‹ Dictionnaire universel des contemporainsChapitre 96 sur 122 · PRES · texte numérisé non relu

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pour demander rinstitution d'une commission supérieure de comptabilité. Lors de la création du Comité de salut public , il motiva son opinion en ces termes : < La situation exigeant énergie et unité d'action, malgré son titre, je vote pour. > lia signé, le 22 mai 1871, avec ses collègues de la mairie de la Bourse, une proclamation a|)pelant le peuple aux armes « pour résister aux monarchistes qui veulent anéantbr Paris. >

POXTYEK-QUERTIER'* (Àugustin-Tkkomas). — Aux élections du 8 février 1871, il fut nommé représentant de la Seine-Inférieure à l'Assemblée nationale, le second sur seize, par 75 933 voix, et accepta, le 25, le portefeuille des finances, refusé i)ar M. Buffet lors de la formation du premier ministère de conciliation. Il seconda U. Ju* les Favre dans la négociation du traité de paix définitif avec l'Allemagne,' l'accompagna à Francfort , et résolut plus tard, à Berlin, avec le chancelier de l'empire germanique , les dernières questions pendantes entre la France et la Prusse. Pendant son séjour en Allemagne, le nouveau ministre des finances fut de la part de l'empereur Guillaume l'objet d'un accueil particulièrement cordial, qui favorisa l'issue des négociations. A »on retour, il prépara et émit un emprunt de deux milliards cinq cents millions, dont le succès dépassa toutes les opérations de ce genre. La France à elle seule souscrivit cinq milliards, et l'ensemble des souscriptions dépassa huit milliards. Il présenta ensuite à la Chambre une série d'impôts, concernant les allumettes chimiques, le sucre, les tabacs, les postes, le papier timbré, l'enregistrement, les alcools, les licences des débits de boissons, les cartes à jouer, le thé, le café, et les matières premières, intéressant surtout l'industrie des fiiateurs et des fabricants de tissus. Ces différents impôts devaient produire ime somme de six cents millions nécessaires à réquilibre du budget. La plupart d'entre eux furent votés rapidement et donnèrent d'excellents résultats. L'imi^Ot sur les matières premières fut seul l'objet d'une lutte ardente, a laquelle prit part M. Tbiers, et (jui amena la crise gouvernementale du 19 janvier 1872. A cette occasion, l'Assemblée nationale déclara qu'elle ne reviendrait à l'impôt proposé par le ministre des finances ç[u'après avoir épuisé toutes les autres matières imposables (proposition Feray).

Cité comme témoin dans le procès de M. Janvier de la Hotte, ancien préfet de llSure , accusé de concussion et traduit aux assises de la Seine- Inférienre (T" mars), M. Pouyer-Quertier justifia, en termes équivoques^ enprésence du jury, les procédés de virements et l'emploi des mandats fictifs, reprochés par l'accusation a Bi. Janvier de la Motte. Le scandale causé par de pareilles théories financières fut très -grand et l'agitation extrême dans l'Assemblée. M. Dufaure, garde des sceaux, et M. Casimir Périer, ancien ministre de l'intérieur, phis particulièrement mis en cause par la déposition de M. Pouyer-Quertier, demandèrent^ diton, à M . Thiers de sacrifier le ministre des finances. Celui-ci donna sa démission, le 5 mars 1872, et M. de Goulard^ ministre du commerce, fut chargé de l'intérim. Redevenu simple représentant, M. Pouyer-Quertier tenta de présenter à la tribune une justification un peu confuse, qui ne ramena point l'opinion publique, et qui faisait suTtont valoir d'éminents services que perscmne ne contestait.

H a pris place au centre droit, et a voté pour les préliminaires de paix, la loi municipale, l'abro^ion des lois d'exil^ la validation de Félection des princes, la dissolution des gardes nationales, la proposition Rivet, le traité

douanier et le retour de l'Assemblée à Pans; contre le gouvernement, dans la question du pouvoir temporel; contre la proposition Ravinel, la proposition Feray (matières .premièDea), et le maintien des traités de commerce.

Au renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871, il a été élu conseiller igénéBal du département de l'Eure, pour le canton .de Fleury-sur-Andelle , et, q^lques jouis après, président de cette essemblee.

P&ADIÉ * (Pierre). -> Aux élections du -8 février 1871, il fut nommé représentant^le l'Avay* ron à l'Assemblée nationale, le dernier sur huit, par 53 307 voix, signala proposition. «ifimandant la déchéance de l'empire, et déposa diwrs projets de lois relatifs à la question religieuse, développés dans une série da brochures iatitolées : Notes à mes collègues.

Il a pris place au centre droit, et a voté pour les prâiminaires de paix, l'abrogatieii des lois d'exil, la loi départementale, le pouvoir constituant, les propositions Rivet et Ravinel, Je traité douanier ; contre le gouvernement, dans la queetion du pouvoir temporel; contre la proposOion Feray (matières premières), et le retour 4le l'Assemblée à Paris.

M. Pradié a publié : le Philosophe (1858, in-8') ; la Démocratie française (1860, in-S"); U iÀberté (1861 , in-8*) ; le Monde nouveau (1863^ in-S*) ; la Liberté politique et religieuse (1864, in-18).

