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LÉON

LESP

M. Arthur Legrand, qui a collaboré à la Revue contemporaine, a fait paraître, en brochures, deux études extraites de ce recueil : De la législation sur les brevets d'invention (1862, in-8**), et De la législation relative au prêt à intérêt (1864, in-8<*).

LE LASSEUX (Ernest), agriculteur et représentant français, né à la Flèche (Sarthe), le 14 mars 1813, d'une ancienne famille de cette ville, a été président du Comice agricole de Laval, de la Société libre des agriculteurs de la Mayenne, du Congrès agricole , lors du concours régional de Laval en 1870, et membre du conseil de la Société des agriculteurs de France. Mairç de l'Huisserie pendant 25 ans et conseiller générai de la Mayenne pendant 10 ans, il a été élu, le 8 février 1871, représentant de ce département à l'Assemblée nationale, le troisième sur sept, par 62 379 voix.

Il a pris place à droite, et a voté pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, la loi départementale, le pouvoir constituant, la proposition Bavinel, le traité douanier; contre le gouvernement, dans la question du pouvoir tem]X)rel; contre la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce, et le retour de l'Assemblée à Paris.

Lors du renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871, il a été réélu conseiller générai du département de la Mayenne, pour le canton de Grez-en-Bouère.

M. Le Lasseux a publié plusieurs discours qu'il a prononcés comme président de Comices agricoles.

LÉO*^ (Mme N.... de Ghàupsbix, dite Àndré).^ Devenue un des orateurs les plus connus et les plus écoutés des conférences parisiennes , elle a traité spécialement les questions sociales et en particulier celle de l'émancipation de la femme. Pendant le siège de 1870, elle prit souvent la parole dans les clubs radicaux. De concert avec Mme Jaclard, dont le mari joua un rôle important sous la Commune, elle fonda, après l'insurrection du 18 mars 1871, un journal politiquei (a Socia^ qui prêcha la guerre à outrance, les représailles, et toutes les violences que cette période troublée vit accomplir. Après l'entrée des troupes régulières à Paris, Mme André Léo fut mise en état d'arrestation et conduite à Versailles. Relâchée peu de temps après, elle se réfugia en Suisse, où elle se fit remarquer dans les réunions de ilnternationale par les discours les plus violents et les opinions politiques les plus exagérées.

LÉONI (Paul-Henri Charvbt de), journaliste et littérateur français, né à Paris, le 16 avril 1839, fils d'un officier général du premier empire, attaché à la maison militaire au roi Murât, suivit les cours du lycée Louis-le-Grand, entra, comme enfant de troupe, au l*' régiment de dragons, puis, comme engagé volontaire, au 39" de ligne. où il devint rapiiement sous-officier. Sa santé l'ayant obligé, en 1863, à quitter la carrière militaire, il se tourna vers la politique et la littérature, rédigea pendant un an le journal le Bas Breton^ vint à Paris en 1864, collabora à l'ancien Figaro et au ^ata-;aune, et contribua à la fondation de ï lUusiration militaire, où il publia,

national spécial , .supprimé par^M. de la Valette (1866), rédacteur en chef des Coulisses parisiennes, feuille théâtrale qui vécut ^eu (1867), il onda aussi l'ilrf industrielt revue illustrée des rts et des inventions applicables à l'Industrie, uis, avec MM. A. Mortier, Bxbou, Barbey d'Au-

revilly et Jollivet, la VeiUeuse, contrefaçon littéraire de la Lanterne, qui fut supprimée à la suite d'un procès en diffamation soutenu par Mlle Schneider.

Abandonnait la presse légère pour la politique, M. de Léoni collabora dès lors aux journaux ministériels, la Situation, de M. Grenier; Vlntemational , le Journal de la Haute-Loire f où il combattit énergiquement la candidature de M. Guy ot-Montpay roux, et le Courrier du Gers, où il soutint celle de M. A. de Granier de Cassagnac. Une brochure intitulée : la Vérité sur M. Gi^tave Fould, publiée à Pau, lui valut ensuite une condamnation à 15 jours de prison et 500 francs d'amende. Entré au Pays en 1869, M. de Léoni s'y fît remarquer, à côté de M. Paul de Cassagnac, par l'ardeur de sa polémique.

