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d'employé de commerce. Mêlé à ragifation politique que provoqua la liberté des réunions publiques, en 1868, affilié à Tlnternationale et membre du conseil général de cette société, siégeant à Londres, il devint un de ses agents les plus hclïU^ et réussit à fooder à Paris, le 8 février 1870, la section du faubourg Saint- Denis. Impliqué peu après dans les poursuites dirigées contre les sociétés secrètes, et enfermé préventivement quarante-deux jours à Mazas, il revendiqua hautement, devant le tribunal. Thonncur d'appartenir à l' internationale, et fut condamné, le 5 juillet 1870, à un an de prison, à 100 francs d'amende et à la privation, pendant une année, de ses droits civils et politiques. Après la révolution du 4 septembre, M. Johannard fit partie de la garde nationale de Paris, comme capitaine du 100* bataillon. Aux élections du 8 février 1871, il figura sur les listes radicales, et obtint, sans être nommé, 56331 suffrages, sur 328970 votants. Au moment de Tinsurrection du 18 mai-s, il se signala comme un des zélés partisans du comité central, mais, porté aux élections du 26, il n'obtint que 3 639 voix sur H 143 votants, et ne fut pas élu. Aux élections complémentaires du 16 avril, il fut nommé membre de la Commune , dans le deuxième arrondissement, par 2804 voix sur 36OI votants. Délégué à la commission des relations eitéricuresle 30 mars, il fut nommé, le 17 mai, commissaire civil, auprès du général la Cécilia, commandant de la deuxième armée. Administrateur du deuxième arrondissement, il signa^ le 22 mai 1871, avec ses collègues de la mairie de la Bourse, une proclamation appelant le peuple aux armes « pour résister aux monarchistes qui voulaient anéantir Paris, «• et^deux jours après, avec MM. Delescluze, Rég^re, etc., l'ordre général d'incendier > les maisons suspectes et les monuments. >
M. Johannard a voté pour la validation des élections à la majorité absolue des suffrages, quel ^ue fût le nombre des votanis, et pour la création d'un comité de salut public, sans motiver son vote. Il réussit à s'écbappcr de Paris au moment de rentrée des troupes régulières dans la Capitale. Les journaux anglais du mois de novembre 1871 ont annoncé qu'il faisait partie du conseil général de TAssociation internationale des travailleurs, lors de la conférence tenue à Londres par ce conssil, du 17 au 23 septembre 1871.
JOHNSTON (Nathaniel). représentant français, né vers 1836, d'une famille protestante de Bordeaux, ancien élève de TEcole polytechnique, fut élu, en 1869, au second tour ue scrutin, comme candidat officiel, député de la première circonscription de la Gironde, par 16 076 voix sur 31339 votants, contre ISlOi voix obtenues par M. André Lavertujon, candidat de Topposition démocratique, qui avait eu la majorité relative au premier tour. Il siégea au centre droit, fut l'un des sig'iataires de la demande d'interpellation des 116, et tenta, après la révolution du 4 septembre 1870, de réunir chez lui un certain nombre de ses collègues du Corps législatif. Aux élections du 8 février 1871, il fut nommé représentant de la Gironde à l'Assemblée nationale, le dixième sur quatorze, par 94944 voix.
£lu, le 17, secrétaire de l'Assemblée^ il a pris place à droite, et a voté pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, 1& validation de l'élection des princes, la loi départementale, le pouvoir constituant, les propositions Rivet et Ravinel^ le traité douanier, la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce, et contre le retour de l'Assemblée à Paris.
JOIGNÊAUX * (Pierre). — Pendant le siège de Paris, il s'occupa activement, et avec succès, de la création de cultures maraîchères indispensables à l'alimentation de la capitale. Aux élections du 8 février 1871, il fut élu représentant de la Côte-d'Or à l'Assemblée nationale, le quatrième sur huit, par 41 3(18 voir, et représentant de la Seine, le neuvième sur quarante-trois par 153265 voix sur 328 970 votants. Il opta pour la Gôte-d'Or.
II a pris place à l'extrême gauche, et a voté contre les préliminaires de PAix, l'abrogation des lois d'exil, la validation de 1 élection des princes, la loi départementale, la dissolution dos garde.<i nationales, le pouvoir constituant,, les propositions Rivet et Ravinel; pour le gouvernQment dans la question du pouvoir temporel, et pour le traité douanier.
Lors du renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871, il a été élu conseiller général du département de la Gôte-d'Or, pour le canton Sud deBeaune.
JOLVVILLE * (François-Perdinand-Philippe- Maried'ÛRLâANS, prince de). — Lors des premières défaites de la France dans la guerre contre la Prusse, il demanda vainement à l'Empereur d'être employé, n'importe à quel titre, dans l'armée active, et écrivit à l'amiral Rigault de Genouilly, son ancien camarade, pour le prier de l'aider à obtenir cette faveur (août 1870). A la nouvelle de la révolution du 4 septembre, il
3uitta Bruxelles avec le duc d'Aumale et le duc e Chartres, et se rendit à Paris, considérant la loi d'exil comme abrogée par le seul fait de la chute de l'Empire. Mais les représentations des membres du gouvernement de la Défense, qui considéraient la présence des princes comme une cause imminente de guerre civile^ le décidèrent , ainsi que son frère et ses neveux , à repartir pour l'Angleterre. Au moment de la formation de la première armée de la Loire, il tenta de nouveau de servir dans les rangs français, sous le général d'Aurelle, et, couvert du pseudonyme américain de : « Colonel Lutherod », assista aux combats du 15* corps, en avant d'Oriéans, servit dans une des batteries de la marine» et ne quitta la ville qu'avec les derniers soldats. Le 22 décembre suivant, présenté au grand quartier général du Mans, par le général Jaurès, commandant le 21* corps, il demanda à suivre les opérations, en promettant de conserver le plus strict incognito, et fut favorablement accueilli par le général Chanzy, sous réserve d'en référer immédiatement au ministre de la guerre. M. Gambetta ne crut pas devoir confirmer la décision du commandement en chef. Il fit arrêter, le 13 janvier, le «colonel Lu therod, > par un commissaire de police, qui le retint cinq jours à la préfecture du Mans et l'embarqua ensuite à Saint-Malo pour l'Angleterre. Aux élections du 8 février 1871, il fut nommé re-
ftrésentantdansla Manche, et dans la Haute-Marne, e premier sur cinq, par 45 648 voix. Il opta pour ce dernier département Dans la séance du 14 février, l'Assemblée réserva la validation de son élection et de celle du duc d'Aumale. Après l'abrogation des lois d'exil, l'élection des princes fut validée (8 juin) ; mais, à la suite d'une convention officieuse faite avec M. Thiers par Tinternaédiaire du duc d'AU(iiffret-Pasquier, ils ne siégèrent point avant l'adoption de la proposition Rivet, et la consécration des pouvoirs du nouveau président de la République. Leur prise de possession donna lieu du reste à des débats animés, dont ce dernier ne sut pas assez se désintéresser.
M. le prince de Join ville n'a pris part à aucun vote important. Il a cependant déclaré, dans une I lettre rendue publique, que, s'il eût assisté à la