PRAX-PARIS (Adrien), représentant français, né vers 1831 , nls d'un ancien négociant ée Montauban, fit ses études dans cette ville, -et s'occupa ensuite presque exclusivement d'éoonomi6.politique. Ëlu, en 1858, conseiller général de Tarnet- Garonne, pour le canton de Caus^de, et réélu en 1867; maire de Hlontauban de 1860 au 4 s^^ tembre 1870, il s'était présenté dans son dépajrtemeot, comme candidat officiel, aux élections législatives des 23-24 mai 1869, et avait été nommé député par 21 507 voix sur 32 689 votants, ccooitre 7937 voix données à M. Emile Vaïsse, candidat démocratique, et 3 195 à M. de Limayrac, candidat clérical. Aux élections du 8 février 1871, il a été nommé représentant de Tarn-et-Garenne à l'Assemblée aationale, le deuxième sur q^uatre.

Il a pris place à droite, et a voté pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil^ la validation de l'élection des princes, et la proposition Feray (matières première^ Il s'^st abstenu sur la proposition Cazenove de Piadine, sur la loi départementade et sur le pouvoir constituant.

Lors du renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871, il a été réélu confier général du département de Tam-et-Garonne, pour le canton de Caussade.

PRESSEOrSÊ"^ (Edmond de). — Aux élections du 8 février 1871, pour l'Assemblée nationale, il obtint, à Paris, sans être élu, ^8^16 voix sur 328970 votants. Il se présenta de nouveau aux élections complémentaires du 2 juillet 1^71, en affirmant ses convictions républicaines, at an déclarant qu'il avait toujours combattu l'empire < notre honte et notre fléau, » .Il fut élu représentant de la Seine par 118975 voix sur 290 B23 votants. 11 déposa une proposition d'amnistie, en faveur des gardes nationaux poursuivis aa. condamnés à la suite de l'insurrection du 18 majcs, qui fut prise en considération (8 février 187!^), mais ne fut point adoptée. Il présenta un amendement à l'art. 1" de la loi sur Plntemationaiey et le soutint, dans la séance du 12 mars, par un discours habile et très-remarque. Il est aussi

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iAtenenu brUlamment dans la discussion de la loi sur le recrutement (juin 1872).

Il a pris place à gauche, et a voté pour le gouvernement, dans la question du pouvoir .temporel ; pour la loi départementale, la proposition Ri- •vet, le Iraité dnuanier, la proposition f eray (matières piemiëres) , et le retour de l'Assemblée à Paris; contre le maintien des traités de commerce.

On a de lui, outre les publications d^à .citées, le Concile du Vaticaoi^ son hittoire et $9$ comé- (fuaaceti^litiques et ^fseUgieuaes (1872, ia^P).

PaOTH (Mario), littérateur français, né à Sin (Nord), le 2 octobre 1832, d'une faLmille d'origme lorraine, fit ses études aux lycées de fiavecne et lie Metz , .débuta comme .journaliste dans le CaïUois de 1859, et fonda, là même année, avec Jf . Gailos Derode, la Jleveueitètematiomile cosmopoUte (Genève et Paris) . Il .collabora successivement. à VlUmirationjUM Courrier du Dimanche, à ia Presse, À ia Liberté, é V Europe de Fcaoo^ fect, à Ia Semaine universelle, k m Anue ger" manique, à la Jeune Finmee, à la Pensée aouveUe Bt à la Correspondance UbéraleÂe M. Jksseline, a.u Charivari, au Peuple souverain, a,u Rappel, au Bulletin du Dimanehe de .Bruxelles, etc., ainsi qu'à un gxand nombre .>de journaux politiques de province , où il se onootrait Tadversùre irréconciliable de l'empire, ^et à des feuilles théâtrales, où il traitait les «questions xljirt et de littérature.

Après la révolution du 4 septembse <1870, il iut attaché au cabinet du gouvernement de ia Défense nationale, et A la rédaction du Journal officiel, ou il publia ies Sièges de Paris, et .une étude importante sur Lakanal. Nommé, dès ie 14 septembre, .membre de la conunission chargée de mettre an ordre les Papiers et joot^ respondMfioe de la famille .impériale, trouvés aux Tuileries, il prit une part «onaidérable A cette

rlinatian et devint, le 1 3 octobne, bibliethécaire ministène de l'intécieur. Après l'insurrection du 18 mars, il lul.arrèté, au ministère même, et gardé. prisonnier pendant six jours à la préfecture de police. Kenau A La liberté, il entra dans la Lif^ d'union républicaine, qui travaillait à une conciliation entre les belligérants.

Outre les nomloreui articles déjà cités, .on a. de M. Mario Proth : Aux jeunes, comment on lutte (1861, br. in-8°); le Mouvement, à prooos des misérables (1862, br., in-8'') ; Lettres a*amour de Mirabeau, précédées d'une étude sur Mirabeau (1863, in-18)i Silhouette de la RévoliUion (1864, br., in-S"); Uss Vagabonds (1864, in-18); Aupays de VAsbrée (1868. in-18); Bonaparte, eomediante, tragediante (1870, in-18).

PJtOTOT (Eugène), membre de la Commune de Paris, né à Tonnerre, en 1839, d'une famille de cultivateurs, fut élevé au séminaire de sa ville natale et vint faire A Paris ^es études de droit, auxquelles il ajouta quelques inscriptions à ia Faculté de médecine. Alâle à toutes les tentatives d'oroosition .de la jeunesse républicaine des écoles, il collabora à la Rive gauche et au journal le Candide, fondé par M. Tridon. Après la suppression de ces deux feuilles en 1865,, il lut poursuivi comme faisant partie de la société secrète dite « du Café de la Renaissance. * Réfugié chez un ouvrier du faubourg Saint-Antoine et soigneusement caché dans sa famille, à la suite d'un incident romanesque, il échappa ]^endant six mois aux recherches de la police et a la prison préventive. 0)ndamné par défaut à quinze mois d'emprisonnement, il fut enfin saisi en février 1868 et enfermé à Sainte-Pélagie. Compromis

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