HUGO
rat), le flt inscrire au barreau de Paris. Condamné dans l'affaire du complot de ropéra-Comique, il reprit^ après l'amnistie de 1859,' l'exercice de sa profession. 11 collabora au Réveû depuis 1S68, et prit un rôle dans le parti démocratique le plus ayancé. Le 4 décembre 1870, il a été nommé ^sonseiller d'État dans la Commission provisoire obargée de remplacer le Conseil impérial, mais n'a pas été élu par l'Assemblée nationale lors de la réorganisation du Conseil d'État (fin juillet 1872).
HUGO * (comte Victor-Marie). — Au moment du plébiscite du 8 mai 1870, ratifiant la nouvelle Constitution de'l'Empire, il publia dans le journal le Rappel une protestation intitulée : > Non^ en trois lettrés ce mot dit tout ». Il y développait longuement les raisons du vote négatif. La péroraison de cet article était de la plus extrême violence et le fit citer le 11 mai à l'audience de la sixième Chambre correctionnelle de Paris, comme prévenu d'avoir excité à la haine et au mépris du gouvernement. La révolution du 4 septembre te ramena à Paris, où il fut reçu avec enthousiasme. Quelques jours après son arrivée, il adressa aux Allemands une longue proclamation où il les engageait à proclamer la République Allemande et à tendre la main -à la France. Le 10 octobre, il se prononça contre la nécessité d'élections munici])ales immédiates. Cependant, lors de la tentative insurrectionnelle du 31 octobre, il figura sur la liste du comité de salut public, proclamé à THÔtel-de- Ville. Il désavoua le lendemain l'usage que l'émeute avait fait de son nom, et refusa de se porter comme candidat aux éleciions des maires et adjoints de Paris, le 5 novembre suivant. Il n'en obtint pas moins 4029 suffrages dans le 1&* arroiidlssement. Au scrutin du 8 février 1871 pour l'Assemblée nationae, il fut nommé représentant de la Seine, le second sur 43, par 214169 voix, sur 328970 votants. Dans la séance du l**" mars il prononça uf^ discours contre la paix, et repoussa les' préliminaires. Le 8 mars, interrompu avec violence par la droite de l'Assemblée, il quitta la tribune et adressa au président la lettre suivante : «Il y a trois semaines, l'Assemblée a refusé d'entendre Garibaldi ; aujourd'hui elle refuse de m'enteodre :. je donne ma démission ». Quelques jours après, il perdit subitement son fils Charles Hugo, emporté par une congestion cérébrale, et ramena son corps à Paris le jour même oii écla> tait l'insurrection du 18 mars. 11 séjourna alors <Ians la capitale, et défendit la colonne Vendôme contre les décrets de la Commtine, dans une pièce de vers, iitsérée dans le Rappeïy oh il metiMt sur le même rang « Versailles qui bombardait l'Ârcde-Triomphe et la Commune qui renversait la colonne »», Versiilles qui « avait la loi », et la Commune qui « avait le droit >. 11 se rendit ensuite à Bruxelles, où, le 26 maf, il écrivit une lettre protestant contre la décsion du gouvernement belge relattre aux insurgés de Paris. Cette lettre, dans laquelle le poéie offrait publiquement un asile aux soldats <de la Commune, ayant éié considérée par le'^inistère comme compromettante pour les intérêts de la Belgique, M. Victor Hugo fut mis en demeure de quitter Bruxelles, et surson refus un afrêtë royal le c.( ntfaignit à sort tri m médiate ment* du pays. Dans riitiervalle il avait' subi l'agression de la populace bruxelloise, et, assiégé dans sa nlai'sort pendant la nuit, n'avait échappé aux brutalités de la foule que grâce à l'intervention de la police. 11 partit alors pour Londres. Revenu à Paris, après le procès. des chefs de la Commune, il intercéda énergiquement auprès de M. Thiers, en faveur de S.' Henri Rochefort,maisne put obtenir sa gr&ce. Présenté par toute la presse radicale