‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 9 sur 508 · ACAD · texte numérisé non relu

ACAD

et règlement* de l'État, l'infraction des règles consacrées par les canons reçus en France, Patientât aux libertés , franchises et coutumes de l’Eglise stal- Jicane. Us donnent lieu à l 'appel comme d'abus. Voy. APPEL COMME D’aBUS.

abus UE confiance. Aux termes du Code pénal (lit. III, lit. h, art. 406-400), on so rend coupable «le ce délit : l°en abusant des besoins, des faibles-*!* ou des passions d’un mineur pour lui faire souscrire des obligations, quittances ou décharges à son préjudice; 2° eu abusaut d’un blanc-seing; > eu détournait au préjudice du propriétaire des effets, deniers, marchandises, qu’un u aurait reçus qu’à titre de dépôt; 4» eu soustrayant quelque litre, pièce on mémoire dans une contestation judiciaire. L)« s |»eiue> graduées sont appliquées a chacun de ces délits.

ACACIA (mot dérivé, selon les uns, du urec aké. pointe, aiguillon, selon les autres, Â'akakia , sans méchanceté, parce que les espèces connues primitivement étaient sans aiguillons, ou u’avaieut que des aiguillons iunfl*ci»-il$). Ce nom est appliqué jmt les botanistes et {>ar les gens du monde a deux genres très -différents de la famille des Légumineuses.

L'A acia des botauisL*, Avaria proprement dit, de la tribu des Acaciécs, sec lieu dos Mi musée-, renferme des arbres dont les uns sont inerme* et les autres armés d'aiguillon-; il c*t caractérisé par un calire urcéolé, ordinairement à cinq dents, par une rorulle iufiiiidilmliroriue plus longue que le calice et {tardes étamines un nombre iudéiiui, et à lilets libres : ovaire unistylc, stigmate simple; gousse uniloculaire, serbe et bivalve. On eu compte prés «le .100 espèces, à fleurs jaunes, blanches, rouget ou verdâtres; la plupart sont équatoriales. Les principales sont 1.4. à fruits sucrés «le Saint-Domingue, l’/f . mielleux de l'Arabie, l’/t. à grandes gousses de l'Amérique, VA. féi'O-e «le Chine, l’.4. sommaire* le Corbiucbiiie, VA. balsamique «lu Chili, \ A. d'Egypte ou Gommier rouge et VA. du Sénégal ou Gommier blanc qui fournissent la gomme arabique; l’.-f. catéchou de riudc, qui «loune le cachou ; VA. pudique, qui, au moindre attouchement, rep'le ses feuilles; IM. de Sainte- Hélène, doul les rameaux pendent comme ceux «lu saule pleureur, etc.

L'Acacia de nosjardius, ou faux a acia , appelé par les botanistes Robinier , parce qu’il fut introduit d'Amérique en France par J. Robin, médecin et botaniste du tern|ts de Henri IV, appartient à la section des Papiliouacées. 11 est caractérisé par ses feuilles primées avec impaire, sa corolle irri'gulière à carène obtuse, ses étamines «liodclnbes et sou ovaire à 16 ou 20 ovule- surmonté d'uu style barbu antéi ieurement. Tout l«î monde connaît son joli feuillage, scs fleurs faites comme eelhi des pois et des feves , pendantes eu grappes de la manière la plus gracieuse et exhalant une odeur suave. Un en trouve dans nos bosquets «le 15 à 18 espèce* qui se distinguent par leur taille, le port «le leurs branches, la couleur de leurs fleurs, tantôt blanches, tantôt jaunes ou roses, et par le nombre de leurs épines. — L'A. blanc , acacia commun, peut atteindre (dus de vingt mètres; mais on en voit rarement de cette taille, parce que le vent brise facilement ses jeunes branches; ses racines sont traçantes il en sort «les pou -ses qui surpreu lient a rau-o de leur éloignement de la tige-mere. Le bois de cet acacia se travaille bien, parce qu'il est dur, solide etd’uue maille très- fl ne ; il convient aux menuisiers et aux tourneurs par sa belle couleur jaune et sou brillant Un l’emploie comme bois «le char pou te en Amérique, et l’on a remarqué qu'il se pourrit difficilement ; aussi est-il propre aux pilotis, aux érhalas des vignes, etc. Les bestiaux mangent comme foui rage d'hiver ses feuilles fraîches et faué«3. On le multiplie de «émis, «ie drageons ; il pourrait se mettre eu taillis et en ccufies réglées pour faire du bois de chauffage, car il brûle

fort bien sans être très-sec. L’.4. y lut ineuz, dont les fleurs sont d’un bt-au r«*o; VA. jurasol . dont le port est si distingué et qui se multiplie par la greffe sur l’acacia commun; VA. boute , sont au nombre des plus jolies variétés que l'on ait introduites dans nos jardins.

