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comme le candidat de Paris, lors de l'élection complémentaire du 7 janvier 1872, il déclina le mandat impératif que voulaient lui imposer les clubs avancés, mais accepta « le mandat contractuel » qu'il définissait pour la première fois. Il échoua avec 95900 voix, alors que son concurrent M. Vautrain obtenait 122395 voix sur 231900 votants.
Pendant le siège de Paris, une nouvelle édition du livre des Châtiments y publiée par l'éditeur Hetzel, fut tirée à plus de cent mille exemplaires. Les pièces principales de cet ouvrage, récitées, au théâtre aans toutes les représentations dont le produit était destiné aux canons, aux ambulances, etc. , devinrent promptpment populaires. L'Odéon a repris, le 20 février 1872, le drame de Ruy-Blas avec un succès de vogue et d'argent sans précédent à* ce théâtre. £n quatre mois la pièce atteignit le chiffre de cent représentation*;, avec des recettes moyennes de 5000 francs par soirée. Au même moment paraissait un volume de poésie : V Année terrible (in-8°), éloquent résumé des récents désastres de la France, dont M. Hugo était à la fois l'auteur et l'éditeur, et qui fut tiré à un très-grand nombre d'exemplaires. A la même époque, il fondait, avec MM. François Hu-io, Heurice et Vacquerie, une feuille démocratique à cinq centimes, sous le titre récemment abandonné par M. Pascal Duprat : le Peuple souverain (16 mai 1872).
HUMBfiRT (Gustave-Amédée), îurisconsulte et représentant français, né à Metz, le 28 juin 1822. fils d'un ancien volontaire de 1792, et frère putné de M. Loiiîs-Amédée Humbert. représentant de la Moselle, fit avec succès ses études au lycée de Metz et son droit à Paris, où il fut reçu docteur en 1844, et obtint, en 1845, le premier prix au concours entre les docteurs, pour un mémoire sur les Conséquences des condamnations pénales. Il était répétiteur de droit â Paris, lorsqu'il fut nommé, le 15 mars 1848, souf «-préfet à ThionvUle. Remplacé le 20 février 1851, il reprit ses leçons, obtint, en 1857, un prix de l'Institut, pour un mémoire, encore inédit, sur les Régimes nuptiaux, et fut reçu agrégé de droit au concours de 1859. A'ttaché à'ta faculté de Toulouse, chargé, pendant deux ans, de cours i Grenoble, il fut nommé, en 1861, professeur titulaire de droit romain à Toulouse, et élu, en 1864, secrétaire perpétuel de l'Académie de législation de cette ville. Le 8 février 1871, il a été élu représentant de la Haute-Garonne à l'Assemblée nationale, le troisième sur dix. De l'école d'Armand Cartel en politique, et de celle de F. Bastiat en économie sociale, il a fait partie, depuis sa fondation, du groupe de la GaucHe républicaine, dont il a été nommé vice-président.
11 a voté contre les préliminaires de paix, la loi municipale, la validation de l'élection des princes, la loi départementale, le pouvoir constituant , la proposition Ravinel, la proposition Feray (matière premières) ; pour le gouvernement dTans la Question du pouvoir tem; orel; pour l'abrogation es lois d'exil, la proposition Rivet, le traité douanier, et le retour de l'Assemblée à Paris.
M. G. Humberta publié : Des conséquences des condamnations pénales, relativement a la capaci' é des personnes, en droit romain et en droit français, suivi d'tin commentaire de la loi portant abolition de la mort civile (1855, in-8o) ; de nombreux mémoires sur les Antiquités romaines notamment sur les Douanes et les octrois à Rome, insérés dans le Recueil de l'Académie de législation de Toulouse, et a collaboré activement à la 'Revue historique de droit, à li Revue de Toulouse, et au Dfctûmnaire d!' antiquités de M.Daremberg.
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HUSSON * (Jean -Christophe- Armand). — Au moment de la révolution du 4 septembre 1870, il se démit de ses fonctions de directeur de l'Assistance publique, et fit valoir ensuite ses droits à la retraite (27 septembre). Après le second siège, et lors de la réorganisation de l'administration de Paris, il fut nommé secrétaire général de la prér facture de la Seine, par décret du 10 juin 1871,
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et devint le collaborateur nécessaire de H. Léon Say, qui, en outre de ses fonctions réglementaires, le chargea spécialement de la direction des Finances. Il a fait partie de la commission chargée du rétablissement des actes de TÊtat civit parisien, et a contribué activement à la reconstitution de cet important service (avril 1812).
