JAVA
JOHA
16* corps au moment où le général Chanzy devenait commandant en chef de Tarmécde la Loire. (6 décembre). A la tête de ce corps d'armée, il couvrit énergiquement la retraite du général nhanzy dans TOuest, et fut plusieurs fois signalé, -pour son indomptable tenacué, dans les dépêches à'Jreesées au gouTernement de Boideaux. Promu vice-amiral le 9 décembre 18'!0 et grand officier dé la Légion-d'honneur, il se présenta, lors des élections du 8 février 1871, dans «a Sarthe et les Basses-Pyrénées, et fut nomm(f'! représentant de ce dernier département à rassemblée nationale, le sixième sur neuf par 41768 voix. Devenu préfet du b* arrondissement maritime, à Toulon, le 29 mai, il donna !;a démission de représentant à Toccasion de la loi sur le cumul , le 4 décembre
Pendant son court passage à la Chambre, il a voté pour les préliminaires de paix et la proposition Cazenove de Pradines, relative aux prières publiques.
JACBÈS (Constant-Louis- Jean-Benjamin), marin fiançais, né le 3 février 18^3, fils du viceamiral de ce nom, mortà Paris le U juillet lK70, entra À l'école navale de Brest en 1839. Aspirant en 1841, enseigne en 1845, lieutenantde vaisseau en 1850, capitaine de frégate en 1861, capitaine de vaisseau et membre de la comirission des marchés en 1869, il avait, dans ces ditlérents grades, faii succe::sivemei)t les campagresde CriiLée, dlialie, de Chine, de Cocbinchine et du Mexique. Embarqué sur l'escadre de la mer du Nord, lors de la déclaration de guerre à la Prusse (juillet 1870]. il fut, su mois de novembre de la même année, mis par le ministre de la marine à la disposition de son collègue de la guerre. H Jaurès, qui venait de travailler aux fortifications de Carentan, fut nommé général de brigade, et en cette qualité forma et commanda du mois de novembre au 10 mars 1871, époque de son licenciement, le 21* corps, qui combattit sur la Loire, dans la Sartbe et clans la Mayenne. Les combats de Mamers^ où le général Jaurès réussit à dérober 12 000 homme s à l'ennemi . de Marchenoir, de Venuôme, de Bonnétable,de Pont-de-Gemmes, de Sillé-le-Guillaume, où il fut nommé général de division, furent les principales étapes de cette brillante et pénible campagne. Apres la signature de la paix^ la commission de révision des grades, présidée par M. Char'gamier, après avoir examiné la position de M. Jaurès, en exécution de la loi du 8 août 1871, et ne p(.uvaut le conserver dans l'armée de terre, » it nta le n.inistre de la marine à le nommer au grade de contre-amiral, en reconnaissance des services éminents qu'il avait rendus » . Un décret du 16 octobre réalisa les propositions de la commission, avec cette mention : «< général de division pendant la guerre : services exceptionnels à l'armée de la Loire. >
Lors^es élections complémentaires du 2 juillet 1871, ramiral Jaurès fut nommé représentant du Tarn à l'Assemblée nationale, par 4b 1 1 1 voix sur 68631 volants. Il a pris place à gauche, et a voté pour le gouvernement dans la question du pouvoir temporel ; pour la loi départementale, la dissolution des gardes nationales, la proposition Rivet, le traité douanier, la proposition F.eray (matières premières), et le retour de l'Asstmblée à Paris ; con:re le pouvoir constituant, la proposition Rivinel et le maintien du traité de commerce. M. Jaurès a été promu commaudeur de la Légion-d'honneur.
JAVAL (Léopold). — Aux élections du 8 février 1871, il a été nommé représentant de l'Yonne à ^l'Assemblée nationale, le [ deuxième sur sept.
11 a pris place à gauche, et a voté pour les
Îiréliminaircs de paix, l'abrogation des lois d*exil, a loi départementale, la proposîtiia Rivet, le traité douanier, la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce, et le retour de TAssemblée à Paris : contre la validation de l'élection des princes, le pouvoir constituant et la proposition Ravinel.
Lors du renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871, il a (té élu conseiller général du déparlement de l'Yonne, pour le canton de Villeneuve-rArcbevêque. — M. Javal est mort à Paris, le 28 mars 1872.
JEANNEBOD (Georges), publiciste et écrivain militaire français, né à Besançon (Doubs), le 25 mai 1832, fit ses étuden au collège de cette ville et vint les terminer à Paris au collège Rollin. Entré à l'École militaire de Saînt-Cyr, le 1" novembre 1850, il en sortit comme sous-lieutenant au 8* régiment d'infanterie de ligne, fit avec ce régiment la campagne d'Jtalie dans le corps du maréchal Niel, et fut décoré de la médaille de la valeur militaire de Savoie, après la lataille de Solférino. Passé en 1867, sur sa demande, au 3' régiment de tirailleurs algériens, il donna sa démission en 1868, emportant les plus boni râbles ^.tais de service.
M. G. Jeannerod, que son séjour à Tannée avait convaincu de la nécessité et de l'urgence qu'il y avait à réformer notre organisation militaire, essaya de faire prévaloir ses opinions par la voie de' la presse. Il fonda à Castres, ï Indépendant du Tarn y cu'il abandonna, à la lin de 1869, pour devenir rédacteur du journal le Tcmm^ où ses articles sur la question militaire et sur les gièves furent très- remarqués. Au moment où éclatait la guerre franco - prussienne , envoyé comme correspondant à Tarmée du Rhin, il fut un moment prisonnier après le combat de Sarrebru ck. assista à la bataille de Sedan, s'échappa ; après la capitulation et revirtà Paris. Un décret du 7 septembre 1870 le nommait préfet de l'Oise en remplacement de M. Léon Che\reau. Chassé de Beauvais, puis du département, par les progrès de l'ennemi, il revint à Tours où le gouvernement de la Défense nationale, au commencement du mois de janvier 1871, le chargea de l'organisation du camp de .Saint -Omer. L'armistice interrompit cet efiort suprême, et M. Jeannerod reprit ses travaux de publiciste et sa place au journal le Temps,
Le père du précédent, M. Alexandre Jeannerod, noDimé sous-préfet d'Epemay par le gouvernement de la République, occupait encore ce poste au mois d'août 1872.'
JOBBË-DUYAL " (Armand- Marie -Félix). — Nommé, le 4 septembre 1870, adjoint au*maiie du lô* arrondissement, il fut confirmé dans ses fonctions aux éieclions du 7 i.ovcmbre suivant. En février 1871, il se présenta sans succès cou^me candidat à l'Assemblée nationale dans le Finistère, et ne quitta sa mairie qu'après les élections de la Commune. L'un des fondateurs de la ligue rêpublicaiiie des droits de Pans, il a été élu, lO 23 juillet 1871 , au premier tour de scrutin, membre du conseil municipal de Paris, pour le quartier Necker, et a figuré parmi les signataires d un exposé de la situation du commerce ti de l'induslrie a Paris, présenté au conseil municipal, et dont les conclusions étaient la levée de l'état de aiége et lamnislie.
JOHANNARD (Jules), membre de la Commune de Paris, né à Baume eu 1843, exerça successivement les profebsions d'ouvrier feuillagiste et