‹ Dictionnaire universel des contemporainsChapitre 56 sur 122 · GENT · texte numérisé non relu

GENT

tour de TAssemblée à Paris ; pour le gouTernement dans la question du pouvoir temporel; contre l'abrogation des lois d'exil, le pouvoir constituant, la proposition Feray (matières premières), et le maintien des traités de commerce. Il s'est abstenu sur la proposition Cazenove de Pradines^ et sur la loi départementale.

GAYARDIE (Henri -Edmond -Pierre Dufaur de), représentant français, fié à Rennes, le 2 décembre 1823, et fils d'un officier snpérieur, fit ses études au Prytanée de La Flèche, où il obtint, en 1842, le prix d'honneur fondé par le duc d^Orléans. Il abandonna la carrière militaire pour entrer dans la magistrature, comme substitut du procureur de la Républiaue, à Orthez le 21 août 1852. Successivement substitut du procureur impérial à Mont-de-Marsan en 1853, procureur impérial à Dax en 1855, et à Pau en 1858, il devint substitut du procureur général, à la cour de cette dernière ville, le 1" décembre 1860. Tombé en disgrâce pour des causes demeurées inconnues, il fut nommé, le 20 janvier 1864, à Montron, procureur impérial de sixième classe . 11 n'accepta pas et fut remplacé un mois après. Rentré dans la magistrature comme procureur impérial à Saint-Sever en 1866, il fut révoqué le 26 décembre 1870, et sollicita vainement sa réintégration par l'intermédiaire de son ami M. de Freycinet. Aux élections du 8 février 1871, il a été nommé représentant du département des Landes à l'Assembiée nationale, le troisième sur six, par 30119 voix sur 54902 votants, et a souvent soutenu à la tribune les idées monarchiques et cléricales.

Il a pris place à droite et a voté pour les préliminaires de paix, la loi municipale, la proposition Cazenove, Tabrogation des lois d'exil, la validation de IVlection de§ princes^ la dissolution des gardes nationales, le pouvoir constituant, les propositions Rivet et Ravinel ; contre le gouvernement dans la question du pouvoir temporel.

M. de Gavardie a publié différents travaux de politique et de jurisprudence.

GAVINI (Denis), avocat, administrateur et représentant français, né en 1819, à Bastia, se fit inscrire su barre;: u de cette ville, où il plaida jusqu'en 1848. Élu membre de l'Assemblée constituante, il sipgea à gauche et fut envoyé par le£ électeurs à TAssemblée législative. U se rallia à la politique du président de la République, et remplit, après le 'i décembre, diverses fonctions importantes. Successivement conseiller d'Etat, préfet du Lot. de l'Hérault, et enfin des Alpes-Maritimes, il aonna sa démission après la révolution du 4 septembre 1870.

Aux élections du 8 février 1871 , il a été nommé représentant de la Corse à l'Assemblée nationale, le premier sur cinq, et a publié à cette occasion une profession de foi dans laquelle il protestait de sa fidélité à l'empire, et prenait l'engagement de demander Tappel au peuple sur le maintien de la dynastie impériale.

Il a voté pour les préliminaires de paix, l'abro-

Sation des lois d'exil, la v;(lidation de Télection es princes, la proposition Ravinel, la proposition Feray (matières premières), et le maintien des traites de commerce ; contre le gouvernement dans la question du pouvoir temporel; contre la déchéance de l'empereur, le pouvoir coustituant, la proposition Rivet et le retour de l'Assemblée à Paris.

Lors du renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871, il a été élu conseiller général du département de la Corse pour le canton de Bastia-Terra-Nova.

GENT (Alphonse) , avocat et représentant franais,né à Roquemaure (Gard), le 27 octobre 1813, t son droit a Paris et à Aix, s'inscrivit d'abord au barreau de Nîmes, puis à. celui d'Avignon. Appartenant au parti démocratique, il fut nommé le 25 février 1848 prési!lent du Comité central républicain du département de Vaucluse, puis maire d'Avignon et enfin commissaire du gouvernement provisoire. Au mois de mai, il fut élu représentant à la Constituante, en remplacement de M. Agricol Perdicruier qui avait opté pour la Seine ; son élection fut annulée, mais il fut réélu en septembre. U eut alors un duel avec M. de Raousset-Boulbon et un autre avec M. Léo de la Borde ; blessé par ce dernier, il ne put siéger à TAssemblée qu^au mois de décembre. Il prit place sur les bancs de la Montagne. Au mois de mai 1849, il échoua aux élections pour la législative, avec 29 000 voix environ sur 62 0(X) votants.

