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avait été conçu par M. Maszini et qui devait coïncider avec les'événements que Ton. supposait près d'éclater en France. L'issue inattendue du plébiscite arrêta l'agitation dès le début, et le cnef du parti républicain italien s'étant haaanléà se rendre a Gènes et de là à Paierme. fut arrêté et. emprisonné à Gaëte. Rendu à la lioerié après la prise de' Rome par Tarmée italienne^ il fonda dans celte ville, au mois de février 1871, un journal démo» cratique, la Rom<t dêl popolOy où^ plus tacd, il blâma énergiquement riDsurrection>du 18 mars et ses suites,. qu'il qualifia « d'orgie de fureur et de vengeance, » et les adhérents de la Commune, qui n'étaient pour lui « qu'une bande de fous furieux. » Cette attitude de M. Iftazzini fut trèsremarquée en Burope. Depuis il a' continué avec une ardeur, que sa santé chancelante restreignait de plus en plus, à s'occuper des questions économiques et à provoquer la réunion des congrès ouvriers d'Italie, entre autres de celui, de Rome (septembre 1871). Il est mort* à Pise le 11 mars 1872. Le gouvernement italien lui ûtde solennelles funérailles , auxquelles assistèrent lea^députations des corps constitués et corporations -du royaume.
BIEGKLBMBOUHG^SCHWEBIN' (Frédério-Prançois), chef actuel de la maison grand-ducale de ce nom, né le 28 février 1823^ suocédatle 7 mara 1842 à son. père- le grand-duc Paul'^fédéric. Gé* néral dans Tarmée* prussienne, il y commandait, au moment de la-guerre franco-prusaienne (juillet 1870), les troupes mobilisées du gouvernement du Nord et de la Baltique,. sous lesordres supérieurs de Vogel deFalkenstein Lorsque l'éventualité d'un débari]uement des Français se fut éloignée^ il iutmie àlatôte^du 13* oorp*^ compris dans ila» deuxième année- allemande, commandée parle prince Prédério-Gharles. U opéra devant Metz et contribua à l'investi Bsement juscp'au 10 septembre. Il reçut alors l'ordre de couvrir les derrières de- l'armée qui marchait sur Paria ',. en occupant Reims et GhAlons, et d'attaquer la place de Toul. Un décret daté de M eaux, le 16 septembre, nomma le grandduo de Meeklembourg: gouverneur général des pays occupés par Tarmèe allemande, en dehors des gouvernements généraux, de l'Alsace et de la Lorraine. Le siège de oe nouveau- commandement fut fixé ài Reims. Toul se rendit après quatre jours de bombardemBnt; Soiasons capitula au bout de trois iours (16 octobre). A cette oe<^ casion le gmnd^duc reçut du czar, son parent, la croix de Saint-Georges* La prolongation de la résistance de Paris et. la formation' désarmées françaises en province ayant amené Tétat-major allemand à modifier les commandements, le grand- duc fut mis à la téta d'une des armées opérant sur la Loire, dans laquelle figurait le corps bavarois qui fut battu à Coulmiers. Le 19 novembre, il fit sa jonction avec le prince Frédéric- Charles, entre Fontainebleau et Ëtampes, commença quelque temps' après un mouvement offensif à l'ouest contre le général Chanzy, et occupa- Vendôme après une lutte prolongée, tandis que FréJéric-Charles opérait contre le général Rourbaki au.sudi et s'emparait de Blois. La résistance du général Chanzy se prolongea longtemps.. 11 fallut la réunion des efforts des deux armées allemandes pour amener le désastre du Mans (U janvier 1871). Après la signature des préliminaires de paix et l'évacuation d'une partie du territoire français , l'empereur Guillaume nomma le grand-duc de Mocklembourg-Schwerm inspecteur général, lui oonréra la croix de commandeur de l'ordre de la famille de HohenzoUem, et, dans une lettre autographe, le félicita « des grandes qualités militaires dont il avait fait preuve pendant la campagne de France > (juin 1871).
