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commerce. Très-sympathique à la nouvelle Chambre, M. Lambrecht, au moment de la retraite de M. Ernest Picard (1*' juin), échangea le portefeuille du commerce contre celui de Tintérieur. A roccasion des élections complémentaires du 2 juillet, il n*commanda instamment aux préfets d'interdire aux agents de Tadministr^tion toute pratique rappelant les anciennes candidatures of> ncielles. et quelques semaines après, il défendit toute réjouissance publique à Toccasion de Fanniversaîre du 4 septembre. H e^t mort subitement le 8 octobre 1871, laissant inachevé un important ouvrage intitulé : la Crititftfe des codeM européens ^ auquel il av;:it consacré une ^rtie de sa vie, et qui embrassait la législation civile et criminelle de tous les Ëtats d'Kurope.
Il a voté pour les préliminaires de paix, la loi municipale . l'abrogation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, la loi départementale, la dissolution des gardes nationales, le pouvoir constituant, la proposition Rivet et le traité douanier; eontre le gouvernement, dans la question du pouvoir temporel, et contre la proposition Ravinel.
Lors du renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871, il a été élu conseiller général du Nord, pour le canton de Marchiennes.
lAMÉ-FLEURY* (Ernest-Jules-Frédéric). — Le 20 octobre 187(>, il a été nommé conseiller d'État dans la commission provisoire chargée de remplacer le conseil i^ipérial. Il était depuis plusieurs années secrétaire du conseil général des mines, et Tun des membres les plus actifs de la Société d'économie politique. Il n'a pas été élu par TÂssemblée nationale iors de la réorganisation du Conseil d'Etat (fin juillet 1872).
LA MONNERAYE * (Charles-Ange, comte de), représentant français, né le 3 février 1812 , servit dans l'armée comme officier d'étatmajor. Conseiller général depuis 1843, il fut élu, en 1869, comme candidat inaépendant, député de la 1** circonscription duMorbihau, par 15528 voix sur 29915 votants, contre 13269 voix, obtenues par M. Kercado, candidat ofuciel. Aux éleclions du 8 février 1871, il a été nommé représentant du même département à rÂs>emblée nationale, le troisième sur dix, et s'est Tait in.scrire à la réunion des Réservoirs.
Il a pris place h droite, et a voté pour les préliminaires de i aix, la validation de 1 élection des princes^ la loi déptirtementale, le pouvoir constituant, la proposition Baviiiel et le traité douanier; contre le gouvernement, dans )a question du pouvoir temporel; contre la fropo^ition Rivet, la j)roposilion Feray ( matières prenjières) . le niamtien des traités de commerce, et le retour de l' Assemblée à Paris. Lors du renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871, il a été élu conseiller général du département du Morbihan, pour le canton de Malestroit.
M. de la Mcnneraye a publié : Essai sur Vkistoirc de V architecture religieuse en Bretagne pendant la durée des xi* et xii* siècles.
LA MOTTEROUGE* (Joseph-Edouard db). ~ Chargé, par décret du 1*' septembre 1870, du commandement des gardes nauooales de la Seine, en remplacement du général d Autemarre d'£rvillé, il donna sa démission quelques jours après la révolution du 4, et eut pour successeur M. Tamisier. Un décret du 27 juillet, contre-signe : Emile Ollivier, et dont la chute subite du cabinet du 2 janvier avait empêché la publication, nommait M. de la Molterouge, sénaievr, * pour services rendus dans sa carrière militaire. * / „. .
Lors de la formation de la première armée de la Loire, il fut appelé à l'activité et accepta le commandement du 15* corps d'armée concentré,, dès le 5 octobre, à Toury, pour y servir de noyaa de résistance. Ce corps, qui comprenait environ 30000 hommes, se borna d'abord à quelques re>connaissances dans la direction de Paris. Attaqué le 10 octobre, par le général bavarois de Thann^ à Artenay, ot^ les troupes françaises n'étaient pas en forces sufnsantes, il fut obligé de se retirer sur Orléans, et bientôt après de passer sur la rive gauche de la Loire, en abandonnant cette ville. &tte défaite, où des troupes jeunes et inexpérimentées avaient eu k lutter contre un ennemi aguerri et supérieur en nombre, amena la destitution du commandant en chef et son remplacement par le général d'Aureile de Paladines. Depuis, M. de la. Motterouge est rentré dans le cadre de réserve.
LANFREY* (Pierre). — Après la révolution du 4 septembre 1870, il fut un des premiers à demander des élections immédiates, et publia sur la dictature de Vincapacité deux articles qui eurent un grand retentissement. Il refusa la préfecture du Nord, que lui offrait la déléjsation de Bordeaux^ et servit, comme volontaire, dans les mobilisés de la Savoie. Au scrutin du 8 février 1871, pour l'Assemblée nationale, il obtint, à Paris, sans être élu, 38207 voix sur 328970 votants, mais fut nommé représentant du Hhône, le troisième sur onze, par 47323 voix. Un décret du président de la République, en date du 9 octobre suivant, le nomma ministre plénipotentiaire de France pràs. le gouvernement helvétique.
