‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 16 sur 508 · AI'JE · texte numérisé non relu

AI'JE

sique, indique que le mouvement en est moins lent que relui du largo , cl moins animé que relui de V and ante. C'est à Corredi, violoniste du xvu* siècle, que Ion doit l'introduction de l 'adagio.

ADANSONIA, nom donné par quelques botanistes au Baobab , dédié au célèbre Adansou. V. baobab.

. ADANSONIEES (du genre type Adansonia, Baobab), tribu des Boinbacées, comprenant les genres Adansonia , Bombai , Erione. Èriodcndron.

ADDITION ( d'addo , ajouter), opération d' Arithmétique qui a pour objet de réunir plusieurs nombres en un seul appelé somme ou total. C'est la première des quatre recles fondamentales de cette science. S'il s’agit de nombres entiers , tout l'artifice de l'operation consiste A additionner d'abord la colonne des unités simples de tous les nombres proposés, puis les dizaines, puis les centaines, et ainsi de suite; en un mot, à substituer A l'opération proposée plusieurs opérations partielles beaucoup plus simples. Si les nombres à ajouter sont complexes, c'est-àdire s'ils contiennent des parties de dénominations diverses , ayant entre elles des rapports connus , comme toises, pieds, ponces, lignes, etc., on ajoute ensemble les parties de même grandeur, en avant soin de prélever , s'il y a lieu , sur chaque somme partielle les unités de l'ordre supérieur, afin de les reporter à la colonne des unités de ret ordre. — Pour additionner des fmetions, il faut préalablement les réduire au même dénominateur, afin qu'elles représentent des parties de même grandeur, puis ajouter ensemble les numérateurs des fractions ainsi réduites, et donner à leur somme le dénominateur commun. — L’addition des quantités algébriques s’effectue en les écrivant à la suite l'une de l’autre avec leurs signes , et en réduisant les termes semblables, s’il y a lieu : ainsi la somme de 2a-f-ô, et a — 2b, est 2a-}-6-fa — 26, ou, en réduisant, 3a — b.

ADDUCTEURS («usci.es). V. musci.es addlctf.ius.

ADELPUES (du grec ade/phos, frire), se dit, en Botanique, des étamines réunies eu certain nombre sur un support commun qu'on a proposé do nommer atidrophot'c : de la les épithètes de monadelphes (étamines réunies en un seul groupe), diadelphcs (deux groupes), etc., et les noms de monade/ phie , diade/phie, jxtlyadelphie, donné* par Linné à troi* des classes de son système sexuel.

ADENITE, adEnolocie, adénotomie, etc., mots dérivé-s du grec aden , glande. Voy. glande.

ADHERENCE (d* adhccrere , être attaché à), état de deux corps qui, sans se pénétrer, sont retenus l’un près do l'autre par le seul contact des surfaces. L’eau, par exemple, adhère à un grand nombre de corps; le* particules d’une même goutte d'eau ont aussi entre elles une certaine adhérence : les particules d'huile en ont entre elles une encore plus grande. Deux disque-, bien polis de métal , de verre ou de marbre, adhèrent entre eux, et U faut une assez grande force pour les séparer, même dans le vide. L’adhérence est un élément très-important dans la construction des machines. Sur les chemins de fer, par exemple, on diminue les obstacles qui s'opposent à la marche des locomotives, en augmentant leur adhérence aux rail*. Dans ces derniers temps, un habUe chimiste, M. Nicklcs, a proposé de renforcer celte adhérence en transformant les roues des locomotives en aimants au .moyen d’un svstèmo do uilcs galvaniques. — On attribue le phénomène de l’adhérence à une force que l'on nomme adhésion, espèce d'attraction moléculaire qui commence à se faire sentir lorsque deux corps se répondent par on grand nombre de points d’une surface unie ; cependant ce phénomène ne parait point étranger à ce qu'on nomme affinité chimique ou attraction de comhinai-nn. On détermine la force d'adhésion en év.Ou&ul l'effort nécessaire pour détacher des disques

solides de la surface d’un liquide. Tour mesurer ect effort, on se sert d’une lialance : d’un côté ou met le disque , de l’autre on met des contre-poids ; et , quand l’équilibre est établi, on approche la surface liquide jusqu’à l’instant où elle touche La surface iiiférieure du disque ; alors on ajoute peu à peu des poids du côté oppose ; l’on note combien il en faut mettre pour rompre l’adhésion. Ce procédé a été imaginé par Taylor et perfectionné par Cigna, Guyton-Morveau, etc.

