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19 novembre, l'armée de Metz se réunissait, entre Êtampeset Fontainebleau , aux troupes du grandduc. Le 28, elle combattait les Français à Beiiunela-Rolande, et évacuait cette ville après Tavoir incendiée ; mais le 2 décembie, à Montargis, et le 3, devant Orléans, le géuéral d'ÂureUe était, à son tour, obligé de battre en retraite. Quatre jours après, le prince Frédéric-Charles attaquait le général Chanzy sux toute la ligne, depuis Meung jusqu'à Saint-Laurent-des-Bois, et son principal eflbrt se

Sortait sur Beaugency. Le lendemain, 8 décemre, il renouvela une tentative, restée infructueux, réussit î s'emparer du chemin de fer de Yierzon^ et força les Français à la rt traite. Il occupa alors Blois et Cbambord, tenant en échec la partie de Tarmée de la Loire, qui, sous les ordres de Bourbaki, s'était repliée sur Bourges et Nevers. (Test alors que commença une lutte, dans laquelle la teinacite du général Cbanzy eut quelque temps raison de la science consommée et des immenses moyens d'action du générali> si me prussien. Enfin, le 11 janvier 1871, 1 armée de TOuest, attaquée à la fois par le duc de Mecklembourg et le prince !• rédéric-Charles, affaiblie par la débandade des mobiles bretons, se replia sur le Mans, ne put y teair^ et, sous l'ardente poursuite des Allemands, perdit la ligne delà Sarthe. Cette dernière défaite coûta à l'armée française 20000 prisonniers, 400 voitures de vivres et de munitions et une immense

3uantité d'habillements. L'armistice et le désastre e Tannée de Bourbaki sur la frontière de l'Est, furent le couronnement de la campagne, si heureusement conduite par Frédéric-Charles. Au moment de la s«gnature des préliminaires de paix (15 février 1871), il concentrait son armée à Tours, et se préparait à marcher sur Bordeaux, dans le cas où l'Assemblée, nouvellement élue, eût résolu la cootinuAtion de la lutte. Il a fait depuis un voyage en Italie, qui donna lieu à de nombreux commentaires dans la presse. Le roi Victor-Emmanuel le reçut avec une distinction marquée, et lui conféra la grand'croix de Tordre militaire de Savoie (25 février 1872).

Le prince Frédéric-Charles a épousé, le 29 novembre 1854. la princesse Marie-Anne, fille du duc régnant d'Auhalt-Dessau, dont il a trois filles. (Voy. Prusse).

Il écrivit, en 1866, une brochure sur la manière de combattre les Français, qui excita vivement Tattention des spécialistes, et qui, pui.liée en Allemagne, sans son consentement, fut aussitôt traduite en français.

FRÉDÉRIC - GUILLAUME (Nicolas - Charies) , prince royal, héritier présomptif de la couronne de Prusse, et prince impérial allemand, né le 18 octobre 1831, après avoir passé par différents grades dans l'armée prussienne, lut nommé lieutenant-général en 1860, suivant les traditions de la dynastie. Il fit, en cette qualité, la campagne de Danemarck en 1864, dans l'état-major du feidmarécnal Wrangel, fut nommé général d'infanterie en 1866, et prit part à la campagne qui aboutit à Sadovra, comme commandant de la 2* armée dite armée de TOder. Lors de la guerre francoprussienne (juillet 1^71)). il fut misa la tête de la 3' armée, dans laquelle furent incorporés les corps bavarois. Parti de Spire, et se dirigeant sur la Lauter et Landau, il livra, h. Wissem bourg, un premier combat» dans lequel le général AUel Douay mourut héroïquement (4 août), et remporta peu après, sur le maréchal de Mac-Mahon, la brillante victoire de Wœrih ou Raichshoiïen (6 août). Il avait pu engngor 75000 Alleniands contre les 85000 hommes de l'armée française, et s'était emparé de 36 bouches à feu, 2 (îrapeaux et 4000 prisonniers. Après avoir fait investir Strasbourg

