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H. Jules Favre, et, dans ces fonctions délicates, s'est signalé par une ardeur qui fut Quelquefois accusée de passion et dMmprudence (septembre ISTQ-février 1871). Après la signature des préliminaires de paix, il fut nommé préfet de Saôneet^Loire, puis commissaire extraordinaire en Corse au moment deTélection du conseil général (15 octobre 1871), à cause de la présence et de la candidature du prince Napoléon à Ajaccio. Au nu)is de décembre de la même année, il a remplacé à Toulouse M. de Kératry, nommé préfet des Bouches-du-Rhône.
FLAUD ( Henri-Pierre), industriel et représentant français, né à Dinan (Côtes-du-Nord) ,en 1816, entra de bonne heure à Técole des Arts-et-Métiers d*Angers, y fit avec succès son éducation industrielle et en sortit le premier en 1834. Après avoir présidé à la fondation de plusieurs usines dans son département, et dirigé l'établissement agricole de Locbrist, il vint à Paris en 1840, y étudia les'dôoou vertes nouvelles en mécanique, et, neuf ans après, de concert avec M. GifEaid, y construisit les premières machines à vapeur à grande vitesse. Cette invention fut récompensée, à Terposition universelle de 1851, d'une médaille de première classe. Nommé maire de Dinan en 1861, et décoré de la Légion d'honneur en 1864, il fut élu en 1865 membre du conseil général des Côtesdu-Nord, et président du Comice agricole. Possesseur d'un outillage industriel considérable et d'immenses ateliers, il les mit à la disposition du gouvernement de la Défense nationale, pendant le siège de Paris^ et construisit un nombre considérable de mitrailleuses et de canons, système Reffye. A la même époque, il livrait ses ateliers de Brest au préfet du Finistère, pour la création des batteries départementales. Aux élections du 8 février 1871, il a été nommé représentant du département des Côtes-du-Nord, à l'Assemblée nationale, par 71 518 suffrages.
Il a pris place au centre droit, et <a voté pour les préliminaires de paix, le transfert de l'Assemblée à Versailles, l'abrogation des lois d'exil, les propositions Rivet et Ra vinel et le traité douanier ; contre le gouvernement, dans la question du pouvoir temporel; contre la proposition Feray (ma^ ticres premières), le maintien des traités de commerce, et le retour de l'Assemblée à Paris.
Lors du renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871, il a été élu conseiller général des Gôtes-du-Noni , pour le canton Ouest de Dinan.
M. Flaud a fondé et dirigé pendant vingt ans l'association fraternelle des élèves de Vécole d'Angers, qui compte environ 1200 membres.
FLEURIOT BE LAN&LB (Âlpbonse^ean-René, vicomte de), marin français, né à Prudaleu près deMorlaix, le 16 mai 1809, entra à l'école d'Angoulôme en 1825, et passa ensuite sur le vaisseauécole VOriOfif en rade de Brest. Aspirant de deuxième classe en 1828, il visita le Brésil et les Antilles, puis fit la cam{)agne d'Alger en 1830, sur rAlgésiraSy comme aspirant de première classe. Il commandait une compagnie de débarquement à Sidi-Ferrucb. Enseigne de vaisseau en 1832, il embarqua sur l'escadre chargée de la croisière de la Manche pendant le siège d'Anvers. De 1838 à 1839, commandant en second de la corvette la Recherche^ il fit, avec la commission scientifique présidée par le docteur Gaymard, un voyage de découverte au Spitzberg, et fat préposé aux travaux hydrographiques. Lieutenant de vaisseau en 1840, il obtint le commandement de la canonnièrebrick la Malouinef employée pendant plusieurs années à la répression de la traite sur les côtes
d'Afrimie. En 1845, il fut attaché à la mission de M. le duc de Broglie, envoyé à Londres pour reviser le traité relatif au droit de visite, et^l'année suivante, devint aide de camp de l'amiral Montaignès de la Roque. Capitaine de frégate en 1847, et capitaine de pavillon de l'amiral Legonarant de Tonnelin, abord de la Poursuivante , il commanda, en 1848, le brick de 20 canons le Génie, qui faisait partie des forces françaises dans le Pacifique. £n 1851, il passa comme* second sur la frégate r Andromède. Capitaine de vaisseau en 1853, et nommé au commandement du vaisseau de 100 canons le Turenne^ il prit part à la campagne de Crimée et à la prise de Sébastopol. En 1858, chef de la division navale de l'Inde et de Madagascar, il exigea pendant sa croisière la réparation du meurtre des consuls assassinés dans la mer Rouge à Djeddab et Zeïla. Contreamiral et major général à Lorient en 1863, chef de la croisière de l'Afrique occidentale en 1865, il présida diverses commissions du ministère de la marine en 1868, entre autres celle de l'immigrationr, et fut nommé commandant du 6* secteur de l'enceinte de Paris, le 5 septembre 1870. En cette qualité il surveilla l'instruction des matelots aérostiers, et présida à la confection et au .départ de la plupart des ballons montés qui quittèrent Paris pendant le siège. Il a été promu vice-amiral le 23 janvier 1871. Au scrutin du Ô février 1871, pour l'Assemblée nationale, il obtint, à Paris, sans être élu, 37679 voix sur 328 970 votants.
M. de Fleuriût de Langle, dont les travaux hydrographiques sont connus au Dépôt des cartes de la marine, a publié, dans les comptes rendus de la Société de géographie de Paris,, dont il est membre, une étude sur les œuvres du Commodore américain Maury, et des recherches sur l'existence des vigies de L'Atlantique. Il a publié aussi : Camptkgne de la Cordelière , éludes sur l^océan Indien (1862, in-g**). Il a été promii|giazid officier delà Légpion d'honneur.
FLOQUET* (Charles-Thomas).— Lors du procès du prince Pierre Bonaparte, iraduit devant la Haute cour de justice de Tours, après le meurtre de Victor Noir, il plaida avecsuecès, pour la famille de la victime, la question des- dommages (civils. Nommé adjoint au maire de Paris^ le 5 septembre 1870, par le gouvernement de la Défense nationale, il se compromit auprès des chefe de l'émeute, lors de la tentative insurrectionnelle du 31 octobre, consentit à l'élection de la Commune et d'un comité de salut public, et ûit obligé de suivre M. Etienne Arago dan» sa retraite.
Aux électioDs du 8 février 18<71, nommé représentant de la Seine à l'Assemblée nationale par 93 579 voix sur 328 970 votants, il vota contre les préliminaires de paix, et, au moment de l'insurrection du 18 mars, prit part aux tentatives de coneiliaution dont le» députés de- la Seine , les maires et les adjoints élus se firent les insti** gateurs auprès du Comité central. Il donna essai te sa démissioa de représentant. On lui a reproché d'avoir signé, avec MM . Lockroy, Clemenceau, Toiain et Greppo, l'affiche engageant les habitants de Paris a voter au jour fixé par le Comité central de la garde nationale. La presse réactionnaire l'accusa môme d'avoir conservé des relations avec la Commune, et d'être resté soo agent en prevince pendant le sef Gond siège. M. Floquet adressa à ce sujet, le 19 mai, un démenti formel au journal le Gaulai»* Cependant le gouvernement crut devoir faire procéder à son arrestation à Biarritz , et il fut détenu au château de Pau juscfu'à la fin du mois de juin 1871. Lors de la démission de M. Mottu, conseiller municipal du U* arrondissement de