ÀD1ANTE, Adiantum (mot grec qui signifie fougère), genre de Fougères, à feuilles minces et transparentes, à tige grêle et lisse comme les cheveux, ce qui leur a valu le nom de Capillaires. 11 comprend une soixantaine d'especes dont deux seulement habitent nos climats tempérés : ce sont 1\4. pedatum et VA. capillut VeneriiQU Cheveu de Vénus. Cette dernière tire son nom du pédicule et de la nervure un dianedes feuilles, qui ont la couleur et la finesse des cheveux châtains. Cette jolie plante est commune à tous les climats : on la trouve dans le midi de la France, aux environs de Montpellier, ce qui l'a fait aussi nommer Capillaire de Montpellier. Elle se trouve entre les fentes des rochers numides, sur le bord des fontaines. Son feuillage, très-découpé, est élégant, et la plante desséchée a un arôme léger, fort agréable, qui la rend propre à être employée en infusion dans la toux : on en fait également uu sirop connu sous le nom de sirop de capillaire.

AIMANTEES (du genre type) , tribu de la section des Dolypodiacées. famille des Fougères, renferme les genres Adiantum , Lnnchitis , Pteris, Cheilanthus.

ADIPIQUE (acide), aride organique, à cristaux blancs, obtenu par M. Laurent en faisant agir l’acide azotique sur les corps gras (en latin adeps).

AD1P0CIRE (d’ade/.'., adiyis , graisse, c’est-à-dire cire gras«e), ou Gras de caflarre. produit de la décomposition des substances animales dans la terre humide ou sous l’eau. Ce produit se rencontre fréquemment dans les cimetières humides, li a été observé pour la lr« fois en 1787 par Fourcroy. M. Chcvreul l’a trouvé formé d'une petite quantité- d’ammoniaque, de potasse, de chaux, unie à beaucoup d'acide niargariqiie et à très-peu d’acide oléique. L’adipoeire provient seulement de la graksc préexistante dans ie corps mort, et non de l’altération de la chair humaine, des tendon* ou des cartilages, ainsi qu’on l'avait d’abord supposé. Les Anglais font avec Vadijtocire des chandelle* économiques d'une consistance plus grande que le suif, et qui ressemblent beaucoup aux bougies de cire. Jusqu’à ces derniers temps on a confondu à tort l’adipocire avec le Blanc de baleine ou Céline . et avec la Cholestérine extraite des sécrétions biliaires de l'homme.

ADI VE ou corsac , espèce de Chien. V. cokkac.

ADJECTIF [d'adjicio, ajouter), une des parties essentielles du discours, exprime une qualité, une manière d'être comme ajoutée ou rapportée à une substancc : aussi n’y a-t-il point d'adj-rtif sans substantif, exprimé ou sous-entendu. Comme la qualité est inséparable du sujet, l’adjeclif subit toutes les variations du substantif; il s’accorde avec lui en genre, en nombre, en cas. 11 y a cependant quelques langues', comme l'anelais, le persan, le turc, où l’adjectif est invariable. Quelques grammairiens rapportent l’adjectif au uom, distinguant des noms substantifs et des noms adjectifs; l’Académie semble confirmer celte manière de voir qnatid elle définit les adjectifs noms que ton joint aux substantifs [tour les qualifier ou tes moslifier. — On distinguo deux classes d'adjectifs : les adjectifs qualificatifs , comme blatte, noir -, beau, laid , qui expriment les qualités propres aux personnes et aux rhnses; et les adjectifs détermi natifs, comme ce, ces ; un, plusieurs; mon, ton , son, etc., qui expriment le* diverses manières duiil l’esprit envisage les choses. M y a quatre sortes

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