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res), le maintieir dès traités de commerce, et le retour de- TAssemblée à Paris.

PHILIPPE (N... Berouillas dit), membre de la Commune de Paris, exerçait, au moment du siège de 1870, la profession d'agent d'affaires. Il fut élu chef du 56* bataillon de la garde nationale, et après rinsnrrection du 18 mars 1871, nommé, auxéleetions complémentairesdu 16 avril, membre de la Commune dans le 12* arrondissement, par 3483 voix sur 5423 votants, puis délégué à la mairie de Bercy. Ami de M. Lonclas, et partisan de ses idées, il se consacra comme lui à Tadministration de l'arrondissement gui l'avait élu, se signala par l'arrestation des religieux, le saccage des communautés du quartier Picpos et des églises de l'arrondissement, mais ne parut que rarement à FHétel de ville. Il se prononça, le 2 mai, en farevr du Comité de salut public et motiva violemment son vote. Au moment de l'entrée des troupes régulières, il incendia la mairie et l'église paroissiale. Arrêté quelque temps après, et traduit devant le 5' conseil de gueiTe, il a été condamné à mort le 1*' juillet 1872. Son pourvoi en révision a été rejeté le 12 août suivant. #

PSILIPPOTEAUX ( Auguste ) , représentant français, né à Sedan (Ardennes), le 17 avril 1821, se fit recevoir avocat et docteur en droit, et fut nommé juge suppléant au tribunal de sa ville na* taie. Adjoint au maire de Sedan en 1852, puis maire eir 1855, il a toujours, depuis cette époque, fait partie du conseil municipal. Lors des désastres de l'armée française, le 1" septembre 1870, il eut à faire face aux nécessités et aux périls de la situation, fut arrêté, le 15, par Tennemi, i)uis relâché, et confirmé dans ses fonctions municipales, au mois d'octobre, par l'unanimité du conseil.

Nommé, le 8 février 1871, représentant des Ardennes à l'Assemblée nationale, le quatrième sur dix, par' 28 430 suffrages, il a pris place au centre gauctie, et a été l'un des sigpnalaires de la propositions* Rivet. Il a voté pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil^ la Icri déj^artementale, la proposition Fera^ (matières premières) , et le retour de l'Assemblée a Paris; contre le gouvernement, dans ht question du pouvoir temporel; contre' la proposition Ravine), le traité douamer et le maintien des traités de commerce.

M. Pbrilippoteaux a été décoré de la Légion d'honneur. 11 est en outre chevalier de Saint-Grégoire le Grand et officier d'académie.

PÏCAHI>* (Louis-Joseph-Emest). — Pendatrt la session législative ouverte à la fin de l'année 1869, l'attitude politique de M. E. Picard se modifia sensiblement. Sans se rallier au gouvernement de fait, comme Bf . Emile Ollivier, et tout en se déclarant l'adversaire résolu de l'Empire et du pouvoir personnel, contre lequel il conseilla de voter, lors du plébiscite de 1870, il se sépara avec éclat de l'ancienne gauche et fonda un parti d'opposition constitutionnelle, qualifié de > gauche ouverte > ,

Î^ar antithèse au parti irréconciliable ou «< gauche ermée ». En même temps il présentait un amendement important à la loi sur la responsabilité des fonctionnaires (23 mai), qui ne fut repoussé qu'à une majorité de 3 voix, et demandait énergiquemfent la dissolution de la Chambre < issue des candidatures officielles, et ne représentant plus l'ofÂnion du pays />.

Lors de la révolution du 4 septembre, il fut proclamé, ainsi que toute la députation de Paris, membre du gouvernement de Défense nationale installé à l'Hôtel de ville. Nommé ministre des finances par décret du 5, il contresigna en cette qualité l'abolition de Timpôt du timbre sur les