par les corps Badois et Wurlembergeois, sous le commandement du général de Werder, le prince royal sortit de TAlsace et traversa les Vosges pour sc'rallier à Taile gauche du prince Frédéric^cfharles ; mais, apprenant la retraite des généraux de Mac-Mahon et de Failly vers le sud, il se dirigea sur Nancy, et occupa successivement Vitry-le-Français, Châlons et Ëperoay. Pendant ce temps, le maréchal Mac-Mahon, dont l'armée avait été reformée, se dérobait et quittait la vallée de la Marne pour marcher sur Metz. A cette nouvelle, Frédéric-Guillaume opéra une immense conversion à droite, et, malgré les quatre jours d'avance que Mac-Mahon avait sur lui , l'atteignit sous les murs de Sedan, et lui fit subir, appuyé par Tarmée du prince ropl de Saxe, un désastre sans précédent dans Thistoire (!•' septembre). Le maréchal avait été blessé au début de la bataille. A quatre heures du soir, TEmpereur Napoléon III fit hisser le drapeau blanc sur les murs de Sedan, et capitula avec 83000 hommes, dont 4000 officiers, livrant en outre 400 pièces de campagne et 10000 chevaux. L'armée allemande avait fait, pendant la bataille, près de 25000 prisonniers. Immédiatement après celte victoire, qui détermina la révolution du 4 septembre et la proclamation de la République en France, la 3* et la 4* armée allemandes se dirigèrent sur Paris. Le prince de Prusse investit la rive gauche et le prince de Saxe la rive droite. On connaît les péripéties de ce siège znémorable, dont les principaux épisodes furent les combats de Châtillon, des Hautes-Bruyères, de Bagneux, du Bourget, et les batailles de Champigny et de Montretout. Le 26 janvier 1871, Paris capitula faute de vivres, après un bombardement, dont l'effet matériel fut médiocre, eu égard à Tétendue de la ville, et Timpression morale, à peu près nulle. Le prince Frédéric-Guillaume avait été nommé, au commencement du mois de novembre, en môme temps que son cousin le prince Frédéric- Charles, feld-maréchal de Prusse, titre qui n'avait jamais été porté par les princes cle sa maison.

Il a épousé, le 25 janvier 1858, la princesse Victoria, fille aînée de la Reine d'Angleterre, princesse royale de Grande-Bretagne et d'friande, duchesse de Saxe, née le 21 novembre 1840. (Voy. Prusse).

FREYCINET (Charies de), ingénieur français, né en 1829, entra à l'école polytechnique, et en sortit dans les premiers numéros, comme ingénieur des milles. Il était ingénieur en chef au moment où éclata la guerre franco-prussienne. Après la révolution du 4 septembre 1870, et l'arrivée en province de M. GambetLa, il devint chef du cabinet militaire du ministre de la guerre, et passa pour avoir inventé, ou étudié dans leur application, les différents plans dont l'exécution fut tentée par les armées cle province. Aux élections complémentaires du 2 juillet 1871, M. de Preycinet posa, sans succès, sa candidature à l'Assemblée nationale.

Il a publié la Guerre en province pendant le siège de Paris (1871 , in -8'). ouvrage important, dédié à M. Gambetta « au grand patriote qui avait été Tàme de la Défense, » et qui provoqua d'assez nombreuses rectifications, notamment de la part du général d'Aurelle de Paladines.

FROSSARD * (Charles-Auguste).— Le 7 octobre 1869, les lettres patentes, qui désignaient les membres du futur conseil de régence, renfermaient une disposition finale ainsi conçue, qui indiquait en quelle confiance il était tenu par Napoléon III ; « Adéfautdelarégencede l'impératrice. lagardedu prince impérial, ou pour mieux dire de l* Empereur mineur, est confiée à M. le général Frossard. » Au

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momeot de la déclaration de guerre à la Prusse (fia juillet 1870), iL commaodait le camp de Châ- •ions, et fut mis à la tête du 2* corps d'armée, qui, quelques iours après, à Sarrebruck, obtint^ en présence du prince impérial, un léger avantage sur les troupes du prince héritier. M. Prossard fit un long rapport sur ce combat, dans lequel un détachement de 1500 Prussiens s*était trouvé en présence d'un corps d'armée français. Le 6 août suivant, le général Frossard fut complètement battu à Forbach, faute d'avoir su s'éclairer. Son

commandement lui fut d'abord retiré, puis rendu. Sous les ordres du maréchal Bazaiae, il prit part aux combats de Gravel Otto et de Saint- Privât, autour de Metz, et fit partie du conseil de guerre qui dé> cida la capitulation. Interné en Allemagne, il revint en France après la paix, et fiit appelé devant le conseil d'enquête chargé de juger les capi» tulations (décembre 1871). ,

M. Frossard a publié récemment : Rapport sur les opérations du 2* corps d* armée ^ pendant la campagne de 1870. (1872, in-8°).

