KHAN
sur la proposition Rivel. Il a figuré au nombre (les délégués do la tl:oite, chargos, dans l'entrevue du 20 juin 1872, d'imposer à M. Thiers une politique conforme aux vues de la majorité.
Lors di: reiiO'ivelleoQent des conseils généraux, • le 8 octobre 1871, il a été élu conseiller général du département du Morbihan, pour le canton de Rochefort.
KKRGORLAY * fFlorian-Henri, comte de). — - Aux élections du 8 février 1871, ii a été nommé représentant de l'Oise à l'Assemblée nationale, le septième sur huit, par 37694 voix sur 73957 votants.
Il a pris place à l'extrême droite, et a voté pour les .préliminaires de paix, l'abi'Ogatiun des lois d'exil, la validation de Télection des princes, la loi départementale, le pouvoir constituant, la proposition Ravinel; contre le gouvernement dans Iri question da pouvoir temporel; contre la proposition Rivet, le maintien des traités de commerce et le retour de rAssomblée à Paris.
M. F.-H. de Kergorlay a collaboré au Cotres -poytdant et au Journal d^agriculture pratique^ et a publié : V Exploitation agricole de Canisy (1859, in-S**); Rapport sur la priiM d'honneur de la Seine-Inférxfure (1861, in-8»); Etude liUéraire sur Alexis de Tocqueville (1861, in-8^).
KERGR1ST (Thomas-Louis-Kirkland Le Nor- MANT PB), marin français, né le 15 juin 1813, fils d*un capitaine de vaisseau, entra dans la marine en 1826. Aspirant en 1827, enseigne en 1832, lieutenant de vaisseau en 1839, capitaine de fré*gate en 1851, il fut nommé capitaine de vaisseau le 16 mars 1859, après avoir navigué surtout dans la Méditerranée. Pendant la campagne du Mexiq c, il commandait le d'Assas, sur la côte occidentale d'Amérique. A la suite d'une action de guerre à Monterey, il fut promu commandeur de la Lésion d'honneur le 14 janvier 1865. Appelé à Pans lors des premiers désastres de la guerre franco -prussienne, il quitta Givita-Vecchia, où il commandait la marine, pour devenir le chef d'état-major du vice-amiral de La Roncière. M. de Kergrist a été promu contre-amiral le 8 décembre 1870, et est devenu, depuis, comman:lant de la marine à Alger.
KERIDEC (Hippolyte-Aimc-Marie Thomé de), grand propriétaire et représentant français, né à Hennebont (Morbihan), le 12 août 1804, entra de bonne heure dans la magistrature et donna sa démission en 1830. En 1849, il fut nommé conseiller général, puis représentant du Morbihan à l'Assemblée législative, où il vota pour l'expédition de Rome, le rétablissement du pouvoir temporel et la loi Falloux. Au 2 décembre 1851, il fut arrêté à la mairie du 10* arrondissement et enfermé à Vincennes. Inspecteur de l'Association des antiquaires pour la conservation des monuments historiques, et membre de la Société polymathique du Morbihan, il fut élu représentant de ce départemeni à l'Assemblée nationale, le 8 février 1871. le cinquième sur dix.
Il a pris place à droite, et a voté pour les
{)réliminairesde paix, l'abrogation des lois d'exil, a validation de l'élection des princes, la loi départementale, le pouvoir constituant, la proposition Ravinel, le traité douanier; contre le gouvernement dans la question du pouvoir temporel; contre la proposition Rivet, la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce et le retour de l'Assemblée à Paris.
KERISOUET * (Emest-Louis-Marie Carré-). — Pendant la guerre de 1870-1871, il prit part, avec
M. de Rératry, à l'organisation de l'armée de Bretagne, et se retira en lùême temps que lui. Aux élections du 8 février 1871, il fut nommé représentant des Côtes-du-Nord à l'Assemblée nationale , le cinquième sur treize, par 73 244 voix.
11 a pris place au centre gauche, et a voté pour d'exil, la validation de l'élection des princes, la proposition Rivet, le retour de l'AsseoIblée à Parts; contre la proposition Ravinel, la proposition Feray (matières premières), et le maintien des traités de commerce; il s'est abstenu sur la loi départementale.
Lors du renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871, il a été élu conseiller générai du département des Côtes-du-Nord pour le canton de La Chèze.
