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ment et l'administration du 4 septembrs, et a 70t6 pour la loi départementale, la dissolution des gardes nationales, le pouvoir constituant, les propositions Rivet et Rivinel, la proposition Feray (matières premières); contre le gouvernement dans la question du pouvoir temporel ; contre le traité douanier, le maintien des traités de commerce, et le retour de l'Assemblée à Paris.

M. Edgard-Raoul Duval a publié des discours de rentrée et de» articles dans le Dictionnaire d'Économie politique.

DUVERNOIS* (Clément). — Son élection dans les Hautes-Âlpes fut Tobiet de réclamations assez vives pour qu'une demande d'enquête Tût présentée au Corps législatif. Elle fut repoussée le 15 décembre 1869 par 134 voix contre 111 : 30 députés présents s'abstinrent de> voter. Le nouvel élu prit place à droite, et devint le chef de celte fraction de la majorité conservatrice, qui, tout en admettant révolution libérale de l'Empire, demandait au Cabinet du 2 janvier 1870 de « présenter son avènement, moins comme un désaveu du passé, que comme sa consécration et sa justification. > M. Emile Ollivier, continuant à agir en réformateur et à modifier, selon ses vues, le personnel des préfets, M. Duvernois rompit avec lui par un article solennel publié dans le Peuple français du 26 février. Cette lutte avec le ministère dura jusqu'au 10 juin suivant. A cette époque, M. A. Viiu remplaça M. Duvernois comme rédacteur en cher de la feuille impériale, qui, depuis le 1*' mars 1869, avait reçu environ 1 500000 francs de subvention. Les journaux bien informés prétendirent qu'une intervention directe de l'empereur avait provooué ce changement. Du reste l'activité du jeune aéputé ne se ralentit pas: il fit partie de la Commis-

sion d'enquête commerciale^ réclama par voie d'amendement la publicité des séances des Conseils généraux, rapporta la loi qui autorisait les députés à occuper un commandement dans la garde mobile, et enfin, après la déclaration de guerre à la Prusse et les premiers désastres , accepta, dans le Cabinet du comte de Palikao, le portefeuille du commerce, que venait d'abandonner M. Louvet (10 août). Il présenta et fit adopter la loi relative à la prorogation des échéances des effets de commerce, s'occupa avec ardeur de l'approvisionnement de Paris, où il fit entrer des quantités considérables de blés et de farines, et prépara le transport et l'emmagasinage de la presque totalité des récoltes des départements voisms. La brusque arrivée des Prussiens rendit inutile une partie de ses efforts. Après la révolution du 4' septembre. M. Clément Duvernois. cassa en Angleterre, où il séjourna jusqu'à l'armistice. Revenu à Haris, au mois de juin 1871, il publia dans VÀvenir Hbéralf journal fondé par un banquier bonapartiste, une lettre trè:i-modérée, dans laquelle, après avoir fait allusion aux absurdes calomnies personnelles dont il avait été 1 objet, il déclarait gue, tout en conservant ses aflections et ses convictions, il ne répugnait point à l'hypothèse d'un gouvernement républicain. En même temps, il faisait paraître dans V International j sous le titre de Lettres d'un Parisien, une série d'articles qui étaient un véritable acte d'accusation contre le gouvernement de M. Thiers. Enfin, au mois de septembre 1871, il fonda un journal, défenseur avoué de l'Empire, V Ordre j qui, distribué d'abord gratuitement dans Paris, et tiré à un nombre considérable d'exemplaires, obtint bientôt, grâce au talent de son rédacteur en chef, une incontestable notoriété (décembre 1871-août 1872).

ESCHASSERIAUX* (René-François-Eugène, baron). —Aux élections du 8 février 1871, il a été nommé représentant de la Charente-Inféi ieure à

départementale, les propositions Rivet et Bavinel, la proposiiion Ferav (matières premières), le mamtien des traités ae commerce ; pour le gouvernement dans la question du pouvoir temporel ; contre le pouvoir constituant et le retour de l'Assemblée à Paris. Lors du renouvellement des Conseils généraux, le 8 octobre 1871, il a été élu conseiller général du département de la Charente - Inférieure, pour le canton sud de Saintes.

ESQUIROS * (Henri- Alphonse). —Après la révolution du 4 septembre 1870, nommé administrateur supérieur des Bouches-du-Rhône, il y fit triompher les opinions radicales, suspendit la publication de la Gazette du Midi, journal légitimiste, expulsa les jésuites et séquestra provisoirement leurs biens (13 octobre). Ces abus de pouvoir firent scandale, et M. Gambetta crut devoir demander sa démission à M. Esquiros, qu'il remplaça par M. Delpech, et rapporter les arrêtés illégalement rendus. Au lieu de se soumettre à la décision du ministre de l'intérieur, le préfet des Bouches-du-Rhône maintint et aggrava les mesures arbitraires qu'il avait prises, et pendant quinze jours tint en échec le gouvernement central, restant à la tête de l'administration malgré le décret qui lui avait nommé un successeur. En-

fin, le 3 novembre, il se décida à résigner ses fonctions. Son départ fut le signal de troubles regrettables et de collisions auxquels mit fin l'intervention de la carde nationale. Aux élections du 8 février 1871 , il fut nommé représentant des Bouches- du-Rbône à l'Assemhlée nationale, le deuxième sur onze, par 46 986 voix.

Il a pris place à TextrC'me gauche, et a voté contre les préliminaires de paix, la loi départementale, la dissolution des gardes nationales, le pouvoir constituant, les propositions Rivet et Ravinel ; pour le gouvernement dans la question du pouvoir temporel; pour le traité douanier, la proposition Feray (matières premières), le maintient des traités de commerce, et le retour de l'Assemblée à Paris.

ESTANCELIN* (Louis-Charles-Alexandre). — Il combattit l'amendement autorisant des poursuites contre M. Rochefort, et proposa un ordre du jour conforme qui fut repoussé (10 janvier 1870). Le 11 février suivant, il fut nommé, par 110 voix, membre de la Commission d'enquête sur la marine marchande. A propos de la pétition qui demandait le rappel des princes d'Orléans, il soutint ropportuniié de la mesure, dans la séance du 2 juillet 1870, en rappelant que si le comte de Chambord « ne pouvait rentrer en France que comme le Roi, • les princes d'Orléans avaient au contraire accepté depuis longtemps « le principe de la souveraineté nationale avec toutes ses conséquences, et mis au-dessus des prérogatives de leur naissance leurs droits de citoyen. » I^ 11 août suivant, il donna communication à la

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