Appelé à Lyon en novembre 1849, pour plaider diverses affaires de complot devant le conseil de guerre, M. Cent s'occupa d'orcraniser dans les départements voisins la résistance aux projets de coup d'Etat, déjà attribués au président, et fut arrêté lui-même sous l'accusation de complot, traduit devant un conseil de guerre, et, après un an de détention préventive, condamné, le 28 août 1851 , à la cléportation. Le 21 décembre suivant', il fut embarqué à Brest et conduit à Noukahiva, où, maigre la loi qui organisait la peine de la déportation, il fut tenu enfermé dans un fort. Cet emprisonnement, que Mme Gent voulut partager, dura jusqu'en novembre 1854, époque où l'on abandonna Noukahiva comme lieu de déportation. La peine de M. Gent fut alors commuée en vingt ans de bannissement; il fut conduit au Chili, et s'établit comme avocat à Vaiparaiso. En 1861, il revint en Europe, et après avoir résidé en Italie, alla, en 1863, se fixer à Madrid, où il devint correspondant des journaux le Siècle et le Temps. Aux élections générales de mai 1869, il se porta comme candidat de l'opposition démocratique dans le département de Vaucluse, où il n'échoua qu'au second tour de scrutin, avec 15 506 voix sur 33324 votants, contre 17 542 voix obtenues par M. Millet, candidat ofticiel. Au mois de novembre de la même année, il fut, dans les élections partielles de Paris, l'un des candidats irréconciliables de la 8' circonscription, et obtint, à côté de M. Emmanuel Arago, qui fut nommé, une minorité de 5230 voix sur 32823 votants.

Après la révolution du 4 septembre 1870, à la suite des abus de pouvoir de M. Esquiros à Marseille*, et sur son refus de quitter un poste que M. Delpech, son successeur nommé, ne put parvenir à occuper, M. Gent fut désigne par M. Gambetta dans les premiers jours de novembre comme préfet des Bouches-du-Rhône. Il revenait d'accomplir en Algérie une mission spéciale au nom du ministre de l'intérieur et de la guerre. Sa proclamation conciliante fut bien accueillie par la population de Marseille, et, jusqu'au moment de la capitulation de Paris, l'ordre régna dans le département. En recevant la dépêche officielle de ce désastre, M. Gent donna sa démission et déclara qu'il allait, malgré son âge, servir sous les ordres de Garibaldi, « le général qui nereconnaisi^ait pas l'armistice. > La rapidité des événements rempêcha de mettre son dessein à exécution. Aux élections du 8 février 1871, il fut nommé représentant de Vaucluse à l'Assemblée nationale, et donna sa démission peu de temps après, ainsi que tous ses collègues, l'élection ayant donné lieu à d'assez nombreuses protestations. Au scrutin complémentaire du 2 juillet , il fut réélu, le quatrième sur cinq, par 34 002

GERE

GÉVE

▼oiXy 6n même temps que toute Tanoieime liste démocratique.

11 a pris place à Textrème gauche, et a voté pour le gouvernement dans la question du pouvoir temporel ; pour le traité douanier, la proposition Feray (matières premières), le maintien dÎBs traités de commerce, et le retour de TÀssemhlée à Paris; contre les préliminaires de paix, la loi départementale, la disFolution des gardes nationales, le pouvoir constituant, et les propositions Rivet et RavineL

GÉHABDIN (Charles), membre de la Commune de Paria, né vers 1845, exerça d'abord la profession de comptable, puis celle de commis- voyageur pour le compte d'une maison allemande.

fieau-frère de Bi« A. Dupont, le condamné du prooès de Ilois. il fut initié par lui aux doctrines socialistes, devint un orateur écouté des clubs après la révolution du 4 septembre 1870, commanda, pendant le siège, le 257* bataillon de la garde nationale , et se mêla au mouvement politique du 18 mars 1871. £lu membre de la Cornai une aux élections du 26, dans le 17* arrondissement, par 6142 voix sur 11394 votants, il fut délégué à la commission de sûreté générale, et à la commission des relations extérieures le 30 mars. Il vota pour la validation des élections à la majorité absolue des suffrages, quel c^ue fût le nombre des votaBta, et fit partie, le 2 mai, du premier comité de salut public , en faveur auquel il s^était prononcé « pour obéir au mandat impératif. »

Jl. Cb. Gérardin, qui s'était toujour*^ signalé, ihix séances de la Commune, par la violence de ses motions, acquit la confiance de la majorité. Il en

Srofita pour faire nommer M. Rosi^el commandant e la 1 7* Jégion et chef d'état-major de M. Cluseret, qu'il remplaça ppu après comme délégué à la

et le suivit dans sa fuite. Arrêté quelque temps

a.près rentrée des troupes dans Paris, il a été condamné à la déportation .simple, par le 16* conseil de guerre, le 28 janvier 1872.

