‹ Dictionnaire universel des contemporainsChapitre 8 sur 122 · ANGE · texte numérisé non relu

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une rapidité remarquable, furent achevés en dix^ huit jours, bien avant Tarrivée de Tennemi sur sa ligne d'investissement. Le zèle patriotique déployé

Sar M. Âlphand ne le préserva point des attaques e la presse radicale, à laquelle il resta toujours suspect. Après la défaite de la Commune, M. Thiers le nomma par décret directeur des travaux de Par ris. Il s'occupa activement de faire disparaître les traces de la guerre civile, dans les rues et sur les monuments publics, emprunta quinze mille arbres, déjà vieux, aux forêts de Sénart et de Fou* tainebleau pour repeupler le bois de Boulogne, reprit les travaux de voirie les plus urgents, etc. ; mais eut grand' peine à se fair^ accepter par le nouveau Conseil municipal élu. M. Âlphand a été promu commandeur de la Légion d'Honneur en

AHAT (Henri), représentant français, né à Marseille, en 181ô, se nt inscrire au barreau de sa ville natale, après avoir fiai ses études de droit, et manifesta de bonne heure ses opinions républicaines. Fondateur, en 1849, du cercle de la rue Paradis, qui compta bientôt six mille membres,il transforma cette réunion, au moment de l'épidémie cholérique^ en société de secours mutuels, et rendit ainsi d'importants services. Proscrit après le coup d'Ëtat de I8S1 . il séjourna quelque temps en Italie, mais rentra bientôt à Marseille, oi!i, renonçant au barreau, il s'efforça d'organiser l'opposition légale. Liore penseur et partisan de la coopération industrielle, il devint, en 1865, membre du conseil municipal de Marseille. Sa présence dans cette assemblée fut le point de départ d'une réaction contre les habitudes de comptabilité irrégulière et les excès de pouvoir de la mu> nicipalité. Il contribua à élargir le domaine de l'instruction primaire gratuite, à fonder les bibliothèques communales^ et obtint la publication des séances du conseil. Réélu au mois d'août 1870, il a présidé à Tinstaliation du préfet républicain, après la révolution du 4 septembre. Aux élections du 8 février 18? 1, il fut nommé représentant du département des Bouc hes-du-Rhône à l'Assemblée nationale, le quatrième sur onze^ par 47371 voix. Signataire de la proposition Rivet, partisan de l'impôt sur le revenu., il a combattu le principe des emprunts avec primes, et demandé 1 élection des maires par les conseils municipaux, quelle que soit la population des communes intéressées.

Il a pris plr^ce à gauche et a voté contre les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, le pouvoir constituant, la dissolution des gardes nationales, la proposition Ravinel; pour la loi municipale, la loi départementale, la proposition Rivet, le traité douanier, et pour le gouvernement, dans la question du pouvoir temporel.

M. Amat s'est fait inscrire aux réunions du centre gauche et de la gauche républicaine.

AMOUROUX (Charles), membre de la Commune deParis,néà Chalabre (Aude), le 24 décembre 1843, vint à Paris vers 1865, pour s'y perfectionner dans sa profession d'ouvrier chapelier. Mêlé au mouvement politi(]ue et gagné aux théories socialistes , qui, dès cette époque, agitaient les ouvriers de la capitale , il se distingua bientôt parmi les plus violents orateurs d'atelier, devint un des présidents habituels des premières réunions électorales, et acquit une sérieuse influence sur son public en résistant ouvertement aux prescriptions de l'autorité. La salle Molière^ celles de la Redoute, de la Jeime Gaule, etc., furent témoins de ses premières luttes, en compagnie à» son ami ^ M. Budaille. Au mois d'avril 1869, prévenu d'excitation à la haine et au mépris du Gouvernement,

M. Âmouroux fut condamné à quatre mois de prison. Au. mois de décembre suivant, il fut condamné de nouveau, pour outrages à l'empereur dans une réunion publique, à un mois, puis à vingt jours d'emprisonnement. Ces diverses condamnatiojis étaient à peine purgées , qu'il encourait de nouveau les rigueurs de la justice, le 2 mars 1870, et s'enfuyait en Belgique. C'est à Bruxelles qu'il se lia avec plusieurs membres de l'Internationale et devint un des agents les plus actifs de cette puissante société. Rentré à Paris après la Révolution du 4 septembre, il servit dans rartillerie de la garde nationale, et fit partie, jusqu'au 31 octobre, du comité d'armement du 4« arrondissement. L'échec de cette première tentative de révolution radicale, le poussa à faire une violente opposition au Gouvernement de la défense nationale. Lors des élections du 8 février 1871, il se pré'^enta sans succès à Paris et n'obtint que 28 777 voix sur 328 970 votants. Après TarmisLice il se rendit en Belgique, prit part à la conspiration qui aboutit à l'insurrection du 18 mais 1871, revint à Paris et, dès le 24, envoyé à Lyon par le comité central, obtint la fédération de la roajo^ rite d?s bataillons de la garde nationale lyonnaise, et la reconnaissance du gouverne oient com-^ munal.

Aux élections du 26, M. Charles Amouroux fut nommé membre de la Commune, dans le 4' arrondissement, pir 8 150 voix. Délégué à l'administration de cet arrondissement le 9 avril, puis élu secrétaire de la nouvelle Assemblée le 12, il se mêla aux disciission<; les plu^ importantes, votr pour la validation des élections communales à la majorité absolue des suffrages, quel que fût le nombre des votants, demanda la suppression de tous les journaux autres que VOfficiel, fit partie de la commission des relations extérieures, vota la création du Comité de salut public le 1*" mai, et son renouve)! ment le 9 mai, et approuva la norainatio' d'un délégué civil à la guerre. Lors de l'explosion de la cartoucherie Bapp, il soutint, contre l'avis de son collègue, M. Kug.^ne Gérardin, que parmi les victimes de cet affreux événement, celles dont les famiiles défendaient la Commune, avaient seiUes droit à des secours publics.

Arrêté après l'entrée des troupes régu'iores à Paris, et conduit sur les pontons de Brest, ii put y dissimuler son individualité sous un nom d'emprunt, fut découvert par hasard et traduit successivement devant les conseils de guerre de Lyon. Marseille, Sai.it-Étienne et Versailles, pour attentat contre le gouvernement établi et assassinat des otages , et devant la Cour d'assises du Puy-de-Dôme, pour complicité dans l'assassinat de M. '<e l'Ëspée, préfet de la Loire. Condamné d'abord à la déportation dans une enoeinte fortifiée et plus tard aux travaux forcés à perpétuité (22 mars 1872), il fut interné au bagne de Toulon, puis embarqué, le 19- juin suivant, sur la Virginiey pour la Nouvelle-Calédonie.

ANCEL* (Daniel-Edouard -Jules). — Aux élections du 8 février 1871, il fut nommé représentant de la Seine-Inférieure à l'Assemblée nationale, le douzième ftur seiee^ par 72 381 voix, et devint conseiller général de ce département pour le canton db Goderville,au 8 octobre suivant.

11 a pris place au centre droit, et a voté pour les prélimmaires de paix, l'abrogation d^s lois d'exil^ la loi départementale, les propositions Rivet et Ravinel; contre le gouvernement sur la question du pouvoir temporel, contre la proposition Feray (matières premières), 1k maintien des traités de commerce, et le retour de l'Assemblée à Paris. Il a été nommé président de la 5f commission de révision des manches et de la commission chargée

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