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d'adjectifs déterminatifs : les adjectifs numéraux . démonstratifs, possessif^ et indéfinis ; on fait aussi rentrer V article dans la « lasse des adjectifs déterminatifs. — Pour Y Adjectif verbal . Voy. verbal.
ADJOINT (du latin adjunctus). Ce mot, qui signifie eu général toute personne associée à une autre l»our Tailler «laus ses travaux, s'applique tout spécialement à Y adjoint au maire, otlicier public qui, dans chaque commune , est chargé de remplacer le maire en «'as d’absence et d'empêchement, et qui le seconde dans ses fonctions. Voy. maire.
ADJUDANT (du latin attfiu6rêt aider) , officier militaire, subordonné a un autre ]K)ur l’aider dans scs fonctions. Les adjudants sous-officiers font le service journalier; ils sont les premiers parmi les sous-officiers ; ils ont une solde plus élevée, un uniforme plus distingué; ils portent à droit».1 une epaulette d’or ou d'argent a franges simples, barrée d'un double g.«l"ii de soies à gauche, une ccnlreépauletto semblable, Ce grade a été créé en 1771. Les adjudants ont autorité et inspection immédiate sur les sous-otficiers et caporaux , pour tout ce qui & rapport au service et à la discipline : ils sont chargés de l'instruction des caporaux; ils sont sous les ordres des adjudants-majors. — Les adjudantsmajors sont chargés de tons les détails du service, ainsi que de l'instruction des sous-olllriers et caporaux de leur bataillon. Les adjudants-majors «.ont au choix du colonel. On le* prend dans le gra«lc de Capitaine. Ils portent les insignes «le leur grade, mais avec des « paulcttes d une couleur distincte de celle du corps (blanches quand celles du corps sont jaunes, jaunes quand elles sont blanches) . Ces adjudants ont été crées en 1790. — Les adjudants généraux, créés en 1790, appelés aussi adjudants commandante, sont devenus colonels d'état-major.
AB1UDAKT DE RLACI. Voy. AIDE-MAJOR.
ADJUDICATION (d 'aajudicare, juger en faveur de, adjuger), concession faite aux enchères ou au rabais par un otlicier public cliarg«^ d«’s pouvoirs n« cessaires. Celui qui adjuge est dit adjudicateur , celui a qui on adjuge adjuilicataire. 11 y a trois sortes d'adjudications : 1° Y A . volontaire ou la vente que fait aux enchères un indiviJu majeur et capable de traiter, qui vend ses immeubles ou ses meubles sans y être contraint par ses créanciers; 2° VA. forcée ou judiciaire , ou la vente que les créanciers poursuivent en justice d«;s biens de leur débiteur pour obtenir leur payement; 3® T .4. administrative , ou celle qui se* fait sans autre intervention que celle de T administration. — L'adjudication se fait, soit à la chaleur des enchères et a l'extinction des feux , soit par soumission cachetée. Toute adjudication doit être faite avec pnblU lté et concurrence. La concession n’est définitive qu’après vingt-quatre heures.
ADMINISTRATION PCBMQUE. On nomme ainsi l'ensemble des pouvoirs qui , soit au centre de l'Etat, soit dans chaque département, arrondissement, canton et commune, sont chargés de l’exécution des lois d'intérêt général qui statuent sur les rapports nécessaires de chaque administré avec la société. Les principaux agents de l’administration sont : le chef de 1 Etat, roi ou président; les ministres et leurs agents, préfets et maires, etc. On distingue : A. civile, judiciaire, ecclésiastique, universitaire, militaire, financière, forestière; A. des ponts-el-chaussées, des hospices; A. centrale, départementale, municipale, etc.
La science de l'administration, d’origine toute récente, est surtout redevable en France aux travaux de M. do Gérando, qui occupa la première chaire de droit administratif à la Faculté de Paris; été ceux de MM. (’nruicnin «'t Mararel. M. L. Dufour a donné un Traité de Droit administratif appliqué (1850-54). Il a parti de 1816 à 1850 un excellent Dictionnaire d’ Administrât ion, par MM. Blanche, Boulalignicr, etc.
