade^, » fit Téioge du dévouement civique et du patriotisme de ce citoyen. Une bourse au lycée Corneille a été accordée à son fils^ enfant de quatorze ans, que son père aimait avec passion. L'Assemblée nationale n ayait pas adopté, au mois d'août 1872, le projet de loi, présenté par M. Thiers, accoedant àMrne Cbaudeyune pension de 4000 fr.
GHAUDORDY (N.... comte de), diplomate et représentant Coançais , fils d'un ancien député , fut blessé aux journées de juin 1848. Il entra, en 1850, dans la diplomatie, comme attaché à lam< bassade française à Rome, et parcourut successivemant les grandes capiiales de l'Europe. Premier secrétaire d'ambassade et sous- directeur du cabinet du ministre en 1866, il fut nommé ministre plénipotentiaire en tô67.Il était directeur aux afiaires étrangères , lorsqu'il fut désigné pour représenter ce ministère auprès de la délégation de Tours , au mois de septembre 1870. En cette qualité , il publia plusieurs circulaires remarquables en réponse aux notes de M. de Bismark, réfuta victorieusemeut les accusations du chancelier fédéral , à propos de prétendues violations de la convention de Genève, et protesta avec énergie contre les excès commis en France par l'armée allemande. Le 8 février 1871, il fut élu représentant du Lot-et-Garonne à l'Assemblée nationale, le premier sur six, par 58 076 voix.
Il apris place à droite, et a voté pour Tabrogation des lois d'exil, la validation de réiection des princes, la loi départementale, le pouvoir constituant, la proposition Ravinel, la proposition Feray (matièrea premières) , le maintien des traités de commerce; contre le cautionnement des journaux et le cetour de l'Assemblée à Paris; contre le gouvernement, dans la question du pouvoir temporel.
Il a été promu officier de la Légion d'honneur, le 27 septembre 1866.
CHAUR AND ( J ean - Dominique - Bruno-Amand , baron) , avocat et représentant français , né à Lyon, le 23 mars 1813, d'une ancienne famille du Vivarais, fit ses études à Lyon et son droit à Paris, où il fut reçu avocat le 29 décembre 1835, et, en tA qualité dé membre actif de la Société de Saint- Yincent-de-Paul, nommé administrateur du Bureau de bienfaisance du 12* arrondissement. Il se fit inscrire au barreau de Lyon le 9 août 1836, et, en 1845, fonda avec ouelques autres, avocats catholiques, la GaxeUe de Lyon, journal religieux, qui protesta oourageusement lors du coup d'Stat et fut supprimé en 1863. Ancien président de la Société d'agriculture de Lyon, président de la Société régionale de viticulture de cette ville, vice- président du comice agricole de Givors, maire de Saint-Genis-Laval. il a été élu, le 8 février 187 1, représentant de 1 Ardèche à l'Assemblée nationale, le sixième sur huit, par 41019 voix.
U a pris place à l'extrême droite, et a voté pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, la loi départementale, le pouvoir constituant, la proposition Ravinel et le traité douanier; contre le gouvernement, dans la question du pouvoir temporel; contre la proposition Rivet, la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce et le retour de TAssemblée à Paris. Rapporteur de la proposition de loi sur la levée de l'état de siège, il se prononça contre cette mesure (mars 1872^. Il a demande, par voie d'amendement au projet de loi sur la réorganisation de l'armée , que tout soldat pût accomplir ses devoirs religieux les dimanches et fêtes.
H. Chaurand a publié, dans divers jonmanx, des articles sur des questions de droit, de politi-
3ue et d'agriculture. Il a été nommé commandeur e Tordre de Pie IX et de Tordre de François I", et chevalier de Tordre de Saint - Grégoire -le- Grand.
CHAVASSIEU* [de la Loire]. —Aux élections complémentaires du 2 juillet 1871, il a été nommé représentant de la Loire à l'Assemblée nationale, par 47 357 voix sur 76 134 votants.
Il a pris place à gauche, et a voté pour le gouvernement dans la question du pouvoir temporel ; pour la proposition Rivet et le traité douanier; contre la loi départementale, fa dissolution des gardes nationales, le pouvoir constituant, et la proposition Ravinel.
Lors du renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871, il a été élu conseiller général du département de la Loire, pour le canton de Montbrison.
CHEVALIER* (flenry-Émile).— Après la révolution du 4 septembre 1870, il fit partie de la commission municipale du quinzième arrondi«;sement, fut nommé inspecteur général des approvisionnements, et s'engagea dans la compagnie de marche du 82* bataillon de la garde nationale. Il fut élu, le 30 juillet 1871, au second tour de scrutin, membre du conseil municipal de Paris, pour 1^ quartier de Grenelle.
