CLAR
un« «ntrevue avec le général Stiehle, chef d^étatmajor général de Tannée prussienne. Dans ces oooTeUes négociations, le général de Cissey tenta d'obtenir de séparer le sort de Tarmée de celui de la place, mais ne put y réussir. A la suite de la capitulation, il partit pour TAllemagne comme prisonnier de guerre. Lors des élections du 8 fé- Trier 187 1, il Tut nommé représentant d'ille-et- Vilaine à l'Assemblée natiooale» le dixième sur douze, par 60593 Yoix sur 96485 votants. Rentré au service après la signature des préliminaires, il fit partie de l'armée réunie à Versailles pour combattre l'insurrection parisienne du 18 mars 1871, commanda le 2* corps , et entra le 1% mai par les portes du sud, à Paris, où un habile mouvement tournant ât tomber en son pouvoir toute la rive gauche. Le 5 juin, un décret du chef du pouvoir exécutif le norama ministre de la guerre, en remplacement de M. le général Le Flô, envoyé comme ambassadeur à Saint-Pétersbourg. Il travailla alors énergiqu«ment à la réorganisation de l'armée, prépara les études relatives à la reconstruction des forteresses et à la défense générale du pays, mit à exécution le système des grands camps, préconisé par M. Thiers, et qui fut l'objet des plus vives critiques, réorganisa l'escrime et la gymnastique dans les régiments, institua une commission pour le perfectionnement du fusil Chassepot, favorisa l étude de la langue allemande, rendit obligatoire pour les troupes de ligne la manœuvre élémentaire du canon, pour laquelle de vastes champs de tir étaient préparés sur différents points du territoire, améliora l'hygiène du soldat, interdit aux officiers, sous des peines disciplinaires graves, d'imprimer des euvrages ou de faire des communications aux journaux sans l'autorisation du ministre de la guerre, mais, en revanche, favorisa la création de publications spéciales, comme le BuUetin de la réunion des officiers et la Revue d'artillerie.
Lors de la présentation de la loi pour la mise en jugement du maréchal Bazaine, le général de Cissey tenta, dans l'exposé des motifs, de laisser à son ancien chef le bénéfice de la provocation spontanée d'une mesure aussi rigoureuse. Ces ménagements furent mal accueillis par la majorité de l'Assemblée, et le bruit courut même que le ministre de la guerre allait être remplacé par M. Chanzy (juin 1872).
M. de Cissey a pris place au centre droit, et a voté pour la dissolution des gardes nationales, le pouvoir constituant , la proposition Rivet . le traité douanier, et le retour de l'Assemblée à Paris; contre le gouvernement, dans la question du pouvoir temporel; contre la proposition Ravinel, la proposition Peray (matières premières) , et le maintien des traités de commerce.
CLAMAGERAN (Jean-Jules), jurisconsulte et économiste français, né à la Nouvelle-Orléans (Louisiane), le 29 mars 1827, fit de brillantes études au collège Henri I\^, à Paris, suivit les cours de l'École de Droit, fut reçu docteur en 1851, et obtint, l'année suivante, la première médaille d'or au concours entre les docteurs. Inscrit depuis 1850 au barreau de Paris, il se fit surtout connaître par ses travaux comme économiste et par sa participation à la rési<«tance légale contre l'Empire , qui lui valut une condamnation à 500 fr. d'amende dans le procès dit « des Treize». Après la révolution du 4 septembre 18*0, M. Glamageran fut nommé adjoint à la mairie de Paris. Il a rempli ces fonctions jusqu'au mois de février 1871, avec la charge spéciale de la surveillance des approvisionnements alimentaires. L'accomplissement de cette tâche difficile lui a fourni la matière d'ob-
8UPPL. AU DIGT. DBS CONTRMP.
servations publiées dans le Journal des Economistes (Décembre 1871).
M. Clamageran, outre sa thèse de docteur : Des Obligations naturrUes (1851, in-8*),a publié Du Louage d'tndiutne, du Mandat et de la commission en droit romain dans Vaneien droit français et dans le droit actuel (1856, in^*»), mi^moire couronné par la Faculté de Droit ; De l*ét€U actuel du protestantisme en France (1857, br. 10-8"); Histoire de Vimpôt en France (1867-68, 2 vol. in-8*), ouvrage en cours de publication, conduisant Thistoire économique de France jusqu'en 1683, et dont l'importance a été signalée à l'Académie des sciences morales et politiques par M. Hippolyte Passy ; Manuel étecXoral, avec HSI. Hérold, Dréo, Durier, Ferry et Floquet (1861, in-8*; 8* édition, 1869); Le Matérialisme contemporain (1869, in-8*). Il a collaboré à la Revue pratique de MM. Démangeât et Em. Ollivier. ainsi qu'à diverses revues protestantes et à plusieurs journaux démocratiques. Il a pris part aux discussions du Synode général des Eglises réformées de France (juin 1872).
CLAPIER (Alexandre), avocat et reorésentant français, né à Marseille , le 27 août 1798, fit avec succès ses études au collège de Juilly, et sondroit à Àix, en môme temps que MM. Thiers et Miffnet dont il fut Ta^ni. Avocat à Pdris e i 18l8, et à Marseille, à partir de 1825, il y fut élu conseiller municipal en 1833, membre de l'académie de cette ville, en 1842, puis pi ésident du comice agricole, et député des Boucnes-du-Rhône, en 1846. Il siégea parmi les conservateurs progressistes et
Î>rononça, en 1848, un discours très-remarque sur a nécessité de la réforme électorale. Président du Conseil général des Bouches-du-Rhône, en 18.S0, il donna sa démission en 1852, et se voua exclusivement à ses travaux professionnels. Elu en 1864 conseiller général, en 1858 bâtonnier de l'ordre des avocats de Marseille, il publia, en 1870, comme président du comité libéral, une adresse aux électeurs de son département pour les engager à voter contre le plébiscite. Il a été nommé, le 2 ijuillet 1871, représentant des Bouches-du-Rhône a l'Assemblée nationale.
Il a pris place au centre gauche, et a voté pour le gouvernement dans la question du pouvoir temporel; pour la loi départementale, la dissolution des gardes nationales , le pouvoir constituant, la proposition Rivet, le traité douanier, la proposition Feray (matières premières) , et le maintien des traités de commerce ; contre la proposition Ravinai.
M. Clapier a publié : le Barreau français (16 vol.), le Barreau anglais (3 vol. in-8*), ces deux ouvrages en collaboration avec M. Clair; Jfanftlte, son passé., son présent etsonavmir (1863, in-8*); Préeis historique sur la Pologne^ traduit de l'anglais ; et de nombreux travaux d'éconcnie politiaue, de finances et de commerce, inséras dans divers journaux, dans les Mémoires de VAcadémie de Marseille, et dans la Revue Britannique.
CLARBTIE* (Jules -Arnaud).— Il figura dans le procès de Tours (affaire Pierre Bonaparte), oîi il dut déposer en qualité d'ami du malheureux Victor Noir (mars 1870). Lors de la déclaration de guerre à la Prusse (15 juillet), il suivit l'armée du Rhin et adressa au journal V Opinion nationale des correspondances remarv|uées. Après la révolution du 4 septembre, il fut nommé chef du bureau des bibliothèques ccomunales à l'Hôtel de Ville, et organi.^a les bibliothè(|ues d'arrondissement, destinée» d'abord à fournir aux ambulances des livres de récréation, mais oui devaient plus tard se transformer en salles de lectures et confé-
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