‹ Dictionnaire universel des contemporainsChapitre 97 sur 122 · PYAT · texte numérisé non relu

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dans le .complot des bombes et arrêté chez lui (l».mai 1870) dans des circonstances assez tdmmatiques , il fut relâché à la suite d'une protestation collective des avocats de Paris, et défendit M. Mé^ devant la Haute cour de Blois.Après la révolution du 4 septembre 1870, il fut élu chef debataillon de la garde nationale, et se signala dans les clubs cooame l'un dei plus violents adversaires du Gouvernement de la défense. Dès l'année 1866, il était en relation avec l'Association internationale des travailleurs, dont il avait défendu les doctrines au congrès de Genève ; aussi, lors de la tentative du 31 octobre 1870, était-il désigné par les chefs insurgés pour le poste de ministre delà justice. Il fut le défenseur de Vésinier, l'un des principaux instigateurs du mouvement, et obtint son acquittement devant le 4' conseil.de guerre. L'insurrection du 16 mars 1871 {loussa M. Piotot ^au premier rang. Il fut délégué, 'avec M. Brunel, auprès de l'amiral Saisset, pour tiaiter des élections à bref délai, et élu membre de la Commune dans ie 1 1* arroîOr disse ment, au scrutin du 26, par 18062 voix. Membre.de la commission de lajusticele 80 mars, chargé de garantir la liberté individuelle le l"' avril, il fut nommé délégué au ministère de la justice, le 17, par 47 voix sur 53 votants, et fît partie, au même titre, de la nouvelle commisûen executive le .21 avril. Ce fut lui qui .proposa, le 5 avril, le décret sur les otages, et, le 25 avril, le décret sur le jury d'accusation, h basé sur trois principes : le Jugement par les pairs, l'élection oes magistcats, la liberté de la défense, s 11 a voté pour la validation des élections complémentaires à ia majorité .absolue des suffrages, quel que fût le nombre des votants, et n'a pas motivé son vote lors de la xréation du Comité de salut public.

PUGET (N....) membre de ia Commune de Paris, exerçait la- .profession de comptable, lorsqu'il fat nommé, après la révolution du 4 septembre 1870, chef de balaillon de la garde nationale dans le 19" arrondissement. Ses opinions exaltées ie ârenl choisir comme ^sandidat à la CoQQjDBune, au scrutin du .26 mars 1871 , et il fut élu dans sonarroodissement par 9547 voix sur 11282 votants. Nommé, le 8C mors, membre de la commissicm de.tra.vail et d'échange, il ne parut à l'Hôtel de ville que pour réclamer des mesures de rigueur contre les réfracta ires et n'assista qu'à deux séances de la Commune. Son absence systématique fut même signalée à l'Assemblée en termes énergiques par H. Raoul Rigault, mais cet appel officiel fut vain et M. Puget continua à remplir exclusivement sos fonctions militaires. Il défendit Passy, et la barricade de la rue des Lilas à. Belleville. Lei>ruit courut qu'il avait été acrêtéchez lui dans les premiers jours de juin 1871.

PYAT* (Félix).— Pour ne pas ^mber aux mains de la police, il se cacha alors sous les déguisements les plus invraisemblables, et, après le meurtre de Victor Noir, composa « un toast à la balle » glorification de l'assassinat politique, qu'il fit lire par M. Gromier., à un banquet d'ultra-radicaux tenu à Saint- Mandé, le 21 janvier 1870, et qui eut un grand retentissement C'étai t sa troisièmedémonstration publique de ce genre. Deux mois après, ie théâtre de la Porte Saint-Martin, profitantdcoe regain de popularité, reprenait son drame de Jfolhtldtf composé sur le roman et avec lacollaborationd^Eugène Sue. Au milieu des préoccupations que lui causait le soin de sa sûreté personnelle, il continua à préparer les moyens d'une résistance insurrectionnelle en cas d ébranlement de l'empire, parti- [ cipa aux mouvements avortés du 7 février et du 9

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