‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts (volume 2)Chapitre 171 sur 508 · BRU Y · texte numérisé non relu

BRU Y

DRYO

BRUNELLE , genre de piaules do la famille des Labiées. La B. commune est astriugente et vulnéraire , et s’emploie foutre les maux de gorge; la B. à grandes fleurs est une piaule vivace, 4 fleurs en épi , bleues , pourpres, Posées ou blanches, qui sert a ruruenu.nl des jardins. — Le mot Brunelie est aussi le nom de la Couleuvre brune. Voy. couleuvre.

BRUNFELSIE (de Brunfels, botaniste allemand (lu xvi* siècle), genre de la famille des Scrofulariées, contient plusieurs piaules de l'Amérique , fort recherchées eu raison de leur beau port et de leurs fleurs grandes et odorantes : ce sont des arbrisseaux 4 feuilles alternes, oblougues, entières. L’espèce type est la B. violacée, remarquable par ses grandes feuilles violacées en dessous et parcourues eo dessus de grandes nervures blanches.

HRU.MA (d'un nom propre), genre type de la famille des Bruniacées , renferme des arbrisseaux du Cap, à rameaux verlicillés, 4 feuilles petites et à fleurs pauiculécv Ce geure avait été placé par Jussieu dans les Rhamnées.

^ BRUNIACEES, famille de plantes dicotylédones du Cap renferme des arbres et arbrisseaux dont le port rappelle celui des Bruyères , à feuilles alterne* , petites et roides; 4 fleurs paniculées, À calice tubuleux quinquclide , avec autant de pétales alternes et defamines. Elle a pour type le geure Drunia. Y. ce nom.

BRUNISSOIR, outil en forme d’amande plus ou moins allongée, et fixé, par un de ses bouts, à un manche de bois; on s’en sert pour brunir ou polir des surfaces. Il Qf| tutét en • t.mtêt

en pierre sanguine (hématite rouge) , en dents de loup, etc. , mais toujours d’une substance plus dure que celle du corps sur lequel on le fait agir. Le brunissoir n’use pas par le frottement, mais il aplatit les aspérités qui se trouvent 4 U surface du corus. On brunit les pièces d'argenterie, les bronzes, les bois, les porcelaines dorées ou argeutées, les cuivres gravés en taille-douce , les pièces d’horlogerie , etc.

BRUNOMACEES, famille de plantes herbacées de la Nouvelle-Hollande, présentant un calice à six divisions, une corolle mouopétale hypogyne, un peu Irrégulière, ciuq étamines hypogynes, un ovaire libre , ot ayant pour fruit uu utricule membraneux caché par le calice. Le genre Hrunonie ( Drunonia } est le seul que renferme cette famille.

HRUNONIE (du nom d’un botaniste anglais), genre type de la famille des Bruuoniaeécs , renferme un petit nombre de plantes, dont une est cultivée en Europe : c’est la B. australe, de la Nouvelle-Hollande. dont le port rappelle celui de nos Scabieuses.

BRÙSQUEIUBILLE (la), jeu de cartes qui peut se jouer 4 deux, trois, quatre ou cinq personnes. Si le QOmbrc des joueurs est pair, on emploie un jeu de piquet eutier; dans le cas contraire, ou supprimo deux sept, un rouge et un noir. Les dix et les as portent spécialement le nom de brusgwmbille : c'est da 14 que vient le nom du jeu. L’as est la brusquembille supérieure, surtout l’as d’atout : celui qui la place reçoit deux jetons de chaque joueur.

BRUT (du latin brutus, même Signification). On appelle ainsi , en Histoire naturelle, les corps inorganiques, pierres, métaux, par opposition aux corps organisés [Voy. cours). — Le mot brut s’applique encore ; 1° 4 tout ce qui n’est pas élaboré par l’art, comme sucre brut , qui n’ si pas raffiné; diamant brut , qui n'est pas taillé, etc. ; 2° 4 la totalité d'un produit, lorsque déduction n'est point faite des frais < ju'il a fallu faire pour l'obtenir ; ou bien au poids «l'une* marchandise pesée avec l'emballage : le produit brut et le poids brut sont alors opposés au produit net clan poids net. Laditlérence eutre le poids brut et le poids net s'appelle tare.

