HOME
— 10i — , HONG
Rcnau d’Eliçagaray ; Duqucsuc en fil lâ premier essai au bombardement(fÀlgercn 1682. Depuis, on aconsidérablcmentsimpüfié l'armement des bombardes, qui, dans l'origine, était très-difficile et très-dispendieux.
On donne quelquefois, mais par abus de mot, le nom de bombardes A de petits bâtiments marchands de la Méditerranée ayant un giaod mât A pible qui porte des voiles carrées , et un mAt d’artimon, quelquefois avec une voile latine.
On nommait aussi bombarde une espèce de hautbois,usité aux xvi* et xvnc siècles, et qui se jouait avec une anche.
BOMBARDEMENT, pluie de bombes, obus, boulets rouges et autres projectiles incendiaires. On recourt à ce moyen soit contre les places fortes, pour les détruire, soit contre des villes entières,. jxjur en châtier les habitants; dans le ltr cas, il est de peu d'effet, parce que la garnison évite le danger en se couvrant de blindages ou en se retirant dans les rasemates; dans le 2* cas, il est barbare parce qu'il frappe sur des non-combattants. Les principaux bombardements dont l'histoire a conservé le souvenir sont ceux d’Alger en 1682 et 1683 par Duquesne; de Gènes, eu 1684; de Tripoli, en 1685; de Barcelone, en 1691; de Bruxelles, en 1694; do Prague, en 1759 ; de Bréda, Lille, Lyon, Maestricht, Mayence, en 1793 ; de Meuin, Valenciennes, Le Quesnoy, Ostende, en 1794; de Copenhague par le» Anglais, en 1807 ; de Saragosse, en 1808; d' An \ ers, en Ï832; de St-Jean-d’Ulloa. en 1838; de Ifogador, en 181i; de Salé, eu 1851.
BOMBARDIERS. Ce mot, qui signifiait d'abord les militaires chargés de manœuvrer la bombarde, a désigné depuis ceux qui manœuvrent le mortier. Louvois créa en 1671 deux compagnies de Bombardiers; leur nombre fut augmenté depuis, et ils formèrent un régiment; ils Rirent réunis en 1720 à l’artillerie. Cependant, le nom est resté : dans les batteries de mortiers on distingue encore aujourd’hui les artilleurs en bombardiers et eu servants.
BOMBASLNE (de bombyx, ver à soie), nom créé récemment pour certaines étoffés nouvelles de divers tissus en soie, en coton ou même en laine, que l’on emploie pour châles, vêtements d’homme ou robes de femme. La bombasine ne diffère guère que par le nom de Yalfpine. Ce genre de fabrication nous a été apporté de Milan.
Bü.MBAX, nom botanique du Fromager. V. ce mot.
BOMBE (onomatopée qui rappelle le brait que la bombe fait en éclatant), globe de fer creux rempli de poudre, qu'on lance avec un mortier, et qui éclate ensuite au moyen d'une fusée. La bombe est percée d’un trou conique appelé CRÏ ou goulot; on y place la fusée qui est remplie d’une composition assez lente à brûler pour donner A la bombe le temps d’arriver A sa destination avant d'éclater. De chaque côté de l’œil se trouvent deux anses ou mentonnets qui aident à mettre la bombe dans le mortier; A la partie opposée A l’œil, et dite culot, il y a une sur-épaisseur qui empêche la bombe de tomber sur la Risée. Les bombes ont 12 pouces, 10 pouces ou 8 pouces de diamètre (32, 27 on 21 centirn.), et pèsent environ 70, 50 ou zO kil. M. Paixhansen a fait de SOOkiL.qui oui servi au siège d’Anvers en 1832. On varie la charge suivant l’effctauquel ou lesdestiue ; dans tous les cas, la courbe qu elles décrivent est une parabole. — On appelle (tombe lumineuse un mobile inflammable rempli d’artifice qu’on lance dans le but de produire une vive lumière autour des forteresses. — On attribue l’invention de la bombo a Malatesta, prince deRimini,mort en 1457; cependant, suivant quelques auteurs, les Vénitiens en auraient fait usage dès l'an 1376 au siège de Jadra. On ne voit paraître les bombes en France qu’en 1521, au siège de Mézieres; elles furent perfectionnées en 1588, pendant Ica guerres de Flandre.
