MART
Var, de THérault, de la Savoie et de la Haute- Savoie, et enfin de préfet des Alpes-Maritimes. £a cette qualité, il eut, à Toccasion des élections du 8 février 1871, pour TAssemblée nationale, à réprimer avec énergie, de sérieuses tentatives d'émeute, fomentées par la rédaction du DiriUo di Nixxùf organe du parti avancé italien , qui demandait le retour de Nice à Tltalie. M. Marc-Dufraisse, qui s'était prononcé pour une politique de paix, posa alors, sans succès, sa candidature dans les Alpes-Maritimes, mais fut élu représentant de la Seine à l'Assemblée nationale, par 101 688 voix sur 328 970 votants, et représentant delaDordogne par 28890 voix. 11 opta pour la Seine.
Il a pris place à gaucbe, et a voté pour la loi municipale, la proposition Rivet , le traité douanier et le retour de l'Assemblée à Paris; pour le gouvernement dans )a question du pouvoir temporel j contre les préliminaires de paix, Tabrogation des lois a'exil, la validation de l'élection des princes, la loi départementale, la proposition Ravinel , la proposition Feray (matières premières), et le maintien des traités de commerce.
M. Marc-Dufraisse a publié : Ce que coûte V Empire; ses finances, ses traitements (Bruxelles, 1853^ in- 18; sous le pseudonyme de Cremutius Gordus) ; le Droit de guerre et de paix ; et une traduction allemande des Motifs du projet de Code de commerce, de Munzinger.
MARCÈRE (Emile -Louis -Gustave Dbshaybs de), magistrat et représentant français, né à Domfront (Orne), le 16 mars 1828, d'une ancienne famille de Normandie, fit son droit à Caen, et fut lauréat de la Faculté de cette ville. Attaché au ministère de la justice, en 1848, il devint successivement substitut À Soissons et à Arras, i^rocureur impérial à Saint-Pol, président du tribunal civil d'Avesnes , et conseiller à la cour d'appel de Douai. Aux élections du 8 février 1871 , il fut nommé représentant du Nord à l'Assemblée nationale, le dix- septième sur vingt-huit, par 145000 voix.
Il a pris place au centre gauche, et a voté pour la loi départementale, la dissolution des gardes nationales, le pouvoir constituant, la proposition Rivet, le traité douanier, la proposition Feray (matières premières], et le retour de l'Assemblée à Paris; contre la proposition Ravinel, le cautionnement des journaux, et le maintien des traités de commerce.
M. de Marcère, qui a soutenu récemment, avec chaleur, la thèse de l'établissement de la République conservatrice, a publié : La politique d'un provincial (1869^ in-8**); Lettre aux électeurs à Voccasion des élections pour la Constituante (ISIO, in-8*') ; La République et les conservateurs (1872, br. in-8*).
MARMIEB*(Alfred-EtieDne-Philippe-Ferdinand, duc de). — Aux élections, du 8 février 1871, nommé représentant de la Haute-Saône à l'Assemblée nationale , le quatrième sur six, par 22 828 voix, il fut un de ceux qui interpellèrent le plus vivement M. Conti, lorsque, dans la séance du l*r mars, celui-ci essaya de réhabiliter l'Empire.
Il a pris place au centre droit, et a voté pour les
f préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, a validation de 1 élection des princes, le pouvoir constituant, la proposition Ravinel, et le traité douanier ; contre le gouvernement dans la question du pouvoir temporel : contre la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce, et le retour de l'Assemblée à Paris.
le 8 octobre 1871, il a été élu conseiller général du département de la Haute-Saône, pour le canton de Dampierre-sur-Salon.
Le fils unique du précédent, M. le marquis de Marmier, a été nommé en 1869, membre du Conseil général du Doubs. Il a épousé, en premières noces, Mlle Coralie Lemarais, fille du sénateur de ce nom , et en secondes noces, Mlle Marguerite de Moustier, fille de l'ancien ministre des affaires étrangères.
MAKOTEAU (Gustave), journaliste français, né à Lille, vers 1849, débuta en littérature par des vers religieux, et un volume de poésies mystiques, ayant pour titre : les Flocons, Il collabora ensuite à la Rue de M. Jules Vallès, et dans les derniers temps de l'Empire, il fonda le Faubourien et le Misérable t qui vécurent peu. Condamné à huit mois d'emprisonnement pour injures contre l'Empereur et l'Impératrice, il réussit à s'échapper de prison et se réfugia en Belgiaue. Après la révolution du 4 septembre 1870, il fut compris dans le 14* bataillon des mobiles de la Seine, mais sa mauvaise santé le fit réformer. Pendant le siège de Paris, il collabora à la Patrie en danger de M. Blanqui, et fit paraître le Vrai Père Duc/iéne, qui n'eut aucun succès, puis, au lendemain du 31 octobre, le Bonnet rouge^ qui n'eut que deux numéros. Après l'insurrection du 18 mars, il créa la Jlfonta(^,qui conseillait ouvertement les violences les plus extrêmes. Cette feuille fut ensuite remplacée, au mois de mai, par le SaltU public^ qui, jusqu'au dernier jour de la Commune, prêcha la résistance à outrance, et fit appel aux armes. Arrêté, après l'entrée des troupes régulier res dans Paris, et traduit devant le 3* conseil de guerre, M. G. Maroteau a été condamné à mort le 2 octobre 1 87 1 • La commission des grâces commua cette peine en celle des travaux forcés à perpétuité, le 20 janvier 1872. Il devait être envoyé immédiatement à la Nouvelle-Calédonie, mais l'état presque désespéré de sa santé fit retarder son départ, et il fut interné au bagne de Toulon (février 1872). Le 20 juin suivant, il fut embarqué sur la Virginie, à destination de Noukabiva.
MARTEL * (Louis- Joseph). — Aux élections du 8 février 1871, nommé représentant du Pas-de- Calais à l'Assemblée nationale, le premier sur quinze, par 147 867 voix, il fut élu quelques jours plus tard, vice-président de l'Assemblée, par 427 voix sur 536 votants, et toujours réélu depuis (mars 1872).
M. Martel, qui a présidé la commission des grâces, a pris place au centre droit, et a voté pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, la loi départementale, le pouvoir constituant, la proposition Rivet, le traité douanier; contre le gouvernement dans la question du pouvoir temporel ; contre la proposition Ravinel, la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce, et le retour de l'Assemblée à Paris.
MARTËLET (N....), membre de la Commune de Paris, né vers I844t était peintre en décors, lorsqu'éclata la révolution du 4 septembre 1870. Avant le siège de Paris, il n'avait pris part à aucune manifestation politique du parti avancé. Volontaire au 103* bataillon de la garde nationale, dans le 14* arrondissement, dès le 5 septembre, il se montra, dans les réunions publiques, l'adversaire acharné du Gouvernement de la Défense, et se prononça contre toute sortie, tant que ce gouvernement > incapable et traître * subsisterait. Ami de