journaux et publisatinns périodiques, et la prorogation des émis de commerce. Seul membre du gouvernement resté en liberté au moment de la tentative insurrectionnelle du 31 octobre, il con~ tribua par son sang- froid et sa fermeté a la délivrance de ses collègues'. Cest du ministère des Finances que partirent les ordres qui centralisèrent l'action de la garde nationale de tordre, et empêchèrent l'envahissement des bureaux deVOffidet, de la Préfecture de police et du télégraphe. Le 25 janvier 1871, il accompagna à Versailles M. Jules Fftvre, qui allait traiter de la capitulation. On a reproché à H. Ernest Picard, comme à H. Etienne Arago , la taxe des absents imposée pendant le siège aux habitants de Paris qui s'étaient réfugiés en province : on l'a félicite au contraire de la promptitude avec laquelle il obtint des banquiers de Paris les deux cents millions nécessaires à l'acquittement de la. contribution de guerre, imposée à la capitale par l'armée allemande. Au scrutin du 8 février 1871 pour l'Assemblée nationale, il obtint, à Paris, sans être élu, 39193 voix sur 328970 votants, mais fut nommé représentant du département de Seine-et-Oise, le Quatrième sur onze, par 20739 suffrages, et du aépartementde la Meuse, le cinquième sur six, par 19914 voix, sur 40 190 votants. Il opta pour la Meuse. Lors de la formation du premier ministère de conciliation (19 février), M. Thiers, chef du pouvoir exécutif, lui confia le portefeuille de l'intérieur. Attaqué violemment par le parti monarchiste, au moment même où les journalistes de la Commune poussaient à la séquestration de sa fortune immobilière , et obligé de défendre à plusieurs reprises, à la tribune, la révolution et les hommes du 4 septembre, il donna sa démission Jorsque l'insurrection de Paris eut été vaincue, et fut remplacé par M. Lambrecht (31 mai). Un décret du 5 juin le nomma gouverneur de la Banque de France en remplacer ment de M. Rouland qui devenait procureur général à la Cour des comptes. M. Picard, plus que jamais poursuivi par les violences de la presse monarchique, refusa ce poste et déclara vouloir désormais se « consacrer uniquement à ses devoirs de député > . Le président du conseil adressa à cette occasion, à son collègue de l'Assemblée, une lettre où • le courage, l'esprit et le bon sens • de l'ancien ministre, aussi nien que > sa prudente gestion des finances pendant les horreurs d'un long siège > étaient soigneusement mis en relief. M. Picard, qui, pendant le siège, s'était trouvé souvent en ctésaccord avec ses collègues du gouvernement de la Défense, eut plusieurs fois occasion d'accuser à la tribune ces dissentiments, que les opinions modérées de l'ancien chef de la gauche ouverte expliquaient d'elles-mêmes. Il a été nommé ministre de France à Bruxelles, en remplacement du baron Baude, le 10 novembre 1871.

Il a pris place au centre gauche, et a voté pour l'abrogation des lois d'exil, la proposition Rivet, le traité douanier et le retour de l'Assemblée à Paris ; contre la proposition Ràvinel, la loi départementaue, la dissolution des gardes nationales, et le maintien des traités de commerce.

Le frère du précédent, M. Arthur Picard d'Ambetsis , né en 1824 , rallié à l'empire en 1852, fut successivement sous-préfet du Blanc, puis de Forcalqnier en 1853, et, en cette qualité, chargé de Texccution de nombreuses mesures de rigueur prises, à la suite du coup d'Ëtat, contre les insurgés de Manosque et de Forçai. Nommé à la Palisse en 1855, u sollicita directement de l'empereur , à deux reprises, le 28 décembre 185T et le 6 mars 1858, une sous-préfecture de 1** classe, et fut révoqué en 1859. Kn 1870, il prit la direction et la rédaction en chef de ÏÉlecteur

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U&re, transformation de l'ancien Électeur , et qui devenait Torgane avoué de la gauche ouverte. Pendant le siégâ de Paris ce journal se signala par le nombre et la sûreté de ses renseignements. Recommandé par son frère aux électeurs des Basses- Alpes, à l'occasion du scrutin complémentaire du 2 juillet 1871, M. Arthur Picard obtint^ sans être élu, 3503 suffrages.

PIGCON (Loui5^), avocat et représentant français, professa le droit pendant trente ans à Nice et fut député au parlement de Turin. Cinq fois élu bfttonnier de Tordre des avocats, depuis l'annexion de Nice à la France, et conseiller général des Alpes-Maritimes, il a été nommé, le 8 février 1871, représentant de ce département à l'Assemblée nationale, le deuxième sur quatre, par 13630 voix.

Il a pris place à gauche, et a voté pour les préliminaires de paix, la loi départementale, le pouvoir constituant, la proposition Rivet; pour le gouvernement, dians la question du pouvoir temporel ; contre la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce, et le retour de l'Assemblée à Paris. Il s'est abstenu lors du vote sur l'abrogation des lois d'exil et la validation de l'élection des princes.

M. Piccon a été décoré de la Légion d'honneur et de l'ordre de« Saints-Maurice et Lazare.

PILLOT (N....) , membre de la Commune de Paris, né en 1809, fit des études théologiques et entra d'abord dans les ordres ; mais il quitta bientôt la carrière ecclésiastique régulière pour fonder une église nouvelle « française unitaire. » En 1836, il subit une condamnation à 6 mois de prison pour « bris de scellés, usurpation du costume ecclésiastique et association illicite. > Lié avec les membres du parti avancé et en particulier avec Proudhon, il devint, en 1841, membre d'une secte dont les doctrines étaient l'athéisme et le communisme, et fut frappé d'une nouvelle condamnation à 6 mois de prison. Candidat à l'Assemblée nationale de ]848, il ne fut point élu. Il passa au Brésil où il obtint un brevet de médecin homœopathe. Rentré à Paris, il renonça à toute propagande politique ou anti- religieuse, et exerça la médecine dans le premier arrondissement, en même temps qu'il exploitait un fonds de dentiste. Après la révolution du 4 septembre 1870, il reparut dans les réunions publiques, et présida le club de l'École de médecine, où il attaqua avec acharnement le gouvernement de la Défense nationale. 11 prit part au mouvement du 31 octobre, et, sur un ordre de M. Blanqui, s'empara, pendant la nuit, de la mairie du 1** arrondissement. Arrêté à la suite de ces événements et traduit devant le 4* conseil de guerre, il présenta lui-même sa défense et fut acquitté.

