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l*étranger des souscriptions volontaires, qui s'élevèrent à -plusieurs centaines de mille francs, contribué à soulager efficacement les misères de ses compagprrofns d'infortune. Au mois de décembre suivant, il fonda avec MM. Hubert Debrousse, Marius Topin, etc., le Courrier de Fromce^ journal politique, qui parut vouloir soutenir la République modérée.
MOLTKX * (Helmuth - Charles-Bernhard, baron, puis comte "DE). — Chef d'état-major général des armées prussiennes, il fut chargé de préparer de longue main les études et 'les plans de .la cam-
{)agne projetée contre la France par le roi G-uilaume et.ffl. de Bismark, comme il avait fait d'avance tocs les préparatifs de la campagne de 1866 contre TAutriche. On prétend que l'investissement dB Paris était, depuis quatre ans, le thème proposé à l'étude de tous les officiers d'état-major prussiens, tant à Tacadémie militaire de Berlin qu aux écoles du génie et de Tartillerie. On ajoute que les cartes de Tétat major français étaient révisées Bt complétées, chaque année, à Berlin, sous sa direction, et que les positions à
S rendre autour de Paris et à fortifier contre le feu e la ville, étaiemt l'objet de l'examen le plus attentif et des discussions les plus approfondies. Une fois la guerre déclarée, 1 investissement de Paris devint en effet l'objectif principal de toutes les opèraiions prussiennes , suivant les plans de M. de Molike, q[ui eut plus d'une fois des résistances à vaincre dans it s conseils de guerre pour les faire prévaloir. Le siège de Paris était pour ui plus qu'une simple opération militaire, c'était la base de toute la campagne. Ses combinaisons étaient prises de façon à ce que 300 000 hommes enfermassent dans un cercle de fer une population d>nviron ^ 000 000 d'hommes, pouvant en mefttre sur pied et armer. 500 000. De plus, ce camp fortifié, faisant office d'armée de réserve, devait , au besoin , détacher et expédier des renforts aux actres corps d'armées, dans les circonstances critiques. Ce fut sur les avis de M. de MoUke et contrairement, dit-on, à l'opinion de M. de Bismark ert du roi que l'on commença le bombardement de la ville. Loin de tenir compte des protestations générales élevées par le .gQuvernement de la Défense nationale contre cette mesure 4e guerre, M. de Moltke s'inquiétait même fort peu ée la manière dont le bombardement s^accomplissait et ne se montrait nullement ému des plaintes auxquelles donnait lieu la dhute plus ou moins fréquente des obus sur les hospices et autres monuments dignes d'Être respectés. Plusieurs des forts, particulièrement ceux du Sud, défendus par l'aTtillCTie de marine furent attaqués avec une grande Tiolence, mais ripostèrent longtemps avec succès. Le mal fart à la population, fut, en somme, médiocre et le bombardement devint pour les Parisiens moins un objet de terreur qu un spectacle. Aussi, malgré les progrès des travaux de siège, la ville devait-elle être réduite par la famine avant de subir un seul assaut. Néanmoins M. de Moltke restait le moteur de toutes les opérations, et, lorsque, le Ig janvier 1871, il assistait au c<nironnement de Guillaume I*' comme empereur d'Allemagne , chacun voyait , dans ce débile septuagénaire , l'homme qui, par ses savantes combinaisons, avait donné au roi de Prusse sa couronne impériale. M. de Moltke fart appelé, avec les plus grands personnages de l'Empire, aux divers con
vacuatiDU'des derniers départements occupés.
£n reconnaissance des services rendus par son
merveilleux esprit d'organisation, le barooi de Moltke fut élevé à la dignité de feld- maréchal ( 16 juin 1871 ). Il fut en outre fait comte e^ nommé. Tannée suivante, memin-e de la Chambre des seigneurs (2£ janvier 1872). Sa popularité devint très-graode eaAUemb^e, où il -est Rgacdé comme le chef du parti militaire. U a profilé d'«ui congé de plusieurs mois obtenu récemment, four publier, avec le concours de seB of ficiecs , le tièsimportant Rapport de Vétat-major oUeMnd nar la campagne de 1870-1 871, qui a excité r«atteiilîoii de toute l'Europe (juillet 1872).
MONNET (Alfred), représentant français, néi Mougon (Deux-Sôvres) , le 17 décembie ISîK), d'aine ancienne famille du Poitou, a été nomnié adjoint au maire de Niort, en 1860, et maire en 1865. En 1868 et 1870, il a été élu conseiller général des Deux 'Sèvres pour le premier canton de Niort, et, le 8 février 1871, envoyé à T Assemblée nationale, conome représentant de ce département, le premier sur sept, par plus de 60000 «ûz.
Il a Dris place au centre droit, et a voté pour les préliminaipes de paix, l'abrogaUoa des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, la loi départementale, le pouvoir coastituuit, les propositions Rivet et Ravlnel, le traité ^kuanier; contre ie gouvernement dar^s la (fueslion du pouvoir temporel; contre la 4MX)positioD Feray (matières premières), le maintien des traités die commerce, et le retour de l'ÀssembLée à Paris.
Lors du renauvellement des conseils généauz, le 8 octobre 1871, il a été réélu conseiller ^^énéral du département des Deux-Sènes^ pour le premier canton de Niort.
U. Monnet a publié .plusieurs l»rochiires sur des questions d'administration et a été décoré de la Légion d'honneur.
MONTAIGNAC (Loi&is- Raymond ce Ghau- VANCE, marquis de), marJn et représentant irançais,né à Paris ie 14 mars 1811, .entEa:à l-éoûle de Brest en 1827 et en sortit ^omme aspirant.àil&(fin de la même année. Enseigne en 1833, lieutenant de vaisseau en 1840, il fut chaiigé d'expérimenter l'hélice., appliquée pour la première lois en France sur l'aviso à vapeur le Napoléon. Capitaine de frégate en 1848, capitaine de vaisseau en 1^&», il commanda en cette qualité la hatterie flottante la Dévaskition, bâtiment cuirassé, qui joua un rôle décisif dans la prise de ILinburn. Contre-amiral en 1865 et major-général de la maâne  Cherbourg, il. était, en 1869, membre du ccrnseil des travaux et du conseil de perfectionnement de l'Ëcole polytechnique. Au moment de rinvsestiseement de Paris par les Allemands (15 «eptambre 1870), il fut nommé commandant su^énaur du 7* secteur, comprenant les quartiers d^A.uteuil, Passy et la Muette, et soutint énergiquement de son- artillerie les forts d'issy, de Vanves et de Montrouge. Aux élections du 8 février 1871, il a été nommé représentant de l'Allier à l'Assemblée nationale, le troisième sur sept, par 51 105 voix.
Il a pris place à droite, et a voté pour les préliminaires de paix, la loi municipale, la proposition Cazenove, l'abrogation des lois d*exil, la validation de l'élection des princes, la loi départementale, la proposition Ravine! et le traite douanier ; contre le gouvernement dans la question du pouvoir temporel; contre la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce, et le retour de l'Assemblée à Paris.
M. ae Montaignac a été designé, le 15 juillet 1872, comme inspecteur delà flotte et des ports de la Manche.
MOBAND (Louis-Auguste-Charles)y^énénftl fran-