Après la révolution du 4 septembre 1870, il passa au Constitutionnel. Au moment de l'investissement, il se retira à Londres où il collabora au nouveau journal ultra-bonapartiste, la Situation. De retour à Paris après l'insurrection du 18 mars 1871 et reconnu par des journalistes radicaux, il fut dénoncé à la Commune, arrêté, interné à la Conciergerie, puis condamné à mort. L'arrivée des troupes de Versailles le sauva. Rédacteur en chef de VAvenir libéral, journal bonapartiste dirigé par le banquier Ernest Huguet, il y publia, contre M. Jules Favre, plusieurs articles d'une excessive violence, qui furent poursuivis, et devinrent Torigine au fameux procès Laluyé, A la suite duquel M. de Léoni fut condamné, par la Cour d'assises de la Seine, à six mois de prison et 500 francs d'amende. Après la disparition de VAvenir libéral, il rentra au Pays où il continua à défendre la cause de l'Empire à côté de M. Paul de Cassagnac (1872). On a de M. de Léoni quelques nouvelles et romans, publiés en feuilletons.

LEROUX *(Émile-Auguste). — En 1869, il se présenta à la députation dans l'arrondissement de Clermont (Oise), et échoua avec plus de 14 000 voix, contre le candidat officiel, qui fut élu par 17 000. Au mois de mars 1870, il défendit, devant la Haute cour de justice, siégeant à Tours, le prince Pierre Bonaparte, son ancien collègue à l'Assemblée constituante et à l'Assemblée législative. Il fut nommé, aux élections du 8 février ]871, représentant de l'Oise à l'Assemblée nationale, lé premier sur huit, par 54 421 voixsur73 957 votants.

Il a fait partie ae plusieurs commissions importantes, a pris place au centre gauche, et a voté pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, la loi départementale, le pouvoir constituant, la proposition Rivet, le traité douanier et le retour de l'Assemblée à Paris; contre le gouvernement, dans la question du pouvoir temporel; contre la proposition Ravinel, la proposition Feray (matières premières), et le maintien des traités de commerce. — Il est mort à la Marrounière (Loiret), le 12 août 1872.

LESPËRUT * (François, baron db). — Aux élections du 8 février 1871, il a été nommé reï)résentant de la Haute-Marne à l'Assemblée nationale, le deuxième sur cinq, par 42 865 voix, et élu membre de la commission chargée d'assister les négociateurs du traité de paix.

partementale, le pouvoir constituant, et la proposition Rivet; contre le gouvernement, dans la question du pouvoir temporel ; contre la propos!* tion Ravinel, la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce, et le retour de l'Assemblée à Paris.

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Lors du renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871, il a été élu conseiller général du département de la Haute-Marne, pour le canton de Poissons.

LESTAPIS.* (Paul-Jules-Sever de). — Aux élections du 8 février 1871, il a été nommé représentant des Basses-Pyrénées à l'Assemblée nationale, le troisième sur neuf, par 51 615 voix.

Il a pris place au centre gauche, et a yoté pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d*ezil, la validation de Téiection aes princes, la loi départementale, le pouvoir constituant, la proposition Rivet, le traité douanier, la proposition Feray (matières premières), et le retour de l'Assemblée à Paris; pour le gouvernement, dans la (question du pouvoir temporel ; contre la proposition Ravinel et le maintien des traités de commerce.

Lors du renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871, il a été élu conseiller général du département des Basses-Pyrénées, pour le canton d'Arthez.

LEVElLLÉ(LouiS' Jules), jurisconsulte français, né à Rennes, le 22 octobre 1834, après de nrillantes études au lycée de sa ville natale, fit son droit en donnant des leçons pour subvenir aux frais d'examen, fut reçu docteur, et. deux mois plus tard, agrégé, au concours de 1859. Il s'est surtout occupé, dans ses cours à Paris, de droit commercial et industriel. La théorie des banques, le réâme de la marine marchande, la législation des chemins de fer en ont successivement fait le sujets Pendant le siège de Paris (1870-71), il a rempli les fonctions de secrétaire général intérimaire de la direction des télégraphes, organisé les communications entre Pans et la province, par ballons et par pigeons, et tenté de rétablir le fil télégraphique immergé dans la Seine. Une place de maître des requêtes étant devenue vacante dans la commission provisoire chargée de remplacer le Conseil d'Etat, M. Leveillé y fut appelé et attaché à la section des travaux publics, de l'agriculture, du commerce, des finances tX de la marine. Lors des élections municipales du 23 juillet 1871, porté dans le 5* arrondissement de Paris, il fut nommé conseiller municipal du quartier du Yal-de-Grftce, au deuxième tour de scrutin, par 1279 voix sur 2737 votants. Il y a soutenu et fait adopter le système des emprunts à lots, lors de l'émission de 350 millions d obligations de la ville de Paris, au mois d'août 1871.

