‹ Dictionnaire universel des contemporainsChapitre 76 sur 122 · LAVE · texte numérisé non relu

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tières premières), le maintien des traités de commerce, et le retour de TAssemblée à Paris; contre la loi départementale, la dissolution des gardes nationales , le pouvoir constituant et les propositions Rivet et Ravinel.

LAURIKR (Clément), avocat et représentant français, se présenta à Paris comme candidat démocratique, aux élections du mo:s de mai 1869, défendit la famille Noir et M. Ulrich de FoQvielle devaut la Haute cour séant à Tours, en mars 1870, et quelques mois plus tard, plaida habilement pour V Internationale. Après la révolution du 4 septembre, il fut nommô directeur général du personnel et du cabinet au ministère de l'intérieur, puis délégué du ministère de Tintérieur à Tours, et spécialement chargé de la direction politique, du personnel des préfectures, de la publicité et de la sûreté générale. En cette qualité, il prit part, diton, à la rédaction du décret de dissolution des conseils généraux. Le 19 octobre 1870, il partit pour Londres et y contracta, le 24, par Tinlermédiaire des banquiers Morgan, un emprunt de 260 millions à six p. 0/0, remboursable en trentequatre ans, au taux de 85 francs. Ces conditions furent vivement critiquées par une partie de la

Î tresse. Démissionnaire en lévrier 1871, il l'ut élu e 8 du même mois, représentant du Varà l'Assemblée nationale, donna sa démiâsiou après la signature de la paix« et fut réélu le 2 juillet suivant, dans le même département, par 29 808 voix nuT 50812 votants, et dans les Bouches-du Rhône. Il opta pour le Var. Il a piésenlé à l'Assemblée une proposition de loi, pour la libération du territoire, basée sui le rachat des chemins de fer par l'Etat, qui fut repoussée (février 1872).

il a pris place à Textrême gauche et a voté contre les préliminaires de paix, la loi départementale, la dissolution des gardes nationales, le pouvoir constituant, la proposition Ravinel : pour le gouvernement, dans la question du pouvoir temporel ; pour le traité douanier, la proposition Feray ^matières premier es), et le retour de rAssembiee à Paris.

Lors du renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871 , il a été élu conseiller général du département diF Var pour le canton de Callas.

M. Clément Laurier a publié : La liberté de Vargent (1858, in-8-).

LAVERGNE* (Louis-Gabriel-LéoDce Guilhaod ns). — Aux élections du 8 février 1871, il a été nommé représentant de la Creuse à l'Assemblée nationale, le quatrième sur cinq, par 30 115 voix.

11 a pris place au centre droit, et a voté pour les préliminaires de paix^ Tabrogatiou des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, la loi départementale, le pouvoir constituant, la proposition Baviuel, le traité douanier, la proposition Feray (matières premières) et le maintien des traites de commerce* contre le gouvernement, dans la question du pouvoir timporel et contre le retour de l'Assemblée à F'aris.

LAVERTUJON* (And ré- Justin).— Après la révolution du 4 sept( mbre 1870, un décret du gouvernement de la Ûéft'DwC. instit\>a une commission chargée de réunir, de classer et de publier les papiers saisis aux Tuileries. D'abord vice-pr^sitient, puis président de cet'e commission, dont les travaux accueillis avec un vif intérêt parle public, furent reproduits presque en totalité par la presse, M. Lavertujon fut nommé à la même époque directeur du Journal officiel. Devenu peu aprè» secrétaire du gouvernement, il remplit ces iouctions jusqu'au moment de l'armistice, et accom-

pagna alors à Bordeaux M. Jules Simon, auque rendit d'importants services pendant sa lutte coq* tre M. Gambetta. A la fin du mois de février 1871 , il a été remplacé au Journal officiel par H. Kaem-