B0MB1TES (du stcc bombètrg , bourdonnant), groupe de la famille des Melllfères, de l’ordre des
Hyménoptères, a pour type le genre Bourdon (en latin Bombus). Voy. bourdon et mkli.ifEres.
BOMBYLE, Bom bylius{àu grec bornbylè, sorte d’abeille), genred'insectesDiptères, famille desTaoystouies, renferme une quarantaine d’espèces. Les botnbylcs ont le corps ramassé, large, couvert de poils denses, la tête iH-tite, arrondie, armée d’une longue trompe et de palpes cylindriques, le c orselet élevé~les pattes longues, les ailes grandes, étendues horizontalement, le vol extrêmement rapide. Ils sont plus communs et plus grands dans le Midi que dans le Nord.
BOMBYX (du grec bombyx, ver A soie), genre de Lépidoptères nocturnes, établi par Linné et adopté par tous les auteurs, avait pour type le ver A soie; mais il a été tellement réduit par des retranchements successifs que les caractères qu’on lui assignait d’abord ne peuvent plus lui convenir : le Bombyx par excellence (celui du mûrier ou ver à soie ) , qui aurait dû y rester comme type , n’en fait même plus partie. Le genre Bombyx se réduit eu Europe A ciuq espèces : le B. du chêne (vulgairement Minime à bonnes), brun avec une bande jaune, et remarquable par la finesse de son odorat; le B. de la ronce, le B. du trèfle, le B. du spart et le B. borgne.— Le Bombyx rgnthia, qui vitsurlericin, donne, dit-on, une très-bonne soie. — Voy. ver a soie.
BON. Eu Comptabilité, ou appelle ainsi tout ordre, toute autorisation par écrit adressée A un caissier, a un correspondant, A un fournisseur, de payer ou de livrer pour le compte de celui qui a signé le bon et qui en avait le droit. Voy. bobs du tresoii.
BONACE ide I italien bonaccia ), calme de la mer, se dit surtout d’un temps ri arrêt dans un mauvais temps. La bonace est redoutée des marins comme 1« signe précurseur de quelque grand orage; d’ailleurs elle retarde la marche des navires A voiles.
BONBONS. Voy. confiseur.
BON-CHRETIEN , sorte de poire dont il y a deux espe. es, l’une d'été, l'autre d'hiver. On cueiUe cette dernière en novembre, et on la ronserve pour en faire des compotes. Elle a été appurtée d’Italie en France, sous le règne de Louis XI, par S. François de Pente, qu’on appelait le 6on chrétien par excellence.
BONDREE , Pemis, oiseau de proie appartenant au genre Milan, de la tribu des Faucons, distingué a ses tarses courts, robustes, réticulés, aux plumes écailleuses quirecouvreut l’espace situé entre la commissure de son bec et l’œil. On n’en trouve qu'une seule espèce en Europe : la B. commune ( Falco apii oms), qui se tient ordinairement sur les arbres en plaine pour épier les mulots, grenouilles, lézards, ainsi que les abeilles et autres insectes dout elle failsa nourriture ; cet oiseau court facilement et ne vole guère que de buisson en buisson; son plumage est mêlé de brun et de blanc-jaunAtre ; sa longueur est de 65 centimètres environ. Ou n‘& encore bien constaté quune seconde espèce de ce genre, la B. huppée de Java.
BONDUC , dit aussi Chicot du Catiaaa, arbre du Canada, espece du genre Guilaudiiie, de la famille des Papilionarées césalpiniôes; son troue s'élève a 20 mètres, ses feuilles bipeuuees atteignent 1 métré. Il se multiplie par graines et par racines, et réussit très-bien on Europe; on le cultive A cause de son bois qui est propre à plusieurs arts, mais surtout à cause de son fruit qui fournit une huile inodore , inaltérable, et que l’on met A profil pour conserver l’arome des parfums: on le uomme vulg. Œil déchut.
