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chargée des opérations allemandes dans cette contrée.
Un assez grand nombre de volontaires italiens, surtout des Génois, accoururent auprès de Garibaldi. Ses troupes, dont il est difficile de préciser les effectifs, atteignirent et purent dépasser le chiffre de 12 000; on dit même qu'elles durent être portées à 20000. Divisées en quatre brigades, elles étaient sous les ordres de ses deux fils. Menotti et Ricciotti, du général polonais Bosaic et du général Delpech ; elles avaient pour chef d'étatmajor, Bordone. La situation faite à Garibaldi, acceptée par quelques officiers de nomination récente comme M. Cremer, excita un vif mécontentement chez d'anciens chef», comme le général Cambriels, qui offrirent même leur démission, et que M. Gambetta eut beaucoup de peine à ramener à des sentiments plus conciliants. D'autre part, la seule réputation de Garibaldi et quelquesuns des actes qu'on lui attribuait provoquaient, de la part de la presse cléricale, de nombreuses protestations.
Les engagements des Garibaldiens avec les différents corps allemands furent nombreux, pendant deux mois, et ils se résument souvent dans des avantages de détail, sans grande portée militaire. Us ont pour théâtres, Chfttillon (19 novembre), Autun, Beaune (26 novembre) et surtout Dijon
?[ue Garibaldi occupe le 6 janvier 1871, qu'il déend avec un grand succès contre les Prussiens le 21-23 janvier, et qu'il évacue, le l" février, par suite de l'armistice. La journée du 22 eut particulièrement le caractère d'une victoire; l'ennemi dut abandonner ses fortes positions des environs et le 61* régiment piussien, presque entièrement détruit par la brigaxie Menotti, sévit arracher son drapeau. 11 est difUcile de savoir si ces succès réels étaient chèrement payés , comme on Ta prétendu, par la réussite des opérations militaires que le général de Werder aurait dissimulées à la faveur de fausses attaques.
Pendant Farmistice le général Garibaldi fut assez populaire en France pour être élu représentant a l'Asseaiblée nationale par quatre départements : la Seine, où il obtint 200065 voix, la Côte-d'or, les Alpes- Maritimes., et Alger, sans compter un assez grand nombre de voix dans diverses parties de la France. Mal accueilli par la majorité de l'Assemblée, le général donna sa démission dès le 13 février, par une lettre qu'il voulut expliquer à la tribune; l'opposition qu'il rencontra fut le signal du plus violent tumulte dans la salle , et de manifestations enthousiastes dans les tribunes qu'on dut faire évacuer. Le même jour, il avait adressé sa démission de commandant de l'armée des Vosges, au gouvernement qui lui avait répondu par des témoignages de reconnaissance et de regrets. Rentré en Italie, le général s'est, à plusieurs reprises, associé par des lettres ou des manifestes, a la propagande révolutionnaire, témoignant spécialement de sa haine contre le clergé et cherchant à disculper, dans ses principes sinon dans ses actes, la société de l'Internationale.
Au commencement de 1 87 0^ Garibaldi a fait paraître quelques œuvresd'imagmation, entre autres, dans le journal la Chchey le roman, la Domination du moine,
GARNIER*(Marie-Joseph-François, dit Francis). — Au moment où éclatait la guerre franco-prussienne (juillet 1870), il fut nommé au commandement d'une canonnière, qu'il quitta pour devenir le chef d'état-major de l'amiral commandant le huitième secteur de l'enceinte de Paris ( Montrouge), un des plus exposés au bombardement.
Le 25 janvier 1871, il crut devoir protester contre
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une capitulation qui livrait «intacts» à l'ennemi nos forts et notre matériel de guerre. Celte initiative lui valut Tapprobation d'une partie de la presse, et l'offre spontanée d'une candidature à l'Assemblée nationale. Aux élections du 8 février suivant, il réunit, sans être élu, 27 362 voix sur 328970 votants.
Aux récompenses scientifiques, déjà citées, accordées à M. Francis Garnier, pour son voyage en Indo- Chine, il faut ajouter la grande médaille d'or de la reine Victoria (Patron's médal), déceri>ée par la société de géographie de Londres, au mois de mai 1870, et la grande médaille d'honneur, que le premier congrès géographique international, réuni à Anvers au mois d'août 1871, partagea entre le docteur Livingstone et lui.
Il a été promu officier de la Légion d'honneur le 26 janvier 1872.
M. F.Garnier a publié récemment : le Siège de PariSy journal d'un officier de marine attaché au *** Secteur (1871, in-18''), qui avait d'abord paru en feuilleton dans le Temps ; et Chronique royale du Camhodje, dans le Journal de la Société asiatique, 11 a donné également à la presse périodique un grand nombre d'articles sur l'économie politique, la géographie et l'histoire de l'Asie.
GARNIER-PAGÈS * (Louis-Antoine). — Au moment de la révolution du 4 septembre 1870, M. Garnier-Pagès fit partie du gouvernement de défense nationale proclamé à THÔtel-de- Ville, qui comprenait l'ensemble de la députation de I^ris. 11 joua un rôle assez effacé pendant toute la durée du siège, se bornant à signer les décrets du gouvernement. Les journaux ont cependant cité sa courageuse attitude pendant la nuit du 31 octobre, lors de la tentative insurrectionnelle qui faillit livrer Paris à l'anarchie et aux Prussiens. Après la signature de l'armistice, le désaccord profond, manifesté entre la délégation de Bordeaux et le gouvernement central, qu'avait accentué la dernière proclamation de M. Gambetta, nécessita l'envoi en province de plusieurs membres du gouvernement de Paris. M. Garnier- Pages fut chargé , avec MM. Pelletan et Em. Arago, de sauvegarder le
ftrincipe d'autorité, tout en faisant triompher 'esprit de conciliation. Il arriva à Bordeaux, le 6 féviier 1871, porteur d'un décret qui lui donnait, ainsi qu'à ses collègues, les pouvoirs les plus étendus. Aux élections du 8 février, il ne fut élu dans aucun département, et, renonçant momentanément à la vie politique, afin de soigner une santé délabrée, il alla se fixer à Cannes. Au mois de janvier 1872, il a refusé la candidature dans le département de l'Eure.
GASSELIN* [nE Prbsnât| (Augustin-André).
— Aux élections du 8 février 1871, il aété nommé représentant de la Sarthe à l'Assemblée nationale, le deuxième sur neuf, par 54995 voix.
Il a pris place à droite, et a voté pour les çréliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, la validation de rélection des princes, la loi départementale, le pouvoir constituant, les propositions Rivet et Ravinel, et le traité douanier; contre le gouvernement dans la question du pouvoir temporel; contre la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce, et le retour de l'Assemblée à Paris.
GATIEN-ARNOULT * (Adolphe-Félix). — Aux élections du 8 février 1871, il a été nommé repré^^ sentant de la Haute-Garonne à l'Assemblée nationale, le premier sur dix, par 80000 voix.
Il a pris place à gauche, et a voté pour les préliminaires ne paix. la proposition Rivet et le ro«