Le grand^duoeat dief du 8* régiment desigre^nadiars rosses , propriétaire du 24* régimtnt d'infanterie prussienne, et du-6* régiment dUnlaDterie de Hanovre , colonel-propciètaire du 57* régiment d'infanterie autrichiennei.il s'est remarié en troi*sièmes noces à la grando-duchesse Ifaria-Osaroline Augustine, «fille du prince de' Sohwaitzbout^- Rudolstadt (voy. Mbckcbhboorg).
MBILLET (Léo) et Meldxbt, membre de la Commune de Paris, né vers 1842. âuLévignas (Lot-et- Garonne), fit ses études au collège de Miramon^ puis son droit à Paris, où il se fit remarquer, parmi les jeunes < avocats , par ses opinions radi* cales. Orateur écouté dans les réunions publiques, avant le 4 septembre 1870, il devint, après la révolution, un des adversaires les plus résolus du gouvernement de la Défense. A la suite du 31 octobre, il fut élu adjoint dans le 13* arrondissement. Poursuivi comme signataire d'un placard violent, (lemandairt,. dès la fin dui mois- de décembre , remploi des moyens révolutionnaires, il fut acquitté, le G janvier 1871, ainsi que ses coaccusé», par le 4* conseil de guerre. Il figura sur les listes radicales, aux élections du 8 lévrier 1871, et oIk tint, sans- être' élu y 43O20 voix; sur 32897C votants.
Au moment des événements du IS'marsj il pao' tisa avec le Comité central et consentit aux- electionsdu 26. Élu membre de la Commune, dans le 13* arrondissement, par 666 i voix sur 8010 ro* tants^ il siégei^ dès le 30 mars, à la commission de la justice, puis à celle des relstions extérieures^ Nommé questeur de la Commune, et membre de la commission de révision des arrêts de la cour martiale^ le 25 avril, il demanda la démolition dt la chapelle Rréa, c cette insulte permanente au 28 juin, » vota pour la validation- des éleotions complémentaires à- la majorité absolue des suffrages, quel que fût le nombre des votants, et pour- la création d'un comité de salut public. Ses violences de' langage le désignaient d'avance comme devant faire partie -de cette nouvelle* dio'tature. donU il fut élu membre le 2' mai. Non> réélu le 9 mai, il fut nommé -à cette date gouverneur du fort de Ricôtre, et y présida la cour martiale, dans l'affaire du garde Thiébault, le 13 du même mois; ce fédéré, que M. Meillet fit fusiller à la redoute des Hautes-Bruyères, était accusé d'avoir entretenu des intelligences avec Tennemi. Délégué en qualitéde commissaire civil auprès du général Wrobleski, le 17 mai, il réussit à s'échapper au moment de l'entrée des troupas régulières dans Paris et à gagner la Belgique. Jugé par- contumace par le 6* conseil de guerre, et reconnu coupable de complicité dans l'assassinat des dominioains d'Aroueil, et de port d*armes dans un mouvement insurrectionnel, il fut* condamné à la peine de mort, le 18 février 1872:
MELVIL-BLONCOURT (N....), publiciste et représentant français, né à- la Pomte^A-Pître, on 1825, vint à Pans, en 1841, pour achever ses études commencées dans sa ville natale. Après avoir stiivi les cours du collège Louis-le^Grana, il commença son droit en 1845 et fonda le Jouty%al des Ecoles, revue mensuelle-, gui- devint l'organe des opinions radicales de la jeunesse. L'tm des fondateurs de la conférence Montesquieu (1846- 1848), il fut nommé j en 1848, commissaire du banquet des Ecoles^ et prît part au mouvement révolutionnaire qui renversa la monarchie de Juillet. Il signa toutes les proclamations démocratiques adressées aux- jeunes gens, et collabora à la Vraie République ^ au Peuple et à la Voix du Peuple, En 1850, il entreprit la publication de la France parkmeniaire, encyclopédie de la tribune
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