BON G ARE, Bongarus, genre de serpents venimeux de l’ordre des Ophidiens, qu’on a longtemps confondu avec les boas (d’où le nom de pseuao-boas ) , a pour caractères: tête courte et couverte de grandes plaques, occiput plus rentlé, dos comprimé eu caréné; pas de crochets mobiles, mais les premières maiillatrv* antérieures fort grandes et communiquant avec une glande veuitnease. On en distingue 3 espèces : Je fi . d anneaux, qui dépasse 2 m. , le B bleu , toutes deux
BONN — lOo - B01\ A
commuera dans le Bengale, et le 71. ù demi-bandes de nie de Java.
BON-HENRI, Chenopodi um bonus heur icus, nom vulgaire d’une espèce du genre An«erine (en latin chenopodium ), qui croit sur les montagues et autour des maisons, et que l'on mange comme les épinards.
BONHEUR. Les Philosophes se sont partagés sur la définition du Bonheur, sur les moyens de l'obtenir. Les uns le placent, comme les Épicuriens, dans la jouissance de tous les plaisirs ; les autres, avec les Stoiciens, dans l'accomplissement de tous les devoirs; d’autres, avec Platon, Aristote et la plupart des moralistes, dans la conciliation de ces deux grauds buts de la vie humaine, le plaisir et la vertu, dans la jouissance de tous les biens (santé, aisance, plaisirs des sens, de l'esprit et du cœur) et dans l'accomplissement de tous les devoirs. - - Le Christianisme est venu compléter cette solution et lever les contradictions qu'elle présente ici-bas, où trop souvent le bonheur et la vertu sont en lutte, en faisant de cette vie un temps d épreuve, et en plaçant le vrai bouheur dans une autre vie. — La question du bouheur, qui se confond avec celle du souverain bien , a été traitée par tous les moraliste®, notamment j»ar Aristote, dans sa Morale; par Cicérou, De fimbus bonorum et malorum ; par Sénèque, Dé vita beu ta, etc. Les meilleurs traités sur ce sujet ont été réunis dans le Temple du Bonheur (Bouillon, 1770, 4 vol. in-12). M. Drox a publié un Essai sur l’Art d être heureux, et M. B. Détour* , le Guide du bonheur. V. mer.
BON-HOMME, Verbascum thapsus. nom vulgaire d'une espère de plante du genre Molène, appelée aussi Bouillon-Blanc. Voy. ce mot.
BON-HOMME-MISbRE, nom vulgaire du Bougegorge . Voy. ce mot.
BONI (génitif de bonum ), terme employé dans les Finances pour exprimer ce qui reste en caisse après que les dépenses prescrites ont été effectuées : c’est l'opposé de déficit. C'est généralement par l'importance du boni qu’on appréciais bonne administration des comptables. •
BONIER ou bonwer, mesure de terre usitée dans la Flandre française et la Belgique ; sa grandeur varie, suivant les localités, de 51 A 137 ares.
BONITE, Boni ton, nom donné à plusieurs poissons du genre Scombre, s’applique plus communément au Thon à ventre rayé (incomber pelamys) . qu'on trouve surtout dans les mers intertropirales. V. tho.v.
BONNE-DAME, nom vulgaire de l’Arroche des jardins. Voy. a r roche.
BONNET. Un bonnet carré était, dans l'ancienne Université, la coiffure et l'insigne des docteurs en Théologie, en Droit, en Médecine, etc. ; d'où les expressions de prendre le bonnet, recevoir le bonnet, pour dire : recevoir le titre de docteur. — Les prêtres au chœur portent aussi le bonnetcarré. V. barrette.
On appelait autrefois B. vert un bonnet que les débiteurs étaient forcés de porter quand ils avaient fait cession de biens en justice ; c’est aujourd'hui la coiffure des galériens condamnés a plus de dix ans.
Pour le B. rouge ou B. phrygien , emblème révo lutionnaire, Voy. le Dict. wnif . d’Hist. et deGéoyr.
En Zoologie f on nomme Bonnet le second estomac des Ruminants; — en Ornithologie, la partie supérieure de la tête de l'oiseau ; — en Conchyliologie, c’est le nom vulgaire d’un grand nombre de coquilles, telles que le B. chinois (Pétal/e chinois), le H. de fou (Chamâ-Cor) , le B. de Neptune ( Pétalle équestre), le B. de Sologne (Cassis testieufis).
En Botanique, on donne ce nom à diverses espèces d'Agarics, A une famille deChampiirnons, etc.
En Chirurgie, on nomme B. d'Hippocrate une sorte de bandage appelé aussi capeline. Voy. ce mot.
