HAUS
voyait à cette unité qui se manifesta partout et tit accepter après de si grandes victoires de nouyeaux sacrifices pour la réorganisation de l'armée et de la marine nationales. Dans une autre sphère, le gouvernement de l'empereur Guillaume n'a pas craint de lutter contre le mouvement religieux qui avait abouti chez les catholiques à la proclamation de l'infaillibilité du pape^ et^ s'attaguant aux défenseurs nés de la suprématie pontincale) il vient de lancer contre tes Jésuites un décret qui les expulse et les exclut du territoire de l'empire allemand (Ems, 4 juillet 1872).
GCITER * (Théodore). — Aux élections du 8 février 1871, il fut nommé représentant des Pyrénées-Orientales à l'Assemblée nationale, le deuxième sur quatre, par 22562 voix.
Il a pris place k gauche, et a voté contre les préliminaires de paix, la loi municipale, l'abrogation des lois d'exil, la validation de I élection des princes, la loi départementale, la dissolution des gardes nationales, le pouvoir constituant et la proposition Ravinel; pour le gouvernement, dans la question du pouvoir temporel , et pour le traité douanier.
lïAENTJENS* (Alfred-Alphonse) .—Aux élections du 8 février 1871, il a été nommé représentant de la Sarthe à l'Assemblée nationale, le septième sur neuf, par 50467 voix. Dans la séance du 15 février 1872, il déposa une proposition de loi tendant à un emprunt et à une émission de bons du trésor pour le rachat du territoire, qui fut repoussée sur la demande du gouvernement. Il prit l'mitiative d'une proposition d'enquête sur l'msurrection du 18 mars et ses causes.
Il a pris place à droite, et a voté pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, la loi départementale, le pouvoir constituant, les propositions Rivet et Ravinel, la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce,contre la loi municipale, et le retour de l'Assemblée à Paris; contre lé gouvernement, dans la question du pouvoir temporel.
HARCOURT (Bemard-Hippolyte-Marie, comte n'), diplomate français, né en 1821, troisième fils de François-Eugène- Gabriel, duc d'Harcourt, ancien pair de France, fut successivement attaché à l'ambassade de Madrid, en 1839, à la mission de M. Lagrenée en Chine, en 1843, aux légations de Francfort et de Berne, en 1847, puis devint premier secrétaire d'ambassade à Madrid, en 1849, et ministre plénipotentiaire à Bade et à Stuttgard, en 1851. Nommé ambassadeur de France auprès du Saint-Siège, au mois d'avril 1871, il eut à soutenir un rôle difficile en présence de l'antagonisme du Vatican et de la Cour 'taïienne. Lors de la publication du livre de M. Jules Favre: la République française et le Saint-Siégej M. d'Harcourt réclama dés rectifications importantes de rédaction, dont l'origine fut attribuée, par l'auteur, à une erreur de copie. Il se signala aussi à l'attention publique par sa résistance à l'expropriation, par le gouvernement italien, de quelques couvents français de Rome. Un décret au 1" mai 1872 le remplaça auprès du Saint-Siège par M. le comte de Bourgomg, et le nomma ambassadeur à Londres, poste que venait de quitter M. le duc de Broglie. M. d'Harcourt a reçu du pape la grand'croix de Pie IX (10 mai).
HARCOURT (Charles-François-Marie, duc n'), représentant français, né en 1825, petit- fils de l'ancien pair de France et neveu du précédent, servit comme officier de chasseurs à pied, donna sa démission et épousa, le 27 mai 1862, Mlle de Mercy d'Argenteau , dont il a eu un fils en 1864.
Aux élections du S février 1871, il a été nommé représentant du Calvados à l'Assemblée nationale, le troisième sur neuf, par 7H000 voix.
Il a pris place au centre droit, et a voté pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois
d'exil, la validation de l'élection des prmces, la loi départementale, le pouvoir constituant, les propositions Rivet et Ravinel, le traité douanier, et la f)ropositlon Feray (matières premières) ; contre e gouvernement, dans la question du pouvoir temporel.
HARCOURT (Louis-Marie, comte d'), représentant français, né en 1837, petit-fils de Tancien pair de France, a été nommé, aux élections complémentaires du 2 juillet 1871, représentant du Loiret à l'Assemblée nationale, par 30 356 voix sur 57115 votants.
Il a pris place au centre droit, et a voté pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, la loi départementale, la proposition Feray (matières premières) ; contre le gouvernement dans la question du pouvoir temporel ; et contre le retour de l'Assemblée à Paris. Il s'est abstenu lors du vote sur les propositions Rivet et Ravinel, et sur le traite douanier.
HAUSSMANN * (George -Eugène, baron).— A l'avènement du cabinet parlementaire formé par M. Ollivier. sa démission de préfet de la Seine lui fut demandée, et, sur son refus de la donner, il fut « relevé de ses fonctions s par décret impérial du 5 janvier 1870. Cette révocation déguisée, qu'il avait en auelque sorte exigée de l'empereur, « voulant tomber mais non pas descendre, > ne l'empêcha pas de faire valoir ses droits à une pension de retraite, liquidée à 6000 francs (mars 1870). Il se retira dans sa villa de Nice, et eut pour successeur M. Henri Chevreau. En outre de la dette d^à constituée par les emprunts légaux, le passif de la ville oe Paris dépassait à ce moment 600 millions.
A la suite des bouleversements politiques qui suivirent la chute de l'Empire, M. Haussmann vécut pendant quelque temps à l'étranger. Lors des élections complémentaires pour l'Assemblée nationale du 2 juillet 1871, il posa sa candidature à Paris, mais la retira bientôt après. Nommé directeur du Crédit mobilier le 3 septembre suivant, il contribua à relever l'influence et à améliorer la situation difficile de cette institution financière.
HAUSSONVILLE(Gabriel-Paul-0thenin de Clé- RON, vicomte d'} , représentant français, né à Gurcy-le-Châtel (Seine-et-Marne), le 21 septembre 1843, fils de M. d'Haussonville , de l'Académie française, obtint, à Paris, sans être élu, au scrutin du 8 février 1871, pour l'Assemblée nationale, 39687 voix sur 328 970 votants, et fut élu représentant de Seine-et-Marne, le cinquième sur sept, par 25031 voix.
Il a pris place au centre droit, et a voté pour