LIGNIER * (Nicolas -Joseph -Ferdinand -Alphonse). — Nommé préfet de l'Aube après la révolution du 4 septembre 1870, il fut élu représentant de ce département à l'Assemblée nationale, le 8 février 1871, le dernier sur cinq, par 25 810 voix sur 56484 votants.

Il a pris place à gauche, s'est fait inscrire à la réunion du Jeu de Paume, et a voté pour l'abrogation des lois d'exil, la loi départementale, la proposition Rivet et le retour de l'Assemblée à Paris ; pour le gouvernement, dans la question du pouvoir temporel; contre la validation de l'élection des princes, le pouvoir constituant, la proposition Ravinel, et le maintien des traités de commerce.

Lors du renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871, il a été élu conseiller générai du département de l'Aube, pour le canton de Ramerupt.

LIMPERANI (Léonard), représentant français, né à Bastia (Corse), le 3 août 1831, et fils d'un ancien député, qui avait constamment fait partie de la majorité conservatrice sous le règoede Louis-

Philippe, se fit recevoir avocat en 1853, et inscrire peu après au barreau de sa ville natale, oii il ne tarda pas à occuper une place importante. Dévoué aux opinions républicaines modérées, il contribua puissamment a organiser, en Corse, pendant les dernières années de l'Empire, une opposition très-vive au gouvernement. Il fut, en 1869, l'un des fondateurs du journal la Revanche, qui passa bientôt aux mains de M. Paschal Grousset, et devint alors tristement célèbre par l'affaire de Victor Noir. Lors des élections du 8 février 1871, à l'Assemblée nationale, M. Limpérani publia une profession de foi républicaine et fut nommé représentant de la Corse, le dernier sur cinq, par 16800 sufi'rages.

Il a pris place au centre gauche, et soutenu plusieurs propositions importantes, entre autres celle de l'aorogation de la loi de 1807 sur l'intérêt de l'argent. Il a voté pour les préliminaires de paix, ol loi municipale, la loi départementale, l'abrogation des lois d'exil, la proposition Rivet, le traité douanier, et le retour de l'Assemblée i Paris; pour le gouvernement, dans la question du pouvoir temporel; contre la proposition Ravinel, et le maintien des traités de commerce.

Nommé conseiller général de la Corse, aux élections du 8 octobre 1871, inaugurant la nouvelle loi départementale, il soutint la majorité républicaine contre une puissante minorité bonapartiste et fut nommé, le 3 novembre 1871, après une séance orageuse, président du conseil par 29 voix contre 25 données à son concurrent M. Gavini.

LIPOWSK.I (Comte Ernest ns), officier français, né à StnLsbourg (Bas-Rhin), vers 1843, d'une ancienne famille d'origine polonaise, entra à l'école militaire de Saint-Cyr et en sortit sous-lieutenant en 1855. Il était, au moment de la guerre contre la Prusse (juillet 1870), capitaine dans un bataillon de chasseurs àpied, en garnison en Afrique. Chargé d'organiser et de commander le bataillon des francs-tireurs de Paris, il fit avec ce corps d'élite le service d'éclaireurs à Tarmée de la Loire et se signala, en maintes circonstances, par d'audacieux et heureux coups de main. L'action qui fit le plus honneur à M. de Lipowski et au corps qu'il commandait, fut la célèbre défense de Châteaudun, ville ouverte, dans laquelle, dix jours après l'héroïque défense de Saint-Quentin, 1500 hommes tinrent tète à des forces dix fois plus nombreuses, et ne cédèrent que devant un bombardement (18 octobre). L'énergie, la bravoure et le savoir militaire de M. de Lipowski, l'avaient successivement fait parvenir au grade de colonel. En récompense du fait d'armes de Châteaudun, le gouvernement de la Défense nationale le nomma général de brigade. La commission de la révision des grades ne crut pas pouvoir conserver ce rang à un officier si jeune. Les journaux du mois d'avril 1872 ont annoncé que M. de Lipowski avait accepté les offres du gouvernement russe, qui lui confiait un commandement, en lui conservant son grade de général de brigade.