KEEJÉGU (François - Marie - Jacques Monja- RBT DE) , négociant et représentant français, né à Mon tcon tour, le 1" mars 1809, d'une ancienne famille de Bretagne, et fils d'un député sous la Restauration, a été sans interruption conseiller général du Finistère depuis 1843. Conseiller munici;<al de Brest, où il exerçait les fonctions de consul de Belgique, président du tribunal et de la la chambre de commerce de cette ville, président du comice agricole de Sca3r, il fut élu en mai 1869, au second tonr de scruiin, député de la 3* circonscripUoa du Finistère, comme candidat agréé, par 8136 voix, sur 19 102 votants, contre 10 JhO voix, partagées entre MM. Goury du Roslan, candidat agréé, et De Gasté, candidat de l'opposition. 11 fut nommé en février 1870, par 204 voix, membre de La commission d'enquête sur la marine marchande, se réuuit aux 116 députés du tiers-parti libéral, et signa, le 3 septembre suivant, la propo^iiion Thiers relative à la création d'un < conseil de gouvernement >. Aux élections du 8 février 1871, il fut nommé représentant du Finistère à l'Assemblée nationale, le septième sur treize, par 55 342 voix.
Il a pris place à droite, et a roté pour les prélt«> mioaires de paix, l'abrogation des lois d'exil , la validaiiun de l'élection des princes, la loi départementale, le pouvoir consiituant, les propositions Rivet et Ravinel, le traité douanier; contre le gouvernement, dans la question du pouvoir temporel; contre la proposition Feray, le maintien des traités de commerce, et le retour de l'Assemblée à Paris.
le 8 octobre 1^71, il a été élu conseiller général de son département pour le canton de Scaèr.
M. de Kerjégu a publié deux brochures. Tune sur l'établissement de lignes transatlantiques aboutissant à Brest, l'autre sur les chemins de fer de Bretagne. Il a été nommé chevalier de la Légion d'honneur et de l'ordre de Léopold de Belgique.
K.OLB-BERNARD * (Charles- Louis -Henri). — Aux éleciiooi> du 8 février 1871, il a été nommé représentant du Nord à l'Assemblée nationale, le onzième sur vingt-huit, par 206 037 voix.
11 a pris place à droite et a voté pour les préli minaires de paix, Tabrogation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, la loi départementale, le pouvoir constituant, la proposition Ravinel, le traité douanier et la proposition Feray (matières premières) ; contre le gouvernement, dans la question du pouvoir temporel; contre la proposition Rivet, le maintien des traités de commerce, et le retour de l'Assemblée à Paris.
KRANTZ* (Jules-François-Émile). — En 1869, il commanda le vaisseau' école de canonnage l Louis XIV y sur lequel il dirigea de remarqua-
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blés études de tir. Au moment du siège de Paris (15 septembre 1870)/ il fut nommé commandant du fort d'Iyry, contribua énergiquement à la défense des ouvrages de la rive gauche, et fut promu commandeur de la Légion d'honneur.
Il est devenu, après la formation du premier ministère de conciliation (19 février 1871). chef du cabinet du ministre de la marine, M. Pothuau. et directeur des mouvements de la flotte, et a été nommé contre-amiral le 4 juin 1871.
KRAKTZ (Jean-Baptiste-Sébastien), ingénieur et représentant français, frère du précédent, né le 17 janvier 1817, entra à l'Ecole polytechnique en 1836, à l'École des ponts-et-chaussées en 1838, devint ingénieur ordinaire en 1843 et Ingénieur en chef en 1864. En cette cmalité il dirigea les travaux de la ligne du Grand-Central, et ceux de la voirie du département de TArdècbe. Au moment de l'Exposition universelle de 1867, il fut choisi par la Commission impériale pour construire le Palais de Texposition, suivant un programme rationnel arrêté par M. Le Play, commissaire général. Malgré les critiques «enlevées par l'aspect extérieur du monument, l'opinion publique fut unanime à reconnaître les avantages de ses aménagements intérieurs. En 1868 , M. Krantz fut signalé comme inventeur d'un barrage mobile, qui devait élever le niveau de la Seine duns Paris et y faciliter le cabotage. En 1870 il était char^ de la surveillance d'une nartie de la navigation du fleuve, lorsque le siège Hii fournit l'occasion de rendre des services spéciaux qui contribuèrent à donner aux ingénieurs une certaine popularité. Il dirigea notamment la mise en état de défense d'une partie de
l'enceinte, les travaux de pionniers de Saint-Denis, et la construction des ponts, au moyen desquels l'armée du général Ducrot passa la Marne, lors de la bataille de Cbampigny {{" décembre). L'opération subit un retaixl, qui, en permettante concentration des PruHsiens, enleva à cette grande sortie toute chance de succès. On doit encore à l'activité de cet ingénieur Tinstallation des moulins à vapeur, qui permirent de réduire en farine toutes les céréales de l'approvisionnement de Paris, et de prolonger la résistance au delà du terme prévu.
