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Paris investi, la fabrication des fusils, des canons, des mitrailleuses et des munitions. Lors de la tentative insurrectionnelle du 31 octobre, sa popularité, dans le parti avancé, était assez grande pour que les meneurs crussent nécessaire de placer son nom en tête de toutes les listes de gouvernement
Provisoire, qui furent acclamées pendant la nuit. . refusa de faire partie d'aucune combinaison d'où seraient exclus les membres de la Défense nationale. Au moment de la malheureuse sortie du 19 janvier 1871, il fut question de lui confier le ministère de la guerre. Il assista M. Jules Favre pour le règlement de la capitulation (25 janvier). Un décret du l*' février lui délégua la signature des actes d'administration du ministère de l'instruction publique. Un autre décret, du 2 février, lui donna rintérim du ministère du commerce, et, pendant Pabsence de M. Magnin, sorti de Paris pour aider au ravitaillement, il proposa de dénoncer le traité de commerce avec l'Angleterre, ou plutôt, d'en suspendre les effet», en réservant les droits de la future assemblée. Mais la généreuse initiative du peuple anglais, qui venait de souscrire du millions, destinés à acheter des vivres pour les quartiers pauvres de Paris, empocha le gouvernement d'admettre cette proposition. Aux élections du 8 février pour l'Assemblée nationale, il fut nommé représentant du département de la Loire, le premier sur onze, par 70 508 voix, et représentant de la Seine, le seizième sur quarante-trois, par 128 4dO voix sur 323 970 votants. Il opU pour la Loire.
Il a pris place à l'eztrâme gauche et a voté pour le traité douanier, la proposition Feray (matières premières) et le retour de rAssemi)lée à Paris; pour le gouvernement dans la question du pouvoir temporel ; contre les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, la validation de Telectien des princes d'Orléans, la loi départementale et le pouvoir constituant. U s'est abstenu sur la proposition Rivet.
DOUAY (Félix- Charles), général français, commandait ea] 859, en Italie, une brigade dans le eorps du mauréchal Niel,. et fut grièvement blessé 4 la bataille de SolCérino. Avant la guerre de 1870, il commandait la première division d'infanterie de l'armée de Paris. Au début des hostilités (juillet 1870), il fut mis à la, tète du 7' corps, qui, le dernier formé, se réunissait aux environs de Belfort. Après la défaite de Wiâsemhourg, où fut tué son frère, le général Abel Douay, il envoya une partie de ses troupes au maréchal de Mac-Mahon, menacé sur Woerth et Reichshoflen. par le prince royal de Prusse, et le rejoignit, avec le reste, lors de la retraite sur Châlens. Les !•', 5*, 7*,. 12* corps, et une partie du 6*,. formèrent alors la nouvelle armée de Paris, dont le maréchal Mac-Mahon prit le commandement en chef, et qu'il dirigea vers le nord à la fin du mois d'août afin de dégager le maréchal Bazaine. Le 7* corps enfermait le centre. Il combattit à Mouzon le 31 août^ puis sur le plateau d'Illy, à Sedan, le I" septembre. Réduit à battre en retraite sou» cette place, après une résistance acharnée, le général Félix Dauay fut compris dans la Gapiiuiatioo. Lors de la signature de la paix, il revint en France, et se mit à la disposition de M.Thiers, au moment de Tinsurrection du 18 mars. A la fin du mois d'avril, il fut placé à la tête du 4* corps d'armée sous Paris, ajouté aux trois corps déjà réunis sous le maréchal Mac-Mahon. Il prit une part active au second siège et eut môme l'honneur d'entrer Le premier dans Paris par la porte de Saint-Ck)ud,.le 21 mai 1871. Au mois de septembre 1871, il fut autorisé par le gouvernement à faire un court voyage à Londres pour affaires de fkmille, etàvisitarenmdmatemi» l'empereur Napoléoa III,
dont il avait été l'aide de camp. On alla, à cette occasion, jusqu'à l'accuser de conspiration bonapartiste et à annoncer son arrestation.
DUBIEF* (Louis).— lia étéélu,le23 juilletl87I, au premier tour de scrutin, membre du conseil municipal de Paris pour le quartier de laSorbonne (cinquième arrondissement), par 1886 voix sur 3625 votants.
DUBOYS-FRESNEY* (Etienne). — Aux élections complémentaires du 2 juillet 1871, il a été nommé représentant de la Mayenne à l'Assemblée nationale, par 40896 voix sur 60 402 votants.
Il a pris place au centre gauche, et a volé pour le gouvernement dans la question du pouvoir temporel ; pour la loi déparîemantale, la dissolution des gardîs nationales, la proposition Rivet, le traité douanier et le retour de l'Assemblée à Paris; contre le pouvoir co.istituant, la propos sition Raviael, la proposition Feray (matières premières) , et le maintien des traiiés de commerce.
