‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 169 sur 508 · BRUME , GIVRE, MUGES · texte numérisé non relu

BRUME , GIVRE, MUGES

Dans le Commerre,on donne le nom de brouillard au livre sur lequel on prend note des ventes , des achats, des payements, des recettes, en un mot, de. toutes les affaires, au fur et à mesure qu'on les conclut; on l’appelle aussi brouillon et main courante. Les écritures du brouillard doivent être ensuite transportées sur le journal. — C’est aussi vulgairement le nom d’un papier non collé dont on »e sert, comme buvard, pour sécher l’écriture, ou que l'on emploie pour filtrer.

BROUSS1N, loupe ou excroissance de la tige ou de* branches d’un arbre . déterminée souvent par une tonte ou uu élagase fréquent. Le broussin de certains bois, comme l’orme, l'érable, le frêne, le buis, présente à l*lntérknir des veines colorées qui le rendent précieux pour les ouvrages d’Obénisterie.

BROUSSüNETlE (d® Broussonel, naturaliste françaisdu xvni* siècle) .genre de la famille des Moréacées, établi pour un très-l>el arbre, originaire delà Chine, aujourd’hui naturalisé dans nos jardins, et qui n’est autre chose que le Mûrier à papier de Linné : c’est un arbre lactescent, à feuilles alternes, velues en dessous, et à fleurs riiolques. L’écoree de ce mûrier, bien différent du mûrier A soie, fournit une filasse douce, fraîche et très-blanche, avec laquelle on fabrique, dans les pays où il croit, du papier et des étoffes.

BRUANTS , kmberiza, petits oiseaux de passage, de l’ordre des Passereaux et de la famille des Conirostres, plus connus en France sou» les noms de Verdier* et d’ Ortolans, ont pour caractères propres: un bec court, droit et robuste ; des mandibules A bords rentrants, la supérieure plus petite que l’inférieure, et garnie intérieurement d'un petit tubercule osseux et saillant dont l’oiseau se sert pour concasser les graines. Leur plumage varie du vert olivâtre au gris brun, mêlé A du jaune et du noir. Les Bruants viennent en France avec les hirondelles, et partent avec les cailles ; tout Pété, ils voltigent dans les prés, les bois et les buissons, lisse nourrissent de graines, de baies et d’insectes , et vivent familièrement avec les moineaux et les pinsons de nos contrées. Ils donnent très-facilement dan» tous les pièges qu’on tend aux petits oiseaux. Quelques especes sont recherchées [•our leur chair, qui est un des met* les plus délicats; d’autres, pour leur chant, qui e«t asset agréable. Les espèces les plus communes dans aos coutrées sont : le B. commun ou Verdier des oiseleurs, qui est gros comme un moineau et de couleur jauneverdAtre ; le B. proyer, qui est d’un trrîs brun lâcheté de brun foncé; le B. fou, nui est un des plus faciles A se laisser prendre ; V Ortolan proprement dit ( Voy. ce nom); le B. de roseau et le B. Mitylène, qu’on trouve surtout dans le Midi.

BRUCHE, Brucea (ainsi nommée du voyageur écossais Bruce, qui rapporta cet arbrisseau d’’ Abyssinie) , genre de la famille des Térébintbacées , renferme des arbrisseaux dont les feuilles sont , dans l'Abyssinie , employées avec succès contre la dysseulerie. La B. ferrugineuse , rapportée par Bruce, a l’aspect d'un petit noyer; ses feuilles sont ailées, pointues et bordées de quelques poils; on La cultive, chez nous , en serre chaude, où elle atteint la hauteur de 2 mètres. Son écorce passait pour être la fausse Anausture, qui donne la Brucine. Voy. ces mots.

BRUCHE du grec t>rucfu'>, ronger), vulgairement

imiir.

Page 1