fifen, et nommé consul général i AÎnslerdam eo

LKBEAU (Alfred -Alphonse-Emile), journaliste français, né à Lille, le 8 novembre 1839, fît un congé dans l'armée active, s'occupa de littérature et de pohtique, et était employé dans une maison de commerce de Paris, au moment de l'insurrection du 18 mars 1871. Lié avec M. Lulller, dont l'influence fut considérable pendant les premiers jours de la Commune, il obtint d'être (^él^^é à la rédaction du Journal officiel^ où il publia entre autres choses un article sur le Tyrannieide. Dépossédé au bout de quelques jours par M. Longuet, il fut d'abord délégué a la direction des télégraphes, puis nommé lieutenant colonel de la sixième légion. Arrêté le 8 juin, après l'entrée des troupes dans Pans, il fut robjet d'une ordonnance de non lieu; mais, à la suite d'une instruction plus complète, il fut de nouveau arrêté, traduit devant^ le cinquième conseil de guerre, et condamné dans les premiers jours de février 1872, pour participation aux actes de l'insurrection, à la déportation dans une enceinte fortifiée. Transféré à l'hôpital de Versailles, à cause du mauvais état de sa santé, il réussit à s'évaiier, sous un costume d*officier d'infanterie et se réfugia à Bruxelles le 15 mars 187^. Expulsé de Belgique quelques jours après, il est passé en Suisse. Au commencement ou mois de juin 1872 les journaux annoncèrent qu'il venait de mourir à Londres.

LEBLONB* (Désiré-Médéric). — Nommé procureur général près la cour d'appel de Paris, après la révolution du 4 septembre 1870, il fut élu, le 8 février 1871, représentant de la Marne à l'Assemblée nationale, le deuxième sur huit, par 54960 voix, puis donna sa démission de procureur général.

n a pris place à gauche, et a voté pour les préliminaires de paix, la proposition Rivet, le traité douanier, et le retour de l'Assemblée à Paris; pour le Kouvem^ment, dans la question du pouvoir temporel: contre l'abrogation des lois d'exil, la validation de Télection des princes, la loi départementale, le pouvoir constituant, la proposition Ravinel, la proposition Feray (matières premières}, et le maintien des traités de commerce.

LEBCGUF * (Edmond). — La pression de l'opinion publique, qui réclamait des réductions dans les dépenses de l'armée, le poussa à laisser supprimer dans le budget de la guerre le crédit destine à l'instruction de la garde mobile, que le maréchal Niel, son prédécesseur, avait au contraire voulu organiser solidement. Maintenu au ministère de la guerre dans le cabinet parlementaire du 2 janvier 1870, il fut élevé à la dignité de maréchal de France par décret du 24 mars suivant La question de l'Algérie le mit aux prises à la fois avec M. Jules Favre, et M. le comte le Eon, qu'une récente mission dans la colonie avait converti à la cause du gouvernement civil. Pour donner une satisfaction apparente à l'opinion pu blique, il présenta à l'empereur, le 31 mai. un décret rétablissant dans chacun des territoires civil et militaire de l'Algérie, Tindépendance respective des généraux et des préfets. A l'occasion (tu plébiscite et des élections partielles du Corps législatif, il interdit les réunions publiques electonaJes aux militaires, et expliqua à la Chambre, à la suite d'une interpellation venue de la gauche, les sévérités exercées contre ceux qui avaient enfreint ses instructions.

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Au moment de la déclaration de guerre à la Prusse, il témoigna la plus grande assurance à ceux des députés, et en particulier à M. Thiers, qui craignaient que la France ne fût pas prête. On a cité de lui à ce propos une phrase qui n'a point été démentie et qui est restée célèbre : c Nous sommes tellement prêts, aurait dit le maréchal, au sein d'une commission qui Tinterpellait, que si la guerre durait un an, nous n'aurions