Membre de la Société des sciences historiques et naturelles de TTonne, et l'un des éditeurs des Murailles /évolutionnaires f dont il a écrit la préface , M. E. Chevalier a publié de nombreux articles dans le Messager des Théâtres , la Revue moderne, la Tribune, le Globe, le Musée des familles, le Monde iUustré, et est devenu Tun des principaux collaborateurs de Ti^^onomi^ et de la Chasse illustrée,
CHEVANDIBR (Antoine-Daniel), médecin et représentant français, né à Serres (Hautes- Alpes) , le 27 mai 1822, se fixa à Dié, comme médecin, en 1848, s'y fit connaître par des découvertes médicales et contribua au développement des bibliothèques populaires dans la Drôme. Après la révolution du 4 septembre 1870, il fut nommé sous-préfet provisoire de Dié, cessa ses fonctions le 17 novembre suivant, et fut élu, le 8 février 1871, représentant de la Drôme à TAssemblée nationale, le quatrième sur six, par 35 559 voix.
Il a pris place à gauche et a voté pour les préliminaires ue paix, la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce, et le retour de l'Assemblée à Paris ; pour le gouvernement, dans la question du pouvoir temporel; contre la loi départementale, la dissolution des gardes nationales, le pouvoir constituant, les propositions Rivet et Ravinel, et s'est abstenu lors du vote de l'abrogation des lois d'exil, de la validation de l'éleclion des princes et de l'emprunt de deux milliards.
M. Chevandier , membre de plusieurs sociétés savantes, a publié, outre de nombreux mémoires dans les journaux de médecine, De la vérification des décès et de Vorganisalion de la médecine car^ tonale (Valence, 1862, in-18).
CHEVATn)rER DE VALDRÔME* (Jean-Pierre- Napaléon-Eugène). — Élu Tun des vice-présidents du Corps législatif par 141 voix, au mois de décembre 1869, il fut apoelô à faire partie du ministère parlementaire du 2 janvier 1870, avec MM. Ëm. OUivier, Buffet, Daru, Talhouet, membres comme lui du nouveau tiers-parti libéral. U prit le portefeuille de Ilntérieur en remplace-
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ment de M. de Forcade la Roquette. On remarqua son attitude énergique lors des manifestations auxquelles donnèrent lieu le meurtre de Victor Noir et l'arrestation de M. Henri Rochefort. Parmi les mesures spéciales intéressant son département, il faut citer : l'institution d'une haute commission de décentralisation présidée par M. Odilon Barrot; le désaveu des candidatures officielles, en même temps que la recommandation aux préfets de déployer, au moment du plébiscite, «une activité dévorante» contre les abstentions; les impressions considérables ordonnées à cette occasion à l'Imprimerie impénale, qui, en affiches, circulaires et bulletins, ne consommèrent pas moins de 17 000 rames de papier. Cette dépense, faite d'ailleurs sans crédit régulier, ne fut at'mise au budget rectificatif de 1870 par 1 Assemblée nationale, qu'à la condition formelle que le remboursement en serait poursuivi contre la liste civile. Après ladéclapation de guerre à la Prusse et les désasires qui .signalèrent les premiers jours du mois d'août, il donna sa démission avec tous les autres membres du ministère Ollivier, et fut remplacé par M. Henri Chevreau, préfet de la Seine. Lors de la proclamation de la République, le 4 septembre 1870, 11 se retira dans son département ; mais reconnu sur la route et insulté par les popu'ations de TFst, il se plaignit amèrement, le 16 septembre, dans une lettre adressée au journal le Soir y de la situation qui lui était faite par les passions du parti républicain, et de la responsabilité qu'on lui imputait. 11 est rentré depuis dans la vie privée.
CHEVREAU* (Henri). — Un décret du 5 janvier 1870 le nomma préfet de la Seine en remplacement du baron Haussmann. Après deux mois consacrés à l'étude de la situation difficile qui lui était léguée, il publia, dans les premiers jours de mars, sou rapport sur le budget extraordinaire de la ville de Paris pour l'exercice 1870-1871 : il concluait à la nécessité d'un emprunt de 250 millions et au maintien des principales taxes établies. Le Conseil d'Etat, saisi du projet, le modifia en quelques points, et porta à 650 millions le chifi're de Temprunt proposé, afin «^e mettre le nouveau préfet en mesure de liquider sur-le-champ l'arriéré laissé par son prédécesseur et de continuer des travaux qui ne pouvaierft rester en souffrance.
