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GIRA

GLÂD

la proposition Feray (matières premières), et le retour de rAssemblée à Paris; pour le gouyeroement dans la question du pouvoir temporel; contre la loi départementale, le pouvoir constituant, la proposition Rayinel et le maintien des traités de commerce.

Lors du renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871, il a été élu conseiller général du département de l'Orne, pour le canton de Messei.

H. Gévelot a été nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1861.

GILLON (Paulin). — Aux élections du 8 février 1871 , li a été nommé représentant de la Meuse à l'Assemblée nationale, le dernier sur six, par 16382 voix sur 40190 votants.

11 a pris place à droite, et a voté pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, la loi départementale, le pouvoir constituant, la proposition Ravinel et le traité douanier; contre le gouvernement dans la question du pouvoir temporel; contre la proposition Rivet, la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce et le retour de TAssemblée à Paris.

GIRARBIN (Emile ns) ''. — Après Tavénement du ministère du 2 janvier 1870, et l'évolution libérale de l'Empire, il accepta de prendre part aux travaux de la commission d'enquête sur l'organisation administrative de la ville de Paris, fit partie du syndicat de la presse, chaigé de détendre devant ime commission législative la réforme de l'impôt du timbre, et, prenant ardemment part aux polémiques quotidiennes, soutint tour à tour l'opportunité du plébiscite, et, comme conséquence, l'abrogation des lois d'exil. Un décret non publié, contre-signe Emile OUivier en date du 27 juillet, et retrouvé dans les papiers des Tuileries, après la révolution du 4 septembre^ élevait M. de Girardin à la dignité de sénateur, en considération c des services qu'il avait rendus comme publiciste. » A la même époque le fougueux polémiste renonçait momentanément au journalisme, et vendait la Liberté à M. Détroyat, son neveu par alliance, au prix d'un million. Cependant, l'irritation produite en France par la candidature HoheozoUem le rejeta dans la lutte. Partisan de la guerre, parce qu'il « ne pouvait supposer qu'après avoir dépensé pendant vingt ans plus de sept milliards pour l'armée, la France n'aurait au moment de la lutte ni fusils ni soldats, » il répéta, lors des premiers désastres, le fameux cri dé ■ confiance » qu'il avait poussé le 25 février 1848, et proposa le dédoublement du ministère de la guerre entre MM. de Palikao et Haussmann. Lors de l'investissement de Paris, il suivit la Liberté en province, exerça une inmience sérieuse sur la presse conservatrice, et publia, le 24 décembre 1870, les Cent jours, résumé des événements, où la dictature de M. Gambetta était sévèrement appréciée. Pendant la période de l'insurrection communale, il fit paraître V Union française, journal quotidien, dans lequel, revenant sur des convictions déjà anciennes, il soutint l'idée de partager la France en quinze groupes fédératifs.

Un procès en désaveu de paternité, intenté à sa seconde femme, la comtesse de Tieffenbach, par M. E. de Girarain, a fait récemment quelque fruit. Le tribunal de r* instance de la Seine donna gain de cause au plaignant et prononça la séparation de corps (26 avril 1872).

Au mois de mai suivant, M. E. de Girardin devint acquéreur du Journal officiel, dont les actionnaires demandaient la liquidation, et en conserva la gérance à M. Wittersheim.

GIRAUD (Louis- Alfred), représentant français, né à Fontenay-le-Gomte (Vendée), le 3 août 1827, se fit recevoir docteur en droit, et sortit le premier de l'Ecole des chartes avec le brevet d'archiviste paléographe. Substitut à Tours, puis procureur impérial à Parthenay, il était, au moment des élections du 8 février 1871, vice-président du tribunal de Biois. Nommé représentant de la Vendée à l'Assemblée nationale^ le sixième sur huit, par 53871 suffrages, il prit la parole dans les discussions importantes, et notamment dans la question du transférement de l'Assemblée à Versailles, et dans la discussion de la loi sur la presse. 11 est l'auteur de la proposition de l'abrogation des lois d'exil.

M. Giraud a pris place à droite , et a voté pour les préliminaires de paix^ la loi municipale, les propositions Vitet et Ravinel, le traité douanier; contre le gouvernement dans la question du pou^ voir temporel; contre la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce et le retour de l'Assemblée à Paris.

Il a publié : les Vendéennes^ poésies (1850, in-i8) ; Eléments du droit municipal, résumé d'un cours professé dans une Ecole normale (1871, in-l8), et de nombreux articles de littérature et de jurisprudence dans difiérents recueils. Il a été nommé officier d'Académie.

GLADSTONE *( WilliamEwart) .—A la fin de l'annce 1869, une agitation considérable se produisit dans les centres commerciaux anglais, à 1 occasion des déclarations faites au Corps législatif français sur les modifications à apporter au traité de commerce, qui, presque arrivé à son terme, devait être dénoncé ou renouvelé dans l'année, les organes ministériels déclarèrent que le gouvernement était opposé à toute restriction nouvelle à la liberté du . commerce. Cependant les réformes proposées pour l'Irlande suivaient leur cours. M. Gladstone présentait le « bill de tenure » modifiant les conditions de la possession des terres et du fermage en Irlande : mais en même temps, en présence de l'agitation féniane toujours croissante, et de la nomination au Parlement par les électeurs de Tipperary, d'O'Donovan Rossa, l'un des chefs du complot fenian. il demandait à la chambre des Communes l'annulation de l'élection, et le vote de mesures répressives, telles que la substitution des tribunaux ordinaires au jury, pour le jugement des délits résultant delà possession d'armes et de munitions, et des abus de la presse. La loi sur l'instruction primaire suivit de près le « bill de tenure; » elle réservait complètement la question de l'enseignement religieux dans les écoles.

M. Gladstone obtenait aussi la suppression de la confiscation dans la législation pénale anglaise, et proposait un bill d'extradition autorisant le gouvernement à livrer à la justice internationale les criminels de droit commun.

Les progrès accomplis à l'intérieur ne peuvent dissimuler la faiblesse de la politique extérieure du cabinet libéral. Au moment de la guerre entre la Prusse et la France, M. Gladstone fit en effet les plus grands efforts pour désintéresser le sentiment public anglais des conflits européens, et pour faire prévaloir une politique d'absdue neutralité. L'attiiude de lord Granville. alors chef du Foreign office, convainquit bientôt la Prusse et les autres grandes puissances que l'intervention armée de l'Angleterre n'était point à craindre, et que son intervention diplomatique serait facilement éludée. Aussi , après les grands succès de l'armée allemande, le prince Gortschakoff put-il réclamer hautement pour la Russie, sans avoir à craindre un refus, la révision des traités de 1856 sur la neutralité de la mer Noire : l'Angleterre avait abdi-

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