Sas même à acheter un bouton de guêtre. > Un écret du 19 juillet le nomma major général de l'armée du Rhin, tout en le conservant au ministère de la guerre, que le général Dejean devait gérer par intérim. Les défaites successives de Wissembourgj, "Wœrth et Forbach entraînèrent la chute du ministère Ollivier, et obligèrent H. Lebœuf à résigner ses fonctions de major général. (12 août). En même temps M. de Kèratry proposait à la Chambre l'institution d'une commission d'enquête appelant à sa barre Tex-ministre de la guerre, et les principaux fonctionnaires de l'intendance. Au milieu du mois d'août, en effet, les dépêches des différents corps d'armée demandaient avec instance des vivres, des munitions, des effets de campement, des instructions ou des renseignements élémentaires, indiquant ainsi que le désordre était à son comble dans l'armée fran- ^se. L'opinion publique violemment surexcitée^ imputant cet état de choses à l'incurie de l'ancienne administration de la guerre, le maréchal Lebœuf resta provisoirement sans emploi. Cependant^ quelques jours après, au moment où l'empereur quittait le commandement en chef, et où le maréchal Bazaine était nommé généralissime, il fut mis à la tête du troisième corps, combattit vaillamment à Saint-Privat et à Gravelotte , où l'on assure qu'il tenta vainement de se faire tuer, fut investi dans Metz avec le reste de l'armée du Rhin, et obligé de se rendre, le 29 octobre 1870, avec les troupes qu'il commandait. Il revint d'Allemagne après la signature de la paix, séjourna eu Suisse, et fut appelé au mois de décembre 1871 à déposer devant la commission d'enquête sur les actes du gouvernement de la Défense nationale, et devant le conseil d'enquête chargé de juger les capitulations. Il s'efforça surtout de prouver qu'au début des hostilités il avait 567 000 hommes sous les armes, et accusa avec une grande énergie son collègue le maréchal Bazaine.

L'EBRALT (Charles-Marie-Gabriel), avocat et réprésentant français, né à La Tour -d Auvergne^ le 15 avril 1843, fils d'un ancien représentant a l'Assemblée constituante de 1848, a été élu, le 8 février 1871, représentant de la Gorrôze i l'Assemblée nationale, le troisième sur six^ par 28490 voix.

Membre actif de diverses commissions, il s'est fait inscrire à la réunion Saint-Marc-Girardin , a pris

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mentale, le pouvoir constituant, les propositions Rivet et Ravinel; contre le gouvernement, dans la question du pouvoir temporel; contre la pro-

Sosition Feray (matières premières), le maintien es traités de commerce, le retour de l'Assemblée à Paris; et s'est abstenu lors du vote du traité douanier.

Lors du renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871, il a été élu conseiller général du département de la Corrèze , pour le canton d'Ussel.

M. G. L'Ebraly a collaboré à plusieurs journaux de jurispnidence et a publié divers rapports sur l'affriculture.

LEBBETON* (Charles-Louis). —Aux élections complémentaires du 2 juillet 1871, il a été nomme représentant du Finistère à l'Assemblée nationale par 58 331 voix sur S3 916 votants.

Il a pris place à gauche, et a voté pour le gouvernement dans la question du pouvoir temporel, f>our la loi départementale, la proposition Rivet, e traité douanier, et le retour de l'Assemblée à Paris; contre la dissolution des gardes nationales, le pouvoir constituant, la proposition Ravinel, la proposition Feray (matières premières), et le mamtien des traités de commerce.

Lors du renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871, il a été élu conseiller général du département du Finistère, pour le canton de Pleyben.

LECOMTE (Claude-Martin), général français, né en 1811, fut nommé colonel le 13 août 186&. 11 commandait en second, en 1869, le Prytanée militaire de la Flèche. Général de brigade en 1870, il fit partie de l'armée du Nord, commandée par Faidherbe, prit part aux batailles d'Amiens, de Saint-Quentin et de Pont-Noyelles, et rentra à Paris après la capitulation, où il remplaça l'amiral Fleuriot de Langle dans le commandement du sixième secteur. Mis provisoirement à la tête d'une brigade de la nouvelle armée de Parls^ puis nommé directeur de l'école de la Flèche, U était sur le point de partir pour la province, lorsqu' éclata l'insurreciion du 18 marsl871. Chargé de s emparer de la butte Montmartre et des canons que la garde nationale y avait amenés au moment de l'entrée des Prussiens aux Champs-Elysées, il attendit vainement les attelages, destinés à l'enlèvement des pièces conquises, fut cerné par une foule furieuse et, après la détection du 88*^ de ligue, conduit dans un jardin de la rue des Rosiers, où à la suite d'un jugement sommaire et dérisoire, on le fusilla à côté du général Clément Thomas. Dans sa séance du 20 mars, à Versailles, l'Assemblée nationale, sur la proposition du général Trochu, adopta la famille du général Lecomte.

