‹ Dictionnaire universel des contemporainsChapitre 85 sur 122 · MERV · texte numérisé non relu

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rançaise' de" 1789 à nos jours, dont le premier volume (Mirabeau) fut publié avec succès (r861, în-8*). Après le coup d'Etat du 2 décembre 1851, la France parlementaire fut supprimée, et M. Melvil- BloDCourt incarcéré à la Conciergerie. Pendant i^Etaipirej il resta étranger à la presse politique et s'occupa spécialement de questions coloniales. En avril 1871, il fut élu représentant de la Guadeloupe à l'Assemblée nationale-, le premier sur deux.

II a pris place à reztrème gauche, et a volé pour la loi municipale, la proposition Rivet, le traité douanier, la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de- commerce et le retour de l'Assemblée à Paris ; pour le gouveroement dans la question du pouvoir temporel; contre le cautionnement d^s journaux, la loi départementale, la dissolution des gardes nationales, le pouvoir constituant et la proposition Ravinel.

M. Melvil'Bloncourt a collabore à la Biographie universelle de MM. Firmin Didot, au Dictionnaire wimersel de M. Maurice Lachfttre (1852-1856), dn^Dvetionnairedu commerce et de la navigationy au €rand Dictionnaire du dix-neuvième siècle de M. Pîerre- Larousse (1863-1869)^ à VEneycUipMie générale de M. Mottu et au Dicttonnaire des commtvms de France de M. Ad. Joanne. U a écrit un très-grand nombre d'articles insérés dans divers journaux et notamment dans la Production littérwire (1853), l'OrpWon (1859), le Courrier de Pterig (1860- 1862), le Journal des Economistes^ le Siècle, Vlllustralion^ la Rtvue du monde colontal, asiatique et améritain (1862-1865), le Riéveil (1866), la Revue politique (1868-1869), le Citmfen, le Courrier des Deux-Mondes (1870), la rértté, etc.

MéQVKi- (Eugène-Louis-Hugues , baron), marin français, né à Cherbourg, le 23 septembre 1812, et fils de l'amiral de ce nom qui s'illustra pendant les guerre» navales du premier empire, nt ses études aux collèges de- Vendôme et de Lorient, entra à Técole navale de Brest, et fut nommé,

du Tàge, en 1831. Enseigne de vaisseau en 1833, il fut adjoint au lieutenant de vaisseau Tréhouart, commaDdant de la Biecherehej pour retrouver les traoes de la Lilhise disparue dans les mers dTslaiude et du Groenland. A la suite de cette rude et difficile campagne, M. Méquet fut décoré de la Légion d'honneur. Lieutenant de vaisseau en 1842. il exerça divers commandements sur la côte occidentale d^Afrique, et de 1846 à 1848 contribua à la fondation du comptoir de Grand-Bassam et k la répression de la traite dans ces parages. U avait été promu officier de la Légion d'honneur en 1847.

Nommé capitaine de frégate en 1852, il commença la campagne de Crimée comme csommandant en second du vaisseau le Henri ÎV. Désigné

Sour faire partie du corps des marins mis à la fsposition du général en chef de l'armée d'Orient, il commanda à terre la batterie de marine n* 2, qui, plusieurs fois détruite par le fèu de l'ennemi, fut toujours rétablie et servie jusqu'à la fin du siège. Cette audacieuse initiative, partagée par plusieurs autres officiers delà marine, fut signalée à l'admiration de l'armée dans une lettre adressée par le général Canrobert au ministère de la guerre. Nommé capitaine de vaisseau et chevalier de l'ordre du Bain, le 2' décembre 1854, en récompense > du brillant courage dont il avait fiit preuve », M. Méquet fit partie pendant les trois années suivantes du conseil des travaux de la marine. Chargé en 1858 du commandement de la frégate à vapeur le Christophe- Colomb, qu'il

quitta en 1859 pour devenir chef d'état-major* dé de la division de l'Océan, il fut promu commandeur- de la Légion d'honneur en 1860. U com^ manda ensuite successivement la frégate cuiras' sée la Normandie et les vaisseaux à trois ponts la Bretagne et la Ville de Paris dans l'escadre d'évolutions. En 1864, il devint membre adjoint du conseil d'amirauté. Nommé contre-amiral en 1865, il remplit à Brest les fonctions de major général, jusqu'en 1867, époque à laquelle il fut appelé au commandement en chef de la division des Antilles. Son énergique intervention à Haïti déjoua la politique hostile aux intérêts français, que poursuivait le général Salnave. Chargé, le 6 septembre 1870, du commandement supérieur du 8* secteur de l'enceinte de Paris, l'un des plus éprouvés par le bombardement, il y organisa la défense, y déjoua les tentatives d'émeute, et soutint énerjioquement par tous les moyens d'action dont il disposait, la résistance des forts de Montreuse et de Vanves. Promu grand officier de la Légion d'honneur, au mois de janvier 1871, il a été appelé , quelques mois plus tard, au Conseil d'amirauté.

MEltCIEH (Théodose), avocat et représentant français, né à Nantua (Ain), en 1825, écrivit dans les journaux républicains de son département en 1848, fit son droit à Paris de 1849 à 1851, et, à la suite du coup d'Etat du 2 décembre, passa deux mois à Hazas et à Bicêtre. De retour à Nantua, il se fit inscrire au barreau de cette ville^ dont il devint bâtonnier en 1861, et se signala par son opposition à TEmpire. Après la révolution du 4 septembre 1870, il accepta provisoirement l'ad»mimstration de son arrondissement. Nommé de puis maire de Nantua. il obtint, sans être élu, 30 000 voix au scrutin au 8 février, et fut nommé, le 2 juillet suivant, représentant de l'Ain à l'Assemblée nationale, par 28 608 voix sur 62 486 votants.

Il a pris place à gauche, et a voté pour la proposition Rivet, le traité douanier j la proposition Peray (matières premières), le maintien des traités die commerce, et le retour de l'Assemblée à Paris; pour le gouvernement, dans la question du pouvoir temporel; contre la loi départementale, la dissolution des gardes nationales, le pouvoir constituant et la proposition Ravinel.

Lors du renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871, il a été élu conseiller génépal du département de l'Ain, pour le canton de Cbâtillon-de-Michaille.

MÉRODE * (Charles-Werner-Ghislain, comte de). — Aux élections du 8 février 1871 , il a été nommé représentant du Nord à l'Assemblée nationale, le vingtième sur vingt-huit, par 202544 voix.

Il a pris place au centre droit, et a voté pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, la loi départementale, le pouvoir constituant, les propoMtions Rivet et Ravinel, le traité douanier et la proposition Feray (matières premières); contre le gouvernement dans la question du pourvoir temporel; contre le maintien des traités de commerce, et le retour de l'Assemblée à- Paria.

HBRVEILLECrX DU VIGNAIFX (François- Charles), magistrat et représentant français, né à Poitiers (Vienne), le 22 octobre 1828, est le fiis d'un ancien président de chambre à la cour de cette ville. Reçu docteur en droit au mois de novembre 1849, il fut attaché, au mois de février 1853, en qualité de professeur suppléant provisoire, chargé de cours, à la faculté de Poitiers;

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