LISBONNE (Maxime), membre du Comité central de la garde nationale parisienne, né à Paris en 1839, et fils d'un officier de l'armée, entra à seize ans dans la marine, où il servit comme novice pendant la guerre de Crimée, et qu'il quitta au bout d'une année pour s'engager dans le 14* bataillon de chasseurs à pied, d'où il passa au 1*' régiment de zouaves.

Au retour des campagnes d'Italie et de Syrie, auxquelles son régiment avait pris part, il fut

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Libéré en 1854, il entra au théâtre dès cette époque, essaya un moment de la direction d'Elbeaf, et prit la direction ies FoHes Saint-Antoine de 1865 à 1868. Il 7 fit de mauvaises afTaires et essayait de se reîsver comme agent d'assurances^ loraque la réorganisation de la garde nationale lui procura, en 1870, les moyens de jouer un rôle (K^tique. Capitaine au 24* bataillon de la garde nationale , pendant le siège, il fut nommé, sans avoir posé sa candidature, membre du Comité central vers le 13 mars 1871, eten signale 18 et le 23 les premières affiches. Le 26 mars, il marcha à la tète de aa compagnie sur la caserne des Minimes, dent il s'empara. Nommé colonel le 2 avril, il commanda la 10* légion à Issy, sous le général Eludes. Remplacé dans son commandement et redevenu un moment simple capitaine, il obtint d'entrer comme lieuteiiaDt«ooloiiel dans l'état^DNijor du général La Cécilia. En cette tpialité il pnt part aux opérations- des derniers jours de rinsurrection, organisa, le 23 mai^ la défense du Pantliéen, et fit incendier les maisons de la rue Vavin.Le 24, à midi, il était ^ièvement blessé d'une balle à la cuisse, sur les barricades de la place àa ChAteau-d'Ean. Fait prisonnier et traduit aptes gvérison devant le 3* conseil de guerre, il ibt condamné à la peiD& de .mort le-6 décembre l'871,se pfNin?ut devant le 2* conseil de rè?ision qui recela >le pourvoi , puis devant la Cour de cassation qui se déclara incompétente. Le garde des sceaux intervint alors, en vertu des antioles 82 du Code militaire et 441 du CoJe d'instruction criminelle, et saisit la Cour suprême dans Tintérèt de la loi. Par arrêt du lô mars T872, la chambre ciiminelle renvoya M. Lisbonne devant le 6* conseil de guerre sous neuf chefs de prévention. Il fut de nouveau condamné à mort le ô juin 1872. Cette peine a été commuée, par la commission des grâces, le 18 siepiembre 1872, en celle des travaux forcés à perpétuité.

Il a été quelquefois confondu avec M. Lisbonne, avocat renommé du barreau de Montpellier, devenu préfet de l'Hérault après la révolution du 4 sept ombre 1870, membre -et président du conseil général de l'Hérault aux élections du 8 octobre 1871.

LKSACrABAT (Prosper) , journaliste français, né dans le Gers, vers 1839, fit de bonnes études au collège d'Àuch, et partit ensuite pour visiter rAmérique. Revenu en France, il collabora à l'Arenir du Gers, puis à la Réfnrtne de Paris, et fut poursuivi ponr offense envers le gouvernement impérial. Dans un duel acharné avec son cousin M. Paul de Gassagnac, il reçut une blessure grave. Les circonstances qui amenèrent ce duel et les polémiques qui le précédèrent eurent un grand retentissement. En 1864, M. Lissagaray créa les onaférenoes de la rue de la Paix, qui obtinrent, dès leur début, un très-remarquable succès. 11 fonda peu après la Revve des cours littérains , trcs-répandue dans le quartier des Ecoles. Aii mois de mai 1870, il fut condamné à nn an de prison et 2C00 francs d'amende à la suite de discours prononcés dans les réunions publiques.

