SU?PL. DICT. DES CONTSMP
était la véritable raison d'être de la Commune. » M. Franckel s'est prononcé pour la validation des élections à la majorité absolue des sufi'rages, quel que fût le nombre des votants, et pour le Comité de salut public, en motivant ainsi son vote : « Quoique je ne voie pas l'utilité de ce comité, je vote pour. • Le 15 avril, il revint sur son premier vote et signa la déclaration de la minorité, rédigée par M. Gh. Besiay. Il réussit à s'échapper, lors de l'entrée des troupes régulières à Paris, et gagna l'Angleterre. Les journaux anglais du mois de novembre 1871 ont annoncé que le conseil général de l'Association internationale, siégeant à Londres, l'avait nommé, lors de la conférence tenue du 17 au 23 septembre 1871, secrétaire correspondant pour la Hongrie et l'Autriche. Il a figuré en cette qualité au Congrès de -la Haye, le 4 septembre 1872.
FRÉBAULT*(Charles-Victor).— Pendant le siège de Paris, il commanda avec distinction l'artillerie de la deuxième armée, prit une part considérable à la bataille de Champigny, et fut promu grand'croix de la Légion d'honneur le 16 décembre 1870. Aux élections du 8 février 1871, il a été nommé représentant de la Seine à l'Assemblée nationale , le vingt-sixième sur quarante -trois, par 95322 voix, sur 328 970 votants.
Il a pris place à gauche, et a voté pour les préliminaires de paix, la dissolution des gardes nationales, la proposition Rivet, le traité douanier, la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce, et le retour de l'Assemblée à Paris; pour le gouvernement dans la question du pouvoir temporel; contre l'abrogation des lois d'exil, la loi départementale et la proposition Ravinel.
FRÉDÉRIC-CHARLES (Nicolas), prince de la maison royale de Prusse, neveu de l'empereur Guillaume I", né le 20 mars 1828, général de cavalerie, commandant du 3* corps d'armée, chef de plusieurs régiments en Prusse et à l'étranger, s'occupa spécialement d'art militaire, prit part à la guerre des duchés (1864), à la campagne de Bohème (1866), et, lors de la guerre contre la France (août 1870), fut mis à la tête de la 2« arméedela Confédération du Nord, destinée à opère r dans la vallée de la Moselle. Bientôt après, la l'* armée allemande et une partie de la 2* furent réunies sojs son commandement, et réussirent à cerner le maréchal Bazaine, à le battre, et à l'enfermer dans Metz pendant soixante et dix jours. On sait comment se termina cette lutte gigantesque, dont les principaux épisodes furent Bazeilles et Gravelotte. Le maréchal Mac-Mahon ayant échoué dans son mouvement de jonction, et ayant lui-même perdu son armée à Sedan, le maréchal Bazaine fut réduit à rendre, le 29 octobre, une place réputée imprenable, et une armée forte de 173000 hommes, comprenant la garde impériale, quatre maréchaux de France, cinquante' généraux, et plus de six mille officiers. En annonçant ces résultats à ses soldats, dans une proclaTiation en date du 27 octobre 1870 , le prince Frédéric- Charles ajoutait que d'immenses magasins, remplis de canons, d'armes et de matériel de guerre , dont la valeur dépassait 80 millions de francs, tombaient, en môme temps, entre les mains de l'armée allemande. Pour récompenser cet éclatant succès, le roi Guillaume lui accorda, ainsi qu'au prince royal, le titre de feldmaréchal, qui n'avait jamais été porté par les princes de la ipaison de Prusse.
Il partit alors presque immédiatement avec la 1*^ armée pour la région de la Loire, où les efforts des généraux d'Aurelle et Ghanzy commençaient à inquiéter le grand-duc de Mecklembourg. Le