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réduisit en cendres en employant le pétrole et \x dynamite.

M. Pindy, qui a rarement assisté aux séances de la Commune, s'est abstenu sur la validation des élections à la majorité absolue des suffrages. Â Toccasion de la création du Comité de salut public, il déposa une abstention motivée en ces termes : < Cette institution est considérée par nous comme aussi inutile que fatale. » Il signa aussi la déclaration rédieée par M. Ch. Beslay, dans laquelle la minorité de la Commune annonçait qu'elle s'en tiendrait désormais à l'exercice des fonctions municipales.

PIOGER* (Frédéric- Armand- Alexandre de). — Aux élections du 8 février 1871, il a été nommé représentant du Morbihan à l'Assemblée nationale.

il a pris place à droite, s'est fait inscrire à la réunion des Réservoirs, et a voté pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, la loi départementale, le pouvoir constituant, la proposition Ravinel et le traité douanier; contre le gouvernement, dans la guestion du pouvoir temporel ; contre la proposition Rivet, la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce et le retour de l'Assemblée à Paris. '

PLÏCHON* (Charles-Ignace). — L'un des députés les plus marquants du parti des 116, il fut nommé , au mois de février 1870, membre de la commission d'enquête sur la marine marchande, et par décret du 15 mai, ministre des travaux publics, en remplacement de M. le marquis de Talhouët. démissionnaire. Il se retira, le 9 août suivant, à la chute du ministère OUivier. Le 8 Tévrier 1871, il a été élu représentant du Nord à l'Assemblée «nationale, le vingt-et-unième sur vingt-huit, par 202 252 Voix.

Catholique et protectionniste, il a pris place au centre droit, et a voté pour les préliminaires de

{laix, l'abrogation des lois d'exil, la validation de 'élection des princes, la loi départementale, le pouvoir constituant, la proposition Ravinel et le traité douanier; contre le gouvernement, dans la question du pouvoir temporel; contre la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce et le retour ae l'Assemblée à Paris.

Lors du renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871, il a été élu conseiller général du département du Nord, pour le canton Sudouest de Bailleul.

POLHÈS * (Balthazar-Alban-Gabriel de bonnet dbMaurelhan de). — Après les premiers désastres de la guerre franco-prussienne, en 1870, la chute de l'empire et la proclamation d'un gouvernement de Défense nationale, le général de Polhès fut chargé par l'amiral Fourichon, devenu ministre de la guerre, du commandement des troupes engagées devant Orléars contre les avant-gardes de l'ennemi. Plus tard, M. Gambeita le nomma commandant de la région du centre, et il prit part aux opérations de l'armée de l'ouest sous le général Chanzy.

POTHUAU (Louis -Pierre-Alexis), marin et représentant français, né le 30 octobre 1815, entra à récole navale en 1831. Aspirant en 1832, enseigne en 1837, lieutenant de vaisseau en 1840, capitaine de frégate en 1850, capitaine de vaisseau en 1855, contre-amiral en 1864, il était, en 1869, membre du Conseil d'amirauté. Lors de l'investissement de Paris, il fut nommé commandant du fort de Bicêtre et du groupe des forts du Sud armés par la marine. Au moment de l'organisation des

forces militaires de Paris en trois armées, il fut mis à la tête de la 6* division de la 3* armée. En cette qualité il appuya la grande attaque tentée sur Champigny, par une heureuse diversion du côté de Choisy-le-Roy (29 novembre), où il enleva la gare aux Bœufs, à la le te des fusiliers marins et de quelques bataillons de marche de la garde nationale. Cette brillante affaire lui valut la croix de grand officier de la Légion d'honneur (11 décembre). Promu vice -amiral à la fin du mois de janvier 1871 , il fut, aux élections du 8 février, nommé représentant de la Seine à TAssembUe nationale, le treizième sur quarante-trois, par 139280 voix sur 328970 votants. Le 19 février, lors de la formation du premier ministère de conciliation, M. Thiers, devenu chef du pouvoir exécutif, l'appela au ministère de la marine et des colonies. Il signala son administration par des réductions considérables de cadres et par de sévères économies dans le matériel, nécessitées par la situation financière du pays. Cependant, nu mois de juin 1872. on annonça que les constructions navales et la fabrication des nouveaux canons d'acier de la marine, avaient repris leur cours.

A l'Assemblée, il a pris plusieurs fois la paro'e dans les questions spéciales et a voté pour les préliminaires de paix, la proposition Cazenove, l'abrogation des lois d'exil, la validation de Télection des princes, la disso ution des gardes nationales, le pouvoir constituant, la proposition Rivet, le traité douanier et le retour de l'Assemblée à Paris ; contre le gouvernement, dans la (question du pouvoir temporel ; contre la proposition Ravinel, la proposition Feray (matières premières) , et le maintien des traités de commerce.

POTTIER (Eugène) et Pothier, membre de la Commune de Paris, né à Paris, vers 1816, exerça d'abord, comme son père, le métier d'emballeur, acheta un établissement ae bains dans le quartier delà Bourse, puis devint le caissier et enfin le directeur d'une importante maison de dessins industriels. Connu dans le monde des affaires et dans celui des artistes comme un ornemaniste distingué, il voulut aussi étudier les questions sociales, participa au mouvement politique des chambres syndicales et s'affilia à l'Internationale à l'époque du procès de Blo s. Son nom figure sur rafnche-manifeste adressée, le 20 juillet 1870 par l'association de Paris à ses frères d'Allemagne afin d'arrêter à son débutleconfiit entre la Pi us e et la France, à propos ('e la candidature HohenzoUern. Pendant le siège, il fut élu adjudant dans le 181* bataillon de ^a garde nationale, mais ne prit aucune part aux journées du 31 octobre et du 22 Janvier suivant. Dès le 7 décembre, après la bataille de Champigny, nommé délégué au Comité central dont la formation commençait, il fut au nombre des agents actifs qui préparèrent et firent réussir le mouvement du 18 mars 1871. Deux jours après, il si^na l'alfiche de la Chambre fédérale des associations ouvrières appelant les électeurs au scrutin du 26 mars pour la nomination de la Commune , et obtint , sans être élu , 4422 voix sur ] 1 143 votants. Nommé n embre du Comité central des 20 arrondissements le 31 mars, il adhéra aux premiers décrets de la Commune, sur la corsscription, les loyers, le mont-de-piété, etc. Membre de la commission de la fédération des artistes le 15 avril, il fut élu, aux élections complémentaires du 16, membre de la Commune dans le 2* arrondissement, par 33.S2 voix sur 3601 votants. Membre de la commission des services publics, puis délégué à l'administration de la mairie de la Bourse, il ne prit part aux délibérations de l'HÔtel-de-Ville que

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