Après la révolution du 4 septembre, il fut envoyé en province par le gouvernement, et pendant la guerre, nommé général de division avec n?ission d'organiser les camps d'instruction. Lors de Tinsurrection du 18 mars 1871, il fit paraître un ionmal, V Action , qui eut trois numéros dans lesquels il demanda la-suppression « sans phrase b de tous les journaux -qui faisaient de l'opposition à la Commune, suppression décrétée le 19 mai suivant. Le 16, il avait repris le Tribun du 'peur pie y déjà publié pendant le siège, et qui continua à paraître jusqu'au 24 mai, alors que les troupes régulières étaient déjà depuis deux jours dans

Paris. Le dernier nimiéro eoolenaiit ob artidle de M. Lisiagaray, iooprimé en gros oaradères, et pornssant à la résistance à outrance, ifoi se terminait par ces mots: • Au feu, maintaasBt! U ne s'agit plus de crier : Vive la République! mais de la Caire vivre. > H. Lissagatay est paraeDu^à^agner l'Angleterre, où, au mois de mars ]ft72, il faisait des oonférenoes et donnait des leçons aux réfugiés français.

11 a publié Alfueà de .Viuset Aw««i la ym^neaae, conférences delà rue delà Paix (1864, ht. m-*8'*).

LITXRÉ* (Haiirailien-^Hau'l-I'hDile).—- A(u mois de janvier 1870, il publia dans la Bstue fMwaltviste une étude importante dedootrJDesoosce titre : Des originos organiqtie^ de la morale. Reproduit par la Morale indépendante et les di>vero neeueils phiiosophiqaes de Paris, cet article fit sensation et fournit de nataveauz arguments aux théoriciens catholiques qui accusaient M. Littré dUrthéisma. Trais mois après, il soutenait Mme veuve Comte dans son procès contre les exécuteurs testamentaires de son mari, et s'opposait à la publication des dernières csuvres d'Auguste Comte cemme indignes de Lui. Au moment de rinvestisacmeAt de Paris, ses amis l'obligèrent, à cause de sen âge, à quitter la capitale. Il fut >nonnné en provmce, par K, Gambetia, professeur d'histoire •et de géographie à TBoole polytechnique { 7 janvier 1871). Le 8 février suivant , il tiit élu représentant de la Seine à l'Assemblée nationale, le trente- troisième sur quarante -trois, par 87868 voix sur 328-970 votants, et, lors du renouvellement des Conseils généraux, élu membre du Conseil général de la Seine, pour ie canton de Saint-Denis (tb octobre). Candidat à la présidence contre M. Vautrain, il n'obtint que 18 voix sur 81 votants, mais fut nommé vioe-président, au premier tour, par 60 voix sur 82 votants. Dans la séance du 30 décembre 1871, il fut élu à l^Academie française, où il remplaçait M. ViUemaia, par 17 voix contre 9 données à M. Sanut-Hené Taillandier et 3 données à M. de Viel^Castel. A cette occasion, M. Dupanloup, qui, oetle fois encore, avait fait les plus .graods efforts pour le faire échouer, crut devoir donner avec éclat sa démission d'académicien. Cette protestation inantendue, blAmée par l'opinion publique, aobeva de rendre populaire l'élection de M. Littré.

A l'Assemblée nationale, il a pris place à* gauche et a voté pour les préliminaires de poix, la loi municipale, la dissolution des gardes nationales, la proposition Rivet, le traité douanier et le retour de l'Assemblée k Paris ; contre lî^rogation des lois d exil, la validation de Télection des princes, la loi départementale, la proposition Ravmelet laptropo^ition Peray (matières premières).

Outre les ouvrages déjà cités, M. Littré a publié : Médecine et médecins (1872,in-l«).

LOGKAOY (Edoirard Simon dit), journaliste français, membre du Conseil municipal de F^ris, né à Paris, 'au mois de juillet 1840, flis de l'auteur dsamatique connu sous ce nom, fit ses études à Paris, accompagna connne secrétaire M. itenan dans son \'oy»ge archéologique en Judée et en Phénicie (1860-1864), et prit part, sons les ordres de Garibaldi, à l'expédition de Sicile. De retour en France, il débuta dans le journalisme et écrivit successivement, au Figaro, »u IHa ble-à-Quatre et enfin diuRappel^ desarticles quilui valurent mse condamnation à quatre mois de prison et 30(X) fr. d'amende. Chef d'un bataillon de la garde nationale pendant le siège de Paris, il fut élu, le *8 février 1871, représentant de la Seine à PAssemblèe nationale, le quinzième sur quarante-^trois, 'pzr 134683 voix sur 328970 votants, et vota cent

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