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Il a pris nlace à gauche», et a voté pour le gouvernement dans la question du pouvoir temporel, pour le traité douanier, la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce et le retour de l'Assemblée à Paris ; contre la loi départementale, la dissolution des g?rdes nationales, le pouvoir constituant et la proposition Ravinel.

M. H de Lacretelle a fait paraître, au mois de juillet 1872, dans le National^ un roman philosophique intitulé : Sous la hache, qui plaidait l'a- Dolition de la peine de mort.

LADMIRAULT (Louis- René- Pau! de), général français, né en 1808, sortit de Saint-Cyr en 1829, et passa la plus grande partie de sa carrière niilitaire en Af^riqne. Promu général de brigade en 18di8, il était général de division en 1859 et prit une part décisive à la bataille de Solférinooù il fut blessé. Nomm^ sénateur le 20 décembre 1866, il fut, le 2 mars 1867, chargé du commandement sup-'rieur du 2* corps d'armée , à Lille. Cette même année, il commanda le camp de Ch&lons et s'y fit une réputation de tacticien. En 1870, il commandait encore le 2* corps d'armée, mais au début de la guerre franco-prussienne, son commandement fut donné au général Frossard, et il fut mis à la tête du 4* corps qui devait défendre les lignes de Metz à Thionviile. Apres les premières défaites de l'armée française et lorsque l'empereur Napoléon III eut cédé le commandement en chef au maréchal Bazaine, il se concentra sous Metz avec les autres corps de l'ancienne armée du Rhin, et

Srit une part importante et glorieuse aux batailles e Borny, Mars-la-Tour, Gravelotte, à la suite desquelles l'investissement de Metz et de l'année française par la l'« et la 2* année allemande, fut consommé. La grande sortie du 31 août, destinée à favoriser la jonction de Mac-Mahon, ayant échoué, le 4" corps ne livra plus que des combats sans importance. Le général de Ladmirault assista au conseil de guerre du 10 octobre, où, pour la première fois, fut agitée la question de la capitulation, signée quinze jours après. 11 suivit alors ses soldats en Allemagne et ne rentra en France qu'au moment de la paix. L'insurrection du 18 mars 1871 ayant rendu nécessaire la création d*une armée destinée à opérer contre les fédérés, le général de Ladmirault fut, par arrêté du chef du pouvoir exécutif, en date du 6 avril, nommé au commandement du 1*' corps. 11 prit une part aciive aux combats sous Paris, y pénétra par la porte de Saint-Ouen, le 22 mai, et surprenant par un hardi mouvement tournant la formidable position de Montmartre, s'en empara le lendemain. Le l**" juillet suivant il devint gouverneur de Paris et commandant de la 1'* division miitaire. Sa vigilance énergique ne s'exerça pas spiilemont contfe l'insurrection; il sévit aussi contre les excès de la presse, interdit la distribution dans les casernes des brochures apologétiques, que les agents bonapartistes répandaienl dans l'armée, et réorganisa sur un pied formidable le service militaire de sûreté dans Paris. Il représenta le gouvernement dans la cérémonie anniversaire de la bataille de Saint-Quentin (janvier 1872). et prononça à cette occasion un discours dont le ton conciliant fut remaraué.

M. ae Ladmirault a publié, au mois de juillet 1871, un mémoire sur les Bases d'un projet pour le recrutement de P armée de terre (br. in-8*). Grand officier de la Légion d'honneur^ il a été décoré de la médaille mihtaire le 24 juin 1871.

LA FAYETTE * (Oscar-Thomas-Gilbert du motiir db). — Aux élections du 6 février 1871, il a été nommé repfésentant de Seine-et-Marne, à l'As-

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semblée nationale, le deuxième sur sept, par 34032 voix. Inscrit à la réunion de la gauche réf ublicaine et vice-président de cette réunion, il a ^té élu le premier, par 477 voix sur 499 votants, xoembre de la commission permanente deTAssem* blée au moment des vacances de 1871 .

Il a voté pour les préliminaires de paix, la loi départementale, la proposition Rivet, le traité <louanier, la proposition Feray (matières premières), et le retour de l'Assemblée à Paris; pour le gouvernement, dans la question du pouvoir temporel; contre la validation de l'élection des princes, le pouvoir constituant, la proposition Ravinel <et le maintien des traités de commerce.

LAFERRIËBE* (Edouard -Louts-JuLiBN-). ~ l^ommé, le 19 «eptembre 1870, maître des requête i dans la commission provisoire chargée de remplacer le Conseil d'Ëtat impérial, il devint, le 14 octobre suivant, commissaire du gouvernement près la section du contentieux.

Il a publié : Les Journalistes devaTU le conseil d'État (1865, in-S"»} ; Recueil des constitutions ^Europe et d'Amérique e>> collaboration avec If. Batbie (1869, in-8") ; Loi organique départementale du 10 aoiU 1871 (1871, in-8*; 2« édition, 1872).

LAFLIZE (Georges-Charles-Camille), représentant français, né à Nancy, le 19 février 1798, a exercéavecdistinction,danssa ville natale, pendant de longues années, la profession d'avocat, et a été plusieurs fois élu bâtonnier de son ordre. Nommé représentant du peuple à la Constituante de 1848, après avoir été président de la commission départementale de la Meurihc, il siégea à gauche et appuya généralement la politique du général Cavaignac. Un moment arreié en 1852 et interné à Metz, il rentra dans la vie privée et redevint avocat au barreau de Nancy, aux élections du 8 février 1871, il a été élu représentant de laMeurthe, le quatrième sur sept, par 51 280 voix.