LEDROIT (Charles-Joseph) , et ledrot, membre de la Commune de Paris, né vers 1810, servit comme capitaine dans la garde nationale pendant le siège en 1870, et, après Tinsurrection du 18 mars 1871, fut élu membre de la Commune dans le cinquième arrondissement, au scrutin du 26, par 3226 voix. Nommé à la commission de la justice, le 30 mars, il demanda la gratuité des jugements civils. 11 fit partie de la nouvelle commission militaire instituée le 16 mai. M. Ledroit s'est toujours montré partisan des mesures violentes. Il a voté pour la validation des élections à la majorité absolue des suffrages, quel que fût le nombre des votants, pour la création au comité de salut public, > mesure révolutionnaire indispensable à l'état de la situation, » et réclamé l'établissement des cartes d'identité. Lors de l'explosion de la cartoucherie Rapp, il fit une énergique opposition à la proposition de M. Eug. Gérarain demandant que des secours fussent distribués indistinctement aux familles de toutes les victimes, quelle que fût leur opinion politique. On a annoncé son arrestation à Caen, le 29 juin 1871.

LEDRU-ROLLIN ( Alexandre-Auguste Le dru dit). — Lors du meurtre de Victor Noir, pressé par M. Delescluse de porter la parole devant la Haute cour pour la famille de la victime, il accepta d'abord cette mission, mais revint nientôt sur sa décision première, ne voulant pas > amnistier par sa présence des juges prévaricateurs. » U rentra à Paris à la fin du mois de mars 1870, et alla aussitôt s'installer à Fontenay-aux~.Moses,

SOPPL. AU DIGT. DES CONTBMP.

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dans une ancfeime propriété de sa famille^ où il sembla vouloir vivre dans la retraite. Il fit un Toyage i Londres au mois d'avril suivant, et revint aéfîmtivenient à Fontenay au mois de juin. La révolution du 4 septembre ne lui fournit point l'occasion de jouer un rdle politique. Cependant il se montra, pendant le siège, dans quelques réunions publiques radicales^ où il soutint la nécessité d'élections immédiates pour la Commune. Lors de la tentative insurrectionnelle du 31 octobre, il fut élu par acclamation membre du comité de salut public, mais ne parut pas à l'Hôtel de Ville.

Aux élections du 8 février 1871, pour l'Assemblée nationale, il déclina d'avance toute candidature, et fut néanmoins nommé, dans la Seine, le trente-septième sur quarante-trois, par 75784 suffrages, sur 328 970 votants ; dans les Bouchesdu-Rhône, par 46 418 voix, et dans le Var, par 26 892 voix. Dès le 19 février, il adressait sa démission au président de l'Assemblée nationale, la motivant sur le manque d'indépendance et de spontanéité dont le vote^ exprimé en des circonstances désastreuses, avait été entaché.

LEFÈVBE-PONTALIS * (Germain- Antonin) . — Aux élections du 8 février 1871, il a été ncmmé représentant de Seine-et-Oise à l'Assemblée nationale, le troisième sur onze, par 25 472 voix, et s'est fait inscrire à la réunion Feray. Au mois de février 1872, il demanda, sans l'obtenir, la création d une commission parlementaire spécialement chargée d'examiner les projets de libération du territoire.

Il a j>ris place au centre gauche, a soutenu en plusieurs circonstances « l'essai loyal d^une république modérée », et a voté pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, la loi départementale, la proposition Rivet, le traité douanier, la proposition F*eray (matières premières), et le retour de l'Assemblée à Paris; contre le gouvernement, dans la question du pouvoir temporel; contre la proposition Ravine!, et le maintien des traités de commerce.

On a de lui, outre les publications déjà citées : La liberté individuelle (in-8'); Un coup d'État manqué (in-8*) , discours prononcé à la salle Barthélémy.