GAILLARD (Léopold de), publiciste français, né à Bollène (Yaucluse), en 1820, fit son droit à Toulouse et se fit inscrire au barreau de cette ville. Il essaya aussi du journalisme et entra à la Gazette du Languedoc, où il eut pour collaborateur M. Depeyre, nommé représentant en 1871. Après la révolution de 1848, M. Léopold de Gaillard fonda la Liberté^ feuille catholique publiée à Avignon avec le concours de l'infortuné Raousset-Boulbon. A la suite du coup d'Ëtat, contre lequel il avait protesté, il vint à Paris et entra à V Assemblée nationale , jouvnsX légitimiste supprimé peu après. Fixé à Lyoa par son mariage, il y prit la direction de la Gazette de Lyon, journal religieux supprimé aussi par décret. Son nom devenant dangereux pour les feuilles publiques auxquelles il l'attachait, il renonça momentanément au journalisme, s'occupa de travaux de longue haleine et, en 1863, se présenta sans succès, dans le midi, comme candidat de l'opposition. Devenu le chroniqueur politique et le principal rédacteur du Correspondant, il posa de nouveau sa candidature, en 1869, et échoua encore une fois. Lors de l'élection du conseil d'Ëtat réoi^anisé, par l'Assemblée national a, il fut nommé, dans la séance du 26 juillet 1872, au ouatrième tour de scrutin, conseiller d'Ëtat, le aemier sur vingt-deux, par 272 voix sur 540 votants. M. de Gaillard, qu'une étroite amitié liait à M. de Montalembert, a été chargé de la publication de ses œuvres posthumes.

On a de M. Léopold de Gaillard: Bon sens, Situation, les Socialistes, les Montagnards, la Terreur, Conseils aux modérés (Angnon, 1849.

in-8*) ; Lettres politiques sur la Suisse, dédiées a M. de Montalembert ^ Genève, 1852.,in-8*) ; Questions italiennes, voyage, histoire, politique (1860, in-18); ï Expédition de Rome en 1849, avec pièces justificatives et documents inédits (1861, iri-8^); Nicolca Bergasse (1862, br. in-8*); Les ea^idatures ef^cUUes autrefois et aujour^ d'hui; Adresse au Corps lé^islaHf de 1864 (1864, br. in-8^) .

GAMBETTA* (Léon). — Dès aue sa santé lui permit de rentrer au Coq» Législatif, il y maintint son caractère de député de l'opposition irréconciliable. On remarqua plusieurs de ses discours, notamment celui par lequel il protesta contre l'arrestation de son collègue Henri de Rochefort (7 février 1870), et surtoat celui qu'il prononça contre le plébiscite dans lequel il voyait la négation même de toute constitution (5 avril). Sans s'être montré aussi opposé à la guerre contre la Prusse que plusieurs de ses collègues* de l'opposition, il refusa de chercher dans les embarras créés aa gonvememeot par dos preaiers désastres, une occasion favorable aux tentatives révolutionnaires, et repoussa notamment les avances des chefo de l'Internationale, en vne d'un mouTement popu-

laire. Mais, lorsque la catastrophe de Sedan amena la chute complète de la dynastie et des institutions impériales, sa place était marquée parmi les promoteurs de la Republique. M. Gambetta, proclamé, le 4 septembre, membre du gouvernement provisoire de la Défense nationale, fut nommé, le lendemain, ministre de l'intérieur. Trois jours après, il publiait avec ses collègues le manifeste qui convoquait les collèges électoraux pour le 18 octobre, afin de nommer une Assemblée constituante, et il signait, comme ministre, le décret de convocation. Le 16 septembre, un nouveau décret avançait les élections de la Constituante et les fixait au 2 octobre; il ordonnait en outre le renouvellement des conseils municipaux. La ville de Paris était appelée à élire son conseil municipal, comme toutes les autres communes. La rapidité de l'investissement de Paris et la marche victorieuse des ennemis à travers plusieurs départements déterminèrent le gouvernement a ajourner les élections à raison des obstacles matériels et moraux qu'elles devaient rencontrer.

