‹ Dictionnaire universel des contemporainsChapitre 64 sur 122 · HÉRO · texte numérisé non relu

HÉRO

les prélimiDaires de paix Tabrogation des lois d'exil, la validation de Télection des princes, la loi départementale, le pouvoir constituant, la proposition Rivet, le traité douanier, la proportion Feray (matières premières), le retour de l'Assemblée à Paris; contre le gouvernement, dans la question du pouvoir temporel et contre la proposition Ravinel.

HÉRISSON (Ânne-Charles), avocat français, né à Sur£rf,le i2 octobre 1831, d'une ancienne famille du Nivernais, fit ses études à Clamecy et à Paris, au lycée Saint-Louis, fut reçu avocat en 1853, devint lauréat de la Faculté de droit , la mémeannée,et docteur en 1855. Avocat au Conseil d' imitât et à la Cour de cassation, en 1858, il fut impliqué, en 1864, dans le procès des Treize, et condamné, malgré la plaidoirie de M. Emmanuel Arago. Après la révolution du 4 septembre 1870, il fiU nommé maire du 6* arrondissement de Paris, et membre de la commission de l'enseignement communal, puis, par décret du 13 octobre 1870, adjoint au maire de Paris. Elu, le 5 novembre 1870, maire du 6" arrondissement, au premier tour de scrutin, par 6855 voix sur 13T08 votants, il fut expulsé de sa mairie, au 18 mars 1871, sur l'ordre du Comité central. Porté malgré lui aux élections communales du 26 mars, il obtint, sans ôtre élu, 2279 voix. Il refusa, quelques jours après, la préfecture de la Marne, rentra, le 23 mai, dans SCS fonctions municipales, et donna sa démission, le 5 août suivant, lorsque la loi municipale eut diminué Timportance des maires d'arrondissement». Après une première élection dont le résultat resta indécis, et qui fut annulée par le conseil de préfecture , il fut nommé, au scrutin complémentaire du 'i6 novembre 1871, membre du conseil municipal de Paris, pour le quartier de la Monnaie, et, au mois de mai 1872, vice-président de cette assemblée.

M. Hérisson a collaboré au Manuel électoral, à la Revve pratique du Droit français , à la Revue criiique de législotion^ et a airige, pendant deux ans, le Bulletin des Tribunaux.

HÊROLD * (Ferdinand).— Le 4 septembre 1870, il entra à l'Hdtel de ville avec les membres du gouvernement nouveau. Nommé ce même jour l'un des secrétaires du gouvernement de la Défense nationale, et le lendemain secrétaire général du ministère de la justice, il reçut, par décret du 12, la délégation de la signamrd des affaires administratives de ce minisicre, en l'absence de M. Crémieux. Il provoqua alors un certain nombre de mesures législatives, parmi lesquelles II fiiut

Sarticulièrement citeo rabrOi^ation de Tarticle 75 e la Constitution de l'an VIII, la liberté de l'imprimerie, l'institution delà commission provisoire chargée de remplacer le Conseil d'Eiat, et le décret du 5 novembre qui décida qu'à l'avenir la promulgation des lois résulterait de leur insertion au Journal officiel. Il prit, dans le môme temps, une part active aux travaux de diverses commissions, et noiatnment de celle établie, le 18 septembre, au ministère de la justice pour la réforme judiciaire. Il a rédigé les procès- verbaux des séances de cette commission, qui ont été publiés par l'Imprimerie nalionaie.

Nommé mmistre de l'Intérieur, par intérim, le 1*' février 1871, en remplacement de M. Jules Pavre, qui avait été relevé de ses fonctions sur sa demande, il eut en cette qualité à renouer les premières relations du gouvernement central avec les autorités françaises des départements occupés par l'ennemi. Il occupa ce poste important jusqu'au 22 février, jour oii M. Ernest Picard, nommé ministre à Bordeaux, vint le remplacer. Pen-

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