Après l'insurrection du 18 mars 1871, il fut porté, dans le l*** arrondissement, aux élections du 26, et obtint, sans être élu, 3309 voix sur 11056 votants; mais au scrutin complémentaire du 16 avril, il fut nommé, dans ce même arrondissement, par 1748 voix sur 3271 votants. Délégué, le 24 avril, pour visiter les gardes nationaux dans les postes et lieux de réunion, il fut chargé, le 20 mai. de faire un rapport sur les officiers enfermés a la prison du Cherche-Midi, puis délégué à la mairie au 1*' arrondissement. Il fit partie, le 2 mai, de la majorité qui demandait la création d'un Comité de salut public, appuya la motion de H. Urbain, réclamant l'exécution de la loi sur les otages, et se fit le défenseur des propositions les plus violentes. Arrêté après l'entrée des troupes régulières dans Paris, et traduit devant le 5* conseil <lc guerre, séant à Versailles, sous la prévention

d'arrestations arbitraires, de profanation dans les églises, de complicité dans l'incendie du Louvre et des Tuilerias, etc., il a été condamné, le 22 mai 1872, aux travaux forcés à perpétuité.

PIN* (Elzéar).— Aux élections du 8 févrierl87l, il fut nommé représentant de Yaucluse à l'Assemblée nationale, et donna sa démission avec ses quatre collègues, leur élection ayant été contestée et la Chambre ayant ordonné une enquête. Il fut réélu, le 2 juillet 1871, le premier sur cinq, par 35228 voix.

Il a pris place à l'extrême gauche, et a voté pour les préliminaires de paix, la loi départementale, la proposition Rivet, le traité douanier, la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce et le retour de l'Assemblée à Paris; pour le gouvernement; dans la question du pouvoir temporel; contre le pouvoir constituant et la proposition Ravinel.

Lors du renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871, il a été élu conseiller général du département de Yaucluse, pour le canton d'Apt.

PINDY (Louis-Jean), membre de la Commune de Paris, né à Brest, en 1840, exerçait la profession d'ouvrier menuisier, lorsqu'il vint à Paris, où il s'affilia, en 1862, à la société la Marianne, bientôt absorbée par l'Internationale. Il fonda alors, dans sa ville natale, une section de cette dernière association et fut secrétaire de sa section auprès de la chambre fédérale de Paris. Délégué en 1868 et 1869 aux congrès de Bruxelles et de Bâle, il prétendit commencer, même sous l'empire, rorganisation militaire et l'armement des sections françaises. Arrêté lors du troisième procès de Tlnternationale, et traduit devant la Haute cour de Blois, il fut condamné, le 5 juillet 1870, à un an de prison et 100 francs d'amende, à la suite de perauisitions à son domicile , qui amenèrent la découverte de formules de compositions fulminantes destinées t à être jetées par les fenêtres ou dans les égouts. « Il devait subir sa peihe le 6 septembre; la révolution du 4 le sauva. Dès le 8 août 1870. il avait été délégué par Tlntemationale vers les députés de la gauche, pour les sommer d'avoir à prendre^ en face de l'Empire, une attitude plus aggressive ; mais, arrêté aux abords du Corps législatif comme porteur d'armes cachées, il ne put remplir sa mission. Mis en liberté après le 4 septembre, il se montra aussitôt, dans les clubs et dans le bataillon de la garde nationale où il avait été élu officiec^ un des plus violents adversaires du gouvernement de la Défense. Porté sur les listes radicales, lor» des élections du 8 février 1871, il obtint, sans être nommé, 30394 voix sur 328970 votants. Quelques jours avant le 18 mars, il organisa le Comité central, centralisa la direction des afiaires militaires et contribua à l'enlèvement des canons des parcs d'artillerie et des secteurs, qui furent conduits à la butte Montmartre, dont il eut. à son tour, le commandement. Nommé membre ae la Commune, aux élections du 26 mars, dansle 3* arrondissement, par 7816 voix sur 9000 votants, il devint membre de la commission militaire le 30 mars, colonel et commandant de l'Hôiel de ville le 2 avril, et délégué à l'administration communale du 3* arrondissement le 13 avril. D'un caractère énergique jusqu'au crime et à la folie, M. Pindy répéta souvent, pendant la durée du gouvernement communal, qu'il détruirait THÔtel-de-Ville le jour où tout espoir de vaincre serait perdu pour les fédérés. Lorsque, le 24 mai 1871, le Comité de salut public, la Commune et le général Eudes abandonnèrent ce monument pour se transporter à la mairie du 11* arrondissement, il tint parole et le

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