Lors du renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871, il a été élu conseiller général du département de la Mayenne pour le can/ton Est de Laval.
DUGARRE (N....), chimiste et représentant français, nô à Lhuis (Ain), en 1819, d'une famille de modestes commerçants, prit, à vingt ans, la direction d'une petite fabriqua de toiles cirées, qu'il transforma en une importante fabrique de toiles imperméables, et fît faire de grands progrès à cette industrie, dont il créa les procédés, les appareils et les machines. En 1859, il fut brûlé et mutilé par suite de l'explosion d'un de ses appareils. Nommé conseiller municipal de Lyon en, 1848, il rentra, dans la vie privée après le coup d'Etat de 1851. Le 16 septembre 1870, il fut envoyé de nouveau par ses concitoyens au conseil municipal, où il lutta, en plusieurs circonstances, contre les tendances ultra-révolutionnaires de la municipalité lyonnaise, mais où il proposa cependant, dans la séance du 19, la mise sous séquestre des propriétés des congrégations religieuses de Lyon. Il a été élu, le 8 février 1871, représentant du Rhône,, à l'Assemblée nationale, le premier sur treize, par 76 621 voix, et a prononcé, àpro-
f>os de la loi sur l'Internationale, un discours dont e sens pratiqua et la modération de langage furent très-remarques. Depuis il est intervenu avec succès dans presq,ue toutes les discussions d'affaires.
U a pris place à. gauche, et a voté pour la loi municipale,, la loi départementale, la proposition Rivet» le traité douanier, la proposition Feray (matières premières), et le maintien des traités de commerce; pour le gouvernement dans la question du pouvoir temporel; contre l'abrogation des lois d'exil, la validation de Téiection des princes, le pouvoir constituant et la proposition Ravinel.
DnCLERC* (Charles-Théodore-Eugène). —Nommé par le gouvernement de la Défense nationale, le 29 décembre 1870, président de la commission de vérification des comptes des ministres pour 1870, il fut élu, le 8 février 1871, représentant des Basses-Pyrénées à l'Assemblée nationale, le cinquième sur neuf, par 44 788 voix. Il a fait partie de la commission des expositions internationales, créée par décret du 30 décembre 1871.
M. Duclerc a pris place à gauche, et a voté contre les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, la proposition Ravinel et le maintien des traités de commerce ; pour le gouvernement dans
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la qut^stion du pouvoir temporel ; pour la loi municipale, la dissolution des gardes nationales, le pouvoir constituant, le traité douanier, la proposition Feray (matières premières), et le retour de l'Assemblée à Paris.
BUGOUX * (François- Joseph). — Aux élections du 8 février 1871, il a été nommé représentant de Loir-et-Cher à TAssemblée nationale, le deuxième sur cinq, par 19938 voix.
Il a pri^ place à gauche, et a voté contre les
S réliminaires de la paix, Tabrogation des lois *exil, la validation ae Télection des princes, la loi départementale, la dissolution des gardes nationales, le pouvoir constituant et la proposition Ravinel; pour le gouvernement dans la question du pouvoir temporel ; pour l'emprunt de deux milbards, la proposition Rivet et le traité douanier. Il s'est abstenu sur la loi municipale, et la proposition Cazenove de Pradine.
le 8 octobre 1871. il a été élu conseiller général du déparlement de Loir-et-Cher, pour le canton d'Herbault.
DDCROT (Auguste-Alexandre) , général français, né k Kcvers, en 1817, sortit dv Saint-Cyr, et servit longtemps en Afrique, notamment au 17* léger, sous les ordres du duc d*Aumale, puis en Italie, en 1859. Promu général de division le 7 juin 1865, il commandait en 1869 à Strasbourg la 6' division territoriale ; c'est de là qu'il écrivit au général Frossard àen lettres, depuis rendues publiques, qui signalaient, dès cette époque, les préparatifs militaires et l'organisation supérieure de la Prusse. Aux débuts ^es hostilités, il fut nommé commandant de la 1'* division du premier corps d'armée, sous les ordres du maréchal Mac-Manon, et Erit une part importante à la bataille de Reichsoffen (4 aotti). Revenu à Chftlons avec quelques bataillons, il fut mis à la tête du premier corps reformé dans l'armée nouvelle, dont le commandement était confié au duc de Magenta. Lorsque celui-ci se décida à tenter un mouvement de jonction sur Metz, le général Ducrot marcha le premier sur la Meuse, et le 1*' septembre combattit énergiquement à Sedan. Le maréchal Mac-Mahon blessé grièvement au commencement de la bataille, donna le commandement en chef au général Ducrot, qui, voulant se ménager une retraite sur la Belgique, ordonna des mouvements que Tint presque immédiatement suspendre ou modifier l'arrivée du général de Winipffen. Cet officier, appelé d'Afrique pour prendre le commandement du cinquième