‹ Dictionnaire universel des contemporainsChapitre 70 sur 122 · JOUR · texte numérisé non relu

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séance du 2 février 1872, il aurait voté pour le retour de rAssemblée à Paris : et 8*est pronoucé contre le maintien des traités de commerce.

Quelques jours après, les journaux annoncèrent que« à Tezemple de plusieurs membres de sa famille, le prinse avait revendiqué et obtenu sa réifiscription dans le cadre des vice -amiraux.

Le 10 octobre 1871, son fils, le jeune duc de Penthi^vre, avait déjà été autorisé à monter un des bâtiments delà flotte française, en qualité de lieutenant de vaisseau, sans solde et sans droit à l'avancement. H. de Penthièvre avait d'aïUeurs régulièrement acquis son grade dans la marine des Etats-Unis, et servi au même titre sur la flotte portugaise.

JORDAN (Alexandre), ingénieur et représentant français, né à Die (Drdme) , en 1800, ancien élèvede r£cole polytechnique, fui professeur de métallurgie à TEcoie centrale des arts et manufactures, puis ingénieur en chef des ponts et chaussées. 11 était déjà retraité comme tel, lorsque! a été élu, le S février 1871, représentant de Saône-et^Loire à rA.'sembUe nationale^ le sep-^ tième sur douze^ par 66 495 voix.

Il a pris place au centre droit, et a voté pour Tabrogation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes^ la loi départementale, le pouvoir constituant, les propositions Rivet et Ravinel, et le traité douanier ; contre le gouvernement dans la question du pouvoir temporel ; contre la proposition Feray (matières premipres), le maintien des traités de commerce, et le retour de l'Assemblée à Paris.

M. Jordan a été décoré de la Légion d'honneur le 23 avrU 1870.

JOUIN * (Pierre). — Aux élections complémentaires du 2 juillet 1871, il a été nommé représentant d'4lle-et-Vilaine à l'Assemblée nationale, par &3150 voix sur 96485 votants.

Il a pris place à l'extrême gauche, et a voté pour le ffouvemement dans la question du pouvoir temporel; pour la loi départemcLtale, les propositions Rivet et Ravinel, le-traité douanier, la proposition Feray (matières premières) , le maintien des traités de commerce, le retour de l'Assemblée à Paris; contre le pouvoir coLstituant.

JOURDE (François), membre de la Commune de Paris, né à Uontauban (Tarn-eUGaronne). vers 1840, d'une famille de petits commerçants, nt de bonnes études primaires à l'institution'Hortus, de la rue du Bac, puis suivit les cours de l'école Turgot. A seize ans il entra chez un banquier et y mérita presque immédiatement un traitement assez important. Vers 1 868, il fonda à Paris, une maison de commerce, dont le succès fut compromis par ses opinions politiques et son affiliation à l'Internationale. Pendant le siège, il fit partie, comme sergent, du 160* bataillon de la garde nationale, et dès le 1*' mars, fonda dans le 5* arrondissement, une commission pour la défense intérieure de cet arrondissement, qui adhérait à la formation du Comité central. Au moment de l'insurrection du 18 msrs, il figurait parmi les membres du comité, en signait les affiches^ était, dès le 19| adjoint à M. Yarlin, au ministère des Finances, «t, le 24, définitivement délégué à ce poste ministériel, qu'il conserva jusou'au 17 mai. Au scrutin du 26 mars, il fut nomme membre de la Commune, dans le 5' arrondissement, par 3 949 voix. Appelé à la commission des Finances, le 30 mars, il rut nommé membre de la nouvelle commission executive, le 21 avril. Il déposa, dans la séance du 6 mai, le bilan de la Commune de Paris. Ce document, dressé pour quarante jours

de gouvernement, se chiffrait par environ 26 taillions de recettes et 25 millions de dépenses. M. Jourde repoussa constamment les mesures financières arbitraires que lui proposèrent ses collègues. Il présenta le projet de loi sur les échéances, adopté par la Commune, et prépara le décret relatif à la liquidation du Mont -de -Piété. En butte aux attaques de la majorité, il donna plusieurs fois sa démission, que l'Assemblée communale refusa toujours d'accepter. Il a voté pour la validation des élections complémenfoires à la tnajorité absolue des sufi'rages, quel que fût le nombre des votants, mais il a repoussé énergiquement la création du Comité de salut public. Ce fut chez lui que se réunit la minorité pour rédiger, le 15 mai, une déclaration solennelle, informant les électeurs qu'à la suite du vote de la proposition Miot, les signataires ae consacreraient ârl'avenir exclusivement aux soins de leurs municipalités. M. Jourde a vivement attaqué l'immixtion du Comité central dans les aflaires politiques de la Commune, bien qu'à l'origine il ait été un des membres influents de ce comité. Arrêté It 30 mai, dans la nuit, et trouvé porteur d'une somme de 8000 francs, il fut conduit d'abord à la mairie du 9* arrondissement, puis à Versailles. Traduit devant le 3* conseil de guerre, il dut rendre compte d'ojpérations financières, qui, de son propre aveu, s'élevaient à la somme de 47 millions en recettes. L'incendie du ministère des Finances a été, suivant lui, le principal obstacle à l'apurement de sa gestion. Condamné, le 3 septembre 1871, à la peine de la déportation simple, il a été embarqué le 24 décemore 1871 pour le fort Boyard, et, le 13 juin 1872, sur la frégate la Guerrière j pour la Nouvelle-Calédonie.

JOUVENCEL (Ferdinand-Aldegonde dé), administrateur français, né le 27 juillet 1804, est le lils du chevalier de Jouvencel, maire de Versailles sous le premier empire, qui fut, sous la Restauration et le règne de Louis-Philippe, membre de la chambre des députés, où il siégeait au centre gauche. Entré à TEcoIe polytechnique en 1822, il renonça aux sen'ices publics après les examens de sortie, et devint auditeur au Conseil d'Etat à la révolution de 1830. Maître des requêtes en 1831, il se signala par sa compétence en matière de travaux publics. Elu en 1842, député du 10* arrondissement de Paris, contre M. Laurent deJussieu^ candidat ministériel, il siégea au centre gauche jusqu'en 1848. En 1849 il fut nommé conseiller d'état par TAssemblée nationale, l'un des premiers de la liste. Signataire de la protestation du Conseil d'Etat contre le coup d'Etat du 2 décembre 1851, il se tint à l'écart pendant le second empire, et se borna à remplir les fondions de président du bureau d'assistance judiciaire prés le conseil. Nommé de nouveau conseiller d'Etat, le 19 septembre 1870, dans la commission provisoire qui remplaçait le Conseil impérial, il fut élu par ses collègues président de cette commission. Au scrutin complémentaire du 2 juillet 1^71, il a été nommé représentant de Seine-et-Oise, le huitième sur onze, par 51 173 voix sur 81 398 votants. Sa qualité de représentant l'a empêché d'être élu par l'Assemblée nationale lors de la réorganisation du Conseil d'É'al (fin juillet 1872).

M. de Jouvencel, qui professe les opinions républicaines modérées, appartient au parti catbolique libéral. Il a pris place à çauche^ et a voté pour la loi municipale, la proposition Cazenove, l'abro-

Sation des lois d'exil, la mlidation de l'élection es princes, la proposition Rivet, le traité douanier, la proposition Feray (matières premières), et le retour de l'Assemblée à Paris; pour le gou-

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