En Musique, on appelle Bonnet chinois ou Chapeau chinois une espece de petit parasol de cuivre mince, garni de grelots et de sonnettes, dont on se
sert, en l’agitant, pour accompagner la musique militaire. Eu 1822,1e Bonnet chinois avait été introduit d'abord dans la musique de l’infAnterie de la garde royale: il a tout à fait disparu de la musique militaire.
BONNETERIE (de bonnet), Industrie qui s'occupe de la confection et de la vente de tous les articles fabriqués soit avec l’aiguille à tricoter, soit au métier A bas, tels que bonnets, bas, camisoles, gilets, pantalons, gants, mitaines, filets, etc. Ces objets sc faisaient autrefois a la main ; ils se font tous aujourd’hui au moyen d’un seul et même métier, le métier h tricoter. — La bonneterie a pris un grand développement eu France : les principales fabriques sont A Paris et dans les départements de l’Atîbe,du Calvados, de la Somme , au Gard. L'Angleterre, l'Italie, l'Egypte, nous opposentune redoutable concurrence. On fabriq uc A Tunis des bonnets d’une espèce particulière, dits casquets ou gasquets. — On trouvera d’intéressants détails sur cette iudustrie dans le Manuel du bonnetier de MM. Leblanc et Préaux-Cal tôt.
BONNETTE, voile supplémentaire que l’on étend sur un bout-dehors . daus le prolongement du plan d’une voile principale, dont on augmente ainsi l'étendue. Les bonnettes maillées sont îles bandes de toile qu'on lace avec le bord inférieur des basses voiles pour profiter du vent qui s'échappe par-dessous. Les bonnettes prennent le nom de la voile près do laquelle on les attache ; on nomme B. basses celles qui se placent A côté des basses voiles.
Dans la Fortification , on appelle bonnette un ouvrage composé de deux faces qui forment un angle saillant avec parapet et palissade au devant.
BONS dd trésor . dits d’abord Bons royaux. Par une loi du 4 août 1831, le ministre des Finances fût autorisé A créer, pour le service de la trésorerie et pour ses négociations avec la Banque, des bons portant intérêt et payables A échéance fixe : ces bons font partie de la dette flottante. Limité d’abord à 140 millions, le montant des bons du Trésor a été porté en 1832 A 250 millions; le gouvernement fut inéme alors autorisé à faire provisoirement de nouvelles émissions quand les besoins du service l'exigeraient. Il P^sulta de là une augmentation exagérée des bons du Trésor, qui devinrent en 1848 une des principales causés des embarras des finances; on ne put y remédier qu'en consolidant ces bons et en les convertissant en rentes sur l'État.
BONZES, prêtres do la Chine et du Japon. Voy. le Dict. univ. d’Hist. et de Géogr.
BOR AGITE, dite aussi Magnésie boralée , minéral composé d'acide borique et de magnésie : c’est un borate naturel, qu'on renrontre en cristaux blancs eubiijnes dans le gypse , A Lunébourg ( Brunswick ), et a Segeberg(Holslein). Il est remarquable par lasjmétrie de ses cristaux, qui ne présentent aux angles que la moitié des facettes modifiantes. V. MtnitoniE.
BORATES, sels composés d’acide borique et d'une base. On reconnaît les borates à la propriété qu’ils possèdent de colorer en vert la flamme de l'alcool lorsqu’on les délaye dans ce liquide , après les avoir mélangés avec de l'acide sulfurique concentré. Il existe des B. neutres et des B. acides ou bi borates. Le biborate de soude est le seul borate employé dans les arts (Voy. borax). On le rencontre tout formé dans la nature, ainsi que le B. de magnésie et le B. de chaux. Voy. boracite et hydroboracite.