GfiRARDIN (François-Eugène), membre de la Oommuae de Paris, né vers 1830, d'une famille d'ouvriers, était inconnu avant le 26 mars 1871, époque à laquelle il fut nommé membre de la Commune , dans le 4* arrondissement , par 8154 voix. Délégué à la commission de travail et d'échange le 30 mars, et à l'administration du 4* arrondissement le 9 avril, il prit rarement part aux discussions de la Commune, si ce n'est pour rappeler l'assemblée aux idées d'humanité et de modération. Il s'abstint sut la question de la validation des élections à la majorité absolue des suffrages, vota c(mtre la création du comité de salut public, en motivant énergiquement son vote, et eigna la protestation de la minorité, rédigée par M. Ch. Beslay. Dans la séance orageuse qui suivit l'explosion de la cartoucherie Rapp, M. Eugène Gôrardin demanda que le décret, qui ««cordait des secours aux familles frappées par ce malheureux événement, ne distinguât point entre les défenseurs de la Commune, les indifférents ou les adversaires. Il fut, à cette occasion, vivement attaqué par BIM. Amouroux et I.edroit, ses collègues.

GEBESME (Jean-Bapti^ts Hubskt dit), membre de la Commune de Paris, né vers 1834, à Damery (Marne) , exerçait la profession de corsetier, lorsque les événements du 4 septembre 1870 le poussèrent à fréquenter les léunions publiques, où il se ât remarquer par des motions

ultra-iévolutionnaires. Il était membre du comité central de la garde nationale au moment de Finsurrection du 18 mars 1871, et signa les affiches et proclamations de ce pouvoir fédératif. Elu membre de la Commune an scrutin du 26 mars , dans le 12* arrondissement , pv 2194 voix sur 11329 votants, il figura dans la nouvelle commission militaire le 16 mai, vota contre la validation des élections à la majorité absolue des suffrages, mais se prononça en ces termes, en faveur de la création d'un corn/, de salut public : « Je vote pour, parce oue le mot salut public a été et sera toujours ae circonstance. » Arrêté peu de temps aorès l'entrée des troupes régulières à Paris et conduit à Versailles, il a été traduit devant le 3* conseil de guerre et condamné, au mois de .janvier 1872, aux travaux forcés à perpétuité.

GERMAIN (A....), représentant français, gendre de M. Vuitry, ancien ministre présidant le conseil d'fîtat, a'i^té directeur du Crédit lyonnais. Il fut élu en 1869, comme candidat gouvernemental libéral, député de la 3* circonscription de l'Ain, par 179S9 Toix sur 30805 vo'ants, contre 10242 voix obtenues par M. Bodin, candidat officiel. Aux élections du 8 février 1871, il a été nommé représentant de l'Ain à l'Assemblée nationale, le troisième sur sept, par 58 109 voix sur 65 823 votants.

Il a pris place au centre gauche, s^est fait inscrire en même temps à la réunion Saint-Varc Girardin, et a voté pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, lar validation de Féleclion des princes, le pouvoir constituant, la pnvpoâtion Rivet, la proposition Feray (matières premières), et le retour de l'Assemblée à Paris; pour le gouvernement dans la question du pouvoir temporel. Il s'est abstenu lors du vote sur la proposition Ravinel et sur le traité douanier.

Au renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871, il a été élu conseiller général du département de l'Ain, pour le canton de GhlUi^ lon-sur-Chalaronne.

GERMONIÊRE* (Louis-Hippolyte). —Aux élections du 8 février 1871, il a été nommé représentant de la Hanche à l'Assemblée nationale, le sixième sur onze, par 60937 voix.

loi départementale, le pouvoir constituant, la proposition Rivet et le retour de l'Assemblée à Pans ; contre le gouvernement dans la question du pouvoir temporel; contre la proposition Ravine!, la proposition Feray (matières premières), et le maintien des traités de commerce.

GfiVELOT (N....), industriel et représentant français, né en 1826, conseiller général de l'Orne, pour le canton de Messei, Tut élu en 1869. en qualité de candidat indépendanti au second tour de scrutin, député de la 3* circonscription de l'Orne, par 17 812 voix sur 29 923 votants, contre 12 078 voix obtenues par le marquis de Torcy, candidat officiel qui avait eu la majorité relative au premier tour. Directeur d'une célèbre manufacture de cartouches et de capsules, il fut nommé, pendant le siège de Paris, président de la commission d'armement au ministère des travaux

Î oublies, et membre du comité scientifique de déense. Aux élections du 8 février 1871, il a été nommé représentant de l'Orne à l'Assemblée nationale, le troisième sur huit, par 56535 voix.

Il a pris place au centre gauche, et a voté pour les préliminaires de paix, la proposition Rivet,

Page 1