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OLLI
ffAOCET" (Alfred). — Pour échappera la condafiimation que lui valut son livre intitulé : Reliffiom^ propriété f famille, il se réfugia en Espagne, d'où il adressa des correspondances au Rappel et an Jlévetl. Au mois d'oetoDre 1869, il prit une part aotrve- à 1 ÎDSorrection républicaine d'Andalousie et' fût mêoie, un^ nioment, nommé gouverneur de Séville, paria junte de Madrid. Le soulèvement de iXMe ville n-aysnfi pa& eu lieu, il rentra en France, au mots de novembre 1860, après Tamnistie, et devint rédacteur scientifique de la Marseiliaise et rédacteur politique et scientifique du Rappel.
Le 4 sef^mbre 1870, il était, avec M. Loclcroy, psnBÎ les gardes nationaux qui forcèrent l'entrée du pont de la Concordé, et envahirent la Chamhve et l'Hôtel de ville. Il suivit la délégation du ffouvemement à Tours et à Bordeaux, en qualité de secrétaire^de la commission d'études des moyens de défense. Aux élections du 8 février 1871, il fut nommé représentant deVaueluse à l'Assemblée nationale, défendît son élection ardemment contestée, et, la Chambre ayant ordonné une enquête, donna sa démission, ainsi que ses quatre collègues. Du S mars au 2 juillet, il séjourna à Avigami, où il rédigeait la bémœmije du Uidi. Aux electicas complémentaires du 2 juillet 1871 , il fut réélii représentant du département de JTaucluse , pm 32 580 voix.
Il a pris pkoeà l'extrême gauche, et a voté pour l»gouveriiement^ dans la question du pouvoir temporel; poiir le traité douanier, la proposition Feray (matières premières), le maintien des- traités de commerce, et le retour de l'Assemblée à Paris : contre la loi départementale, la dissolution des gardes nationales, le pouvoir constituant et les propositions Rivet et Ravinel.
Dans la séance du 24 janvier 1872, il a déposé une proposition de loi signée de lui et de M. Ifillaud,
tendant à déclarer Napoléon III responsable de la guerre contre la Prusse et à faire saisir et vendre ses biens pour le payoment de Tindemnité de guerre. Au mois de février suivant, il a demandé la révision générale de la législation de Tan xi, en ce qui concerne l'enseignement et l'exercice de la médecine et de la pharmacie. Lors de Teni^uête sur les marchés passés à Tours par la commission d'étude des moyens de défense, vivement attairué par le rapporteur M. Kiant, il fut blâmé par à^Aïrsemblée ainsi queMM.Deshorties et Gambetta (26iuillet^.
M.- A. Naquet a publié le discours qu'il a prononcé, le 5 septembre 1871, en faveur du retour de l'Assemblée à Paris (1871, br. in-8*)-
NÉTIEW (Etienne-Benoît), négociant et représentant français, né au Val de la Haye, près Rouen, le 28 février 1820, a été, après la révolution du 4 septembre 1870, nommé maire de Rouen^ où il avait déjà rempli les fonctions de juge au tribunal de commerce et d'adjoint au maire. Aux élections complémentaires du 2 juillet 1871, il a été élu représentant de la Seine-Inférieure à, l'Assemblée nationale, par 91 597 voix.
Il a pris place au centre gauche, et a voté pour la loi départementale, la dissolution des gardes nationales, le pouvoir constituant, la proposition Rivet, le traité douanier; contre la proposition Ravinel, le maintien des traités de commerce, et le retour de l'Assemblée à Paris.
Lors du renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871, il a été élu conseiller général du département de la Seine -Inférieure, pour le premier canton de Rouen.
M. Nétien a été décoré de la Légion d'honneur, en 1871, pour services rendus à la ville de Rouen pendant r occupation allemande.
OLLIVIBR** (Emile). — Le nouveau projet de constitution qui devait transformer l'Empire autoritaire en gouvernement parlementaire et libéral, fut la dans la séance du Sénat du 28 mars 1870. Le sénatus-consulte qui promulguait cette modification à la lot fondamentale de l'Etat, fut soumis, par les* conseils et l'influence de M. Rouher, à l'épreuTe d'un plébiscite', qui, le 8 mai, grâce à « Iractivité dévorante » déployée par les préfets, grAoep atfBsi à ta déoourerte du complot Beaury et d'un attentat contre la sûreté de l'Etat par « la Société internationale » motivant la convocation d'une Haute cour de justice (4 mai), fut un succès éoktairt pour le ministère et donna à la nouvelle constitution- sept millions de voix, M. Oilivier caractérisa cette victoire patciffque et Pappela, en pleine Chambre, « un Sadowa français. » Cependant MM. Daru, Buffet etTalhouèt, qui n'avaient point voulu accepter le principe du plébiscite, avaient donné leur démission dôs le 25 avril. Ils furent remplacés, le 15 mai, par MM. de Gramont, Mége et Plichon. La politique de M. Emile Oilivier s'éloignait désormais du programme des 116, devenait plus autoritaire et ressuscitait en fait le régime pecsonneL L'attachement de l'empereur à son nouveau ministre- se manifesta dairemient lors des vialentes attaques de M. Clément Duvemeie, dans le J%tip{« fraiifaisy journal dynastique à cinq centimes, dont la cassette impériale faisait les frais. Napoléon III sacrifia M. Duvernois et l'obligoa à quiitter la rédaction du FewpU français. Cette latte d'infioence avait daré loagtemps; la décision finale n'en eut que plus d'importance, et
sembla consolider plus que jamais le crédit de M. Oilivier. L'interpellation de M. Mony surle percement du St-Gothard (20 juin) ramena l'attention publique sur les prétendues entreprises de la Prusse. La candidature au trône d'Espagne du prince Léopold de Hchenzollein-Sigmaringen, membre d'une branche cathoUquo de la lamille royale de Prusse, acheva de la surexciter. D'ailleurs tous les Jioyens furent bons au parti de la cour, pour grossir l'incident et y trouver une occasion d'humiliation pour la Prusse. La déclaration de M. de Gramont (6 juillet) fit revivre coatre la puissance française, le menaçant fanlôaie de Charles-Quint. Le comtî Benede'tir ambassadeur à Berlin, fut chargé de rejoindre le roi de Prusse, à Ems, et de lai demander une désapprobation formelle de la candidature Hohenzollern. Dans rintervalle, le prince Léopold avait renoncé à son projet, et chargé son père d'en informer les cabinets européens. Cette détermination semblait devoir supprimer toutes complications ultérieures, et le garde des sceaux l'annonça le jour même, dans les couloirs de la Chambre, comme un présage d'apaisement définitif; mais le parti de la ooa ' et en particilier M. Clément Duvernois, qui en était l'organe, demandèrent de^ garanties à la renonciation du prince. M. Benedetti dut mettre en demeure le roi Guillaume de donner l'assurance formelle que la candidature du prince de Hohenzollern ne se reproduirait plus. Le roi, qui s'était déjà prononcé à plusieurs reprises, et qui ne croyait pas aevoir aller plus loin sans compromettre sa dignité, refusa de recevoir l'ambassadeur fran-