PASS
rUniversité, sous le premier Empire, qui, après les traités de 1814, se fit remarquer comme avocat à Ghambéry, et devint député au Parlement sarde. Reçu docteur en droit à Turin en 1841, il fonda, le 15 juin 1848, à Ghambéry, un journal républicain, le PcUriote savouten, qui réclama Tannexion de la Savoie à la France, et qui reparut, sans sa coopération, en 1869. Il publia en même temps une feuille hebdomadaire destinée aux campagnes, sous le titre de Feuille des paysans. Après le coup d'Etat du 2 décembre 1851, il cessa de s'occuper de politique , pour se vouer à l'exercice de sa profession et devint l'avocat le plus occupé du barreau de Ghambéry. Aux élections du Gorps législatif de 1869, sa candidature, présentée au dernier moment, n'en réunit pas moins une importante minorité.
Après la révolution du 4 septembre 1870, il fit partie de la commission provisoire qui administra pendant quelques jours le département. Aux élections du 8 février 1871, il fut nommé représentant de la Savoie à l'Assemblée nationale, le troisième ' sur cinq, par 19 519 suffrages.
M. Parent , oui a souvent porté la parole dans les questions d affaires et présenté ((usieurs projets de loi, a pris place à gauche et voté pour les préliminaires de paix, la proposition Feray (matières premières), le maintien de? traités de commerce, et le retour de l'Assemblée à Paris; pour le gouvernement, dans la question du pouvoir temporel ; contre l'abrogation des lois d'exil et la validation de l'élection des princes. Il s'est abstenu sur les propositions Rivet et Ravinel, et sur le traité douanier.
PARFAIT * (Noël).— Aux élections du 8 février 1871, il fut nommé représentant d'Eure-et-Loir à l'Assemblée nationale, le dernier sur six, par 22 466 voix.
Il a pris place à gauche, et a voté pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil^ la dissolution des gardes nationales, la proposition Rivet, le traité douanier, la proposition Feray (matières premières), et le retour de TAssemblée à Paris; pour le gouvernement, dans la question du pouvoir temporel ; contre la validation de l'élection des princes, la loi départementale, le pouvoir constituant, la proposition Ravinel, et le maintien des traités de commerce.
Outre les publications déjà citées, on a encore de M. Parfait : Notice hiographiifue sur A. -F. Sergent, graveur en taille-douce, député de Paris à la Convention nationale (1848, in-S"*).
PARISEL (François-Louis), membre de la Commune de PariH, ne à la Guillotière-Lyon (Rhdne), le 16 octobre 1841, exerçait la profession de docteur en médecine, lorsqVéclata l'insurrection du 18 mars 1871. Nommé membre de la Commune, aux élections du 26, dans le 7* arrondissement, par 3367 voix sur 5065 votants, il fut délégué le 30 mars à la commission des subsistances, et, le lendemain, choisi comme rapporteur de la commission de vérifi cation des élections. Commissaire aux subsistances, le 2 avril, et délé-
Sué au ministère du commerce, le 3, il s*abstint ans la question de la validation des élections complémentaires, mais se prononça en faveur du Comité de salut public , « dont il ne craignait pas la dictature, puisqu'il était sous le contrôle de la Commune ». M. Parisel prit une part imporiante aux discussions financières, et blâma à plusieurs reprises les membres de la Commune, qui demandaient le scrutin secret, dérobant ainsi au public « les plus belles pases de l'histoire » de cette assemblée. Après Tavénement de M. Delescluse aux affaires militaires, M. Parisel fut nommé,
le 15 mai, chef de la délégation scientifique, chargée de réquisitionner et d'acheter, par voie d'adjudication, le soufre, le phosphore, le sulfure de carbone , le pétrole et tous les autres produits chimiques de cette nature. Il a signé , en cette
Qualité, plusieurs affiches, et une entre autres, la date du 18 mai, qui menace de saisie immédiate les fournisseurs retardataires. L'incendie des monuments et de certains quartiers de Paris a rendu tristement célèbres les fonctions auxquelles s'était voué M. Parisel. On a dit qu'il avait été passé par les armes au moment de l'entrée des troupes régulières dans Paris (fin mai 1871). Ce qui est plus certain, c'est qu'il a été traduit, au mois de mai 1872, devant la cour d'assises de la Seine, sous la prévention d'attentat à la pudeur et d'avortement consommé, et, It l"aoôt 1872, condamné par contumace à vingt ans de travaux forcés. Presque en même temps le 5* conseil de guerre, séant à Versailles, le condamnait aussi par contumace à la peine de mort, pour complicité dans les incendies et les assassinats de Paris.
PASCAL (Ernest), administrateur français, né en 1828, est le fils du préfet de l'Isère de ce nom, sous le gouvernement de Louis-Philippe. Il suivit les cours de droit de la Faculté de Toulouse et fut reçu avocat en cette ville. 11 y fonda, en 1867. une feuille d'opposition, le Progrès libéral, qui combattit énergiquement l'Empire.
Après la conclusion de la paix avec l'Allemagne, M. Pascal fut nommé, par décret du chef du pouvoir exécutif, préfet de la Loire-Inférieure (mars 1871) et ne quitta Nantes que pour aller administrer le département du Rhône, à la suite de la démission de M. Valentin (24 janvier 1872). Les questions soulevées au sein du conseil municipal de Lyon par la lutte de l'enseignement laïque et congréganiste rendirent, à plusieurs reprises, fort délicate la situation de M. Pascal. Lors de réfection du nouveau Conseil d'Etat par l'Assemblée nationale, il fut nommé conseiller d'Etat, dans la séance du 26 juillet 1872, au dernier tour de scrutin, le viz^t -unième sur vingt-deux, par 276 voix sur 540 volants.
PASCALIS (N....), administrateur français, né vers 1820, fils de l'ancien magistrat, conseiller à la cour de cassation , mort à Bougival le 27 mars
1871, devint conseiller d'Etat sous le second Empire, et fut promu officier de la Légion d'honneur. Lors deTélection du nouveau conseil d'Etat par l'Assemblée nationale, il fut nommé, au second tour de scrutin, dans la séance du 24 juillet
1872, conseiller d'Etat, le seizième sur vingtdeux, par 296 voix sur 587 votants. Son nom n'avait pas figuré sur la liste dressée d'avance par la commission.
PASSY * (Louis-Paulin). — Aux élections du 8 février 1871, il a été élu représentant de l'Eure à l'Assemblée nationale, le deuxième sur huit, par 49201 voix.
les préliminaires de paix, la vahdation de l'ôlcction des princes, la loi départementale, le pouvoir constituant, la proposition Rivet, le traité douanier, la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce, et le retour de l'Assemblée à Paris; contre le goayemement,dans la question du pouvoir temporel; et contre la proposition Ravinel.
M. L. Passy a publié de nombreux articles dans la Revue des Deux-Hondes, le Journal des Débats, le Journal des Économistes , les Mémoires de la Société des antiquaires, et la Bibliothèque de VEcole des Chartes.