BORAX (de l'arabe baurach), ou Biborate de soude, sel formé par l’acide borique et lasoude (NaÜ, 2BO*-+-10 ag), incolore et inodore, d’une saveur légèrement alcaline, cristallisant en prismes hexagonaux aplatis, terminés par un pointement A trois faces. Il existe dans certains lacs de la Perse et de l’Inde, d'où 11 nous arrive en petits cristaux agglomérés , d’un jaune verdâtre, recouverts d’un enduit terreux et imprégnés d’une matière grasse aui leur donne un toucher onctueux : c'est le Borax brut ou
Boni) — 19C —
tinkal; on le raffine , en Europe , par des cristallisa* lions. Le B. artificiel, qu'on prépare en saturant l'acide borique par le carbonate de soude , a remplacé presque partout le borax de l'Inde. — Le borax fond, au-dessus de la chaleur rouge , en un liquide limpide qui se fige par le refroidissement en un verre incolore et transparent; il a la propriété de ; faciliter la fusion des oxydes métalliques et de les j dissoudre; il se colore diversement, suivant la nature de ces oxydes, ce qui le rend précieux dans l'analyse des minéraux. Un s’en sert surtout, dans la bijouterie et l'orfèvrerie , pour décaper les métaux destinés à être soudés ensemble : les serruriers et les chaudronniers t'utilisent pour araser la télé et le fer, et les plombiers pour les soudures. On l’emploie aussi dans la préparation du strass, des émaux, et, en général , des couleurs employées sur verre ou sur porcelaine. Les médecins le prescrivent en gargarismes contre les aphtUes, en collyres dans les ophUialmies, en tisanes ou eti pommades contre certaines maladies de la peau, et, en particulier, contre les éruptions accompagnées de vives démangeaisons. On attribue aussi au borax la propriété de faciliter l’accouchement à la manière du seigle ergoté. — On peut que c’est le borax que Pline appelle Chrysorntla (soudure de l'or), à cause de la propriété qu'il lui connaissait de servir à souder l’or aux autres métaux.
BORBORYGME ( du grec borborygmos , bruit sourd) , bruit que font entendre les gaz contenus dans l’abdomen , quand ils se déplacent au milieu des liquides contenus dans le tube intestinal ; il est quelquefois le symptôme d’un embarras gastrique. Souvent, cependant, il se remarquo chez quelques personnes eu état de sauté, surtout lorsqu ( Iles sont à jeun. On les appelle vulgairement gargouillements.
BORD , terme de Marine. Ce mot, qui proprement signifie côté ou muraille du navire , s’emploie aussi pour le bâtiment même ; il signifie encore bordée. Dans le premier KOI. ou dit : le bord du vent , le lona du bord j bord a bord (côte iicôte), bâtiment de haut-bord, de bas-bord , etc.; dans le deuxième, on dit : aller à bord , venir du bord , les hommes du bord, le régime du bord ; dans le troisième sens, on dit : courir un bord , pour naviguer au plus près du vent pendant une longueur de temps quelconque.
VOU. BABORD , TRIBORD , BORDEE , etc.
BORDACE, en termes de Marine, planches épaisses qui couvrent en dehors les côtes ou les membrures d'un navire. On les fait en rhéuc et en sapin. L'é|»aisseur du bordage est de Üb,,30 à O"* ,50, sa hauteur de 1 m. a 1B,,50 au-dessus de la flottaison.
BORDEE , terme de Marine, longueur de chemiu parcourue par un navire sous l’allure du plus près et sans virer de l>ord. On court des bordées lorsqu'on est obligé de louvoyer. — On donne aussi ce nom à la décharge simultanée ou complote de tous les canons placés sur un même bord du bâtiment.
I>OR DELACE (de borde, vieux mot qui signifiait petite ferme) , tenure en roture, eu usage surtout dans le Nivernais. Faute de payement de la redevance, le seigneur pouvait rentrer dans l’héritage ; le tenancier ne pouvait démembrer les choses qu'il tenait en bordelage ; ses collatéraux ne pouvaient lui succéder; et si le détenteur vendait 1 héritage, le seigneur pouvait ou le retenir en remboursant l’acquéreur, ou prendre la moitié du prix fixe par lo coutrat.
BORDEREAU , état récapitulatif des espèces diverses qui composent une certaine somme , note des especes que l’on donne en payement ou que l’on reçoit. —On appelle B. de compte un extrait de compte dans lequel on récapitule les sommes du débit et du crédit, afin de les balancer; — B. de collocation, un acte que le greffier d’un tribunal délivre il chacun des créancier» hypothécaires utilemeul colloqués dans uu ordre, et qui indique leur tour de payement; — B. d’inscription, un extrait d’acte que l'on remet
BORU
à un conservateur des hypothèques pour que ce dernier le copie sur ses registres; cet extrait contient la désignation des sommes dues en principal et accessoires : c’est l’ inscription de ce bordereau sur les registres qui fixe la date et le rang de l'hypothèque.