Membre de la gauche républicaine, il a voté pour les préliminaires de paix, la loi départementale et le traité douanier.
Les quatre premiers volumes de VHistoire de- Napoléon /", de M. Lanfrey, sont arrivés à leur 6» édition (1867-1870, in-8«').
LANGEYIN (Camille-Pterre) , membre de la Commune de Paris, né vers 1843, exerçait la profession de tourneur sur métaux , lorsqu'en 186f> il s'affilia à Tlntemationale , dont il devint un des membres les plus influents. Secrétaire correspondant du deuxième bureau de Paris, connu sous le nom de « Cercle des Etudes sociales, > il prit une. part très-active, comme acteur ou comme signataire, aux principales manifestations de ia section parisienne, impliqué, en 1870, dans le troisième procès de l'Internationale, il coi. tin ua sa propagande, malgré les poursuites, et fut condamné, au mois de juillet, à deux mois de prison, comme ayant fait partie d'une société non autorisée. Mis en liberté au moment du 4 septembre, il figura au nombre des adversaires les plus ardents du gouvernement de la Défense nationale, contribua au 31 octobre et au 22 janvier, etCi.fin, après l'insurrection du 18 mars, fut nommé, au scrutin du 26, membre de la Commune dans le 15* arrondis- S'.'ment, par 2417 voix. Délégué à la commission de la justice, le 20 mars, il combattit les motions vio enies de ses collègues, vota contre la validation des élections à la majorité absolue des suffrages, et contre la création d'un comité de salut public. Il siffna, ie 15 mai, la déclaration de la minorité de la Commune, rédigée par M. Ch. Beslay, et ne s'occupa plus dès lors que de l'administration de son arrondissement.
LANGLOIS (Amédée Jérôme) , représentant français, né à Paris, le 7 janvier 1819, est le fils du peintre d'histoire de ce nom, membre de l'Institut, mort en 1838. Entré à l'école navale en 183.!i, enseigne de vaisseau en 1841, il donna sa démission en 1848, au moment oîi il allait pa*-
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ser lieuteoant de vaisseau à l'ancienneté^ pour s'occuper d'économie politique et de journalisme. Collaborateur de Proudhon au journal le Peuple j du 1" septembre 1848 au 13 juin 1843, il futporté; à Paris, aux élections de mai pour l'Assemblée législative sur la liste démocratique socialiste, et obtint, sans ôtre élu, 105000 Yoix. Arrôté le 13 juin, dans les bureaux du journal, il fut condamné, le 13 novembre, à la déportation, par la Haute cour siér)ant à Versailles. En 1865, il assista Prou«lbon ses derniers moments, et, en qualitéd'ezécuteur testamentaire, surveillu la publication de ses œuvres posthumes. Possesseur d'une fortune considérable, il put s'occuper avec une entière indépendance de travaux philosophiques, politiques ou d'économie sociale. Membre de l'Association internationale des travailleurs, il assista, en 1869, au congrès de Bftie comme délégué de la section française, et y défendit énergiquement le principe de la propriété individuelle.
Au moment de la déclaration de guerre à la Prusse, il était à la tête de la manifestation en faveur de la paix, qui fut dispersée par la police (12 juillet 1870). Après la révolution du 4 septembre, élu chef du 116* bataillon de la garde nationale, il organisa le premier bataillon de marche, à la tête duquel il se signala k la prise de la Gare-aux-Bœufs. Cité à Tordre du jour de l'armée, il fut promu, quelques jours après, lieutenant-colonel commandant le 18' régiment de Paris. Blessé grièvement, le 19 janvier 1871, à l'attaque de Buzenval et décoré de la Légion d'honneur, il fut, aux élections du 8 février, nommé représentant de la Seine i l'Assemblée nationale, le vingt-cinquième sur quarante-trois, par 95851 voix sur 328970 votants. Dans la nuit du 18 au 19 mars, au moment où l'insurrection communale venait d'éclater, il fut désigné dans l'assemblée des maires et députés de Paris, comme commandant des gardes nationales de la Seine. Démissionnaire le 19 au matin, lorsqu'il fyi convaincu qu'on ne pouvait résister immédiatement aux forces du comité centra), il retourna à Versailles, où, après la séance du 20 mars, il fut encore désigné comme chef d'état- major de l'amiral Saisset, dont la mission échbua complètement. Il a fait partie de plusieu^ commissions, entre autres, de la commission d u budget, et a présenté une proposition d'impôt > sur tous les revenus, » qui fut repoussée par l'Assemblée. Le discours qu'il a prononcé à l'occasion de la discussion de la loi sur rlnteroationale et qui concluait au rejet de la loi, a été remarqué.