L'organisation de la défense nationale dans les provinces ne paraissant pas suffisamment garantie par la délégation du gouvernement envoyée à Tours avant le siège, un décret du 7 octobre adjoignit à cette délép^ation M. Gambetta, qui devait « se rendre sins délai à son poste. » 11 s'y rendit en effet par ballon, non sans dangers, et maniua son arrivée par des proclamations dont le langage patriotique produisait dans les départements une impression profonde et par un déploiement d'activité s'appliquant à tous les Sirvices de la défense nationale. Ne reculant pas devant une responsabilité universelle, il réunit en ses mains les trois ministères de l'intérieur, de la guerre et des finances. Homme de parole et de mouvement, il se môle à tout, à l'administration publique, à l'organisation des armées, aux combinaisons .stratégiques du cabinet, aux opérations sur le champ de bataille. Ce que nous avions de chemins de fer encore libres le portait tour à tour à Orléans, à Lille, à Lyon, partout où il y avait des plans à concerter, des courages incertains à raffermir ou des désordres à apaiser. Rentré au siège de la délégation, soit à Tours, soit à partir du 7 décembre à Bordeaux, il était assiégé par des nuées de solliciteurs, ou de personnages apportant leur coopération ou leurs conseils. Résumant en lut tout le gouvernement, c'était à lui seul que revenaient les difficultés inhérentes au désordre des circonstances et les tiraillements inévitables d'un personnel innombrable , et c'est à lui qu'étaient imputées toutes les fautes commises en son nom par un entourage au moins insufiiEant.

Telle fut, pendant près de quatre mois, la situation au milieu de laquelle M. Gambetta soutint par son activité dévorante, une autorité acceptée et obéie. Longtemps le sentiment public, excité par lui, le soutint, et, malgré nos désastres chaque

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jour aggravés, les appréciations sévères sur l'inutilité et l'impuissance de ses impétueux efforts ne se produisirent que vers la fin de celte dictature sans mandat.

Parmi les actes ou les discours qui le signalent, nous nous bornerons à enregistrer le décret appelant les gardes nationales mobilisées et mettant à la charge des départements les dépenses de leur organisation: la proclamation annonçant à la France la readition de Metz et la trahison de Bazaine, occasion d'un nouvel appel à l'énergie nationale (31 octobre h la conclusion, avec des capitalistes anglais, d un emprunt de 250 millions; la dissolution des conseils généraux qui soulève d'universelles protestations; Torgaaisation successive des deux armées de la Loire, sous les généraux d'Âurelle de Paladines et Chanzy, de celle du Nord, confiée d'abord au général Bourbaki, puis au général Faidherbe, enfin^ sous la direction du premier de ces deux généraux, la campagne de 1 Est dont le désastre est précipité par l'armistice. Lorsque ce dénouement du siège de Paris et de la guerre se fut imposé par la famine et par l'épuisement de nos ressources, M. Gambetta ne l'accepta qu'en murmurant, et en le traitant de « coupable légèreté. » 11 modifia le décret qui convoquait les électeurs, en frappant, par un autre décret, d'inéligibilité des catégories de citoyens ayant a divers titres servi l'Empire. Le gouvernement de la Défense nationale ayant annulé cette décision, M. Gamhetta résista au gouvernement de Paris jusqu'à l'arrivée d'un de ses membres, M. Jules Simon, chargé de faire exécuter dans sa plénitude le éécret de convocation. M. Gambetta donna alors sa démission de tous les pouvoirs réunis en sa personne.

Malgré les violentes contradictions d'opinions auxquelles le nom de M. Gambetta était en butte, sa candidature se produisit spontanément dans un grand nombre de départements, aux élections du 8 février. Elle triompha dans dix départements, notamment dans les départements que la France était menacée de perdre. M. Gambetta fut élu par 56 621 voix dans le Bas-Rhin, par 52917 dans le Haut-Rhin , par 57 047 dans la Moselle , par 47 211 dans la Meurthe, par 18 530 dans Seine-ei- Oise, par 62 739 dans les Bouches-du-Rhône, par 12423 à Alger, et par 6 142 à Oran. 11 opta pour le Bas-Rhin, quoique la perte de cette province dût amener sa sortie de l Assemblée nationale. 11 y fut renvoyé, aux élections du 2 juillet, par trois départements, la Seine, le Var et les Bouchesdu-Rhône pour lesquelles il opta.