BRUYEltE (du grec Injon, mousse), Erica. genre type de la famille des Encinécs, renferme plus de iüO espèces, la plupart originaires de l'Afrique;

ou n'eu compte qu'ime vingtaine propres a l’Europe, et trois ou quatre à l’Asie. Les bruyères sont resque toutes de charmants arbustes ou soui-arrisseaux qui croissent dans les terrains incultes de nature sablonneuse ; elles en augmentent progressivement l’épakseur et la fécondité, et forment ainsi ccs terreaux légers et substantiels qu’on appelle terre de bruyère. Les bruyères ont toutes ces caractères communs de présenter un calice ot une corolle monophylles à 4 ou 5 divisions, des étamines en nombre égal ou double do ces divisions , un ovaire libre, et un fruit capsulaire et polysperme; leurs diverses espèces offrent , dans leur forme générale , dans la disposition et la couleur de leurs fleurs, des variétés infinies; mais toutes sont remaroaliles par la persistance de leur verdure et la durée e leurs fleurs. Les bruyères exotiques, qui sont les plus jolies et les plus recherchées^ sont aussi les plus délicates; ou les multiplie de graines.de marcottes et de boutures. La bruyère est aujourd’hui fort cultivée par les jardiniers fleuristes comme (leur d’&grément ; on la recherche surtout pour les appartements. Les especes indigènes les plus intéressantes sont: la B. vulgaire, qui croit si abondamment dans les landes de Bordeaux, de la Sologne et de l'ouest de la France, dans la Sarthe et sur les plateaux arides dis environs de Taris , et qui répand , par l'abondauce de ses (leurs violettes, line teinte générale sur ces lieux incultes : les bestiaux la broutent quand elle est encore tendre ; les abeilles s«nt avides du sue dises fleurs ; on on forme une litière qui devient uu engrais d'excellente qualité ; la B. d balai , dont on fait des balais, des brosses, etc.; dans plusieurs pays, elle remplace le bois de chauffage; ses racines, qui sont fort grosses, produisent un excellent charbon; la B. herbacée, qui fleurit blane, et prend insensiblement une teinte rose. Parmi les espèces exotiques, on remarque surtout la B. à grandes fleurs , apportée du Cap en 1775, haute de 1°»,50, à fleurs d'un beau rouge orangé ou rouge écarlate ; et la B. en bouteille, dont les fleurs blanchâtres, bordées de rouge , ont la forme d’une petite carafe, unir Ere du cap, variété de Nerprun. Voy. phtlioue. bruyeue (coq bEj, cs|K.*ct*de coq sauvage. Voy. cou. BR Y (du grec bryon, mousse), le plus nombreux et le plus remarquable des genres de la famille des Mousses, division des Acrocarpes. Les brys vivent sur la terre, où ils forment des gazons plus ou moine touffus, jamais sur les arbres. Ils donucut leur nom 4 la famille des Bryacées.

RRYONE (du grec bryô, pousseravec force), Bnjonin. genre de plantes de la famille des Cucurbi lacée», reuferrne des plantes herbacées, annuelles, poilue* ou rugueuses, volubiles, 4 feuilles alternes, 4 rhizomes tubéreux et 4 (leurs axillaires monoïques ou dioiques. L’espèce la plus connue est la B. diotque ou commune , dite aussi couleuirée, et plus vulgairement Vigne vierge, plante grimpante qui croit dans les baies, les bois ou les lieux incultes Ses fleurs sont disposées eu grappes d'un blanc vcrdiUre ; sa racine, grosse et charnue, appelée aussi 3Y avet du diable, renferme uu principe acre qui est vénéneux et purgatif. Un extrait de cette plante la bryonine, substance roussàtre, demi-solide» t très-amère, 4 laquelle elle doit ses propriétés actives. La Médecine emploie la bryouc comme purgatif drastique et comme succédané de Plpécacuauha et du Jalap. L'Iloiuœopalbie en fait graud usage, surtout contre les maladies gastriques et Tes rhumatismes aigus. Fraîche et appliquée sur la peau, cette racine agit 4 la m inière des sinapismes. On peut la débarrasser de son principe àcrc par la torréfaction et le lavage. Elle fournit , dans ce cas , une fécule anatomie 4 celle de la pomme de terre ot aussi saine qu'abondante.

