‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 157 sur 508 · BOUR · texte numérisé non relu

BOUR

BOllR

même point, comme dans la primevère officinale.

En Littérature, ou appelle bouquet à Chloris, B. à Iris, ou simplement bouquet, une petite pièce de vers adressée A une personne le jour de sa fête, de sa naissance, etc. : c’est, le plus souvent, uu madrigal ou une chanson. Le caractère de cette sorte de poésie est la délicatesse et la galté ; la fadeur en est l'écuell.

Les Vétérinaires nomment bouquet ou noir-museau une espèce de dartre qui affecte le museau des brebis, et qui s'étend quelquefois jusqu'aux tempes. On t'appelle aussi, suivant les pavs, bouquin , bique, barbôuquet, faux-museau, charbon, faux-nez, verveine, poèft. feu sacré, etc. On la traite par l'onguent soufré ou par 1’huile de rade.

Bouquet grosse crc\. tt*- tps-. -aimée. V, cretettx.

' BOUQUETIN ( Capra Ibex). sorte de bouc qui vit sur les sommets des plus hautes montagnes de l’Europe et de l’Asie. Ses cornes sont longues et grosses, et croissent d’un nœud chaque année ; son poil extérieur est rude et cache uue toison plus fine. Cet animal peut être apprivoisé. Son sang desséché passait jadis pour avoir de grandes vertus médicales, d'où le nom de manus De t, qu’on lui donnait.— Le bouquetin était regardé comme la souche de notre bouc domestique avant qtiel’irgagre nous fût connu.

BOUQUIN, vieux bouc. Voy. nduc.— Ce mot s'an-

^ue aussi aux vieux livres, sans doute & cause de eur qu’ils exhalent. Par suite on a nommé bouquinistes les libraires qui vendent de vieux livres, et les amateurs qui les recherchent : quelques hommes se sont fait une réputation en ce genre, notamment feu M. Buillard, le marquis de Méjanncs, M. Pillet. M. de Corblères. Voy. bibliophile BOURACAN (de bure ou bourre), espèce (le camelot d’un grain plus gros que le camelot ordinaire. C’est une étoffe de laine non croisée qui se travaille sur le métier à deux marches, comme la toile: la trame est un fil simple, retors et fin lilé; la chaîne, à laquelle on mêle quelquefois du chanvre, est double ou triple. Le bon ratât! ne se foule point ; on le fait seulement bouillir à l’eau claire à plusieurs reprises , et on le calandre ensuite avec soin. Lo bourac&n doit être bien uni , d’un crain roud, et si serré que l’eau ne fasse que couler dessus sans pouvoir passer ii travers. Ou le teint, tantôt en laine, c.-à-d. avant que la laine soit travaillée ; tantôt en pièce, après qoe la pièce a été levée de dessus le métier. Les villes où il se fabrique le plus de bouracan sont : Valenciennes, Lille, Abbeville, Amiens, Houen : les meilleurs sout ceux de Valenciennes. Lès vêtements de bouraran étalent fort en vogue au dernier siècle : la mode en est passée.

BOURBILLON (do bourbe)t petit corps blanchâtre, grumeleux, tenace, élastique, formé par une portion de tlsssu cellulaire gangrené, et qu’on rencontre dans le centre des furoncles. Vou. ce mot.

BOURDAINE ou ■ouitr.fcvt, Rhamnus fronquta, arbuste du genre Nerprun, ayant une hauteur de 3 a 4 métrés, et croissant parmi les buissons et les haies, dans les terrains humides. Ses feuilles, ovales, d’un vert pAle, sont broutées avec délices par les chevreuils et les cerft. Cet arbre est très-commun en Europe. Son fruit est une baie successivement verte, rouge et noire ; son écorce intérieure est purgative. Le charbon de bourdaine est très-léger : c’est celui qu’on emploie de préférence à la fabrication de la poudre à canou. BOURDON, Bombus , genre d’insectes hyméno-

