LAUR
ports, mais cette flotte ne pouvant partir faute de troupes de débarquement, il reçut, le 8 août 1870, le coirmandemeiit en chef de la division des marins des équipages de la flotte, détachés daus les forts de Paris. Maintenu dans son commandement après la révolution du 4 septembre, nommé membre du conseil de défense, et compris d^abord comme divisionnaire dans Tune des trois armées organisées par le général Trochu pour la défense de la capitale, il devint bientôt commandant supérieur des troupt's et de la circonscription de Saint-Denis, formées en corps d'armée distinct. Il contribua, le 30 novembre, à la bataille de Cbampigny, par une vigoureuse diversion sur Epinaysur-Seine^ et fut élevé, le 8 décembre, à la aignité de grand*croix de la Légion d'honneur. Le 21 décembre, il attaqua le Bourget avec une petite colonne d^ matelots, et, laissé sans troupes de soutien, ne put s'y maintenir malgré des prodiges de valeur. Après la capitulation de Paris, une souscription Tut ouverte pour ofl'rîr une médaille commémorative aux marins qui avaient pris part à la défense. M. de La HOnciëre refusa, au nom des troupes placées sous ses ordres, ce témoignage de la gratitude publique, et déclara que les marins « ne sauraient accepter une distinction qui ne serait point partagée par Tarmée entière. » Celte flatterie à l'adresse de l'armée de Paris fut unanimement blâmée par la presse, et quelquesuns dft ses organes ne craignirent pas d'en attribuer l'origine à une pression du haut état-major militaire qui, pendant le siége^ avait entouré M. Trochu.
Au scrutin du 8 février 1^71, pour l'Assemblée nationale, M. de La Koncière obtint à Paris, sans être élu, 35232 voix sur 328970 votants, mais fut nommé représentant de l'Eure à l'Assemblée nationale, le premier sur huit, par 60 292 sufl'rages. Membre depuis vingt ans du conseil général de ce département, il a^té réélu, le 8 octobre 1871, pour le canton Sud d'Ëvreux. Au mois de février 1872, il fut question de sa nomination comme ambassadeur auprès du roi d'Italie^ en remplacement de M. de Goulard, devenu ministre du commerce. Les journaux ordinairement bien renseignés prétendirent que M. de La Ronciëre avait refusé ces fonctions diplomatiques.
Il a pris place au centre droit, et a voté pour les préliminaires de paix, la loi départementale, l'abrogation des lois d exil, la proposition Ravinel, le traité douanier, le maintien des traités de commerce; contre la proposition Rivet et la proposition Feray (matières r'remières).
L'amiral de La Roncièrea publié : Contidér€Ui(ms sur les marines à voile et à vapeur de France et d*ÀngUterre (1844, in-8'), et La -marine au siège de Paris (février 1872, in-8', avec atlas et plains'; manr, 2* édition).
LABRIEU* (Amédée). -^ Nommé préfet de la Gironde après la révolution du 4 septembre 1870, il fut élu, aux élections complémentaires du 2 juillet 1871, représentant de ce département à 1 Assemblée nationale, par 78427 vuix sur 129970 votants.
Il a pris place à gauche et a voté contre le gouvernement dans la question du pouvoir temporel; contre la loi départemectale, la dissolution des gardes nationales, le pouvoir constituant, la proposition Ravinel, pour la proposition Rivet, le traité douanier, la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce, et le retour de l'Assemblée à Paris.
LASTEYRIE* (Adrien-Jules, marquis de).— Au scrutin du 8 février 1871 pour l'Assemblée nationale, il obtint à Paris, sans être élu, 2ô 600 voix
sur 328 970 votants, mais fut nommé représentant de Seine-et-Marne le troisième sur sept, par 29 008 voix.
Il a pris place au centre droit , et a voté pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, la validation de l'éloction des princes, la loi départementale, le traité douanier et le retour de l'Assemblée à Paris ; contre la proposition Ravinel, et s'est abstenu sur le pouvoir constituant et la proposition Kivet.
Un décret du 30 décembre 1871, Ta nommé membre de la commission des expositions internationales.
M. Jules de Lasteyrie a publié la première partie d'une Histoire de la liberté politiijiue en France (1860, in»8'), qui doit avoir trois volumes.
LA TOUR D'AUVERGNE LAURAGUAIS* (prince Henry-Godefroy-Bernard-Alphonse db). — Au moment de la déclaration de guerre à la Prusse, il fut nommé ambassadeur à Vienne, en remplacement du duc de Gramont, devenu ministre des ariaires étrangères (16 juillet 1870). Après les premiers désastres de l'armée française et la chute du ministère Ollivier, il fut appelé à reprendre, dans le cabinet du 10 août, le portefeuille des aff'aires étrangères. A ce titre, il protesta contre les agissements de l'ennemi violant les lois de la guerre et le droit des gens, obtint gain de cause dans les négociations avec la Belgique et le Luxembourg, au sujet du droit de passage demandé par la Prusse pour ses blessés, et, après la révolutioa du 4 septembre « se réfugia momentanément ea Angleterre. -^ Il est mort au château des Angliers, près de Loudun, le 6 mai 1871.
LAURENGEAU (Adolphe, baron ne), représentai français, né à Poitiers, le 10 janvier 1815, fut élu, en 1848; conseiller municipal de cette ville, puis conseiller général pour le canton de Vouitle, et, en 1849, représentant de la Vienne à l'Assemblée législative, où il vota avec la majorité, et prononça un discours en faveur du repos du dimanche. Lors du coup d'État du 2 décembre 1851, il fut arrêté à la mairie du 10* arrondisse* ment, et enfermé au tnont Valérien. Conseiller général sous l'Empire, jusqu'en 1867, il fut élu, le 8 février 1871 , rep ésentant de la Vienne à l'Assemblée natiçnale, le troisième sur six, par 55 417 voix. Il a tait partie de la commission chargée d'assister les négociateurs français dans la discussion des préliminaires de paix avec TAUe*magne.
partcmentale , le pouvoir constituant, la proposition Ravinel, le traité douanier; contre le gouvernement, dans la question du pouvoir temporel ; contre la proi)osition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce , et le retour de l'Assemblée à Paris.
LAURENT -PICH AT* (Léon). — Aux électiqns complémentaires du 2 juillet 1871, il a été nommé représentant de la Seine à l'Assemblée nationale, par 101366 voix sur 290823 votants. Lors de la discussion de la loi sur le recrutement de l'armée, intervenant entre MM. Oenfert-Rochereaa et Chanffarnier, il adressa à M. Cbangarnier cette apostrophe, contre laquelle protesta la majorité : « Nous nous appelons Relfort et vous vous appelez Metz « (Séance du 28 mai 1872).
Il a pris place à gauche, et a voté cour le gouvernement dans la question du pouvoir temportJl ; pour le traité douanier, la proposition Feray (ma-