BORK, corps simple, brun-vcrdàtre , sans saveur ni odeur, infusible, qu’on extrait du borax et de l’acide borique (Ko y. ces motsj. 11 brûle au contact de l’air quand ou le chauffe au-dessous du rouge, et se convertit alors en acide borique. Le bore fut isolé en 1808 par MM. Gay-Luseac et Thénard ; son existence avait été indiquée dès 1807 par l)avy,en Angleterre.
BOREAL (de Borée, nom du vent du Nord chex les anciens), qui est au nord, qui appartient au nord.
BORÉAL ( HEMISPHERE , PÔLE). VolJ. HEMISPHERE, PÔLE. — BOREALE (AURORE). Yoy. AURORE.
BORIQUE (acide), ou Acide boracique , la Sassoline des minéralogistes, combinaison de bore et d'oxjrgèue (KO ') , blanche, solide, sans couleur ni odeur, d’une saveur acide faible , peu soluble dans l’eau froide, assez soluble dans l'eau chaude, ou elle cristallise par le refroidissement en paillettes nacrées. Le bore se dissout aussi dans l’alcool; cette solution brûle avec uue flamme verte. 11 fond par la chaleur, en uu verre transparent. Il forme avec les bases les borates. L’acide lyrique existe eu dissolution dans les eaux de plusieurs petits lacs, particulièrement en Toscane, dans les lagonis nu amas boueux de Sauo (près de Sienne), do Castel tNuovo, de Monte-Cerbero et de Clierchiajo,qui en contiennent une grande quantité. Il suffit, pour l’cn extraire, de concentrer les eaux par l’évaporation, et de purifier l’acide par des cristallisations; ce procédé est exploité sur les lieux mômes, dans un grand nombred’établisscmenU. On peut aussi extraire l’acide borique du borax, en décomposant une solution de ce sel par de l’aride sulfurique concentré. — L'acide borique sert à fabriquer le borax artificiel ot a vernir quelques poteries. 11 entre dans la composition de quelques verres. On l’employait autrefois en médecine sous le nom de sel sédatif. 11 fut découvert par Hombcrg vers 1702.
BORNE, BORNAGE. On etitrud par borne toute marque, soit naturelle, soit artificielle, indiquant la ligue de séparation de deux bériUues contigus. Le Code civil (art. 646} reconnaît à tout propriétaire le droitd'ohligcr ses voisins au bornagede leurs propriétés contiguës; il puuit le déplacement ou la suppression des bornes d'un emprisonnement d’un mois a un an et d’une amende qui ne peut être au-dessous de 50-tr.
L’origine des bornes remonte au berceau de la civilisation : on l’attribue aux Egyptiens, auxquels les inondations du Nil eu avaient fait une nécessité; les Grecs consacraient les bornes à Hernies; les Romains les mettaient sous la protection du dieu Terme.
B. militaires , bornes placées He distance en dislauce le long des roules pour indiquer les milles, les lieues, les kilométrés, etc. Les Romains les plaçaient avec le plus grand soin sur toutes leurs routes, et on en trouve eucore un grand nombre dans les pays qu’ils avaient soumis. — B. - fontaines , petites fontaines en forme de bornes, établies dans le» grandes villes de France, et auxquelles sont adaptés des robinets qu’on ouvre à certaines heures pour tenir les rues propre».
BüRRAGINEES (du latin borrugo , bourrache, genre type ) , famille de plantes Dicotylédones monopétales hypogynes, à fleurs disposées en épis unilatéraux , à feuilles alternes cl souvent hérissées de poils rudes, à racine vivace. Elle comprend un grand nombre de genres, dont le plus conuuest la Bourrache. Ces plantes, en général mucilagiueuses cl émollientes, sont aussi diurétiques, à cause de l'azotate de potasse quelles contiennent ; quelques especes fournissent a la teinture uu principe colorauL Cette famille renferme les genres Bourrache, Héliotrope, Cynoglosse , Consolide , etc. Voy. ces mots.
DORURE, combinaison du bore avec un métal.