ACACIEES, tribu de la famille des Légumineuses, section des Mimoséet, renferme les genres Acacia (g. type) , Mimosa, Adcnanthera, Darlinytonia , Atbiizut . Va heha. 7. y gin , Inga, Prompte.

ACADEMIE. Ce mot a successivement déslgnt^ :

1°. Uu gymnase d'Athènes avec de vastes jardins, établi dans «les terrains qui avaient appartenu à un certain Académie «lont il prit le nom;

2". l/êcole philo<ophi«pie que Platon ouvrit dans ces jardins vers l*au 388 avant J.-C., et les diverses «Seules «]ui en sortirent;

3°. Diverses société «rien tifi«i lies, littéraires et artistiques (pour ces academies, Voy. mitre t)>r?. umu. d'Hist et dcGéoyr., et, dans ce Pii-ci, l’art, institut);

4" Les divisions de l'administra liou universitaire «le France ; ces divisions , établies par le décret «lu 17 mars 1808, furent d'abord en nombre égal -a celui des «‘ours d'appel; réduites a vingt par l'Assemblée constituante «le 1848, elles oui été portées à uu nombre égal a celui des «lépxrtetneut* par la loi dn 15 mars 1850, et fixées à 16 par celle «in 14 juin 1854 ;

5°. D«*s érole* analogues k nos Collèges ou à nos Foculb's ; c’est surtout a l’étrangiT, notamment eu Belgi«|ue et «‘U Prusse, «pie cette dénomiuntiou est usitée;

6°. Des écoles d’armes, d équitation, ou même de musique; on a par suite étendu ce nom à uu tUéâtre : l’Opéra «*st dit Académie de musique.

7°. Dans les arts du dessin, on nomme ainsi une figure entière, peinte ou devinée d’après un modèle nu ou d’après la bosse. Cm figures étaient saitdoute ainsi nommées parce qu’après avoir été copiée! pur les élevés , elles étaient exposées daus l’école ou l’académie.

ACAJOU, nom donné à trois arbres d’Amérique de genres différents :

K L\4. à meubles : il appartient à la famille des Odrélacées et forme le genre Sune/ema Mahognni ; r’est un grand arbre fie F Amérique méridionale, tr.s-rameux ; SOD bois, très-dur et tres-conrparte, d’un brun roug«*àtre, est un de« meilleurpour les ouvrag«*s de charpente, «le menuiserie, de tabletterie et surtout d'ébéuisterie. Les ébénistes s’en servent pour fabriquer des meubles do luxe; ou l’emploie soit massif, soit en feuilles plaquées; soucelle dernière forme , il offre les plus belles nuanc«:s, et, par l’heureuse disposition des veine*, forme d’élég.iuts dessins. U prend un très-beau poli, et sa couleur est presque inaltérable. Ce n’est qu’au commencement «lu dernier siècle que le bois d’acajou a commencé à être employé; introduit d'abord en Angh tenv. il s’e-t rapidement répondu sur le couUueut.

2°. L‘.4. « flam bes , connu des 1m» ta oistes sous le nom de Ceilre/a , à cause de quelque analogit avc«î le céilre : c’est un très-grand arbre qui fournil des planches dont ou se sert surtout pour la constnn tiun des vaisseaux.

3 ■*. L'A. à pommes , improprement appelé Arajou , espece <T Anacardier» nommé par les botanistes A nncardium occidentale et Cossu num jiomiferum, arbre de la famille «les Téréblntbacèes, plus petit que les précédent», qui fournit la pomme et la oixd'aca jou : la jiomme n’e*t qu’un pédoncule très- développé «lui supporte la noix; la noix, en forme de rein, est lisse, grisâtre, et renferme une amande blanche, émul-ive , d'une saveur agréable, d’où l’on extrait une huile trè^-inflammable, qui teint le linge d’une manière indélébiia ei détruit les verrues.

Le mot Arajou parait être iudigéue : dans langues de racine malaise, ce mol désigne tout bois bon à travailler.

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