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Au mois de février 1870, il a publié sous le titre de Liberté un volume (in-8") contenant un choix de ses discours politiques.

CITMONT (Arthur, vicomte de) , journaliste et représentant français, fondateur de VUnîon de V Ouest, feuille légitimiste ei leligieuse, publiée à Angers, se signala par l'ardeur de ses polémiques contre M. Louis Veuil'ot, rédacteur en chef de VUnivers. Il soutint notamment les idées de M. Dupanloup sur rinfaillibiliié pontificale, au moment de la réunion du Concile du Vatican (novembre 1869). Pendant la dictature de M. Gambetta (fin décembre 1870), le journal de M. de Cumont, qui s'était montre violeaament hostile à la politique et aux actes du ministre de ri'itérieur et de la guerre, fut suspendu pour deux mois. Aux élections du 8 février 1871, il fut nommé représentant de Maine-et-Loire à PAssemblée nationale^ le dernier sur onze, par 90495 voix. Il figura au nombre des délégués de la droite, char^s, dans l'entrevue du 20 juin 1872, d'im-

poser à M. Thiers une politique conforme aux vues de la majorité.

Membre des réunions du cetitre droit et de la droite modérée, il a pris place à droite, et a voté

tementale, la dissolution des gardes nationales, le pouvoir constituant, les propositions Rivet et Ravinel, la proposition Feray (matières premières) ; contre le gouvernement dans la question du pouvoir temporel, et contre le retour de l'Assemblée à Paris.

Au mois de mai 1872. les journaux se sont occupés du procès intenté par M. de Cumont à M. Engelhard, ancien préfet de Maine-et-Loire, sifrnataire ne l'arrête de suspension de V Union de l'Ouest, par les considérants duquel M. de Cumont se croyait diffamé. M. Engelhard a été condamné en appel, par la Cour d'Orléans, le 28 juin 1872, à 500 francs d'amende et 300 francs de dommages-intérêts.

BAHIREL* (François-Hyacinthe -Marie) -—Aux élections du 8 février 1871 « il a été nommé représentant du Morbihan à l'Assemblée nationale, le c[ualrième sur dix^ et a pris place à l'extrême droite.

Il s'est signalé à plusieurs reprise? par son ardeur monarchique, et, dans la question sur les matières premières, après avoir voté pour la proposition Marcel Barthe, favorable aus vues du gouvernement, il a été l'un des onze représentants qui ont repoussé Tordre du jour Batbie, exprimant la confiance de l'Assemblée en M. Thiers (20 janvier 1872). Quelques jours après, il présentait à la Chambre une proposition réglant la forme des relations du président de la République et de l'Assemblée nationale, attaque personnelle contre le représentant du pouvoir exécutif, ?[ui fut repoussée par rajournemeot. M. Dahirel ut le seul représentant qui, dans la séance du 15 juillet 1872, vota contre le projet d'emprunt national pour la h aération du territoire.

Outre les votes déjà cités, il s'est prononcé pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, la loi départementale, le pouvoir constituant et la

{iroposition Ravinel ; contre le gouvernement dans a question du pouvoir temporel; contre la proposition Bivet, le traité douanier, la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce et le retour de l'Assemblée à. Paris.

DAMPIERRE* (Ëlie, marquis db).-— Aux élections du 8 février 1871, il a été nommé représentant des Landes à l'Assemblée nationale, le deuxième sur six, sur 54902 votants.

Il a pris place à droitô et a voté pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, la loi départementale, le pouvoir constituant, les propositions Rivet et Ravinel, le traité douanier, la proposition Ferav (matières premières), le maintien des traités de commerce; contre le gouvernement dans la question du pouvoir temporel et contre le retour de l'Assemblée à Paris.

Lors du renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871, il a été élu conseiller général du déparlement des Landes, pour le canton de Grenade.

M. de Dampierre a publié : Races bovines de la

France, éC Angleterre ^ de Suisse^ et de HoUande (1851, in-18; 2' édition, 1859); Les eaux-de-^ie de Cognac (1858, in-8"); Le R. P. de Ra/cignan (1858, in-18) ; De la culture de la tigne et de la convenance de Vépamprage dans le département delà Charente-Inférieure (1863, in-18).

DABBOY* (Georges).— Au mois de novembre 1869, il partit peur le concile œcuménique convo- <^ué par Pie IX au Vatican, et publia à cette occasion une lettre pastorale , qui, traitant la question des rapports de l'Eglise et de l'Etat, concluait au maintien du Concordat. A Rome, son attitude resta modérée et conciliante, sans cebser de se montrer indépendante et ferme. C'est en vain que la curie romaine essaya de le séduire par l'espoir d'un chapeau de cardinal, il combatut vivement les schemata tendant à diminuer l'autorité ou les droits des évêques dans l'Eglise, défendit la société civile, et proposa le pétitionnement contre les excès des laïques dirigeant des journaux religieux. Il prit ensuite l'initiative du contre postulatum ayant pour objet de faire écarter par le concile la question de l'infaillibilité papale comme inopportune, protesta, avec M. Dupanloup, contre les dispositions matérielles de la siaJle conciliaire, qui rendaient les délibérations illusoires, et vota publiquement contre le dogme nouveau. Après la proclamation de rinfaillibilité, il donna, un des premiers, l'exemple d'une soumission complète aux décisions du Concile, et revint à Paris. Quelques mois plus tard, au moment où éclatait la guerre avec la Prusse, il contribuait à l'organisation de l'œuvre des secours aux blessés, ne quittait point Paris pendant la durée du siège, et ne voulut même pas s'éloigner au moment où l'insurrection du 18 mars était victorieuse. Arrêté comme otage, le 4 avril, quelques jours avant MM. Deguerry et Boojean, et conduit à Mazas, il y resta enfermé plus de cinquante jours, et j écrivit une lettre au chef du pouvoir exécutif, dans laquelle il demandait à être échangé contre M. Blanqui.

Transporté à la prison de la Roquette dans les derniers jours de la Commune, au moment où l'armée de Versailles était déjà dans Paris, il y fut fusillé, le 27 mai 1871, avec les principaux otages, et mourut en bénissant ses Bourreaux. Son corps, jeté précipitamment dans une fosse au Père-Lachaise , et à peine recouvert, en fut

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