CLÉM
rences fOur les ouvriers (26 novembre). Aux élections du 8 février 1871 pour l'Assemblée nationale, M. Clareiie se présenta, .<>ans succès, dans le département de la Seine. 11 reprit alors ses travaux Jittéraires, lédi^ea le feuilleton dramatique dans le journal le SoiTj la chronique des livres dans V Illustration f et fonda, le 3 février 1872, avec M. G. Richardet, sous l'ancien titre du Corsaire ^ un journal politique quotidien, de forme légère, qui aspirait à devenir • un Figaro républicain. » Cette tentative ne répondit point aux espérances des fondateurs.
M. Claretie a fait paraître au mois de juillet 1871. dans la Revue des Deux-Mondes ^ une étude sur le Champ de bataille de Sedajiy au mois de mai 1872, une : Histoire de la guerre de 1870- 1871, (in-i", 2 vol. fascicules avec gravures, en «ours de publication, et au mois de Juin suivant, le Roman des Soldats (iu-18).
CLÉMENCE (Adolphe), membre de la Commune de PariSj né vers 1830, exerça la profession de relieur après ^ivoir fait son ap{>rentissage dans les ateliers de l'imprimerie impériale, et s'affilia de bonne heure a rinternationale. Condamné à trois mois de prison pour avoir f^it partie d'une société non autorisée, il n'en continua pas moins à en propager les doctrines. Délégué en 1867, par les ouvriers relieurs de Paris comme membre du jury, à l'Exposition universelle, li rendit compte, dans un bvre remarquable, des progiTs de la reliure depuis 1798, et écrivit ainsi l'histoire de sa corporatioi-. Après l'insurrection du 18 m<irs 1871, il fut nommé membre de la Commune, par 8163 voix, et délégué, le 9 avril, à l'adminisiratiou du IV» arrondissement, qui l'avait élu. Lors de la répartition des membres de l'Assemblée parisienne en neuf commissions, il fit partie de la commission de la justice et :e signala par la modération et la fermeté de son attitude. Il était au nombre des délégués chargés de l'enlèvement des objets d'art de l'hôtel de M. Thiers. H a volé contre la validation des élections à la majorité absolue des sulTrages et contre la création d'un comité de salut public.
CLEMENCEAU (Eugène), membre du conseil municipal de Paris, né à Mouilleron-en-Pareds (Vendée), le 28 septembre* 1841, fit ses études à Nantes, vint à Paris, en 1865, pour achever sa médecine, et fut reçu docteur en 1869. Il s'établit dans le XVI1I« arrondissement dont il fut nommé maire et membre de la commission d'enseignement communal, après la révolution du 4 septembre 1870. Par une circulaire du 28 octobre 1870, il prescrivit l'instruction laïque dans son arrondissement. Démissionnaire au lendemain du 31 octobre, il fut réélu le 5 novembre, au premier tour de scrutin, par 4909 voix sur 14 544 votants.
Le 8 février 1871, il fut nommé représentaotde la Seine à l'Asseoiblée nationale, le vingt-septième sur 43, par 95144 voix sur 328970 votants, et TOta contre les préliminaires de i^aix. Il tenta vainement, le 18 mars, de sau\er les généraux Lecomte et Clément Thomas, et n'arriva rue des Rosiers qu*af>rès leur exécution. A cette occasion, le Comité central le mit en accusation et voulut le faire arrêter. Lors du jugem<.nt des assassins, Tivement attaqué par certains témoins, qui l'accusaient de n'être pas intervei.u aussitôt qu'il avait pu le faire, il fut ardemment défendu par y. Lamglois, dont la déposition parut dissiper toutes les calomnies. Dans u séance du 20 mars, il présenta à l'Assemblée nationale un projet de loi si^ué par la fraction radicale des députés de la Seine, tendant à autoriser l'élection d'un conseil municipal de la ville de Paris, composé de quatre-
vingts membres. Il signa, le manifeste des députés et des maires qui fixaient au 26 les élections muni* ci pales. Porté à. ces élections, il obtint, sans être élu, 752 voix, et, après avoir pris part aux tentatives de conciliation entre le gouvernement et la Commune, donna sa démission de maire et de représentant, et rentra momentanément dans la vie privée. Il a été élu, le 23 juillet 1871. au premier tour de scrutin, membre du conseil municipal de Paris pour le quartier Clignancourt, et s'est fait remarquer dans les discussions relatives à l'instruction primaire et aux finances.
CLÉMENT (Jean-Baptiste), membre de la Commune de Paris, né à Boulogne-sur-Seine, le 31 mai 1837, et fils d'un meunier aisé de cette localité, commença ses études à l'institution Dillon; mais la sévérité de sa famille le contraignit bientôt à entrer comme apprenti chez un garnisseur en cuivre où il travailla jusqu'à l'âge de 19 ans. Il tenta a'ors d'achever des éludes à peine ébauchées et écrivit quelques chansons, dont l'esprit socialiste et l'accent villageois firent le succès. Le ta« lent d'interprétation de lA. Darder, acheva de les popularii^er. Les plus connues sont : QualrM>ing^ neuf. L'eau va toujours à la rivière ^ Foumaist, Àh! le ioli temps, etc. ; qui obtinrent une véritable vogue dans les cafés concerts de Paris. Le mouvement électoral de 1869 entraîna M. Clément vers la politique et le journalisme militant. Il écrivit quelques arlicK'S dans les Tablette» poHtiqueê et le Pavéy puis fonda le Casse-tête^ pâle imiiationde la Lanterne j auquel il donna diverses suites, intitulées : les Prophéties politiques , la Lanterne impériale et la Lanterne du peuple. Au mois de janvier 1870, il entra à la Réforme^ où il publia, sous le titre de Carmagnoles , des chroniques parisiennes, dont les violences valurent à leur auteur une condamnation à un an de prison pour attaques contre lEmpereur et excitation a la haine des citoyens les uns contre les autres. Au moment où éclata la révolution du 4 septembre, M. J. B. Clément était à Sainte- Pélagie. Le décret du ^ou» Yernement de la Défense nationale, amnistiant les condamnés politiques, le rendit au journalisme. Il défendit la cause de la guerre i outrance dans le Courrier français et dans le Cri du pe/upUy et servit, pendant le siège, dans la garde nationale de marche. Orateur écouté des réunions publiques avancées, il fut, après l'insurrection du 18 mars 1871, élu membre de la Commune, dans le XVIil* arrondissement, par 14 188 voix. Membre de la commission de l'enseignement et de la eom-r mission des services publics, le 30 avril, il fitplue tard partie de la commission de surveillance des commissions. Il se démit de ce dernier emploi le 20 mai, pour se consacrer exclusivement a l'administration du XVllI* arrondissentent. M. J. B. Clément, qui s'était toujours montré partis&D des mesures radicales, a voté pour la Talidation des élections à la majorité absolue des aufirages, quel que fût le nombre des votants, pour la crôation d'uQ comité de salut public, et a appuyé la proposition de M. Urbam demandant la mise eo vigueur du décret du h avril sur les otages, et rexéeution dans les vingt-quatre heures, des dix prinoipajux d'entre eux.
CLÉMENT ^Émile-Léopold), membre de la Commune de Paris, né vers 1838, abandonna après la révolution du 4 septembre 1870, sa profesaion d'ouvrier cordonnier, pour faire partie de la Gom^ mission municipale du XVII* arrondissement.
Orateur influent des réunions populaires, il fut nommé, le 26 mars 1871, membre de la Commune, dans rarroiidissement qu'il admiaistnit,