GURY
français, né le 15 juillet 1818, se fit recevoir docleur en droit, et acheta, en 1849, une chargée d'avocat au conseil d'État et à la Cour de cassation. Il devint président de l'ordre et cessa d'eiercer en 1871. Lors de l'élection du nouveau Conseil d'£tat par TAssemblée nationale , il fut nommé, au premier tour de scrutin, dans la séance du 22 juillet 1872, conseiller d'État, le second sur vingt-deux, par 573 voix sur 633 votants.
M. Grouaile a été décoré de la Légion d'honneur.
GROnSSET (Paschaî), membre de la Commune de Paris, né en Corse, vers 1845, fils d'un principal de collège de province, étudia la médecine à Paris, puis se jeta dans le journalisme, et débuta dans VEtendard^ feuille ultra -bonapartiste, par des articles scientifiques assez remarqués. Il passa de là au Figaro y où il écrivit des chroniques scientifiques sous le pseudonyme de Docteur Blasùts. et des romans, signés Léopold Virey. Lors de la - fondation de la Marseillaiset M. Grousset suivit la fortune de M. Rochefort. Il collaborait à la même époque à un journal corse, la Rer anche. A la suite d'un violent article du prince Pierre Bona-
Sarte, contrôles rédacteurs de cette feuille, publié ans V Avenir de la Corse et d'une réponse aussi violente de la Revanche et de la Marseillaise y le prince provoaua If. Rochefort, tandis que M. Grousset envoyait de son côté, à M. Pierre Bonaparte, ses témoins, MM. Victor Noir et Ulrich de Fonvielle. Onsesouvient dece drame de la maison d'Auteuil, qui se termina par la mort de Victor Noir, tué d'un coup de revolver par le prince Pierre (9 janvier 1870). M. Paschal Grousset, alors arrêté, fut maintenu an secret pendant deux mois, et comparut « plutôt comme accusé que comme témoin « devant la Haute cour de justice siégeant à Tours. Après l'acquittement du prince, u commença, dans la Marseillaise, une campagne des plus violentes contre l'empire et la dynastie, qui lui valut plusieurs conaamnations, dont une à six mois de prison et 2000 francs d'amende. Après la révolution du 4 septembre, il prit la direction delà Marseilla'se. Un article de M. Cluseret contre le gouvernement de la Défense nationale, inaugura dans ce journal une politique nouvelle, que M. Rochefort désavoua par une lettre rendue publique. M. Grousset suspendit alors sa publication, et s'engagea, ainsi que son frère et MM. Ollivier Pain et Dacosta, comme volontaire dans le 18* bataillon de chasseurs à pied. Quelque temps avant l'insurrection du 18 mars, il fonda la Nouvelle République^ k laquelle succéda, le 2 avril, VAffranchi. q<ji ne vécut lui-même que peu de jours. Délègue aux afl*aires extérieures, le 22 mars, par la comité central, il conserva ce poste ministériel lors de la constitution définitive de la Commune. Élu membre de cette assemblée, dans le \H^ arrondissement, le 26 mars, par 13359 voix sur 17443 votants, il fut nommé membre de la nouvelle commission executive, le 21 avril.
Eu outre d'une correspondance avec te chef des armées allemandes, dans laquelle M. de Fabrice se montra toujours menaçant, et M. Grousset toujours soumis, les faits les plus saillants de l'administration du délégué communal aux afl'aires étrangères, sont: les divers manifestes adressés à la province, pour l'encourager à venir en aide à l'insurrection parisienne, particulièrement, l'invitation aux organisateurs du congrès de Bordeaux, de réunir les délégués des con!»eils municipaux de France au palais du Luxembourg, et la lettre diplomatique adressée, le 5 avril , à tous les représentants des nations étrangères. Cette circulaire « notifiait officiellement la constitution du gouvernement communal de Paris, et exprimait le désir de resserrer les liens fraternels qui unis-
saient le peuple parisien aux autres peuples. » M. Grousset a voté pour ia Tali dation des èlectioQsà la majorité absolue des suffrages, quel que fût le nombre des votants, pour la création du comité de salut public, la destruction de la colonne Vendôme et de la maison de M. Tbiers.
Il tenta de quitter Paris le 3 juin, sous un déguisemenr féminin, se fiant à une jolie figure et à des manières élégantes, qui rayaient toujours distiagué de ses coUègiiies; mais, reconnu par les agents, il fut arrêté et conduit à Versailles. Traduit devant le 3* conseil de guerre,, il a été condamné, le 3 septembre 1871, à la peine de ia déportation dans une enceinte fortifiée, et a éié interné le 24 décembre 1871 au fort Boyard. Embarqué le 13 juin 1872, sur la frégate la Guerrière, il a été déporté k U Nouveile-Galédooie.
GUEIDAIC (Charies-Emile), avocat et représentant firançais, né à Vienne (Isère), le 26 octobre 1830, d'une ancienne famille de robe, qui a fourni un député aux Etats généraux de 1789, fut élu, le 8 février 1871, représentant de l'Isère à l'Assemblée nationale, le dlxi^e sur douxe, par 57293 voix.
princes, la dissdution des gardes nationales, le pouvoir constituant, la proposition Rivet; contre la proposition Feray (matières premières), et le maintien des traités de commerce. Il s'est abstenu dans la question du pouvoir temporel, sur la loi départementale, et la proposition Havinel.
GUETDOX* (Louis-Henri, comte nE>. — Le 2 mai
1870, il était nommé membre du conseil d'anûrau té, en remplacement du vice^amiral Fourichon, appek au commandement de l'escadre d'évolutions. Après la révolution du 4 septembre, M. Fourichon, étant devenu ministre de la marine, partagea la flotte de la mer du Nord en deux escadres, et M. de Gueydon le remfriaçant encore coaime commandant en chef de Tune d'elles, dirigea avec aae remarquable énergie et une constance inébranlable une croisière, qu'une mauvaise saison exceptionnelle, aussi Dien <|ne la pesanteur et les dimensions inaccoutumées des navires employés à ce service, auraient pu rendre désastreuse pour notre flotte. Les défaites successives des armées de province, (^ui n'avaient point laissé' disponible un corps de débarquement, rendirent inutiles les efforts de l'armée navale. M. de Gueydon,Tentré 4 Cherbourg après l'armistice, fut nonuné. le 2 mai
1871, gouverneur civil de l'Algérie, où, en l'absence des troupes d'occupation, avait éclaté une terrible insurrection. A son arrivée il mit en état de siège la plus grande partie des communes de la colonie, et travailla énergiquement à la répression de la révolte. Il avait à lutter à la fois contre la guerre intérieure et le mauvais vouloir des chefs de corps, qui, sentant que le gouvernement militaire, cause périodique des insurrections indigènes, était à jamais perdu dans l'opinion publique, essayaient de créer des conflits entre le ministre de la guerre et le gouverneur civil, et d'entraver l'action de ce dernier. L'énergique modératioa de M. de Gueydon Femporta. Un arrêté du 14 septembre supprima en partie les -bureaux arabes, réorganisa l'administration de la grande Kabylie, et créa des circonscriptions cantonales Soutenu par Tapprobation et le concours d« l'élément civd européen, l'amiral fit triompher ses idées dans les conseils du gouvernement, séjourna à Versailles pendant près d'un mois, pour arrêter les bases de la future constitution de l'Algérie, et revint à son poste au moment des réunions des conseils gô-
GLIL