BRYOTHYLLE (du grec bryô, eermur, et phyllon, feuille), arbuste originaire ues Moluques, et

BUCC

BICH

qui appartient à la famille des Joubarbes ou Crassulacées , est remarquable par sa facilité de reproduction. Si l’on pose sur le sol une de ses feuilles, on soit bientôt sortir de chacune di* dentelures de petites radicelles, que surmontent immédiatement une ou plusieurs jeunes plantes. Cet arbuste a de fort belles fleurs pendantes eu forme de paviltou chinois; il atteint de 6 à 7 ni. «le haut.

BRYOPS1S (du grec bryon, mousse, et opris, apparence), genre de la famille des Zoospermées, composé d'algues élégantes par leur ramification.

BRYOZOAIRES, ordre de Polypes. Voy. tumciers.

BUANDERIE (de buée, qui signifiait lessive), lieu où sont établis un fourneau et des cuviers pour faire la lessive. Voy. lessive et blanchissage.

BUBALE (en latin, Bubalus), dit aussi Boeuf et Afrique , Vache-biche , Taureau-cerf, etc., mammifère ruminant du genre Antilope. 11 a les cornes annelées et recourbées en «arrière. Il vit par petites troupes dans les déserts de l'Afrique.

BÙBO, nom latin du hibou, est donné par les Ornithologistes A une division d'oiseaux de proie nocturnes, comprenant rein qui ont une conque petite, dont le disque de plumes est moins prononcé que dans les chats-huants, et qui ont des tarses emplumés jusqu'aux ongles. L’est aussi le nom spécifique du Grand-duc d'Europe ( Strix Bubo). Voy. duc.

BUBON (du grec boubou , aine). Ce nom a d’abord été donné exclusivement aux tumeurs des glandes inguinales; puis on l’a étendu à tous les engorgements glandulaires, a ceux des aisselles, du cou, etc., qu’on nomme aussi adénites. On en distingue quatre especes :1* le B. sympathique ou d'irritation, simple engorgement inflammatoire, déterminé par l'irritation qui , d’une partie enflammée ou ulcérée, se propage aux glandes lymphatiques les plus voisines en suivant le tr«ijet des vaisseaux absorbants (il disparaît ordin«iirement avec la cause qui Pa fait naître ); 2® le B. pestilentiel , qui *« développe pendant la peste; 3® le B. scrofuleux, qui accompagne la maladie scrofuleuse ; 4° le B. syphilitique . qui peut lui-même être primitif, constitutif ou constitutionnel. — Les bubons, même déjà volumineux, peuvent se résoudre soit spontanément, soit par le secours des antiphlogistiques, des émollients et du repos. Le plus souvent, néanmoins, on ne peut faire avorter la tumeur, et elle arrive à la suppuration, ce qui nécessite ordinairement l’action du bistouri. \S induration et la gangrène sont deux terminaisons plus rares , mais toujours défavorables.

bubon, genre de plantes herbacées de la famille desümbellifères, renferme deux espèces principales: le Bubon ou Persil de Macédoine , qui se cultive dans nos jardins; ses fleurs blanches servaient an» Ciennemeut a guérir l'inflammation des aines (d'où son nom); — le B.-Galhanmn , arbrisseau A fleurs jaunes, d’un mètre de haut environ, et qui fournit la gomme-résine appelée galbanum , employée en médecine comme antispasmodique.

BL’CAIL, sorte de blénoiroudcsarr«isin. V. ce mot.

BUCARDE (de éou4,b<mif, et card ton, cœur, à cause de sa forme), Cardium , g. de Mollusques acéphales, de la famille des Lamellibranches. Un trouve sur les côte* de La Rochelle une espèce de Bucarde , le Sourdon , qui sert do nourriture aux classes pauvres.

On a, par suite , appelé Bucardite une coquille bivalve devenue fossile. Les anciens oryctographes donnaient même ce nom «a tontes les coquilles fossiles, qu’elles appartinssent ou nou au genre Bucarde.

