MARC
MALÊZHSUX * (François-Adriei^Perdmand) . — Après la révolution du 4 septembre 1870, iladmisistea la viUe de SainM^oentin jusqu'au mois de février suivant, et fut nommé, aux é^eotions du 8, . TBpiésentant de T Aisne à l'Assemblée nationale^ •le premier sur onze, par 73926tvoix.
Il a.pris place à gauche, et a voté pour les préliminaires de paix, la loi départementale, la pro- Sosition Rivet, le traité doiiabier, et le retour e TAssemblée à Paris ; pour le gouvernement dans la question du pouvoir temporel; contre la validation de rélection des princes, le pouvoir constituant, la proposition Ravinel, et le: maintien des tiaités de commerce.
Lors du mnouvelLement deSiConseite généraux, le 8 octobre l-S? 1 , il a été élu conseiller général du département de l'Aisne, pour le canton de Vermand .
MALON (Beaoist)j membre de la Commune de Paris, né anx environs de Saint-Ëtienne (Loire), «n 1841, d'une famille de «ultivateurs, reçut une assez bonne instruction primaire , chez son frère atné, instituteur dans ce département. Tour à' tour homme de peine et ouvrier teinturier, dans la banlieue de Paris, il fut l'un des fondateurs de la seconde aection de l'Intemationale dans la- Seine, ^n 1868. et condamné, cbmmetel, à trois mois de prisoUi Ces rigueurs ne ralentirent point son zèle. Avec Taide de M. Variin, il organisa la fédération des sociétés ouvrières, et devin tle aecrétaire de la section des travaillenrs unis, de Puteaux. Au congrès de Bâle, il soutint les théories de Tlnternatianalej-^et au mois d'avril 1870, fut l*anidespromotenrs de la (ameuse gprève du Crenzot, qui prit si rapidement les ]nt)por tiens les plus inquiétantes, et ne put être domptée que par la force. M. Malon était alors rédacteur de la Marseillaise et il y raconta les péripéties du mouvement industriel qu'il avait provoq«é. -Ba correspondance avec .M. Varlin ayant été saisie, îl fut 'arrêté, et conxlamné, au mois de juin 1 "870, lors dn troisième ptooës <de l'Intemationate, à un an de prison. Mis en liberté, après la révolution du 4 septembre, M. Malon se m^ontra, pendant tout le siège, 1 adversaire acharné du Gouvernement de la défense. Élu adjoint du 17* arrondissement, après l'afiaire du 31 octobre, au second tour de scrutin, par 1787 voix sur 4487 votants (8 novembre), il prit -part à la tediative du 22 janvier 1871.1Sommé député à l'Assemblée nationale dans le département de ia Seine, aux élections du 8 février, le dixhuitième sur quarante-trois, par 117483 voix, sur 328970 votants, il donna, peu après, sa démis« sion, et vint reprendre, aux Batignolles, rexercice <des fonctions municipales. Après l'insurrection du 18 mars, il se rallia au Comité -central, consentit aux élections du 26,' et fut élu membre de la Commune dans le 17* arrondissement, par 4199 voix sur 11 394 yotants. Membre de la commission de travail et d'échange, le 'dO mars, officier municipal du 17* arrondissement, le 13 avril, il vota ■ pour > la validation des élections complémentaires à la najoriié absolue des suffrages, quel que fût le «ominre des votants , mais rep|Oussa, par des considérants énergiques, la création d'un Comité de salut public. 11 signa, avec la minorité, une déclaration d'ab&tention politique, qu'il pratiqua rigoureusement, se bornant, jusqu'à l'entrée des troupes dans Paris, à l'administration de son arrondissement. A ce moment, il s'échappa, et gagna la Suisse, où il fonda «t rédigea, avec MM.'Budhes, Lefrançais et Basona, le journal la RewinchCy que le gouvernement helvétique crut devoir supprijoier au commencement du mois de février 1872.