Aux élections du 8 février 1871 pour TAssemblée nationale, il obtint, sans être élu, dans le département de la Seine, 61081 voix sur 328970 votants. Au scrutin complémentaire du 2 juillet suivant, il fut nommé représentant de la Seine, le quatorzième sur vingt et un, par 108319 voix sur 290 823 votants.
Il a pris place au centre gauche, et a volé pour la loi départementale, la dissolution des gardes nationales, la proposition Rivet, le traité douanier, la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce, et le retour de l'Assemblée à Paris ; contre le pouvoir constituant, et la proposition Ravinel.
Happorteur ae la commission d'enquête sur la navigation intérieure, il a proposé, dans un travail tfès-étudié, une série de réformes administratives et financières, qui n'avaient point encore été discutéesr devant l'Assemblée nationale, au mois d'août 1872.
M. J. B. Krantz a publié : Étude sur Vapplication de Varmée aux travausi d'utilité puolique (1847, in-8*): Projet de création d'uM armée des troeauspuMicf, (1847, in-8*).
LABOULAYE * ( Edouaitl-René Lefebvbe-). — Nommé membre de la Commission d'enquête sur l'organisation administrative de la ville de Paris et du département de la Seine, au mois de février 1870, il rompit avec l'ancienne opposition, et affirma publiquement, quelques semaines avant le plébiscite, la nécessité de la « révolution pacifique * et du vote affirmatif, dans de remarquables conférences faites à Paris et à Versailles, qui furent souvent tumultueuses. 11 soutint la même idée dans une lettre manifeste datée du 25 avril, où il affirmait, à l'exemple de Daunou. que « la meilleure constitution est celle quon a, pourvu qu'on s'en serve. » M. Laboulaye fut proposé, au moment de la retraite d'une partie du ministère Ollivier, à la suite du plébiscite, pour le portefeuille de l'instruction publique; mais son nom fut écarté parce qu'il ne faisait point partie du Corps législatif. La réouverture de son cours au collège de France (24 mai), donna lieu à des désordres, contre lesquels l'énergique professeur lutta en vain pendant plusieurs séances. Il fut obligé de demander la suspension provisoire de son enseignement. A cetie occasion, il reçut de nombreuses marques de "ympathie, notamment de la jeunesse des écoles.
Aux élections complémentaires du 2 juillet 1871, il a été nommé représentant de la Seine à TAslemblée nationale par 107 773 voix sur 290823 votants.
Il a pris place au centre gauche , et a été nommé président de la Commission de réorganisation de renseignemoat supérieur. Il a voté pour le gouvernement dans la question du pouvoir temporel; pour la loi départementale, le pouvoir
constituant, la proposition Rivet, le traité douanier, la proposition Feray (matières premières), et le retour de l'Assemblée à Paris; contre la proposition Ravinel.
LACAVE-LAPLAGNE (Louis), représentant français, né à Paris, le 3 octobre 1835, petit-fils d'un' membre du tribunal et fils d'un ancien député, ministre des finances de 1837 à 1839 et représentant du peuple à l'Assemblée législative de 1849, se présenta à la députation, sous l'empire, comme candidat de l'opposition, dans le Gers, et échoua deux fois contre M. de Granier de Cassagnac. Conseiller général du Gers de 1861 à 1871, il a été élu représentant de c» dépatrtement à l'Assemblée nationale, le 8 février 1871, le troisième sur six, par plus de 60000 voix.
Il a pris place au centre droit, et a voté pour les préliminaires de paix . l'abrogation des lois (l'exil, la validation de l'élection des princes, la loi départementale , le pouvoir constituant , la proposition Ravinel, le traité douanier; contre le g'i.yernement dans la question du pouvoir tempurei; contre la proposition Feray (matières premières), le maintien aes traités de commerce et le retour de l'Assemblée à Paris.