Après la révolution de fevri«;r l*i8, le gouvernement provisoire créa une École d'administration : cette école fut annexée au collège do France; les cours devaient être faits par les hommes les plus éminents du nouveau gouvernement; MM. Lamartine, Garnier- Pagès , Marrast , Ledru-Rollin ; mais aucun d’eux ne monta jamais on chaire , et l’école, mal conçue, quoique utile dans sa dostinalion , fut supprimée en 1849 par rA*>embl« e législative ; il fut seulement créé , dans plusieurs des Facultés, de nouveaux cours de droit administratif.
ADOMDE (d’Arfowiv, personnage mythologique) , plante herbacée, de la famille des Ucnonculucées, d’un aspect élégant, à feuilles finement découles, a fleurs ordinairement solitaires, rouges ou citrine* ayant cinq ou six pétale®. Elle est très-abondante dans les blés. On distinguera, ver aie ou de printemps, Y A. estivale ou d’été, dite aussi (JEU -de perdrix. et surtout l’il. automnale ou <>outte-de-sang ainsi nomm«;c a cau-e de sa couleur d'uii rouge pourpre. Cette dernière, selon la Fable, reçut le sang d’Adonis blessé : c'est de la qu'elle tire son nom On la cultive dans nos jardins.
ADONIQUE (vers), vers latin composé d’un dactyle et d’un spondée ou d’un trochée. Ex. : Terrait ûvbrm. Il termine ordinairement la strophe saphique (Voy. .SAIMUQUE . On croit que son nom vient uo ce que ce vers était usité dans les lamentations ou féte^ lugubres en l'honneur d’Adonis.
ADOPTION (d 'adoptare, dérivé de opto. choisir), acte en vertu duquel un étranger est admis a faire partie d’une famille qui le reçoit dans son sein. L'adoption était pratiquée par tous les peuple* anciens. A Athènes , on ne pouvait adopter «pic des enfants légitimes, qui u’eussent pas plus de vingt ans. Il fallait, pour adopter, avoir uti âge prescrit par la loi et être inscrit sur I«îs registres publics. A Rome, l’adoption était très -fréquente : elle se fit d’abord avec l’autorisation des pontifes, et, plus tard , avec celle des magistrats et du peuple. L’adoptant avait droit de rie et de mort sur l'adopté : celui-ci devait avoir dix-huit ans de moins «juc le premier. Dans l'origine, les patriciens ne pouvaient adopter les plébéiens; mais ceux-ci pouvaient adopter un patricien. Quelquefois on adoptait par testament. L’adopté prenait le nom et le surnom du l'adoptant, et y ajoutait son nom de famille ou sou surnom, dont il faisait un adjectif : ainsi, Scipio Æmilianus. Cœsar Octavianus , indiquaient que ■ l’adopté des S« ipions ou des Césars se nommait d'a- ' bord Æmi/ius ou Oetavius. — En France, l’usage de l’adoption se perdit après la première race de nos rois. Rétablie en 1792 , l’adoption a été consacrée dans le Code civil. L’adoptant doit être âgé de plus do rinipiante ans, avoir au moins quinze ans de plus que l’adopté, et n’avoir pas d’enfants légitimes; s'il est marié, il faut le consentement de l’autre époux. L’adopté doit être majeur. — Outre l’adoption ordinaire, le Code admet l’adoption rémunératoire , faite en reconnaissance de quelque grand service, et l’adoption testamentaire. Tout ce qui regarde l’adoption est réglé par le Code civil , liv. I, tit. vin.
ADOXA (du grec a priv., et doxa , gloire, sans éclat) , nom donné par les botanistes à La Moscatelle , sans doute à cause du peu d’éclat de ses fleurs, petites et d'un jaune verdâtre. Voy. moscatei.i.e.
ADRAGANT (par corruption du mot tragacantha , nom grec de l’arbrisseau épineux qui donne celle gomme), gomme qui découle spontanément des tiges et des rameaux de certains arbrisseaux , surtout du Y Astragalus tragacantha et de l'Astraga/us vente, qui sc trouvent dans la Turquie d’Asie ainsi que dan* la Perse. L’adragant est en petits fragments rubanés, opaques, de couleur blanche. Il sert en médecine comme analeptique ; en pharmacie , il donne do la consistance et le liant à plusieurs médicaments ; ou
ADVE