LEPÈVRE-PONTALIS (Amédée), avocat et représentant français, né à Paris en 1833, frère pu!né du précédent, débuta, à 21 ans, par un discours sur la vie et les écrits du duc de Saint-Simon, qui obtint le prix d'éloquence décerné par l'Académie française en 1854. Reçu avocat en 1855, il publia divers articles dans le Correspondant et la Revue des Deux Mondes. Aux élections du 8 février 1871, il a été nommé représentant d'Eure-et-Loir à l'Assemblée nationale, le iruisième sur six, par 27 964 voix, et s'est fait inscrire à la réunion des Réservoirs. Il a fait partie de la commission chargée de Texamen du projet de restitution des biens de la famille d'Orléans. Rapporteur d'une des sous-commissions de décentralisation, il a conclu à la suppression des conseils de préfecture.

lia pris place à droite, et a voté pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, la loi départementale, le pouvoir constituant, la proposition Ravinel et le traité douanier; contre le gouvernement, dans la question du pouvoir temporel ; <tontre le maintien des traités de commerce, et le retour de l'Assemblée à Paris.

M. Amédée Lefèvre-Pontalis a publié: De la Liberté de Vhistoire (1860, br. in-8»).

LEFLO * (Adolphe-Emmanuel-Charles).— A la

nouvelle des premières défaites de l'armée finitçaise dans la guerre contre la Prusse (août 1870), il demanda vainement à être employé activement. Après la révolution du 4 septembre, il fut nommé ministre de la guerre par décret du gouvernement de la Défense. Quelques jours après, un second décret « le réintégra dans l'armée avec le grade de général de division, à la date du 2 décembre 1851 > (16 septembre). Pendant le siège de Paris, il travailla activement à l'armement de la garde nationale et de l'armée, et fut à plusieurs reprises l'instigateur de projets énergiques • mais ses efforts durent céder devant l'apathie de Tétat-major général, les intrigues qui en neutralisaient l'action, et la supériorité hiérarchique du général Trochu. Aux élections du 8 février 1871, il a été nommé re»> présentant du Finistère à l'Assemblée nationale, le premier sur treize, par 62 145 voix, et choisi, par Ai. Thiers, comme ministre de la guerre dans le cabinet de conciliation du 19 février. Après le second siège, il donna sa démission et fut remplacé par le général Courtot de Cissey, commandant de l'un des corps d'armée entrés dans Paris. Un décret du l^^'juin l'appela à l'ambassade de Saint-Pétersbourg, où il fut cordialement accueilli par l'empereur Alexandre.

,11 a pris place au centre gauche, et a voté pour les préliminaires de paix, la loi municipale, la proposition Cazenove de Pradines, l'abrogation des lois d'exil, et la validation de l'élection des princes.

LEFKArrC * (Êdouard-Edme-Victor-Étienne). — Après la révolution du 4 septembre 1870, il fut nommé membre de la commission provisoire chargée de remplacer le conseil d'État. Démissionnaire le 27 septembre, il rentra dans la vie privée. Aux élections du 8 février 1871, il fUt nommé représentant des Landes à l'Assemblée nationale, le premier sur six. Rapporteur de la proposition qui confia.t le pouvoir exécutif à M. Thiers (19 février) et de la commission chargée de suivre les négociations des préliminaires de paix, il conclut à l'acceptation des conditions imposées par la Prusse (l" mars). Lors de la ratification des préliminaires (20 mai), il prononça un discours très-remarquable, rappelant la gaucfie au sentiment des convenances et de la situation, et devint un des orateurs les plus écoutés de l'Assemblée. Il combattit le projet de loi qui demandait une représentation des villes, distincte de celle des campagnes. Après le second siège de Paris, et au moment où M. Lambrecht passait au ministère de l'intérieur, M. V. Lefranc fut nommé ministre de l'agriculture et du commerce' Qùih). 11 fit en cette qualité un voyage à Londres, pour sonder les intentions du cabinet Gladstone au sujet d'une révision des traités de commerce. Sa mission n'eut pas les résultats qu'on en attendait. Comme représentant officiel du gouvernement français, il a assisté à l'inauguration du tunnel du mont Cenis. A la mort de M. Lambrecht, il fut d'abord désigné comme son successeur, mais les modifications ministérielles qu'aurait entraînées, à ce moment, la vacance du portefeuille du. commerce, décidèrent M. Thiers à nommer M. Casimir Périer. M. Lefranc ne devint ministre de l'intérieur que le 6 février 1872, en remplacement de M. Casimir Périer, démissionnaire. Il désapprouva la souscription patriotique en faveur de la libération du territoire, combattit la proposition de nommer une commission spéciale pour étudier cette question, et soutint, dans le cabinet,. le maintien de l'état de siège. Il a présenté à l'Assemblée un projet de loi relatif à la répression des attaques contre le gouvernement établi, qui souleva des orages, et dont la discussion fût in-