Lors du renouvellement de^ conseils généraux, le 8 octobre 1871 , il a été réélu conseiller général du département du Gers, pour le canton de Riscle.
LA GAZE (Louis), représentant français, est né h Pari*;, le 20 janvier 1826, d'une ancienne famille du Béarn. Son père, Henry la Gaze, a été député des Basses-Pyrenées sous Louis-Philippe ; un de
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ses oncles, le baron Pèdre la Gaze, a été pair de France ; Tautre, Louis la Gaze, a légué au musée du Louvre sa remarquA,ble collecrion de tableaux. Auditeur au Conseil d'Etat, en 1850, il donna sa démission après le rétablissement de !*£mpire. A partir de cette époque, il fut nommé conseiller général des Basses-Pyrénées et toujours réélu. Candidat de Topposition en 1863 et en 1869. lors du reoooyellement du Corps législatif, il obtint d'abord 7000, puis 13000 suffrages. Aux élections du 8 février 1871, il fut nommé représentant des Basseë-Py rénées à TAssemblée nationale, le premier ^ur neuf, par 58734 voix.
II a pris place au centre droît^ et s'est fait inscrire aux réunions Saint-Marc Girardin et Feray, II a voté pour les préliminaires de paix, la loi municipale, l'abrogation des lois d^exil, la loi départementale, à propos de laquelle il a prononcé un important discours sur la décentralisation, le? juillet 1871; le pouvoir constituant, les {)ropositions Rivet et Ravinel, le traité douanier, a proposition Feray (mati^.^es premières), et le retour de TAi^semblée à Paris ; contre le gouvernement, dans la guestion du pouvoir temporel, et contre le maintien des traités de commerce.
M. Loui^ la Gaze a publié : les Libertés provinciales en Béam, archives inédites d*un pays d'Etats j étude historique remarquable (1867, broch. in-S"); et Lettre d*un conseiller général sur les dépenses départementales (Pau, 1867, broch. in-8-).
LA CÈGILIA (Napoléon), partisan français d'origine italienne, né en 1834, fit de bonnes études et professa d'abord les mathématiques. L'exaltation naturelle de son caractère le jeta dans le parti révolutionnaire radical. En 1860, il fît partie de Texpédiiion de Ganbaldi en Sicile, se signala à Marsala et à Palerme, et fut nommé colonel. Après la conquête de la Sicile, le roi Victor- Emmanuel lui offrit de conserver son grade dans l'armée régulière italienne; il refusa, el partit pour l'AllemagriC, où il fut quelque temps professeur d; mathématiques à l'université d'Ulm. revint en France pour s'y marier, et s'affilia a T Internationale. Lorsqu'éclata la guerre contre la Prusse (juillet 1870)^ il s'enrôla dans le premier i>ataillo:i de francs-tireurs de Paris (brigade Lipowski), fut nommé capitaine après le combat de Milly-sur-Oise, combattit à Cnftteaudun, Varize, Burneville et Alençun, devint commandant à Nogent-le-Rotrou, lieutenantoolonel après Coulmicrs, et colonel pendant le mois de janvier 1871. La brigade des francstireurs de Paris ayant éié licenciée après la signature des préliminaires de paix, le colonel la Cécilia rentra à Paris, à la t^te de 127 hommes, reste des 1200 qui con^posaient son bataillon à l'origine, et y rapporta le drapeau qu'on lui avait confié. Lors de l'insurrection du 18 mars, il offrit ses services au Comité central et à la Commune, qui le nomma aussitôt général de division, avec le commandement de l'armée du centre, de Billancourt à la Bièvre. M. Johannard, membre de la Commune, lui fut adjoint, comme commissaire civil, dans les premiers jours du mois de mai. Le 30 mai, il fut obligé de quitter ses positions sous les forts du Sud et de rentrer dans l'enceinte. Bientôt acculé aux hauteurs de Belleville, il s'enfuit à Yiucf>nnes. Ce fort se rendit le 29 mai, après que M. la Cecilia s'y fut brûlé la cervelle.
LAGRËTELLE* (Henri nE). — Aux élections complémentaires du 2 juillet 1871, il a été nommé représentant de Saône-et~Loire à l'Assemblée nationale par 78232 voix sur 103 778 votants.