MANTEUFFEL^CEdwin-^Hans-Charles, baron de) .
— Au moment de la déclaration de guerre à la
Prusse (juillet 1870). il commandait le 1*' corps d'armée , qui rallia le prince Frédéric-Charies devant Metz/ à la fin d'août , et contribua à repousser les sorties du maréchal Bazaine. Le 29 octobre 1870, jour de la capitulation de la place, il fut nommé commandant en chef de la 1"* armée allemande, en remplacement du général Steinmetz, que ses infirmités et son âge obligeaient à quitter le service actif. Cette armée comprenait les l**", 7* et* 8* corps, et était chargée de combattre l'armée française du Tlord, de s'emparer des ptoes fortss'de cette région, et d'établir des commtinioatiofis avec la mer. Le général Manteuffel arriva, à Laon le 23 novembre, s'empara d'Amiens le 30, occupa Rouen le 4 décembre, après deux combats sans importance , à la suite desquels il coula, par erreur, deux navires anglais, à rembouchure de la Seine, et le 9, entra à Dieppe. Rappelé vers le Nord, par les mouvements du général Paid- Iterbe, il l'attaqua le 23 décembre , et n'obtint à Pont-Noyélleset à Bapaume qu'un succès contesté. Le 6 janvier 1871, il se repliait sur Mézières, et prenait, le '13, le commandement en chef des troupesallemandes du Sud, destinées à arrêter le mouvement du général Bourbaki dans l'Est. Le général de 'Werder. qui avait iusqu'alors dirigé las opérations, avait d'ailleurs déjà réussi à déterminer la retraite du général françnis sur Besançon, à la suite d'une série de combats heureux sur la ligne delà Lisaine. La tentative de suicide du général Bourbaki et la désorganisation, qui en fut la suite, facilitèrent l'accomplissement du plan de Manteuflfel. Par suite du mouvement de retraite, ordonné par le général CUnchant, qui avait pris le commandement en chef, l'armée française de l'Est se trouva t^oncentrée autour de Pontarlier, tout près de la frontière suisse. La nouvelle de l'armistice, qui lui fut appliqué à tort, augmenta encore le désordre qui y régnait. Le général Manteuffel refusa^ le 29 janvier, de la faire bénéficier d'une convention, qui ne concernait que les armées françaises du Nord et du Centre. Il prit en même temps des dispositions habiles pour cerner . les 80 00.0 hommes du général CUnchant, qu^il força à se réfugier 'en Suisse, et les poursuivit vigoureusement jusqu'à la frontière. L'importance de cette victoire rendit la continuation de la guerre impossible, et hâta la signature des préliminaires de paix. Le 27 juin suivant, le général Manteuffel fut nommé commandant en chef de l'armée d'occupation. Il établit d'abord son quartier-général à Compiîgne, mais dès le 15 septembre 1871, après les premiers versements de l'indemnité de guerre, il vint s'installer à Nancy, où il résidait encore au mois de septembre 1872.
MARBEAU* (Pierre-Firmin-Eugène). — Lors de l'élection du nouveau conseil d'État par l'Assemblée nationale, il fut nommé, au premier tour de scrutin, dans la séance du 22 juillet 1872, conseiller d'État, le douzième sur vingt-deux, par 352 voix sur 633 votants.
MARC-DUFRAISSE <N....), publiciste et représentant français , fut élu député en 1848, et siégea à l'extrême gauche. Exilé en 1851, il passa quelques années en Belgique, et se fixa, ensuite, à Zurich, où il devint professeur à l'JÊcoJe polytecnnique fédérale. Reatré en France au moment de la révolution du 4 septembre 1870, et nommé membre de la Commission d'organisation judiciaire, créée par le décret du 17 septembre, il remplit les fondions d'administrateur général ides Bouches-du - Rhône , en remplacement de "MM. Esquiros et Labadie (25 septembre), puis, de commissaire général dans les départements du
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