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défloiment ajoumée (30 mars). Il a remis en yigueur les prescriptions de la loi de 1814, concernant l'iofterruptioD oUigetoîre, le dimanche, des traTauz entrepris pour le compte des départements ou de rfitat

Au renouf ellement des conseils génÀram, le 8 octobre 187 1 , ii a été élu membre d« coaseil géoérai du déperlement des Laate, pour le oanton de Saint-Sever.

Il a pris place an centr» gaaeho, et a voté pour les préliminaires de paix. la loi municipale, Tabro* gatîon des lois d'exil, fa validation de l'élection des princes, la loi départementale, la disssolution des gardes nationales, le ponroir ccmsti tuant, la proposition Riyet, et le retour de l'A<ssemltlée à Paris; contre la proposition Rayinel, la proposition Feray (matières premières), et le maintien des traités de commerce.

LBFRAnc * (Pierr^Josepb). — Nommé, après la révolution du 4 septembre 1870, préfet des Pyrénées-Orientales, il a été* élu, le 8 février 1871, représentant de ce département i l'Assemblée na* tionale, le troisième sur quatre, par 20691 yoiz. Un article injurieux pour l'Assemblée, publié par lui dans un journal du Midi, motiva de la part du général Ducrot une demande de poursuites et de' répression, à laquelle la Chambre, sur la proposition du général Changarnier, répondit par « Tamnistie dfu déd iin «. M. Pierre Lefranc protesta rainement contre cet ordre du jour, en réclsr mant la juridiction de droit commun'(mars 1872).

Il a pris place à l'extrême gaucl^e et a voté contre les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, la validation de l élection des princes, la loi départementale, la dissolution des gardes nationales, le pouvoir constituant, la proposition Bavinel. et le maintien des traités de commerce; pour le gouvernement, dans la question du pouvoir temporel ; pour le traité douanier, et le re* tour de 1 Assemblée à Paris.

LEFBANÇAIS (Gustave), membre de la Commune de Paris, né à Angers, le 28 janvier 1826, exerça jusqu'en 1850 les fonctions d'instituteur primaire. A cette épo<{uc, il fut révoqué à cause de ses opinions politiques, et proscrit lors du coup d'Etat du 2 décembre 1851. Rentré en France après l'amnistie, il donna des leçons^ puis entra comme comptable dans la maison Ricner, où il était encore au moment des élections de 1869. Orateur é:^uté des réunions publiques radicales, il y préconisa la propriété collective, la suppression de l'hérédité et du mariage, et toutes les doctrines de l'école socialiste avancée. Après le 4 septembre 1870, il continua à parler dans les clubs, attaqua violemment le gouvernement de la Défense, fut au nombre des premiers envahisseurs de l'Hôtel de ville, au 31 octobre, figura, pendant la journée, sur plusieurs listes gouvernementales, fut arrêté le 2 novembre et conduit à Maza.s, puis à Vincennes et à la Santé. Jugé, après quatre mois de prison préventive , il fut acquitte par le 4* conseil de guerre. Dans l'intervalle, M. Lefrançais avait été élu adjoint du 20* arrondissement, au premier tour de scrutin par &607 voix sur 9541 votants (7 novembre). Aux élections du 8 février 1871 pour l'Assemblée nationale, il obtint à Paris, sans être élu, 62 626 vois sur 328 970 votants. Il prit une part activa au mouvement du 18 mars, el, au scrutin du 26, fut nommé membre de la Commune, dans le 4*^ arrondissement, par 8619 voix. Président de la nouvelle assemblée communale, membre de la commission executive et de la commission des finances, le 30 mars, il signa, le 3 avril, la célèbre proclamation de la commission executive, annonçant avec indigna-