JAGLARD (Charles- Victor), publiciste français, né à Metz em ld43i, ht de bonnes études au collège de celte ville et entra dans l'enseignement. Partisan des idées radicales extrêmes, il fit partie de la société secrète du café de la Renaissance, assista au coagràs de Liège au mois d'octobre 1865, et s'affilia à Tlnternationale. Impliqué dans le procès de Blois, il réussit à passer à l'étranger, et fut condamné par contumace à la déportation. C'est de ce moment que date sa liaison avec M. L. A. Blanqui, qui réussit à lui faire accepter toutes les conséquences de ses opinions socialistes. Cette communauté d'idées avec l'apôtre de la démocratie radicale fit attribuer à M. Jaclard un livre paru, à cette époque, sous le litre de : Théorie du Communisme. Élu chef du 158*. bataillon de la garde nationale dA Paris, après la révolution du 4 septembre 1870, il prit part au mouvement insurrectionnel du 31 octobre, fut révoqué, de son grade et traduit devant un conseil de guerre qui l'acquitta. Aux élections municipales du 6. novembre, il fut élu adjoint du 18* arrondissement par 6 350 voix, sur 9 132 votants. Au scrutin du 8 lévrier 1871 pour l'Assemblée nationale, il obtint à Paris, sans être élu, 59615 voix sur 328970 votants. Il remplissait encore les fonctions d'adjoint lorjt de Tinsurroction du 18 mars 1871, et commandait, ditron, la compagnie chargée de garder l'artillerie de Montmartre, au moment de l'exécution des généraux Lecomte et Clément Thomas. Il consentit, non sans hésitation, aux élection<i du 26, pour la Commune. Porté comme candidat dans aon arrondissement, il ne fut point élu et n'obtint que 503 voix. Cet échec, et l'influence de sa femme, jeune russe, d'un esprit exalté, qui venait de fonder avec Mme André Léo un tournai radical : la Sociale, le décidèrent k so dévouer entièrement à la cause communale.- Nommé colonel, chef de la 18* iéffion, le 28 avril, et dans les |lerniers jours de la Oammune, inspecteur général des fortifications, il prit part à la résis» , taoce armée, et après l'entrée des troupes régulières dans Paris, fut arrêté et co réduit à Versailles. Il réussit à s'évader au commencement du mois d'octobre 1871, duns des circonstances qui firent accuser ses gardiens d'avoir favorisé sa faite.
JACOBY * (Jean). — Au moment où les premiers désastres de la guerre «tntrelaFrancft et la Prusse, amenaient la chute de l'SmpIre, il publia un manifeste en faveur de la Répunlique Française et se {prononça énergtquement cdotre l'annexion de 'Alsace et de la Lorraine. Arrêté à là suite de cette protestation, par ordre du général Vogal de Falkenstein et emprisonné à KoBnigsberg (23 septembre), il ne fut mis en liberté que ie 26 octobre suivant, par faveur spéciale du roi Guillaume. Aux élections du mois de n3vembre, il ne fut pas réélu membre du parlement, à cause de son op~
f position publique a l'annexion de l'Alsace et de a Lorraine. Après le procès intenté à MM. Liebknecht et Bebel, chefs da parti socialiste allemand.
et leur condamnation, il a déclaré qu'il adhérait à leurs doctrines (2 avril 1872).
JANZÉ * (Charles, baron de). — Aux élections complémentaires du 2iuillet 1871, il a été nommé représentant des Cotes-iu-Nord à l'Assemblée nationale, par 65466 voix sur 69116 votants.
Il a pris place au centre gauche et a voté pour le gouvernement dans la question du pouvoir temporel; pour la loi départementale, les propositions Rivet et Aa^inel, le traité douanier et la proposition Feray (matières premières).
Lors du renouvr elle ment des conseils généraux, le 8 octobre 1871, il a été élu conseiller général du dépirtement des Côtes-du-Nord, pour le can^ ton de Loodéac.
M. de Janzé a publié : Amendement Lesurques^ notice historique (1864, in-8*).
JAUBERT * (Hippolyte-François, comte).— Aux élections du 8 février 1871, il a été nommé représentant du Cher à l'Assemblée nationale, le deuxième sur sept par 50000 voix environ. Au moment de la discussion du budget des Beaux- Arts, pour l'exercice 1872, il déposa un amendement proposant une réduction considérable sur les subventions des théâtres nationaux, qui donna lieu à une brillante discussion, et fut repoussé par 425 voix sur 642 votants (20 mars 1872)i
Il a pris place au centre droit, et a voté ccmtre les prâi minai res de paix, le pouvoir constituant la proposition Feray (matières premières) , le
orogation des lois d exil, la vaiiaauon ne t élection des princes, la loi départementale et les propositions Rivet et Ravinel. Il s'est abstenu lors du vote sur la question du pouvoir temporel. Il a été l'un des quatre représentants qui^ le 10 juillet 1872, votèrent contre le traité d'évacuation conclu avec l'Allemagne par M. Thi3rs.
M. le comte Jaubert a donné avec éclat, eu 1871 , sa démission de membre de l'Académie allemande des < Curieux de la nature, * ne voulant pas^ « même pour des causes scientifiques, entretenir des relations de l'autre côté du^Rhin. »
JAURE6UIBERRY (Jean-Bernard), marin français, né le 26 août 1815, entra à l'école navale en 1831. Aspirant en 1832, enseigne en 1839, lieutenant de vaisseau en 1845, capitaine de frégate en 1856, il devint capitaine de vaisseau en 1860. Signalé par diverses missions, et par de nombreux commandements en Crimée, au Sénégal, dont il a été gouverneur, et en Chine, il fut promu contre-amiral le 24 mai 1869 et nommé cette môme année major de la flotte à Toulon. Lors de la guerre franco-prussienne, il fut mis à la tête de la 1'* division du 16** corps, contribua puissamment au succès de la bataille de Patay (1*'' décembre 1870)* fut mis à Kordre du jour pour èa. brillante conduite, et prit le commandoment du