I itères, de la famille des Mcllitores, remarquable par e bruit qu’il fait avec sa trompe, surtout quand il vole. Il a pour caractères un corps gros et velu, la lèvre inférieure presque cylindriqued formant une fausse trompe très-longue , des antennes filiformes et vibratiles. les ailei antérieures présentant une rcllule radiale assez grande et quatre cellules cubitales. Les bourdons se réunissent en société comme les abeilles, mais seulement au nombre de 40 h 50,

et l’essaim se disperse vers le milieu de l’automne ; les femelles fécondées se cachent dans les fissures des murailles et les trous des arbres, et y attendent le retour de la belle saison ; quant aux miles et aux ouvrières, Ils périssent il 1 époque des premiers froids. Au printemps , les femelles font une poule d’où sort un e&saim nouveau. — Les espèces les plus connues sont : le B. terrestre, qui fait son nid sur terre et le rouvre de mousse ; le U. des pierres, qui fait son uid sous les pierres, et le B. des mousses , ul le fait dans la mousse. — On donne aussi le nom e bourdon au mile de l'abeille domestique.

En Musique, ou appelle bourdon le ton qui sert de basse continue dans certains instruments, tels que la vielle, la musette, la cornemuse, et, par suite, les tuyaux et les cordes d’instruments qui donnent ce ton; et faux-ftourdon une pièce dont toutes les parties se chantent note contre note.

On donne encore ce uom : à une très-grosse cloche dont le son grave se fait entendre très-loin: tout le mondé connaît le bourdon de Notre-Dame de Paris; — à uuc espèce de bAton, orné en haut d’une calebasse et garni en basd’uu fer pointu, que portaient les pèlerins; — à un genre .le faute de composition d'imprimerie qui consiste à passer quelques mots ou une partie de la copie.

BOURG (du latin burgus, employé par Végèro dans le sens de tour, et dérivé lui-même du grec pyrgos, môme signification), nom vague qui désigne aujourd’hui un groupe d’habitations intermédiaire entre le village et la ville, et généralement pourvu d'un marché, parait avoir été autrefois synonyme de commune ; c'est le sens qu'a encore en Angleterre le mot borough. Do boura, pris en ce sens , est venu bourgeois [Voy, ce mot). — En Angleterre, on appelle bourgs-pourris, r.-A-d. tombés en dissolution, certaines loraUlêsautrefola bien habitées, aujourd'hui presque désertes, mais qui h'en étaient pas moins restées en possession de nommer des députés au Parlement* cet abus a cessé en 1832.

BOURGÉNE, plante. Voy. bourdaine.

BOURGEOIS, bourgeoisie, classe de citoyens intermédiaire entre le peuple et la noblesse, se composait. sous l’ancienne monarchie, de tous ceux qui étaient appelés à participer aux devoirs et aux charges du bourg dans lequel Us avalent leur domicile : on les distinguait avec soin, dans les actes officiels, des manants et artisans; on les nommait aussi francs-bourgeois , par opposition aut serfs. En ce sens, le bourgeois des monarchies modernes esta peu prèsleciïoyen des rénnbliquesanciennes.— Les bourgeois des grandes villes jouent un rôle Important dans notre histoire, surtout depuis ^affranchissement des communes. — M. Francis Lacombe a fait Y Histoire de la Bourgeoisie de Paris (1851, 3 vol. ln-8).

bourgeois, nom d’une monnaie de blllbn qui eut cours en France sous Philippe-lo-Bel. Le bourgeois simple ou single n'était antre que le dénier parlais, «t valut longtemps de 6 A 9 centimes; lo bourgeois double OU fort était un double parlsls.

BOURGEON, corps qui se développe sur diverses parties des végétaux et qui par son évolution donne naissance A des pousses nouvelles. Il faut distinguer dans le bourgeon : VœH, le bouton et le bourgeon proprement dit. L'œil est un petit corps de forme conique , composé d'écallles imbriquées , que l’on observe à Faisselle des touilles et A l’extrémité des rameaux dans les arbres et les arbrisseaux ; il apparaît au commencement de l'été, au moment où la végétation est le plus active. Jusqu'A la fin de l'automne, ce germe se développe, et, par sa forme, il peut déjA annoncer s’il doit donner naissance A des feuilles et à du bols, ou à des fleurs et A des fruits . il constitue alors le bouton. Resté stationnaire pendant l'hiver, le bouton devient bourgèon au printemps suivant; il se dilate alors, et ses écailles s'ê-

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