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soulevées par la Russie étant résolues d'avance en sa faveur par son entente secrète avec la Prusse. Lord Granvilie fit alors dans les banquets officiels et dans les meetings, Tapologie de la politique de neutralité à outrance, qu'il avait soutenue dans les conseils du gouvernement, et que l'opinion publique lui reprochait. 11 intervenait en même temps dans la question du Luxembourg, queM.de Bismark voulait occuper militairement, invitait M. Jules Favre à assister à la conférence appelée à réviser le traité de 1856, et traînait en longueur les négociations, afin de donner le temps au ministre français d'obtenir un sauf-conduit de Tarmée allemande (3 janvier 1871). La conférence s'ouvrit le 17 janvier, sous la présidence du chef du Foreign office, qui, malgré son désir d'y faire naître un incident autorisant Tintervention des neutres en faveur de la France, fut obligé d'admettre la prétention de l'Allemagne, d'exclure l'Europe de toute ingérence dans le règlement du différend franco>prussien. Après la capitulation il favorisa l'importation des vivres dans Paris débloqué, et contribua puissamment au ravitaillement de la capitale. C'est aussi à lui qu'est dû l'arrangement amiable de l'afi'aire des navires anglais cnulés à Duclair par les Prussiens. Il défendit le traité de commerce contre les attaques de M. Thiers, et refusa les modifications proposées par le ministère franç-iis, comme destructives du traité tout entier. Lors du règlement de l'indemnité due aux Ëtats-Unis au sujet du corsaire rAlabama, iL subit dans la presse et l'opinion publique le contre-coup de la défaveur qui frappa M. Gladstone, lorsque le gouvernement américain émit la prétention de soumettre même les dommages indirects à l'arbitrage de la Suisse (février 1872). Les négociations engagées aboutirent, le 14 septembre suivant, à une sentence arbitrale coudamnant le gouvernement anglais à payer, en or, aux États-Unis, une indemnité de 77500000 francs.

GREPPO* (Louis). — Maire du 4* arrondissement de Paris, du 15 septembre 1870 au 5 novembre suivant, époque à laquelle il fut remplacé par M. Vautrain, maire élu, il fut acclamé membre du comité de salut public, dans la journée du 31 octobre. Aux élections du 8 février 1871, il a été nommé représentant de la Seine à l'Assemblée nationale, le vingt-quatrième sur quarantetrois, par 101 018 voix sur 328 970 votants.

Apres l'insurrection du 18 mars, il a signé la proclamation des députés de la Seine et des maires de Paris, qui acceptait, pour le 26 mars, les élections municipales décrétées par le comité central.

Il a pris place à Textrême gauche, et a voté contre les préliminaires de paix, Tabrogation des lois d'exil, la loi départementale, la dissolution des gardes nationales, le pouvoir constituant, les propositions Rivet et Ravinel; pour le gouvernement, dans la question du pouvoir temporel; pour la validation de l'élection des princes, le traité douanier, la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce, et le retour de l'Assemblée à Paris.

M. Greppo a publié: Catéchisme social, exposé succinct de la doctrine de la solidarité (1848, Dr. in-8*), et Réponse d'un socialiste à M. le maréchal Bugeaua (1848, br. in-8*).

GRÉVY* (François-Paul-Jules). — Président de la réunion de la rue de la Souroière, qui prit le nom de « gauche fermée, » par opposition à la « gauehe ouverte», imaginée par M.Ernest Picard, il se refusa à tout compromis avec le pouvoir impérial. Il présenta au Corps législatif, le 3 février

1870, un amendement renouvelé de la fameuse proposition des questeurs, qui demandait pour la Chambre le droit de faire sa police et de pourvoir elle-même à sa sûreté. Il provoqua la réforme législative qui autorisait tous les avocats inscrits au barreau de Paris, à prendre part à l'élection du bâtonnier. Au moment où était résolu dans les conseils du gouvernement le plébiscite qui amenala retraite de plusieurs membres du cabinet du 2 janvier, M. Grévy, dans un remarquable discours, montra les dangers d'un sénatus- consul te ainsi confirmé, et les illusions que les résultais du vote pouvaient faire naître (séance du 3 avril). Après la révolution du 4 septembre il n'accepta aucune fonction du nouveau gouvernement. Au moment des élections du 8 février 1871, il adressa à ses compatriotes une proclamation où il résumait ainsi son programme: « La République toujours; la paix, sauf revanche par tous les moyens acceptables. > Elu dans le Jura, le premier sur six, par 52678 voix, et dans les Bouches-du-Rhdne, par 51 164 voix, il obtint dans la Seine, sans être élu. 51 499 suffrages. Il a opté pour le Jura. Lors de la tormation du bureau, il a été nommé président de l'Assemblée^ le 16 février, par 519 voix sur 538 votants, réélu au mois d'août suivant, par 451 voix sur 468 votants, encore réélu le 5 mars 1872, par 494 voix sur 537 votants, et le 15 juin par 459 voix sur 476 votants. Son attitude conciliante, mais ferme, dans les débats orageux dont sa présidence fat le témoin, lui acquit une grande influence dans l'Assemblée, et, après la crise du 19 janvier, il fut question de le choisir comme chef du pouvoir exécutif, si M. Thiers se retirait, ou tout au moins de le nommer vice-président de la République, pour parer à une vacance possible dans le gouvernement.

11 a pris place à gauche, et a voté pour les préliminaires de paix, la proposition "Rivet et le traité douanier. Il s'est abstenu sur la plupart des autres questions.

GRÉVY (Albert) , représentant français, frère du précédent, né en 1823, débuta brillamment en 1850 dans la conférence des jeunes avocats de Paris, puis alla s'inscrire au barreau de Besançon, où il devint bâtonnier de son ordre. Aux élections du 8 février 1871. il fut nommé représentant du Doubs à l'Assemblée nationale, le premier sur six, par 36 910 voix.

Membre influent de la gauche républicaine, il a voté pour les préliminaires de paix, la proposition Rivet, le traité douanier, la proposition Feray (matières premières), et le retour de l'Assemblée à Paris ; pour le gouvernement, dans la question du pouvoir temporel; contre l'abrogation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, la loi départementale, la dissolution des gardes nationales, le pouvoir constituant et la proposition Ravinel.

GROLLIER (Alphonse -Benjamin). — Aux élections du 8 février 1871, il a été nommé représentant de rOrne à l'Assemblée nationale, le quatrième sur huit, par 54038 voix.

Membre des réunions Feray et Saint-Marc Girardin, il a pris place au centre gauche, et a voté pour les préliminaires de paix, la loi municipale, la loi départementale, la proposition Rivet, Je traité douanier, la proposition Feray (matières premières), et le retour de l'Assemblée à Pans; pour le gouvernement, dans la question du pouvoir temporal ; contre la dissolution des gardes nationales, le pouvoir constituant, la proposition Ravinel, et le maintien des traités de commerce.

GROU-iLLE (Victor-François), jurisconsulte

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