corps, ôtéà M. deFailly, était porteur d'un trdre du ministre de la guerre, lui confiant le commandement en chef, au cas où M. de Mac-Mahon ne pourrait plus Texercer. Une put que signer une désastreuse capitulation. Le général Ducrot refusa les conditions favorables faites aux officiers qui engageaient leur liberté d'action pendant la durée de la guerre, et fut interné à Pontà-Mousson. Profitant du désordre qui régnait dans cette ville, il p,ut revêtir un déguisement d'ouvrier, gagner Epinal, puis Vesoul, et enfin Paris, où M. Trochu lui donna te commandement en chef des 13* et 14* corps. Accusé par la presse allemande d'avoir manqué à sa parole, il adressa le 17 octobre, au gouverneur de Paris, un rapport détaillé sur les circonstances de son évasion. Le 21 .il dirigea dix mille hommes et une nombreuse artillerie sur Rueil, la Jonchère et Buzenval. Les ré.suUats de cette journée furent meurtriers, sans être décisifs. Lors de la réorganisation des forces militaires de Paris, il reçut le commandement de la deuxième armée, destinée à opérer sur la Ifarne (a novembre), et après de longs préparatifs, I
il adressa à ses soldats, le 28 novembre, une proclamation considérée, au moment où elle fut publiée^ comme un modèle d'énergie patriotique et de vigueur militaire. Elle se termmait par une phrase restée célèbre: > Pour moi, j'en fais le serment devant la nation tout entière, je ne rentrerai dans Paris que mort ou victorieux. » La bai ai lie de Ghampigny dura trois jours avec des fortunes diverses, par une température qui s'abaissa jusqu'à 18® centigrades, et il s'en fallut de peu que ce suprême effort ne rompit les lignes d'investissement. Le 4 décembre, la seconde armée repassa la Marne, et se concentra dans le bois de Vincennes. Bientôt éclatèrent entre l'impé ' ueux général et ses collègues de l'armée de Paris, appartenant pour la plupart au cadre de réserve, des dissentiments que lanaute intervention du général Trochu eut peine à calmer. Lors de la grande sortie du 1 9 janvier 187] , sur Montretout et Buzenval, le corps de M. Ducrot arriva en retard de deux heures sur le lieu de l'action, et ce retard, imputé d'ailleurs à des obstacles matériels, fut donné, par le commandant en chef, comme une des principales causes qui amenèrent l'insuccès de cette journée, où le général Ducrot fit preuve comme toujours de la plus brillante bravoure. Après la capitulation, il manifesta l'intention de se tenir i l'écart de toutes fonctions publiques, et refusa la candidature, à Paris et dans la Nièvre. Il revint cependant au dernier moment sur sa détermination, et, au scrutin du 8 février 1871, fut élu refirésentant de la Nièvre à l'Asseo blée nationale, e premier sur sept. 11 prit place dans les rangs de la aroite, et témoigna à plusieurs reprises par ses discours, ses écrits et ses dépositions dans les en quêtes, son aversion pour les idées démocratiques et son hostilité contre les hommes du 4 septembre. Dans la séance du 1" mar», il fut au nombre de ceux qui s'élevèrent le plus vivement contie M. Conti, tentant une réhabilitation de l'Empire. Dans la question de la réforme militaire, il n'a pas admis sans réserves le principe du service ol'ligatoire. Lors de la publication, dans deux journaux de province, d'articles injurieux pour l'Assemblée nationale, signés par MM. Maurice Bouvier et Pierre Lefranc, il déposa une proposition de loi tendant à autoriser le garde des sceaux à poursuivre ces représentants. Malgré les S3fmpathies de la majorité pour les opinions de M. Ducrot, la proposition fut repoussee, et remplacée par > l'amnistie du dédain, > due à l'initiative du général Cbangamier. Attaqué violemment par la presse radicale de province, notamment parTli^mancipation de Toulouse , il déposa une plainte en diffamation contre le gérant de ce journal, qui fut acquitté parle jury (mai 1872).
11 a voté pour les préliminaires de paix, la loi municipale, l'abroçation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, la loi départementale, la dissolution des gardes nationales, les propositions Rivet et Ravinel, le traité douanier, la proposition Feray (matières premières); contre le gouvernement dans la question du pouvoir temporel ; contre le maintien des traites de commerce, et le retour de l'Assemblée à Paris.
Conseiller général de la Nièvre, sous l'Empire, pour le canton de Pougues, il n'a pas été réélu le 8 octobre 1871.
M. Ducrot a été nommé, le 1*' septembre 1872 , commandant en chef du 8* corps d'armée, à Bourges. 11 a publié i l'occasion des événements de la guerre franco -prussienne : la Journée de Sedan (1871, grand in-8*); De VÉtat-major et des différentes armes (1871, in-8*) : et la Vérité sur VAlgérie (1871 , br. in-8'), dédiée au duc d'Aimiale.
DUFACRE * (Juies-Armand-Stanislas) . — Après
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