Lorsque les premières défaites de la France dans la guerre contre la Prusse forcèrent le cabinet Ollivier à céder la place au ministère Palikao (10 août), M. Henri Chevreau fut appelé à prendre le portefeuille de l'intérieur, résigné par M. Chevandier de Vaidrôme, sans qu'il fût pourvu à son remplacement comme préfet de la Seine. Le nouveau ministre travailla énergiquement à l'organisation de la garde mobile dans tout le pays, encouragea la création des compagnies de francstireurs, ordonna à Paris la formation de soixante nouveaux bataillons de garde nationale, et compléta ceux qui existaient déjà dans les départements. En même temps il envoyait dix conseillers d'Etat en province avec mission de lever toutes les difficultés administratives que pouvaient lencontrer l'équipement, l'approvisionnement, l'armement et la concentration des gardes mobiles.
Après le désastre de Sedan et la révolution du 4 septembre, il se réfugia à Bruxelles et rejoignit ensuite l'impératrice Eugénie en Angleterre. 11 est depuis rentré à Paris.
CHOISEUL-PRASLIN * (Eugène-Antoine-Horace, comte de). — au moment de la déclaration de guerre à la Prusse (15 juillet 1870), il se mit à la disposition du ministre de la guerre, et fut élu, au mois de septembre suivant , chef d'un bataillon
de la garde nationale. Aux élections du 8 février 1871, il a été nommé représentant du département de Seine-et-Marne à l'Assemblée nationale, le premier sur sept, par 36298 voix.
il a pris place au centre gauche, et a voté pour la proposition Rivet, le traité douanier et le retour de l'Assemblée à Paris; contre le gouvernement, dans la question du pouvoir temporel ; contre la loi départementale, le pouvoir constituant et la proposition Ravinel.
lia occupé, en 1871, le poste de ministre de France à Florence.
CHRISTOPHLE (Albert-Silas-Médéric-Charles) , jurisconsulte et représent^int français, né à Domfront (Orne), le 13 juillet 1830, fit ses études de droit à Caen, et fut lauréat de la Faculté de cette ville en 1850. Reçu docteur en 1852, il acheta à. Paris une charge d'avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation en 1866. Il fit partie du conseil de l'ordre de 1866 à 1869. Le 6 septembre 1870, nommé préfet de l'Orne, il appliqua par anticipation dans son département, le principe de la nomination des maires et adjoints par les conseils municipaux, obtint du conseil général un emprunt de 2 500000 fr., avec lequel il équipa quatre bataillons de mobiles et trois légions de mobilisés, et donna sa démission le 28 décembre 1870, à la suite du décret du 25, prononçant la dissolution des conseils généraux et chargeant les préfets d» constituer des commissions départementales. Cette attitude énergique contre une mesure dictatoriale le fit nommer représentant de l'Orne à l'Assemblée nationale, le cinquième sur la liste, par 53 618 suffrages.
11 a pris place au centre gauche, et a fait partie des commissions des lois sur la magistrature, les conseils municipaux, la décentralisation, etc. 11 a voté pour le traité de paix, la loi municipale, la loi départementale, la proposition Rivet, la proposition Feray (matières premières), et le retour de l'Assemblée à Paris; pour le gouvernement dans la question du pouvoir temporel ; contre la proposition Ravinel, le traité douanier et le maintien des traités de commerce: il s'est abstenu lors du vote sur l'abrogation des lois d'exil.
M. Christophle, qui a collaboré assidûment à la Revue pratique et à la Revue critique de juritprudence, a fait partie de la rédaction du journal ta Presse y en 1858 et 1859. Il a publié un Traité des travaux publics (1862, 2 vol. ln-8''), ouvrage spécial très-estimé.
CIRGOURT * (Anne-Marie-JosephAlbert, comte de). — Lors de l'élection du nouveau Conseil d'état par l'Assemblée nationale , il fut nommé, dans la séance du 25 juillet 1872, au troisième tour de scrutin , conseiller d'État, le dix-neuvième sur vingt-deux, par 277 voix sur 549 votants.
CISSEY *(Emest-Louis-Octave Courtot de).— Il se trouvait encore à Rennes à la tête de la U* division militaire, lorsque éclata la guerre avec la Prusse (juillet 1870). Il reçut alors le commandement de la première division du quatrième corps (Ladmirault). En cette qualité, il fit paiHie de l'armée de Metz et prit une part brillante aux combats de Borny, Rezonville et Saint-Privat, livrés autour de cette forteresse. Le 22 octobre, quand le maréchal Bazaine fit part aux généraux de sa résolution de capituler, M. de Cissey se prononça énergiquement pour que l'armée tentât une dernière fois de se frayer un passage par la force. Le 25 octobre, après l'inutile démarche du général Changarnier auprès du prince Frédéric-Charles, il fut envoyé par le maréchal Bazaine à Frescaty, château situé sous le fort Saint-Privat, afin d'avoir