Il a pris place à gauche, et a voté pour le gouvernement dans la question du pouvoir tem-

Eorel ; p »ur la proposition ftivat, le traité douanier, L proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce, et le retour de l'Asst^mbléo à Paris; contre les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, la loi départementale, la dissoluiioQ des gardes nationales, le pouvoir constituant et la proposition RavineL

LA FORGE (Anatole de), publiciste français, né à Paris, le 1" avril 1821, entra de bonne heure dans la diplomatie, et fut chargé, en 1846, d'une mi.^siori en Espagne, qui lui valut, à son retour, la décoration de la Légion d'honneur. En 1848, il abandonna la carrière diplomatique pour le journalisme. Il avait déjà collaboré au Portefeuille. lorsqu'il passai kV Esta fettCj puis au Siècle^ dont il devint un des principaux rédacteurs. Pendant quinze ans, sa collaboration assidue à ce journal, où il traitait spécialement les questions de politique étrangère, lui fit prendre part à de nombreuses el importantes polémiques. Après la révolution du 4 septembre 1870, M. A. de la Forge fut nommé préfet de l'Aisne. La moitié du département était déjà envahie par l'ennemi, et la ville 4â Laon prise. Le nouveau préfet parvint à grand'peine jusqu'à Saint-Quentin, improvisé chef-lieu du département, barricada la ville et y organisa éoergiquement la résistance. Il y soutint i'effbrt des troupes allemandes pendant toute la journée du 8 octobre, avec les gardes nationaux, Its pompiers et les ouvriers de la ville. Blessé 4(rièvement à la jambe, M. A. de la Forge resta

néanmoins au feu jusqu'à la fin de la journée, et n'abandonna le lieu du ombat qu'au moment où l'ennemi se décidait à battre en retraite sur I^aon. Après cette belle défense de la première ville ouverte qui eût résisté aux Allemands, le préfet de l'Aisne fut publiquement félicité par le gouvernement de La Défense nationale, et promu ofticier de la Légion d'honneur. Il fut ensuite nommé préfet des Basses-Pyrénées. Dans son nouveau dépailement il s'efforça, en faisant appel au patriotisme de tou"» les partis, de rendre populaire la politique de résistance à outrance. Il présida aux élections du 8 février 1871, et donna sa démission après la signature des préliminaires de paix. Il es-t rentré depuis dans la vie privée.

M. A. de la Forge a publié : V Instruction publique en Espagne (1847, in-8') ; Des vicissitiides politiques de V Italie dans ses rapports avec la France (1850, 2 vol. in-S") ; Histotre de la Réfm hlique de Venise sous Manin (1853, 2 vol. in-8*);

devant Vopinion (1859, br. in-8°) ; La Liberté (1862, br. in-S") ; Les Utopistes en Italie (1862, in-8'') ; La Pologne devant les Ch/imbrea (1863, br. in-8°); La Pologne en 1864, lettres à M. Emile de Girardin (1864, br. in-8*); Lettre à Monseigneur Dupanloup 4 propos de la Pologne (1865, br. in-8») ; Histoire du cardinal de Riciielieu (1872, en préparation).

LAMBERT (Alexis), représentant français, né à Besançon (Doubs), le 31 janvier 1829, fit ses études dans cette ville, où son père était associé à P.-J . Proudhon pour l'exploitation d'une imprimerie. Il se rendit ensuite à Alger en 1850, et travailla comme employé dans quelques administrations locales. En 1859, il fonda, avec M. Louis Marie, libraire à Gonstantine, le journal Vlndépendant, dans lequel il publia de nombreux articles sur les inconvénients du régime militaire, et réclamaî)0ur la colonie les institutions civiles et politiques de la métropole.

Après la révolution du 4 septembre 1870, il fut nommé sous-préfet de Bône, et devint, le 17 novembre suivant, préfet du département d'Oran. Nommé le 8 février 1871 commissaire extraordinaire de la République en Algérie, en remplacement de M- Ch. du Bouzet, il occupa ce poste difficile jusqu'au 10 avril de la même année. Il fut élu, le 2 juillet 1871, représentant du département d'Oran à une grande majorité, mais son élection fut annulée par rAsscmbloe , en exécution de JLa loi qui déclarait les préfets inéligibles, dans les départements qu'ils avaient administres, pendant les six premiers mois qui suivaier<t la cessation de leurs fonctions. Le 7 janvier 1872, il a été réélu dans le département d'Oran, par 5037 voix sur 7977 votants.

11 a pris place à gauche, et a voté pour la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce et le retour de l'Assemblée à Paris.

LAHBRECHT* (Félix-Édouard-Hippolyle). — Aux élections du 8 février 1871, il fut nommé représentant du département du Nord à l'Assemblée nationale, le second sur vingt-huit, par 217455 voix. Membre du conseil d'administration des mines d'Anzin, et propriétaire influent de l'arrondissement industriel de Douai, il avait particulièrement étudié la question ouvrière et commerciale. Aussi, lors de la formation du ministère de conciliation du 19 février, fut-il choisi par M. Thiers, devenu chef du "pouvoir exécutif de la République française, comme ministre de l'agriculture et du

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