tion que ' les conspira! eurs royalistes avaient attaqué, a II quitta ces fonctions, sur sa demande, pour passer, 1» 4 avril, à la commission de travail et d'échange, et fut remplacé au comité exécutif par If. Avrial. Délégué, le 9 avril, à l'administtation du 4" arrondisKement, il vota contre la validtttion des éleetions à la majorité absolue des suf frages, et contre la création du comité de salut publie, en motivant sérieusement son vote. Il msista aussi, le 11 mai, pour que la Commune se réservât de nommer et de révoquer les délégations ministérielles, et n 'abandonnât point ce pouvoir au comité ae salut public. Signataire de la déclaration de là minorité, rédigée par M. Gh. Beslay, il se consacra, dès lors, presque exclusivement aux intérêts de son arrondissement, et ne parut plus que ra^'ement à l'Hôtel de ville. Cependant, dans la séance du 21 mai, il dénonça à la Commune, en demandaut son. arrestaiion immédiate, le citoyen Greléer, membre du comité central, et auteur d'une note officielle, menaçant de « brûler les titres de rentes de tous les Parisiens, qui ne rentreraient pas à Paris dans les 48 heures. > Lo.'v de l'entrée de Tarmée régulière dans la capitale, il réussit à s'échapper et à gagner la Suisse, où il prit part à de nombreux meetings. Il y prolesta contre la loi votée par l'Assemblée à propos de l'Internationale, loi qu'il qualifia de < nouvel édit de Nantes», et y fonda avec MM. Eudes, Malon et Razoua, le journal la RevanehCf que le gouvernement helvétique crut devoir supprimer au commencement du mois de février 1872. Traduit devant le 3*con eilde guerre, siégeant à Versailles, pour complicité dans les incendies et asfsassinats de la commune, il a été condamné à mort, par contumace, le 30 août suivant.

LfiGRAND (Arthur), administrateur et repré^ sentant français, né à Paris, le 28 octobre 1833, fils aine de l'ancien directeur des ponts et chaussées, député de la Manche pendant dix-sept ans et sous-secrétaire d'Ëtat du ministère des travaux publics sens Louis - Philippe , fit ses études «t son droit à Paris, et entra au conseil d'Ëtat comme auditeur, par la voie du concours, le 1 6 février 1 857. Attaché au ministère des travaux publics en 1858, chef du cabinet du président de la section française du jury international de l'Exposition universelle en 1862, adjoint à toutes les grandes enquêtes industrielles et commerciales dont le gouvernement impérial prit l'initiative ^»;chelie mobile, traité de commerce, pêche iluviale, marine marchande, circulation monétaire et fiduciaire, etc.) , il fut nommé, en 1863, commissaire du gouvernement près le conseil de préfecture de la. Seine, et décore do la Légion d'honneur. Il devint maître des requêtes le 23 octobre 1866. Maire de Milly et membre du conseil général de la Manche la même année;, il fit partie du jury d'admission à l'Exposition universelle de 1867.

Aux élections du 8 février 187 1, il a été nommé représentant de la Manche à l'Assemblée nationale, le troisième sur onze, par 72 427 voix, a pris place au centre droit, et a voté pour le transfert de l'Assemblée à Versailles, les préliminaires de paix, la loi municipale, la proposition Cazenove, l'abrogation des lois d'exil, (ai validation de l'élec^ tion des princes, la loi d imrtementale, le pouvoir constituant, les propositions Hivet et Ravinei, le traité douanier et la proposition Feray (matières premières); contre le gouvernement dans la ouestion du pouvoir temporel ; contre le retour de l'Âssemblée à Paris.

Lors du renouvellement des: conseiiS'généfeMXs le 8 octobre 1871* il a été réélu oonseiller généra du département de la Manche pouc le. cantoa- de- Barenton.

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