M. Gambetta se tint assez longtemps à l'écart dans la nouvelle Chambre où l'extrême droite dominait la majorité, et il semblait dédaigner les nombreuses et violentes attaques dont il était l'objet entre ses collègues du 4 septembre. Quand il intervint plus tard dans les débats, ce fut, pour 1 ordinaire, avec une modération qu'on n'attendait pas de sa nature impétueuse, et il soutint, dans diverses circonstances, le gouvernement de M. Thiers qui l'avait cependant atteint plusieurs fois de ses sévérités oratoires. L'ex-dictateur se laissait volontiers représenter, soit dans les luttes électorales, soit dans la presse, comme préparant un parti gouvernemental de la République, qui aurait désormais ses whigs, avec M. Gambetta, comme ses tories avec M. Thiers. Le journal la République française a paru, sous ses auspices, à Paris, le 5 novembre 1871.

GAMBON* (Charles-Ferdinand). — Après l'amnistie, M. Gamnon rentra dans son département et s'y occupa presque exclusivement de travaux agricoles. On sait Tnistoire, rendue fameuse par les plaisanteries de la petite presse, de son refus

de l'impôt, suivi de la saisie de sa ferme et de la vente d'une unique vache devenue légendaire.

Aux élections du 8 février 1871. il fut nommé représentant du département de la Seine à l'Assemblée nationale, le quatorzième sur quarantetrois, par 136 249 voix sur 328970 votants. Il siégea rarement, et le 26 mars, fut nommé membre de la Commune dans le 10* arrondissement par 10734 voix. La nouvelle Assemblée parisienne ayant déclaré les deux mandats incompatibles , il donna, le 5 avril, sa démission de représentant.

Chargé, le 16 avril, de distribuer des armes aux bataillons des citoyennes volontaires, nouvellement créés, adjoint à la commission de la justice le 18 avril, délégué aux prisons le 24 avril, il fut nommé membre du second comité de salut public le 10 mai, et, en cette qualité, signa le aiëcret relatif à la saisie des biens de M. Thiers et à la destruction de son hôtel. Il signa aussi les dernières proclamations, excitant la garde nationale fédérée au massacre et à Tincendie. Il avait voté pour la validation des élections à la majorité absolue des suffrages , quel que fût le nombre des votants, et pour la création du premier comité de salut public, sans motiver son vote.

GANESCO * (Grégory). — Rédacteur en chef du Parlement j organe du tiers-parti qui contribua à l'avènement du cabinet du 2 janvier 1870, il adhéra au nouvel empire libéral, mais se sépara violemment du ministère, lorsque Tinfluence orléaniste y devint prépondérante. Il conseilla alors et défendit Tidée du plébiscite comme moyen de réalisation d'un programme entièrement démocratique. L'entrée au ministère, après la retraite de MM. Buffet et Daru, des chefs du centre droit, trompa ces espérances, et M. Ganesco fut obligé de quitter le Parlement. Entré presque aussitôt à la Liberté, il y publia des lettres signées : « le Spectateur, > qui obtinrent un succès considérable. Au moment de l'investissement dQ Paris (15 septembre), il partit pour Tours, où M. Détroyat transportait la Liberté, puis pour Bordeaux, oii, pendant quatre mois, il rédigea seul l'ancien journal de M. de Girardin. Il a signé la protestation des journalistes, à l'occasion du décret de M. Gambetta qui restreignait les capacités électorales. Dévoué à la politique du nouveau chef du pouvoir exécutif, M. Ganesco a fondé, au commencement de 1872, un journal à un sou, le Républicain, qui est devenu populaire.

GARIBALDI * (Joseph). — Ses attaques contre les derniers actes de l'empereur Napoléon III avaient eu en Europe quelque retentissement; il faut noter sa lettre à l'armée française à l'occasion du plébiscite. Quelques manifestes parurent aussi sous son nom contre le gouvernement temporel du pape, encore debout. AussitôtTjue la révolution du 4 septembre 1870 fut accomplie, Garibaldi offrit ses services au gouvernement de la Défense nationale et déclara hautement que le parti de la révolution devait se mettre partout en devoir de secourir la République française. S'échappant de Caprera, il débarqua à Marseille où il lui lut fait, par ordre de la délégation de Tours, une réception solennelle (7 octobre). Deux jours après, il arrivait à Tours où le gouvernement le recevait aussi chaleureusement, l.ui donnait le titre de général français et l'investissait du commandement des francs-tireurs et des troupes irrégulières sur la ligne de l'Est, particulièrement dans les Vosges. Le 21 octobre, il allait installer son quartier général à Dôle, avec le projet d'inquiéter dans tous ses mouvements l'armée du général de Werder

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