MART
MAZZ
M. Sapia, il marcha ayec lui, le 72 janvier 1871 contre PHÔtel-de-Ville. Le 18 mars, il s'empara de la mairie du 14* arrondissement, et y fut élu membre de la Commune le 26, par 5 927 yoiz.
Délégué à la commission des services publics, le 30 mars, il ne joua qu'un rôle très -effacé dans les délibérations de la nouvelle assemblée. Il la représenta cependant à l'enterrement de M. Pierre Leroux, et prononça sur la tombe de ce dernier un discours, qui n'avait de remarquable (jue ses violences. M. Martelet a voté pour la validation des élections complémentaires à la majorité absolue des suffrages, quel que fût le nombre des votants, et pour la création d'un comité de salut public, sans motiver son vote.
MARTIN * (Bon-Louis-Henri). — Nommé maire du 16* arrondissement de Paris, après la révolution du 4 septembre 1870, il lut confirmé dans ses fonctions, aux élections du 5 novembre, par 4 500 voix sur 4633 votants. Au 1*^ octobre suivant, un arrêté du maire de Paris le mit au nombre des membres de la commission de l'enseignement communal. Ëlu, le 8 février 187 1, représentant de l'Aisne à l'Assemblée nationale, le quatrième sur onze, par 63 &97 voix, et, représentant de la Seine, le douzième sur quarante-trois, par 139420 voix sur 328970 votants, il opta pour le département de l'Aisne. Après l'insurrection du 18 mars, il s'associa à la tentative de résistance centralisée à la mairie du 2* arrondissement. Porté, malgré lui, aux élections du 26, dans son arrondissement, il obtint, sans être élu, 93 voix. Il combattit alors, à plusieurs reprises, dans le SièclCy les idées fédéralistes, attaqua, dans une lettre adressée au journal le 5otr, le projet de réunir à Bordeaux un congrès municipal, sous le titre de Ligue patriotique des villes républicaines, et engagea les conseillers municipaux à élever «leur voix pacificatrice » non vers la Commune, mais vers Paris, etàfaireappelàlaraison et au cœur des Parisiens. Dès le 22 mai 1871, jour de l'entrée des troupes de Versailles dans la ca()itale, il reprit possession de sa mairie, où fut installé provisoirement le siège de la Préfecture de la Seinei
A l'Assemblée nationale, il a pris place à gauche, et a voté pour les préliminaires de paix, la loi municipale, l'abrogation de!t lois d'exil, la loi départementale, la proposition Rivet, le traité douanier, et le retour de l'Assemblée à Paris ; pour le gouvernement dans la question du pouvoir temporel; contre la validation de Télection des princes; la dissolution des gardes nationales^ le pouvoir constituant^ la proposition Kavinel, et le maintien des traités de commerce.
M. Henri Martin a été nommé, le 29 juillet 1871^ membre de l'Académie des sciences morales et politiques (section d'histoire générale et pbilosophiaue), en remplacement de M. Pierre Clément. Lors au renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871, il a été élu conseiller générai du département de l'Aisne, pour le canton de Saint-Quentin.
En 1867, il a fait paraître une Histoire de France pojmlairey illustrée (in-4*), dont les événements interrompirent la publication après le le second volume. Elle a été reprise au mois de juillet 1871. Il a publié depais : Étires d'archéologie celtique, notes de voyages dans les pays celtiques et Scandinaves. (1872^ in-8*).
MARTIN DES PALLIÈRES (Charles-Gabrielle- Félicité), général et représentant français, né à Gourbevoie, le 22 novembre 1823, fut nommé, à sa sortie de l'école de Saint-Cyr, en 1843 , souslieutenant dans l'infanterie de marine. Lieutenant en 1847, capitaine en 1852, chef de bataillon en
1855, lieutenant-colonel en 1860, colonel en 1864, il fut promu général de brigade, le 8 janvier 1868. Pendant la guerre de 1870-71, il commanda la 2* brigade de la 3* division du 12* corps, et fut blessé au combat de Bazeilles. Evacué sur Mézières par l'autorité prussienne, qui le jugeait hors d'état de servir pendant la guerre, il rentra en France après sa guérison, fut promu général de division, et nommé, par décret du 14 novembre 1870, au commandement du 15* corps d'armée. Le 3 décembre 1870, il fut laissé dans Orléans, avec une division, pour protéger la retraite du général d'Aurelle de Paladines, et ne se retira^ sur la menace d'un bombardement immédiat^
3u'après avoir encloué les canons, noyé les poures et fait sauter les ponts derrière lui. Lors de la division de l'armée ae la Loire, le 15* corps fut placé dans l'armée de l'Est commandée par le général Bourbaki, et M. Martin des Pallières fut remplacé par le général Martineau-Deschenets.
Ëlu, le 8 février 187 1, représentant de la Gironde à l'Assemblée nationale, le quatrième sur Quatorze, par 98402 voix, il fut nommé questeur, le 17 février, par 436 voix sur 536 votants, et réélu l'année suivante par 357 voix sur 610 votants. Il a déposé un important projet de loi de réorganisation militaire, dont quelques dispositions furent acceptées par la Chambre, et a soutenu la nécessité d'un minimum d'un an de présence sous les drapeaux (17 juin 1872).
Il a pris place à droite, et a voté pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, la loi départementale, le pouvoir constituant, la proposition Ravinel, la proposition Feray (matières premières), et le maintien des traités de commerce; contre le gouvernement, dans la question du pouvoir temporel ; contre la proposition Rivet, le traité douanier, et le retour de l'Assemblée à Paris.
M. Martin des Pallières a été nommé commandeur de la Légion d'honneur, le 14 mars 1869.
MATHIEU-BODET * (Pierre). — Aux élections du 8 février 1871, il a été nommé représentant de la Charente à l'Assemblée nationale, le troisième sur sept, par 51 165 voix.
Il a pris place au centre droit , et a voté pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, le
Souvoir constituant, la proposition Rivet, le traité ouanier, et la proposition Feray (matières premières); contre le gouvernement dans la (question du pouvoir temporel ; contre la proposition Ravinel, et le retour de l'Assemblée à Paris.
Lors du renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871, il a été élu conseiller général du département de la Charente pour le canton de Hiersac.
MATHIEU DE LA REDORTB * (Joseph-Charles- Maurice, comte). — Aux élections du 8 février 1871, il a été nommé représentant de l'Aude à l'Assemblée nationale, le cinquième sur six, par
25277 voix.
princes, le pouvoir constituant, la proposition Rivet et le traité douanier ; contre la proposition Ravinel, la proposition Feray (matières premières), et le retour do l'Assemblée à Paris.
BIAZZINI* (Joseph).— L'année suivante, quelques semaines avant le plébiscite français, des soulèvements partiels éclatèrent sur divers points de l'Italie, et en particulier à Ravenne. Ils furent I rattachés à un soulèvement général, dont le plan
HffîGK'