Il a pris place à l*extréme gauche, et a voté contre les préliminaires de paix, la loi municipale, la validation de l'élection des princes, la dissolution des gardes nationales, le pouvoir constituant, la proposition Ravinel, et le maintien des traités de commerce; pour l'abrogation des lois d'exil, la loi départementale, le traité douanier, la proposition Feray (matières premières), et le retour de PAssemblée à Paris.
M. Langlois a publié un important ouvrage, ayant pour titre : V Homme et la RévoUUionj deuié à P.-/. Proudhon (1867, 2 vol. in-S*).
LAPRADE (Pierre-Marin-Victor Richard db la.
Prade et de). — Aux élections du 8 f3v|;ier 187! , il a été élu représentant du Rhône à l'Assemblée nationale, lé neuvième sur treize, par 58537 voix.
11 a pris place au centre droit, a voté pour les préliminaires de paix, la loi municipale et la proposition Ravinel, et s'est abstenu sur l'abrogation des lois d'exil et la validation de l'élection des princes.
lARCV (Charles -Paulin -Roger de Saubert, baron db). — Aux élections du 8 février 1871, il fut
nommé représentant du Gard à l'Assemblée naticynale, le sixième sur neuf, par 52603 voix. Choisi, par M. Thiers, comme ministre des travaux publics, dans le ministère de conciliation du 19 février, il eut à réorganiser les transports par chemins de fer, que les événements avaient suspendus ou rendus impossibles, et plus tard à veiller à lacon* servation provisoire des monuments publics inceodiés par la Commune. Au moment de la dis* cussion de la proposition Rivet, alors que la droite se disposait à une dernière lutte contre M. Thiers, M. de Larcy donna sa démission (28 août). Il la retira après le vote de la proposition, à la- suite a'une lettre du président de la Répubuque l'iBvitant « à donner cette nouvelle preuve de son dévouement aux idées conservatrices et libérales (2 septembre). > L'attitude ferme et tolérante que le ministre conserva vis-à-vis des Compagnies de chemins de fer, contribua à abréger la crise, des transports et à en limiter les effets (février 1872). Après l'insuccès de la démarche Caiite^ le 20 juin suivant, par les délégués de la. droite auprès de M. Thiers, pour lui imposer une politique intérieure conforme aux vues de la majorité, M. de Larcy crut devoir donner sa démission. Il fut» aussitôt élu président de la réunion des Réservoirs.
U a pris place à droite et a voté pour les préliminaires de paix, la loi municipale, la proposition Cazenove dePradines, l'abrogation des lois 4'exil, la validation de l'élection des princes, la loi départementale, la dissolution des gardes nationales et le traité douanier; contrôle gouvernement dans la question du pouvoir temporel ; contre la proposition Feray (matières premières) et le maintien des traités de commerce, et s'est abstenu sur le pouvoir constituant, les propositions Rivet et Ravinel.
Lors du renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871, il a été nommé conseiller général du Gard, pour le troisième canton de Nlmcs.
LA ROGHKTHULON (Emmanuel-Marie-Stanislas Thibaud, marquis de), représentant français, né à Orléans, le 17 janvier 1832, d'une ancienne famille noble du Beaujolais, n'exerça, sous l'Empire, d'antres fonctions que celles de conseiller municipal de sa commune et de vice-président du comice agricole de Châtellerault. EnKagé dans les mobiles de la Loire-Inférieure, il fut nommé capitaine d'une compagnie de volontaires, fit, en cette qualité, le service des avant-postes j usqu'à le fin du siège de Paris, et se distingua à la bataille de Montretout (19 janvier).
Il a été élu, le 8 février 1871, représentant de la Vienne à l'Assemblée nationale, le premier sur six, par 56 839 voix. Au moment de l'insurrection du 18 mars 1871, le comité central fit apposer sur la porte de son hôtel un placard ainsi conçu : « Bon à fusiller I »
Il a pris place à droite, et a voté pour les préliminaires ae laix, l'abrogation des lois d'exil, la validaiion de l'élebtioti des princes, la loi départementale, le pouvoir constituant , la proposition Ravinel, le trafté douanier; pour le gouvernement, dans la question du pouvoir temporel; contre le cautionnement des journaux, la proposition Rivet, la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce et le retour de l'Assemblée à Paris.
M. de La Rochethuloa a été décoré de la Légion d'honneur pendant le siège de Paris.
LA RO?rCIÈRB LENOaRY*(Camill&-Adalbert Marie, baron db Clbmbnt de) . — Au moment o éclatait la guerre entre la France et la Prussa, ù fut désigné pour- commander la flotte des tran