BUCCIN (de buccina, grande trompette de guerre usitée cher IcsRomains , basse de trombone eu usage dans la musiquo militaire : le pavillon représente lu bouche d'un serpent.

buccin , Buccinum. Ce nom a été donné par les anciens naturalistes a une foule de coquilles univalves differentes, mais tou tes en forme de cornet (étttttna);

aujourd’hui, il ne désigne plus qu’un genre de l’ordre des f.astéropnd*4* pectinibranches , renfermant plus de 200 especes, dont une dizaine se trouvent sur nos côtes : le Buccin onde' surtout y est très-commun. La plupart de ces mollusques sont munis d’une glande placée entre h cœur et le r. rtnm. qui sécrète un liquide visqueux, doué , dan* quelques espèces , de la propriété de passer du jaune vert au pourpre éclatant ; aussi a-t-on pensé que la pourpre des anciens était due à une espèce de ce genre. Voy. pourpre.

BUCCINATEl R (muscle), de buccina, trompette, muscle qui occupe latéralement l’espace compris entre les deux mâchoire*. Quand les lèvres sont fermées, il appuie les joues contre les dents, soit pour aider à la mastication , soit pour faciliter l’émission de la voix en expulsant Pair de la bouche.

BUCC1N0IDES , deuxième famille des Oastéropodes pertinibranehes, établie par Cuvier, comprend tous les mollusques qui out une coquille à ouverture échancrée ou canaliculée, et renferme les genres Buccin, Cône, Porcelaine, Goule, Tarière. Ÿolute , Cérite. Hocher , Strombe , etc.

UUCCOIDEES, famille d’oiseaux de l'ordre des Passereaux, formée des Barbus de Cuvier. V. barbus.

BUCENTAURE (du grec bous, bœuf, et centauros. centaure), nom par lequel on désignait, dans la Mythologie ancienne, une espèce de Centaure qui avait le corps d'un bœuf ou d’un taureau. — Ce nom fut donné au vaisseau que montait le doge de Venise le jour de l’Ascension, lorsqu’il faisait la cérémonie de son mariage avec la mer Adriatique. C était un galion long comme une galère , sans mâts ni toiles, et portant h la poupe une figure de Burent aurc ; sur le pont s'élevait une tente magnifiquement ornée; le doge I siégeait à la poupe, et de là il jetait un auncau daüs

I Adriatique, pour marquer qu’il l’épousait. Cette cérémonie singulière parait tirer son origine d’un pri-

! rilége de souveraineté sur la mer que le pape Alexandre 111 avait accordé aux Vénitiens en 1177.

BUCËPHALE (de bous, bœuf, et képhalè, tète). Ce nom, connu dans l’histoire, comme celui du cheval d’Alexandre , a été «appliqué par les Zoologistes a plusieurs animaux remarquables par la grosseur de leur tétc ou par leur forme ; tel est , parmi h-s insectes, le Harpale bucéphale.

RlJCEltUS (de bous, bœuf, et kéras, corne), oiseau du genre des Passereaux, plus connu sous le nom de Calao. Il tire son nom d’une protubérance «*n forme de corne qu’ilasur le bec : il est le type d'une famille nui reçoit de lui le nom de Bucé ridée*. 1’. calao.

BUCHE (du latin barbare bosca) , morceau de gros bois de chauffage. La bûche doit avoir une longueur de 1"»135. — On appelle Bûche de Soèl une bûche ou | u rosse souche de bois que dans beaucoup de familles un inet au feu pu- derrière les autres la veille de Noël.

Bâche économique, espèce de brique préparée avec de l'anthracite en poudre unie a de la houille et a un jmmi d’argile, qu’on place dans le fond des cheminées pour économiser le combustible : elle réfléchit la chaleur sans s’altérer sensiblement.

BUCHER , pyramide de bois sur laquelle les anciens plaçaient le corps des morts pour les brûler.

II y avait des bûchent publics élevés dans la campagne, au milieu d’une cnceiute appelée ustrinum, et des bûchers pari icu liers. On les construisait avec des bois odorants et résineux , l’if, le pin , le mélèze, le frêne, le cyprès, le genévrier, etc. Le bûcher

I avait la forme d’un autel; Il était de forme carrée, a 3 ou 4 étages, et l’on y versait du vin, du lait, du miel, des parfums, de foncent, des aromates et de l’huile. On recueillait, après la combustion , les cendres dans une urne. — Chez les anciens, l’usage de brûler les morts était commun aux Scythes , aux Tliraccs, aux Crées et aux Romains; de nos jours, il existe encore chez les Hindous. — Les bûchers ont aussi servi d’autels où l’on immolait «tux dieux des

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